Bonsoir! Je vous remercie encore de votre patience d'avoir attendu après le dernier chapitre, et me voici de retour à mon rythme normal.
Beta par BloodShadow, qui se remet elle aussi de sa bronchite… :P
*Tous droits d'auteurs appartiennent à J.R.R. Tolkien*
William commença sa journée à 6h du matin. Il avait mit son cellulaire à sonner pour cette heure, ayant aussi préparé ses vêtements pour aller faire sa course matinale. Il enfila ses shorts (celle en spandex et celles en coton par dessus) et son chandail spécialement fait pour l'entraînement, sans manche et avec un collet jusqu'au cou. Il enfila son bandeau pour ses cheveux, ceux pour ses poignets, prit son petit sac de course et ne partit pas plus tard que 6h15, avec sa musique sur ses oreilles. Il avait déjà son itinéraire de préparé depuis son arrivée au condo et cette fois-ci, rencontrait John en chemin afin qu'ils s'entraînent ensemble. Ceux-ci ne parlaient pas vraiment durant la course, simplement content d'avoir la présence d'un et l'autre. La musique l'entrainait loin, la présence de John un bonus dans sa motivation. Il aimait d'autant plus les samedi matin, car la ville était au ralentit comparativement à la semaine. Il y avait encore des feuilles vertes dans les arbres, mais tranquillement, il pouvait voir les changements de couleur arriver avec le début du mois de septembre. Ils arrivèrent à leur destination, le bord de la grande rivière, près du pont qui reliait la grande ville avec le début de la banlieue, en passant par l'autoroute principale. Le soleil était déjà levé depuis un certain temps et celui-ci reflétait sur l'eau comme de l'or liquide. Il pouvait voir dans les yeux de John l'appréciation du spectacle, et ceux-ci en profitèrent pour reprendre leur souffle, marcher pour se relaxer et prendre des nouvelles sur la semaine qui venait de se passer. John avait remarqué que son coloc était capricieux, n'aimait pas la visite mais le boudait à chaque fois qu'il sortait avec des amis. Il avait aussi définitivement envahit le frigo de l'appart avec ses expériences dégoutantes et avait perdu la majeure partie de ses repas de la semaine. John était en pleine recherche d'un frigo pour sa chambre, petit, compact et qu'il pourrait garder hors de la portée de son coloc et ses expériences. William ne pouvait faire autrement que de l'écouter et de sourire. Il avait rencontré son coloc à la bibliothèque une fois (l'homme qui ressemblait à Clarice) et il avait tout de même apprécié ce qu'il avait vu. Il ne voulait pas la place de John, mais celui-ci insistait pour rester avec lui, ne voulant pas condamner un autre étudiant à ses expériences et ses drôles de manières. Et malgré qu'il joue très bien du violon, il pouvait en jouer à n'importe quelle heure de la nuit, sans égard pour lui et les autres étudiants dans le bâtiment. Mais William trouvait que John avait tout de même un grand cœur. Il avait apprit que son coloc avait de la difficulté à garder des colocataires stables, même en résidence. Il n'avait pas non plus d'amis et la seule personne qui le visitait (et c'était une catastrophe à chaque fois) était son frère ainé, qui travaillait pour le gouvernement. John n'avait pas pitié de Sherlock. Il était dans sa situation par sa faute à 90% parce qu'il ne faisait pas d'effort pour rectifier la situation. Mais il avait de la compassion pour lui. Il savait ce que c'était avoir de la difficulté à se faire des amis. Et John, ce que William avait découvert, était qu'il avait le plus grand cœur du monde et était excessivement loyal, en plus d'avoir une morale de vie très disciplinée et juste. Il se fâchait souvent après Sherlock, mais avait déjà prit sa décision de rester pour l'année avec lui. William ne pouvait rien faire d'autre que de sourire et de supporter la décision de son ami.
Ils prirent chacun leur chemin pour la maison, John pour les résidences et William pour son condo. Il passa par Starbucks pour se prendre un café et alla chez lui pour prendre sa première douche de la journée et un déjeuner rapide. Deux toasts, le café, une douche rapide et il prit son sac de Judo pour se diriger à son dojo. Il était 8h46, le cours ne commençait pas avant 9h30, donc il pouvait prendre son temps pour s'y rendre. Il marcha dans les rues de la ville, profitant de l'air un peu moins polluée du weekend et de la beauté du matin, du soleil au travers les bâtisses, donnant une lueur dorée partout dans les rues. Il arriva à son dojo avec 10 minutes d'avance, profita pour parler avec son professeur et quelques autres des élèves. Il enfila son gi, s'assurant d'attacher sa ceinture (brune, troisième dan) afin que son haut ne s'ouvre pas comme la dernière fois. Il était un de ceux qui portait un t-shirt en dessous de son uniforme car il n'aimait pas la sensation de sa sueur sur le tissu épais de son gi. Il entra dans la salle et vit Clarice, déjà en habit d'entrainement, en plein échauffement physique. Elle avait attaché ses longs cheveux en chignon solide derrière sa tête et William avait fait de même, attachant la majeure partie de ses cheveux avec un simple élastique. Décidément, ses cheveux étaient devenus longs. Mais avec le visage que les membres de sa famille avaient à chaque fois qu'il les voyait, il n'était pas prêt de les couper. Satisfait de leur tomber sur les nerfs, William s'assura que ses cheveux étaient bien attachés et se dirigea, heureux de cette pensée, vers Clarice qui l'attendait avec un de ses sourires radieux.
Après le cours, il profita du lift offert par Clarice pour se rendre chez eux, parlant de tout et de rien, profitant simplement de leur présence mutuelle. Elle avait une journée occupée avec le conseil étudiant, étant un nouveau membre, en charge du comité des partys étudiants. Étrangement, cette fonction lui allait bien et il avait confiance en elle pour apporter des solutions et des idées au comité afin de rendre les partys plus intéressant. Il débarqua chez lui à 11h10 et, en montant les escaliers, remarqua qu'il avait un message sur son téléphone de la part de Kyle et Philip. Il était cordialement invité à une soirée le prochain samedi soir, à écouter la partie de Rugby chez Thomas. Il avait aussi des messages multiples de supplications pour organiser le souper, avec une promesse de remboursement monétaire de chaque personne présente. Surprit, il demanda combien de personnes allaient être présente à cette soirée. Il n'eut le temps de débarrer la porte qu'il eut une réponse à son message : quatorze, incluant lui-même. Quatorze! Certes, le salon et la cuisine du condo étaient assez grands pour avoir ce nombre de personne mais pour de la nourriture, c'était plus compliqué. Il prit le temps de réfléchir avant de leur répondre pour la nourriture, prenant sa douche pour la deuxième fois, sachant qu'il s'en allait au studio d'enregistrement pour l'après midi et en présence de personnes professionnelles. Il s'habilla proprement mais confortable pour jouer de la guitare et prit son cellulaire, pensant une dernière fois avant de répondre qu'il allait accepter de faire le souper mais que ce serait en bouchées, rien de compliqué, mais en bonne quantité. Il prit ses deux guitares de sa salle à futons, mit ses sandales et sortit de son condo, la musique déjà sur ses oreilles. Il barra sa porte, descendit par les escaliers et appela un taxi. En attendant celui-ci, il reçu une réponse de la part des deux jeunes hommes : « OH YES! Tu es notre William préféré! » William roula des yeux, embarqua dans le taxi, donna l'adresse du studio et pour quelques instants, se demandait s'il faisait une bonne affaire que de rester en contact si près de son voisin et de ses neveux. Il n'était toujours pas capable de définir ce qu'il ressentait pour Thomas et quitte à ne pas l'embarrasser, il avait plutôt tendance à vouloir garder ses distances. Sentant qu'il allait devoir mettre cette situation au clair, il fit la meilleure chose qu'il pouvait penser, demander à Clarice s'il pouvait lui parler.
Sa journée était finie, il était resté au studio très tard, et avait finit la soirée dans un café avec Clarice (laissant ses deux guitares dans sa voiture, le temps qu'ils en parlaient). Elle avait eue la chance d'avoir sa soirée de libre et avaient profité de l'occasion pour se rendre dans un café creux en banlieue pour ne pas se faire déranger dans leur conversation. Clarice en avait profité pour parler de ses problèmes de cœur par le fait même, et William avait un peu de peine pour sa situation. Elle était tombée en amour, il y avait déjà plus de quatre ans, avec Victor du groupe de Main Down, à l'époque que William les aidait plus régulièrement. Elle avait été trop jeune pour lui, étant encore mineure et lui dans la mi vingtaine. Elle avait eue le cœur brisée du moment où elle l'avait vu avec une autre femme, plus vieille qu'elle, se la faisant présenter comme étant sa blonde. Elle avait eu trois copains depuis, tentant d'oublier son chagrin d'amour pour Victor, mais elle n'avait pu garder ses relations, comparant ses ex avec Victor à chaque fois. Elle était maintenant célibataire depuis trois mois, ayant passé au travers de cet échec comme les deux autres précédent, sans trop de peine mais avec des remords de conscience pour les trois jeunes hommes qu'elle n'avait pu aimer proprement. Récemment, il avait eu des nouvelles de Victor, sachant que lui aussi n'avait plus de copine et n'en cherchait pas non plus pour l'instant, se concentrant sur la musique et le travail. Mais ce n'était pas la place de William de se mêler de leurs problèmes de cœur. Il les respectait trop l'un et l'autre pour causer du chagrin aux deux. Mais souvent, Victor demandait des nouvelles de Clarice. Il savait qu'elle avait commencé à avoir des copains, ne restant pas accroché à son rêve d'adolescente mais il y avait du regret de son côté aussi. Il avait refusé ses avances, sachant qu'elle était beaucoup trop jeune et sans expérience, prenant ses sentiments pour quelque chose de passager. Mais il avait su, entre les lignes, qu'elle n'avait pas passées au travers de ses sentiments. William n'en avait pas parlé ouvertement, mais Victor avait su lire entre les lignes. Chacun d'eux étaient maintenant seuls, dans leur coin respectif, malheureux et le cœur meurtrit de cet échec. Peut-être un jour, ils allaient se rencontrer une autre fois, mais William n'allait pas insister. De plus, en lui expliquant ce qu'il y avait de pas agréable dans ses émotions envers son voisin, Clarice lui avait demandé s'il n'était pas en train de tomber littéralement en amour avec lui. Et ces paroles avaient choqué William jusqu'à la moelle. Pas qu'il ne voulait pas être en amour, mais il avait la sérieuse impression qu'il allait embarrasser son voisin s'il le savait. Il avait gardé cette impression de leur première rencontre et il ne pouvait simplement pas oublier le visage non impressionné de l'événement. Même s'il n'avait pas été en faute. Sur cette pensée, il décida aussi de lui conter ses cauchemars qu'il avait depuis le décès de ses parents, des personnes qu'il voyait mourir à chaque fois, sans être capable de contrôler son rêve pour changer les événements et que depuis qu'il avait rencontré son voisin et ses neveux, il avait, pour une raison quelconque, transposé les visages de ceux-ci à ceux qui mourraient dans son rêve. Il lui avoua qu'il était plus que tanné d'être en deuil à chaque fois depuis ses parents et qu'il en était un peu bouleversé d'avoir subconsciemment transposer les visages de ces trois hommes sur ceux qui mourraient. Clarice l'écouta mais n'avait pas de solution pour cette situation. Elle se disait qu'une partie de lui-même, dans son subconscient, n'avait pas passé au travers du décès de ses parents et c'était possiblement un moyen à son esprit d'évacuer ses sentiments. William lui donna un air ironique et lui donna sa version imaginaire de ce que c'était : que ses rêves étaient des images d'une ancienne vie, que c'était les événements qui s'étaient passé il y avait longtemps, et que le décès de ses parents avaient permit à son subconscient à se rappeler de ces mémoires, et qu'il avait passé toute le restant de cette ancienne vie à être en deuil des personnes qu'il avait vu mourir. Et que la raison pour laquelle il avait fait la transposition des visages de son voisin et de ses deux neveux étaient que c'était les mêmes personnes mais réincarnées. Clarice et lui restèrent muets pendant quelques secondes jusqu'à ce que Clarice lui réponde que soit qu'il avait une imagination excessivement tordu ou qu'il était du pour voir un spécialiste de la santé. William se mit à rire sur ses mots et lui répliqua qu'un étudiant qui veut se lancer en littérature science fiction et fantaisie se devait d'avoir une imagination tordue.
Il arriva chez lui vers 10h du soir, épuisé, les sentiments un peu tordus et visiblement, Clarice était dans le même état. Parfois, parler de ses problèmes faisait du bien mais ne pas pouvoir les régler les travaillaient durement. Elle lui donna un câlin rempli d'amour fraternel, le remercia pour cette fabuleuse soirée et se promirent de recommencer la chose, malgré l'inconfort des sentiments blessés par la vie. Il prit ses deux guitares, monta les escaliers, prit le temps d'ouvrir sa porte et de déposer ses guitares avant de se rendre compte qu'il avait une foule de messages sur son cellulaire. John et Greg qui lui offrait d'aller assister à leur partie de Rugby le lendemain, un message de Thomas (oh.) le remerciant pour son aide pour la nourriture du weekend prochain et une tonne de messages de Kyle et Philip, se demandant ou il est, quoi il fait, qu'est-ce qu'il mange, à quoi il pense, etc. William roula des yeux. Il était rendu à un point où il allait être impossible pour lui de sortir de la vie de son voisin. Il était complètement enseveli sous l'attention d Kyle et Philip et étrangement, il adorait la situation. Décidément, il était masochiste. Il se lava le visage, mit son pyjama et s'étendit dans son lit avant de répondre aux deux frères. Il leur expliqua brièvement sa journée, sans trop de détails et leur souhaita une bonne nuit. Il répondit à John et Greg pour le match de Rugby, qu'il allait y assister et qu'il se rendrait au stade une demi heure avant le match. Finalement, il répondit à Thomas, lui disant que ça lui faisait plaisir de l'aider, qu'il allait lui donner une liste simple de ce qu'il prévoyait cuisiner et qu'il lui souhaitait une excellente soirée et nuit. Il déposa son cellulaire sur sa table de chevet et pour plusieurs minutes, écouta le silence de son condo. Il pensait à ce qu'il avait dit à Clarice, à propos de sa théorie imaginaire et plus il y réfléchissait, plus sa théorie faisait du sens. Et si… si c'était réellement ce qui s'était passé? Incapable d'enlever cette idée de sa tête, il se tourna sur son côté, ferma ses yeux et tenta de se convaincre d'oublier cette idée stupide et de dormir.
