Bonjour à tous! Nous y voilà, le neuvième chapitre! C'est un peu le noyau de ma fic, il va se passer pas mal de choses dans ce chapitre (deux précisément!). En premier lieu, la romance (je sais que vous l'attendiez avec impatience!) et en second lieu, le suspense.

Je vous souhaite une agréable lecture!


CHAPITRE 9 : RÉCUPÉRATION

Angèle ouvrit lentement les yeux, essayant de se dégager de son sommeil de plomb. Sa peau la tiraillait au niveau du bras tandis que ses yeux lui piquaient; elle avait pleuré, beaucoup pleuré, et elle voyait encore floue. Cependant, elle ne ressentait plus cette horrible douleur qu'elle avait connu lors de l'opération. Alors que les idées se remettaient tout doucement en place dans sa tête, elle essaya de se redresser, jusqu'à ce qu'une main se pose sur son épaule.

-Oh, oh, doucement, t'as un train à prendre ou quoi ?

La jeune femme cligna des yeux, essayant de rendre la forme sombre plus visible, Raphael était agenouillé auprès d'elle.

-R...Raph ?

-Ouais, c'est moi. On se relais pour te surveiller.

-Combien de temps j'ai dormi ? Demanda-t-elle en se redressant un peu plus.

-Crois-le ou non, tu as dormi presque douze heures.

Angèle se frotta les yeux, ces picotements incessants allaient la rendre folle.

-Casey fait partie du groupe maintenant, tu sais. Il nous a sauvé la vie.

Angèle se secoua la tête, elle n'avait aucune idée de qui était ce Casey, elle avait été trop sonnée pour ça.

-Quoi ? Fit Angèle perplexe. Attends, je crois que j'ai des hallucinations auditives, fit la jeune femme en se frottant l'oreille.

Un sourire se dessina sur le visage marqué de la tortue impulsive.

-Tu nous a foutu une de ses trouilles ! On t'entendait crier du salon !

Petit à petit, Angèle retrouvait enfin la vue et tout lui paraissait clair dans la salle d'acupuncture.

-Qu'est-ce que c'est ? Demanda Raphael en pointant de la tête sa première cicatrice.

-Rien d'important.

Raphael haussa ses sourcils inexistants.

-Assez important pour que tu nous la cache, en tout cas !

Angèle hésita un moment. Après tout, elle ne pouvait pas la cacher toute sa vie, cette cicatrice !

-Je...je suis passée à travers une porte-fenêtre...à cause de mon tuteur.

La tortue au bandeau rouge n'en demanda pas plus, il se doutait qu'elle avait dû avoir un passé difficile avec son père qui voyageait aux quatre coins du monde et sa mère qui était décédée alors qu'elle était encore jeune...

-Allez viens, je t'emmène au salon, Léonardo est au bord de la crise de nerfs, dit-il avec un sourire en coin.

Raphael aida Angèle à se relever, sa tête lui tournant encore, puis ils se dirigèrent d'un pas lent jusqu'au salon. Elle vit Michelangelo se tenir la tête entre les mains, Léonardo à ses côtés.

Mikey se leva d'un bond, un sourire rassuré aux lèvres.

-Angèle ! S'exclama Michelangelo, comment tu te sens ?

-J'ai l'impression de sortir d'une salle de torture, avoua-t-elle.

-On a bien cru que tu ne te réveillerais pas, que c'était trop tard et...

Les deux frangins regardèrent Léonardo se perdre dans ses paroles, il était complètement chamboulé, Michelangelo lui sourit et posa la main sur son épaule.

-Hé, relax Léo, tu vois bien qu'elle pète le feu notre Angèle !

-Ouais, bon, je ne pourrais pas faire le marathon, mais je peux presque marcher toute seule ! Fit-elle sur le ton de la plaisanterie. Mais Léonardo ne riait pas, il gardait un visage grave.

-Tu aurais pu mourir, Angèle, lui dit le leader avec sagesse, on a eu de la chance sur ce coup-là.

-Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? Demanda-t-elle.

Raphael jeta un coup d'œil vers la cuisine.

-D'abord tu vas manger un bout, tu as besoin de reprendre des forces, ensuite, on avisera.

Angèle avança d'un pas chancelant vers la cuisine, accompagnée des trois autres tortues.

-Où est Donatello ? Demanda-t-elle.

-Il est parti s'allonger, ça l'a drôlement secoué de voir tout ce sang ! Expliqua Michelangelo.

April, Vernon et Splinter levèrent la tête, Angèle était dans un état pitoyable, elle portait encore son débardeur tâché d'hémoglobine...

-Angèle, je suis ravi de voir que tu es réveillée, dit calmement Splinter avec un sourire paternel.

Mais la jeune femme était distraite par Vern, qu'elle n'avait encore jamais vu.

-Oh, désolé, je me présente, Vernon, je suis le cameraman d'April.

-Bonjour, dit-elle avec un sourire amical en s'asseyant sur une chaise, tandis que Michelangelo déposait une assiette de cookies et un verre de lait face à Angèle, qui sourit tendrement face à cette délicate attention.

-Merci, Mikey. Et merci à vous, Vernon, d'être venu nous aider.

-Oh, il n'y a vraiment pas de quoi !

Après un moment de ravitaillement, la jeune femme se releva, se sentant requinquée.

-Tu devrais aller te changer, proposa Léonardo avec calme, c'est perturbant de voir tout ce sang sur toi...

-Tu as raison. April ? Tu veux bien venir m'aider ?

-Bien sûr, répondit la journaliste, avant d'avaler d'une traite sa tasse de café.

Les deux jeunes femmes se dirigèrent vers la chambre d'amis. C'était tout un parcours de changer de vêtements: Angèle ne pouvait pas lever les bras, au risque de tirer sur ses plaies recousues.

-Comment tu te sens ? Demanda la journaliste, inquiète.

-Ça tire un peu, mais ça aurait pu être pire.

-Je ne parle pas de ça, fit sérieusement April. Je sais que tu as souffert à cause de la douleur, mais tu t'es retrouvée face à l'assassin de ta mère, tu n'es pas trop...perturbée?

Angèle ne disait rien, évidemment qu'elle était perturbée ! Elle n'avait qu'une envie, c'était de tuer ce type de ses propres mains. Mais elle devait se contenir, elle ne devait pas finir comme lui.

-Hum, si, mais ne t'inquiète pas pour moi, on va trouver une solution.

Tandis que les deux jeunes femmes étaient en pleine mission vestimentaire, Léonardo s'approchait lentement de Casey, qui observait les armes avec attention. Cet homme les avait sauvés et malgré sa bonne volonté, il n'arrivait pas à lui faire confiance.

-Merci, lui dit simplement le leader.

Surpris, Casey leva la tête.

-Il n'y à pas de quoi, j'ai juste aidé mon ex' à libérer ses potes mutants, rien d'extraordinaire.

-Je sais que tu n'étais pas obligé de nous venir en aide, mais tu l'as fait, tu es la bienvenue ici, mais ne m'en veux pas si je ne suis pas encore capable de te faire confiance.

-Pourquoi tu ne me fais pas confiance ? Demanda Casey, sans comprendre.

-J'ai vu comment tu te battais, tu as littéralement explosé les hommes du clan des Foot !

-Quoi, ils le méritaient non ! T'as vu comment ils ont amoché ta copine au moins ?

-Ça ne justifiait pas une telle violence ! Rien ne justifie ça ! Et je t'interdis de t'approcher d'elle, tu entends?

Casey lâcha un ricanement, vexé, avant de lancer à Léonardo :

-Ces types-là n'ont aucune pitié, alors je vois pas pourquoi moi j'en aurais !

Il quitta la salle d'armes en donnant au passage un coup d'épaule au leader.

Une fois Angèle changée, elle rejoignit le salon, où tous étaient assis en tailleur autour de Splinter. Elle prit place auprès de Léonardo, prête à écouter le vieux rat.

-Le temps est venu pour nous de quitter cet endroit, nous ne sommes plus en sécurité ici, malgré le système installé par Donatello. Donatello, Michelangelo, vous vous chargerez de trouver un nouveau « chez nous ».

-Trop cool ! S'exclama le benjamin, tu entends, Donnie ? On va avoir un nouveau sweet home !

-Ne prends pas ça à la rigolade, Mikey, le réprimanda Léonardo, si nous quittons le repaire, c'est parce que nous y sommes obligés !

La tortue au bandeau orange déchanta et baissa le regard, honteux.

-Vous commencerez les recherches dès aujourd'hui. À présent, il faut penser à l'avenir, Sacks et Shredder vont se venger de notre fuite et ils vont de nouveau se lancer à notre poursuite.

-Vous pensez qu'Angèle est en sécurité à présent ? Demanda Léonardo, soucieux.

-Angèle est la fille de Wendy Street. Quoi qu'il arrive, Sacks aura toujours une dent contre elle, il vaut mieux éviter qu'elle recroise son chemin.

-Quel dommage, intervint Angèle sarcastique, j'avais un compte à régler avec la Japonaise timbrée !

-T'inquiètes, j'lui en collerais une de ta part, fit Raphael avec un sourire en coin.

-Nous verrons cela en temps et en heure, coupa Splinter. Mais...où est monsieur Jones ?

-Jones ? Répéta Angèle sans comprendre. En se levant en même temps que les autres.

-Notre nouveau pote, celui dont je t'ai parlé tout à l'heure, lui rappela Raphael avec un sourire en coin.

-Hé j'suis pas ton pote ! Protesta une voix venant de derrière. Casey était adossé au mur, le regard provocateur. Puis il s'avança vers Angèle afin de se présenter, en respectant toutefois une distance de sécurité.

-Salut poupée, moi c'est Casey, ne m'en veux pas si je reste loin de toi, mais ton petit copain est à deux doigts de me trancher la tête.

Léonardo fusilla Jones du regard. D'abord parce que le surnom de « poupée » paraissait grossier venant de sa bouche et en plus... «petit copain» ?!

-Tu es qui au juste ? Demanda poliment Angèle.

-April ne t'as pas mise au courant ? Fit Casey faussement étonné.

-Euh, non ?

Jones fit un sourire malin avant d'annoncer :

-Ben, je suis son petit ami!

Angèle écarquilla les yeux, surprise, tandis que Casey observait la jeune journaliste devant la télé.

-Ah, d'ailleurs je te laisse, on va se mater un film !

Le jeune homme bondit sur le canapé auprès d'April, tandis que Donatello sortait de sa chambre, migraineux.

-Hé, Donnie !

La tortue à lunettes leva la tête avant de laisser paraître un faible sourire.

-Ah, Angèle, tu es réveillée ? Comment tu te sens ?

-Plutôt bien grâce à toi, tu m'as sauvé la vie, j'aurais pu y passer.

Donatello réprima un frisson à cette idée morbide.

-Oh, mais je t'en prie, c'est tout à fait normal!

-Et toi, comment ça va? Demanda-t-elle, soucieuse. Angèle se rappelait très bien du visage de Donnie durant l'opération le visage concentré, la sueur perlant sur son front...il avait tout fait pour contenir sa peur.

-Je vais bien, je te remercie !

-Je t'ai apporté des bouquins de la bibliothèque, ils sont dans la cuisine !

-Vraiment ? Fit la tortue agréablement surprise, merci beaucoup je vais les lire tout de suite !

C'est sous l'œil amusé et ravi d'Angèle que Donnie se dirigea comme une fusée hors du salon, son mal de tête miraculeusement soigné.


April, Vern et Casey étaient maintenant remontés à la surface. Angèle quant à elle avait décidé, au vu de son état de santé, de passer la nuit au repaire, pour la plus grande joie de Michelangelo, avec qui elle avait joué à la console jusqu'à tard le soir. Mais une fois de plus, la jeune femme avait du mal à trouver le sommeil, bien que son bras et ses côtes la faisaient moins souffrir. Elle décida de se lever afin de se promener dans le repaire, voyant si par hasard un des frères était encore debout. Elle se dirigea immédiatement dans le laboratoire de Donatello, qui avait pour habitude de veiller tard, mais celui-ci était endormi sur son clavier. Attendrie, la jeune femme referma doucement la porte afin de ne pas le réveiller et se mit à marcher jusqu'au dojo. Elle fut surprise de découvrir Léonardo en position du lotus (à une heure aussi tardive?). Elle se dirigea sur la pointe des pieds vers le salon afin de ne pas le perturber dans sa méditation mais...

-Je t'ai entendu. Fit Léonardo d'une voix maligne.

-Mince, et moi qui voulais être la plus discrète possible, annonça Angèle en se dirigeant vers le leader d'un pas hésitant.

-Lorsque tu médites, rien ne t'échappe; les bruits, les mouvements...

-Oui, je vois ça, fit la jeune femme en s'agenouillant douloureusement face au ninja, qui gardait toujours ses yeux fermés.

-Ça fait combien de temps que tu es là ? Demanda Angèle, curieuse.

-Deux ou trois heures.

La jeune femme écarquilla les yeux, stupéfaite.

-Trois heures ?

-Ce n'est rien, répondit-il amusé, je peux tenir jusqu'à cinq heures.

-Ça alors, et ça te sert à quoi ?

-À m'apaiser, principalement, ou lorsque j'ai une décision importante à prendre, je me mets à méditer. Tu ne fais qu'un avec ton environnement, tu ressens tout autour de toi et surtout...tu es imperturbable.

-Ah oui ? Murmura Angèle en se rapprochant délicatement du leader.

Surpris par l'intonation de sa voix, Léonardo déglutit. Qu'est-ce qu'elle manigançait encore ? Non, il devait rester concentré. Même s'il sentait le souffle de la jeune femme, signe qu'elle était très proche de lui. Ses joues se mirent à brûler tandis qu'il sentait les lèvres d'Angèle se poser sur les siennes. Cette fois, la méditation ne pouvait rien y faire, son cœur battait tellement fort qu'il fut surpris que celui-ci ne sorte pas de sa poitrine en hurlant. Il saisit le visage de la jeune femme entre ses mains afin de prolonger ce petit moment d'intimité, il savait qu'il ne devait pas...c'était mal... tomber amoureux était certes la plus belle chose qui pouvait lui arriver, mais également la pire... mais il n'arrivait pas à résister, il se sentait bien. Angèle se sentait elle aussi rougir alors que Léonardo encadrait son visage de ses mains caoutchouteuses afin de lui rendre son baiser. Après tant de souffrance, il provoquait en elle une sensation de bien-être, l'obligeant à se laisser aller et à oublier la douleur qu'elle ressentait. Après un instant, le mutant et l'humaine se séparèrent, Léonardo ouvra alors ses yeux azur, découvrant face à lui une Angèle aux joues rosies, le visage détendu, ce petit moment de tendresse les avaient tous les deux apaisés malgré la terrible journée qu'ils venaient de passer.

-Imperturbable, hein ? Dit-elle avec un sourire timide.

Léonardo ne répondit que par un rire gêné. La jeune femme se releva maladroitement, accompagnée par le leader.

-Je...désolée, balbutia-t-elle, je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Puis elle se dirigea dans sa chambre, sans se retourner, prenant conscience de la situation.

Le leader regardait Angèle quitter le dojo, un sourire aux lèvres. Il avait apprécié ce baiser de la part de la jeune femme, cela le réconfortait. Ce petit moment qu'ils avaient eu tous les deux le rendait plus sûr de lui, plus..."homme". Mais la peur le rongeait, à présent il en était certain: il était tombé amoureux d'Angèle Street.


Le lendemain matin, Angèle ouvrit difficilement les yeux, elle souffrait nettement moins que la veille.

-Angèle ? Je peux entrer? Demanda Donatello.

-Oui, bien sûr ! .

La tortue au bandeau violet fit son apparition dans la chambre, un sourire amical sur les lèvres.

-Salut Angèle, je viens voir comment tu vas.

-Ça commence à aller beaucoup mieux !

-Content de l'apprendre !

Mais la jeune femme voyait que Donnie avait quelque chose à lui demander.

-Il y a un problème?

-En fait, je me demandais si tu comptais rester un peu avec nous ?

Surprise par la question, Angèle répondit, troublée:

-Euh oui je comptais passer la journée ici, sauf si ça vous dérange, je...

-Oh non, non, non, pas du tout au contraire ! Coupa Donatello. L'autre cinglé vient d'arriver et il me fout ma trouille, avoua-t-il sans gêne.

-Qui ça, Casey ? Demanda la jeune femme en haussant les sourcils.

-Oui, il est fêlé ce type ! Mais Raph a l'air de l'apprécier alors...

Angèle riait intérieurement de la réaction de la tortue au bandeau violet.

-Bon, Michelangelo a préparé le petit déjeuner, si tu as faim !

-J'arrive tout de suite.

Angèle écarta la couette afin de sortir du lit. Avant même qu'elle ne pose un pied dans le salon, elle sentit la bonne odeur de crêpe qui ravit son estomac à l'avance. Elle se dirigea dans la cuisine où Splinter et ses quatre fils ainsi que Casey étaient réunis. Elle leur adressa un bonjour timide, ses joues se mettant à rougir alors qu'elle croisait le regard de Léonardo.

-As-tu bien dormi, mon enfant ? Demanda poliment Splinter.

-Très bien, merci, je n'ai pas eu mal de la nuit, assura-t-elle.

-Par contre aujourd'hui, tu vas morfler poupée ! Clama Casey.

-Hé ! Protesta Raphael en donnant un coup douloureux sur l'épaule de Jones, un peu de respect !

Angèle pouffa de rire, Raphael était l'être le plus grossier qu'elle connaissait, respectueux, certes, mais grossier! Donatello se tourna vers la jeune femme.

-Il serait préférable que tu prennes une douche ce matin, il faut nettoyer tes plaies.

-Quoi ? Mais, ça va me faire un mal de chien !

-C'est fort probable mais tu n'as pas le choix, et puis l'eau chaude te soulagera.

-Je peux venir te donner un coup de main si tu veux, fit Casey avec un sourire entendu.

Tandis que Léonardo manquait de s'étouffer avec sa crêpe sous l'œil amusé de Michelangelo, Raphael se mit à pester :

-Mais il va la boucler celui-là !

-Relax, je blaguais...

Après un bon petit déjeuner qui avait requinqué le petit monde, Mikey s'en allait à la recherche d'un nouveau repaire tandis qu'Angèle pénétrait dans la salle de bain, accompagnée par Donatello. Quant à Raphael et Casey, ils se livraient à un petit entraînement « amical... ».

-Ça ira, merci Donnie, je risque de prendre un peu de temps alors ne te fait pas de soucis si tu ne me vois pas arriver.

-Compris ! Affirma le mutant, je vais rejoindre Michelangelo, si tu as un problème, Léonardo est en train de méditer et Splinter est dans le salon. Puis il referma la porte derrière lui que la jeune femme verrouilla.

Elle soupira de douleur, tandis qu'elle enlevait son débardeur pour dévoiler son pansement soigneusement confectionné par Donatello. Précautionneusement, elle le décolla, lui arrachant au passage une belle grimace. Puis elle retira le pansement qui se trouvait sur son bras. Elle resta là, à se contempler durant plusieurs minutes. Puis elle se mit à pleurer. Elle était laide, elle allait avoir ces cicatrices toute sa vie et elle ne pouvait rien faire contre ça.

-Maman...murmura-t-elle entre deux sanglots.

Oui, c'était une mère dont elle avait besoin en ce moment même. Elle avait besoin de se confier, de pleurer sur une épaule, qu'on lui dise d'une voix douce que tout allait bien se passer, qu'on serait toujours là pour elle, en toutes circonstances. C'est donc le cœur rempli de chagrin qu'elle se déshabilla pour pénétrer dans la douche, laissant couler l'eau chaude sur ses plaies brûlantes et douloureuses. Elle se savonna, en évitant du mieux qu'elle pouvait de frotter sur ses plaies, puis elle quitta la douche en prenant soin de tamponner avec la serviette. Elle ne quittait la salle d'eau qu'un peu plus tard. Splinter, voyant qu'elle en avait fini avec sa toilette, l'interpella.

-Angèle, mon enfant, pourrais-je te parler un instant ?

Angèle s'approcha, silencieuse, vers le vieux maître.

-J'ai fais un tour dans l'ancien laboratoire de Sacks, il y a quelques jours de cela, et j'ai trouvé ceci.

Splinter extirpa soigneusement les photographies de son kimono puis les tendit à Angèle. Elle posa la main sur sa bouche, reconnaissant sa mère, belle et souriante, comme dans ses souvenirs.

-Oh mon...

Aucun mot n'était assez fort pour exprimer ce qu'elle ressentait en ce moment. Splinter se plaça près d'elle, une main affectueuse sur l'épaule.

-Je sais à quel point ta mère te manque, Angèle, mais à défaut d'avoir une mère, tu as une seconde famille.

La jeune femme leva des yeux larmoyants vers le vieux rat.

-Merci, fit-elle d'une voix tremblotante.

Alors qu'elle examinait le visage de sa défunte mère, elle remarquait quelque chose briller en arrière-plan. Elle s'essuya les yeux, croyant rêver et rapprocha ses yeux de la photo.

-Ce n'est pas possible...murmura-t-elle.

-Il y a un problème, Angèle ?

-Je...je ne sais pas si c'est un problème ou une solution...

Curieux, Splinter s'approcha lui-même du cliché.

-Qu'est-ce que c'est ? Demanda celui-ci.

-C'est la tortue d'émeraude que ma mère m'a léguée à sa mort.


Et voilà, neuvième chapitre clos ! J'espère qu'il vous aura plu! Malgré que j'ai adoré l'écrire, je ne suis pas tellement satisfaite du résultat final, par rapport à certaines tournures de phrases...En comparaison avec mes autres chapitres je veux dire! Nous commençons à avancer un peu plus dans l'intrigue à présent et je tiens à vous prévenir qu'il y aura quelques rebondissements dans les prochains chapitres ! Je vous dis donc à la prochaine et portez-vous bien !

~Nifelheim