Ohayo ! Eh oui, me revoilà ! Et cette fois-ci, avec un drabble sur Mystogan (ou le gars franchement classe ^^) enfant. J'espère qu'il vous plaira ! En tous cas, je remercie tous ceux et toutes celles qui m'ont laissé des commentaires. Cela me fait vraiment plaisir et me motive à écrire (les reviews sont le salaire de l'auteur comme on dit ^^) ! Bonne lecture !

Musique

Adrian Von Ziegler - For the King


Cage

« L'oiseau en cage rêvera des nuages. » - Proverbe Japonais


« Votre Altesse, faites attention ! Votre Altesse, n'allez pas là-bas ! Votre Altesse, redressez-vous ! »

Il en avait plus que marre. Marre d'être un prince. Marre d'entendre ces « Votre Altesse » à tout bout de champ. Marre de devoir toujours montrer une image parfaite de lui alors qu'il ne l'était aucunement. Toujours bien coiffé, bien habillé, bien élevé. Toujours enfermé. Jusqu'à présent, on l'avait tenu prisonnier dans une cage aux barreaux épais reflétant l'horreur de sa condition. L'horreur d'être né prince, pour un jour succéder à son père et, à son tour, devenir roi. Il sourit sinistrement. Roi. Quel titre vide. Comme tous les autres titres de noblesse d'ailleurs. Ce n'étaient que des mots que l'on s'attribuait pour faire croire que l'on était mieux que tout le monde. Plus riche, plus puissant, plus influent. Mais pas plus heureux. Non, surement pas plus heureux. Jellal en avait fait les frais. Enchaîné à ses multiples obligations, il n'avait jamais eu la chance de goûter au bonheur. Juste au froid et à la tristesse de cette cage trop étroite, trop étouffante.

« Ne pas dévoiler ses sentiments. Ne pas se préoccuper de soi-même. Ne pas être faible. Ne pas sourire. Ne pas rire. Ne pas s'amuser. Ne pas pleurer. Ne pas être discourtois. Ne pas avoir de pitié.»

Telles étaient les règles qu'on lui avait inculqué dès son plus jeune âge. Chacune de ces règles représentait, à ses yeux, une nouvelle chaîne invisible lui enserrant les poignets et les chevilles. Il n'était pas libre. Mais aujourd'hui enfin il comptait le devenir. Une lanterne à la main, Jellal courait silencieusement dans les souterrains du château. À une intersection, il se coula lentement contre le mur pour jeter discrètement un œil de chaque côté, puis, voyant qu'il n'y avait personne, reprit sa course folle. Il devait se dépêcher. Les gardes arriveraient et il ne pourrait plus s'enfuir. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'il espionnait leurs rondes pour savoir quand les sentinelles de jours passaient le relais à celles de nuit, laissant alors les souterrains sans surveillance pendant quelques minutes. Il avait donc profité, un soir que Byro était absent et ne pouvait donc pas veiller sur lui comme il le faisait d'habitude, pour s'échapper du palais.

Soudain, le jeune garçon entendit des pas non loin de lui. La relève arrivait. Il accéléra le pas, la lueur de sa lanterne allumée au minimum dansant sur les murs de marbre. Même là, on pouvait voir l'aspect ostentatoire du palais. Alors qu'il entendait les bruits de pas se rapprocher de plus en plus, il se retrouva devant une porte fermée par une barre de métal. De toute la force dont il était capable, il la souleva et réussit à la sortir de ses crochets. La posant ensuite contre le mur, il ouvrit enfin le battant et, sans se soucier du bruit qu'il pourrait faire, le claqua derrière lui. Il n'avait plus le temps d'être discret. Alors que la porte tremblait encore sur ses gonds, Jellal leva les yeux vers le ciel. Une douce brise effleura sa peau. Les étoiles brillaient et scintillaient, comme si elles l'encourageaient à continuer. L'enfant drapa un foulard beige sur son visage et s'engagea dans le désert sans se retourner. Il était libre. Il n'était plus enfermé. Il avait brisé ses chaines et détruit sa cage. Enfin.


Et voilà ! Encore merci d'avoir lu ! J'attend impatiemment vos avis ! A samedi prochain pour un drabble sur Evergreen ! =D