Titre : Ardent
Disclaimer : L'univers original appartient entièrement à son auteur Masami Kurumada et les personnes de Lost Canvas sont la propriétés de Shiori Teshirogi.

Note :
Bien le bonjour en ce petit mercredi matin !
Je suis de retour, pour vous jouez un mauvais tour ! *toussote* Enfin ce n'est pas moi qui joue des mauvais ici mais bon.

Bravo pour vos idées proposées dans les reviews ! J'ai beaucoup apprécié vos supposition, je devrais faire ce genre de choses plus souvent *réfléchit à ce qu'elle pourrait inventer*
Et plus globalement, merci pour vos commentaire ! Un chapitre chaud, chaud,chaud aujourd'hui, si seulement le temps dehors pouvait ressembler à ça hihi.

En espérant que ce chapitre vous plaise !

Si certains d'entre vous ont des idées à soumettre pour d'éventuels prochains drabbles, vous pouvez toujours les proposer dans les reviews ou par MP. Bonne lecture !

Reviews (ici seront mises les réponses aux revieweur(e)s anonymes)

Leia26 : Et voila la suite, servie sur un plateau d'argent ^^


Il se retourna dans le lit, essayant de dégager les couvertures lui collant au corps. Il détestait cette impression horriblement désagréable de la sueur coulant sur sa peau sans qu'il ne puisse rien y faire. Il attrapa le verre sur la table de chevet. Vide. Il grogna en le reposant, manquant de le faire tomber de peu et se retourna à nouveau dans son lit avec un soupir désespéré.

Il avait chaud. Trop chaud. Cette chaleur était au bord de l'insupportable. Depuis des heures, il se sentait fondre sans pouvoir y faire quelque chose. Depuis des jours, il avait épuisé son énergie pour refroidir l'air autour de lui. Mais même son cosmos avait ses limites. Il s'était effondré dans la matinée après des jours de lutte. Alors maintenant, il n'avait plus qu'à subir les désagréments de l'été grec avec ses propres forces. Même s'il aurait été prêt à tuer pour le plus léger des courants d'air.

« Eh bien alors ! T'en fais une tête, on dirait un poulet rôti. »

Il grimaça à la blague des plus douteuses de l'homme qui venait de rentrer dans la pièce. Son bras en travers du visage, il ouvrait vaguement un œil pour le regarder venir s'asseoir sur le lit.

« Fais-moi le plaisir de m'épargner tes blagues, tu veux ?

- T'as aucun humour franchement… Tu devrais en profiter pour aller prendre le soleil. Ça te redonnerait des couleurs. »

Le Chevalier du Verseau poussa un nouveau grognement et referma son œil, comme si l'obscurité lui permettait d'échapper à l'ardeur bouillonnante des rayons du soleil. Il détestait ce temps. Il détestait le soleil. Et il détestait par-dessus tout se montrer dans un état aussi pathétique, même devant Kardia. Encore plus quand ce dernier venait lui faire la morale. Il préférait largement le rôle inverse.

À côté de lui, Kardia ricana et s'installa sur le matelas, s'adossant au mur en se passant une main dans les cheveux. Dégel roula sur la couverture pour venir poser la tête sur ses genoux. Même la peau du Scorpion paraissait plus fraîche que le tissu sur lequel il gisait depuis des heures. Avec un soupir de contentement, il appuya son front sur sa cuisse.

« Eh bien quel accueil ? Moi qui t'avais apporté de l'eau, tu pourrais me remercier ! »

Soudainement intéressé, le Saint des Glaces releva la tète pour regarder la bouteille qu'il n'avait pas remarquée. Avec un sourire valant tous les remerciements du monde, il l'attrapa pour étancher sa soif. En sentant le liquide presque glacé couler le long de sa gorge, il eut du mal à réprimer un frisson de plaisir. Il avait l'impression de revivre.

Se retenant de tout boire d'une traite, il la reposa à côté du lit avant de retourner s'installer sur les genoux de son compagnon. Il avait devant lui quelques minutes agréables dont il devait profiter avant que la saison ne reprenne ses droits.

« Comment va ton cœur ?

- Mieux que jamais ! Je ne suis pas une aussi petite nature que toi.

- Arrête un peu de te moquer, tu veux ? Tu veux que je te rappelle tes quelques séjours en Sibérie ?

- Tout compte fait… Non merci. Je suis bien mieux ici ! »

Le Scorpion eut un léger rire en venant passer une main délicate sur le front du Verseau, essuyant les gouttes de sueur qui y perlaient. Pour lui, qui avait toujours vécu dans ce pays, ces chaleurs n'étaient pas un problème. Ajouté à cela la température de son corps, bien supérieure à la normale, la plupart du temps… Il supportait bien mieux les grandes canicules que les grands froids. Et tant mieux, puisque le Sanctuaire n'était pas au pôle Nord. Mais il ne pouvait que compatir à la souffrance de son vieil ami.

« Tu veux que je te laisse ? Je dois pas arranger les choses pour toi. »

Silencieusement, Dégel bougea pour passer les bras autour de son torse, venant poser la tête contre son ventre. Kardia se retint de rire à cette réponse silencieuse et écarta les jambes pour le laisser se faufiler entre et venir se pelotonner contre son torse. Il passa doucement les bras autour de lui. Il s'étonna de sentir son corps presque aussi chaud que le sien. Il aurait voulu faire quelque chose pour l'aider, mais malheureusement, lui ne contrôlait pas la glace. Et il ne valait mieux pas qu'il fasse appel à son cosmos.

« Non, murmura Dégel en venant donner un coup de langue dans son cou qui lui arracha un frisson. J'aime ta chaleur. Elle est agréable… Douce. »

Cherchant la fraicheur, il se pressa contre lui, la tête nichée dans son cou. Kardia se mordit la lèvre et arrêta ses mains sur les hanches de son ami.

« Tu sais que c'est à moi que tu donnes encore plus chaud là ? »

Il y eut une seconde de flottement. Juste une petite seconde où, plus que de le voir, Kardia devina aisément le rouge vif qui était monté aux joues de son compagnon. Prenant conscience de son attitude, Dégel s'écarta soudainement, le visage dissimulé derrière sa masse de cheveux aux reflets émeraude. Kardia le rattrapa avant qu'il ne se sauve pour le ramener contre lui avec un rire amusé.

« Pardon... souffla le Saint des Glaces d'une voix gênée en évitant de croiser son regard.

- T'es con… tu crois vraiment que ça peut me gêner ? Je risque juste de te donner encore plus chaud si tu continues comme ça »

Avec un sourire timide, Dégel releva les yeux vers lui. Lentement, il vint réclamer un baiser, venant caresser ses lèvres des siennes. Une fièvre bien plus agréable que celle du soleil envahissait lentement son corps. Une lueur malicieuse brilla un instant au fond de ses pupilles violacées, voilées par une nouvelle chaleur.

« On pari ?