Crise Magique


Disclaimer: Hetalia n'est pas à moi, je ne fais qu'emprunter les personnage pour jouer avec.

Genre: Humour, Romance

Rating: T pour cause de pirates pervers.

Personnages: Assez pour qu'il y ait un joyeux bazar.

Paring: Chibi!Fruk, Pirate!Fruk, Fruk


Chapitre 9: Soirée...pas si tranquille.


Arthur jeta un coup d'œil agacé vers Matt qui jouait sur le téléphone portable de Matthew, surfant visiblement sur internet. Il semblait ne plus écouter durant cette dernière heure de la semaine. Un vrai gamin. Il grommela et écouta Allemagne,

Soudain le canadien se dressa en poussant un rugissement de colère. Il y en eu plus d'un qui tressaillit face au regard noir de la nation du nord.

«TOI! Et TOI!» Cria le jeune homme en avançant à grand pas vers deux nations blondes aux yeux bleus.

Pays-Bas et Danemark se firent étrangement tout petits sur leurs chaises. Le second osa dire d'une voix tremblante «Voyons Mattie, ne nous énervons pas.

- DE QUOI?» Il leur donna à chacun un coup de crosse sur le crâne, les chopa par le col et les traîna vers la porte, une aura sombre l'entourant.

«Heu...Qui que tu sois...

- C'est Canada...» souffla Belgique, un peu effrayée. Elle ne comprenait pas ce qui prenait au jeune garçon si aimable et discret, si doux et gentil. Il était trop bizarre subitement.

Ludwig hocha la tête et fit «Je te prierais de cesser d'interrompre la réunion. Et te régler tes comptes en dehors de celles-ci!»

Matt tourna la tête vers lui et siffla «Ta gueule le bouffeur de saucisses. Si tu ouvres encore ta grande bouche pour donner des ordres aux autres, je t'arrache tes boules et te les fait bouffer en ragoût!»

Un silence de mort tomba sur la pièce. Et il sortit en traînant ses deux victimes derrière lui en riant sombrement.

«Bon...je prierais tout le monde de ne plus contrarier notre collègue canadien.

- Mais on va rien fait, veee.

- Il a l'air de s'énerver facilement chigiii! Il a mangé quelques chose de bizarre ce matin!» Lovino avait encore son drapeau blanc serré dans son poing tant il avait eu des sueurs froides face à ce pays si terrifiant et furieux.

«Il en peut-être juste marre.» Proposa Iceland, se passant la main dans les cheveux. Il ne se souciait pas trop du destin des deux nations et trouvait tout cela très drôle.

Suisse haussa les épaules «Marre de quoi? On a rien fait pour le mettre en colère.

- Si, vous le confondez avec son frère et vous l'oubliez!» Répliqua Seychelles en riant, trouvant ce qui se passait très amusant. «Il a craqué!»

Arthur préféra garder le silence. Il ne voulait pas attirer le courroux sur lui en disant que tout cela était de sa faute. Pourtant ce serait l'excuse qu'il sortirait au final. Une erreur magique qui avait changé la personnalité du petit en l'inversant. Mais ce n'était pas le bon moment pour le dire. Il attendrait que tout soit arrangé. Ce serait mieux. A 40 minutes de la fin, valais mieux se faire oublier et finir cette réunion dans la tranquillité.

Il se leva et proposa de reprendre, sortant son propre discours, essayant de ne pas s'en faire pour ce qui se passait. Dans quel état allaient être les deux idiots? Il ne les plaignaient pas, ils avaient du mériter cela mais quand même.

Qu'allait-il leurs faire?


Arthur sortit de la salle de réunion avec un début de mal de crâne. Il ne voulait pas savoir ce qui s'était passé. Il devait juste attendre que le canadien revienne pour qu'ils puissent repartir. Il s'appuya à un mur et patienta quelques minutes. Il ne pouvait pas rentrer sans le gamin. Et il était hors de question de le laisser seul dans la ville comme ça. Il pouvait faire n'importe quoi.

Enfin le jeune homme apparut. Il avait son portable à la main et riait sombrement. «Voilà! Tout es réglé!» Fit-il joyeusement, mais l'air quand même satisfait. «J'ai fait ce que j'avais à faire.

- Vraiment?» Le sorcier haussa un sourcil surpris «Je peux savoir ce qui s'est passé?

- Ils avaient mis sur leur site des rumeurs outrageuses concernant Francis et un photomontage!» Fit distraitement le plus jeune. «J'ai récupéré leur mot de passe et j'ai enlevé tout ça!» Il s'étira et ricana quand plusieurs personnes s'écartèrent en passant près de lui. Au moins, maintenant, on respecterait son autre lui. Et on ne lui manquerait plus de respect. Personne ne le confondrait plus avec son jumeau et on ne l'oublierait plus non plus. Et on respecterait également ses proches, c'était tout ce qui comptait après tout. Il n'acceptait pas qu'on se moque de sa famille ou qu'on traîne quelqu'un qu'il aime dans la boue. Même pour rire...

Le sorcier haussa un sourcil, étonné «Comment as-tu fait?» Il avait peur de savoir cependant. Il se doutait que l'autre avait utilisé des moyens étranges. Et il avait envie de savoir. L'idée de Lars humilié et battu l'amusait beaucoup.

«J'ai été...persuasif!» Ricana l'autre, fier de lui. Il avait fait quelque chose de précis et semblait trouver cela très amusant. Il continuait à jouer avec son portable, en sifflotant.

Arthur haussa un sourcil «Il recommenceront, ils se vengeront pour ça! N'attire pas de problèmes à Francis...» il n'avait pas besoin de ça. Et il devrait alors consoler son amant déprimé par ces rumeurs. Et devrait aller distribuer quelques baffes pour punir les coupables. Ça promettait.

Le canadien haussa les épaules et répliqua, sûr de lui «Je lui en évite, vu ce qu'ils disaient sur lui et vu la photomontage. Ils ne recommenceront plus!

- A ce point?

- Hum...

- On en revient à la principale question: Qui te dit qu'il ne vont pas le refaire?» Il était curieux de savoir les moyens que le gamin avait utilisé. Et était un peu curieux de savoir ce que les deux idiots avaient fait pour attirer sa colère...et il préférait ne pas savoir non plus, il risquait de les cogner.

Matt tapa quelque chose sur l'écran tactile et montra l'écran à l'anglais qui s'étrangla de stupeur.

Lars et Matthias, nus, endormi, dans les bras l'un de l'autre, leurs jambes entremêlés, des mégots de...cigarettes (?) et des bouteilles vides autour d'eux, leurs vêtements un peu jetés ici et là.

«Heu...» Ce fut tout ce qu'il parvint à dire, stupéfait. Il hésitait encore rire et se frapper le front. Les deux options lui paraissait intéressantes. Il se demanda aussi comment le canadien avait fait et préférait ne pas savoir en même temps.

Il reçut un coup d'œil amusé. «Ce serait terrriiibble que Espagne et Norvège voient ça hein?» ricana le jeune homme, sombrement. Il éteignit son appareil et fit, souriant «On rentre? J'ai besoin d'un café là!»

Arthur eut une sueur froide. Ce gamin était diabolique. Il se força à sourire et lui fit signe de lui suivre vers la voiture. Canada suivit en rangeant l'appareil dans sa proche, satisfait de lui-même. L'anglais avait un besoin urgent de thé lui-aussi. Il était épuisé, et bailla, espérant que lundi la situation serait arrangée et qu'il n'aurait plus qu'à trouver une excuse pour l'absence de l'américain et du français, ainsi que l'attitude de la nation du nord.

«J'ai pas eu de coup de fils inquiets depuis deux heures...

- Miracle.» Grogna le plus jeune, mains dans les poches «Reste à savoir si on trouveras la maison en ruines ou pas.

- Ne parles pas de malheurs.» Il eut une sueur froide et accéléra l'allure. Il était soudain impatient de rentrer. En plus il devrait appeler son boss. Il avait plein de choses à faire. Et il voulait aussi prendre un peu de temps avec le petit Alfred.

«Tes frères...enfin ton frère et ta sœur nous suivent.

- Vraiment? Il ne pourront pas entrer chez moi. J'ai protégé la maison.» il ricana «J'ai blindé de sort ma maison. Ils auront une mauvaise surprise s'ils tentent d'entrer. Ils feront du sur-place et auront des petits effets indésirables.

- Sadique. J'aime. Oliver faisait ça aussi à une époque. Écosse se montrait particulièrement vicieux à son égard. Il aimait le faire pleurer. Il vient parfois taguer les murs de sa maison, arracher ses fleurs, ou arracher l'herbe pour écrire des messages injurieux au sol. Il met des jouets sexuels dans la boite aux lettres et...

- Ça va, j'ai compris.» Le roux était presque supportable avec ça. D'accord il lui jetait des sorts mais il ne venait pas détruire son jardin ou dégrader ses murs ou mettre des choses obscènes dans la boite. Par contre, il lui envoyait des virus plus ou moins inoffensif, des malédictions...

«Un connard quoi. Mais seulement avec son frère le plus jeune. Dad parle aussi de créatures maléfiques qui viennent chez lui, envoyées par son aîné. Il doit picoler un peu trop s'tu veux mon avis. Et des malédictions aussi. Je cherche plus à comprendre.

- Comme quoi il y a des choses qui ne changent pas d'un monde à l'autre. On a des frangins chiants qui nous pourrissent la vie.

- Sauf que le tien doit t'aimer, même un peu. Parce que James a un caractère épouvantable.

- Alister aussi. Et il ne m'aime pas.

- Quoique Patrick est pire. Tout le monde dit que Irlande est un gentleman mais personne ne voit sa vraie nature. Et pourtant...

- Edwyn est un cas.» Casser du sucre sur le dos de ses aînés avait quelque chose de très agréable. Il aimait ça. Souriant il s'installa au volant de sa voiture, attendant que le jeune homme fasse de même. Celui-ci attacha tranquillement sa ceinture, sans un mot.

Il jeta un coup d'oeil dans son rétroviseur et vit les deux nations qui fixaient la voiture, parlant entre eux. «Ils vont essayer de venir. Ils préparent une vengeance...ils vont essayer de rentrer chez moi.

- Sans doute. Ils vont tenter de savoir ce qui se passe chez toi. Ne serait-ce que pour comprendre ce qui est arrivé à Alfred et Francis.

- Je leurs souhaite bien du plaisir.» Ricana le pays insulaire. Il s'arrêta à un feu-rouge. Il lança, tranquillement «Envoie un message à mon double pour le prévenir qu'on arrive!»


Le chevalier soupira. Les enfants babillaient autour de lui, l'empire dormait sur le canapé et le rebelle s'agitait au sol. Arthur se dirigea vers la cuisine, suivi par la petite troupe. Il les renvoya autour de la table du salon en leurs disant de s'asseoir. Il entendit cependant le débit de paroles.

Alexander s'exclama:«J'ai faim.

- On peut manger les gâteaux qu'on a fait avec daddy?» Fit le petit Alfred, balançant les jambes sous la table, regardant l'adolescent avec impatience. Gourmand, il semblait prêt à dévorer les gâteries.

Le petit Arthur rajouta, croisant les bras «Je veux du lait!» Un petit gargouillis se fit entendre et il rougit comme une tomate. Il enfouit son visage dans ses bras et sembla vouloir disparaître.

Le jeune Francis éclata de rire et fit, aimablement «Moi aussi...s'il te plaît!»

«Où sont papa et daddy?» demanda Matthieu, serrant son ours en peluche contre lui. Il semblait inquiet et regardait autour de lui avec inquiétude.

«Partis faire peur à ton oncle Carwyn.» Répliqua tranquillement le chevalier

- Ha.» L'enfant se posait des questions mais n'osa pas parler.

Arthur prit l'assiette de gâteaux, étrangement réussis (les petits avaient surveillé l'heure et avaient hurlé quand l'aiguille avait atteint le bon chiffre). Il tenta de se souvenir de ce qu'avait fait son double plus ancien le matin-même. Cette étrange placard blanc peut-être? Il tira et ouvrit la porte, poussant un cri de surprise.

Cette chose produisait du froid!

C'était de la sorcellerie.

Rien ne pouvait créer le froid!

Tremblant devant cette étrangeté, il vit la bouteille blanche et la prit, refermant rapidement la porte, soupirant de soulagement. Il ne voulait plus approcher cette chose sans doute maléfique. Il fouilla les placards pour trouver des verres et ramena le tout au salon, étrangement fier de lui. Les enfants se jetèrent sur le goûter improvisé.

Un gargouillement parvint aux oreilles du chevalier qui se tourna vers le vieil Alfred. Il hésita puis dit, tranquillement «Je te détache et tu mange avec les enfants. Tu es sage, tu ne t'approche pas de l'empire. Tu ne dis rien aux petits sur le futurs. Bref tu es un bon garçon, d'accord?» Il se pencha et ajouta, menaçant «Sinon le pirate te l'a dit...ça sera la fessée! Je suis parfaitement capable de le faire, ou l'empire sera ravi de remplir ce rôle!»

Le rebelle hocha la tête, frustré et laissa l'adolescent le détacher, il alla s'asseoir en marmonnant. Il prit un biscuit. Et du lait. On le prenait vraiment pour un gamin. Antonio et Francis lui avaient fait goûter le vin. Mais il admettait que ce n'était pas le moment.

Et miracle...ces gâteaux étaient bons!

«Hé!»

Il tourna la tête vers son lui plus jeune. Celui-ci reposa son verre et lécha les moustaches blanches qu'il avait autour de la bouche. «Tu es mon moi de plus tard?

- En quelque sorte.

- Je serais comment quand je serais comme toi?» L'enfant avait les yeux plein d'étoiles. Il devait s'imaginer beaucoup de choses.

«Tu seras fort, très fort...et tu seras respecté par beaucoup de nations!» Ce n'était pas totalement vrai. Seuls quelques pays le soutenaient ouvertement. Et un autre tentait de l'écraser, son ancien tuteur. Ça faisait mal quelque part.

«Tu es le héros de Daddy? Tu le protège contre les méchants?»

Le rebelle allait dire quelque chose quand il surprit un regard menaçant derrière le dos des enfants. Était-ce son imagination ou une aura violette brillait autour du chevalier? Son ombre semblait avoir grandit aussi et ses yeux scintillaient de rouge. Une sueur froide coula dans son dos.

«Oui! Il est fier de moi. Mais tu sais il n'a besoin de personne pour le protéger, il est très fort.» Le sentiment de danger s'envola aussi vite qu'il était venu. Soulagé il se força à sourire.

Le petit lui mangea un nouveau gâteau puis demanda «Ben alors pourquoi tu étais attaché?

- Parce que...» Nouvelle sueur froide... «Je n'ai pas été sage, vraiment pas! J'ai été un très vilain garçon! Et Arthur est très fatigué donc plus sévère! Je suis trop vieux pour la fessée»

Le petit fronça les sourcils «Je suis toujours sage! Mattie est plus souvent puni que moi!

- Non, j'ai moins de fessées que toi.» protesta le concerné, indigné. «Avec toi, daddy sort plus souvent la cane!

- Parce que papa est plus gentil!» répliqua l'américain, déterminé à avoir le dernier mot. «Daddy dit qu'il te gâte trop!

- Non je suis plus sage!»

Le rebelle se dit que son frère canadien avait bien raison. Il était très sage et gentil alors que lui était un horrible garnement qui accumulait bêtise sur bêtise. Parfois Arthur le punissait et parfois il laissait passer...tout dépendait de son humeur en définitive. Cependant une fois adolescent, les coups de ceinturon sur les fesses étaient plus fréquent mais il était alors insolent et cassait des choses pour appuyer ses paroles. Ce n'était jamais injustifié.

Les enfants finirent de manger tandis que le trio revenait de la cave.

«Ha les enfants prennent leur goûter!» Britannia ébouriffa les cheveux de son plus jeune double en disant d'un ton doux «Bien joué gamin!

- Je n'approche plus cet instrument du malin.

- C'est-à-dire?

- Cette chose qui produit du froid!»

L'ange éclata de rire et fit, amusé «C'est pour la conservation des aliments. Rassures-toi! Rien de maléfique là-dedans!»

L'archer grogna et prit un gâteau, mordant dedans d'un air boudeur. Les deux pirates avaient pris leurs fils sur leurs genoux et parlaient avec eux, le sourire aux lèvres.

«Alors?

- Ils ont tout cassé chez Cymru.

- Bien.

- Ils voulaient le ramener prisonnier ici mais...ils n'ont pas réussi à l'attraper!

- Il est fort pour s'échapper.» Grogna le plus jeune, bras croisés, boudeur. C'était la frère qu'il détestait le moins. Mais il avait quand même de l'amertume quand il pensait à lui. «Je n'avais aucune envie de lui faire face. Surtout qu'il ne doit pas être de bonne humeur contre nous.

- Et il ne viendra pas ici, les boucliers tiendront le coup. Evite juste de t'approcher des limites, il pourrait te voir et te parler!» rassura le plus vieux. Il joua avec une oreille du jeune lui et l'enfant glapit de colère, tentant de mordre.

Le petit Alfred s'exclama, joyeusement «On peut aller jouer dehors?

- Oui. Mais ne faites pas de bêtises.

- Et moi?

- Va jouer aussi!

- JE NE SUIS PAS UN GAMIN!»

Les adultes éclatèrent de rire, et l'empire ouvrit un œil vitreux, poussant un grognement rauque avant de gémir «Fuck, j'ai mal à la tête.

- Je vais te faire un thé!» Proposa aimablement Britannia. Il attrapa le portable de Francis et s'exclama, soulagé «Ils arrivent d'ici quelques minutes. Je vais faire plus de thé et de café!» Quelque chose lui disait qu'ils en auraient besoin pour se remettre de cette journée épuisante.

Son autre lui eut un grognement et se massa les tempes. «Pourquoi tu criais?» Gémit-il d'une voix pâteuse à son ex-colonie.

«Je disais au grand Alfred d'aller jouer avec les enfants. Et il a répliqué qu'il n'était pas un enfant.

- Bonne idée. Va t'amuser avec les petits!

- Hé!»

Le chevalier eut un petit rire moqueur. «Et ne leurs dit pas n'importe quoi ou...» Il eut un sourire plein de dents, à peine menaçant. «...ou ce sera la fessée. Par le pirate.

- Parfaitement.» Fit le concerné, ricanant.

Leurs lançant un regard noir, le rebelle partit d'un pas furieux, les mains dans les poches. Francis était déjà avec les enfants, nouant leurs lacets. Ils partirent dehors en courant, criant de joie. Les Arthur soupirèrent et Britannia alla préparer le thé, il fit aussi du café, prévoyant que Matt allait sûrement en vouloir en rentrant.

«Alors vous avez des nouvelles?

- On a piqué des grimoires chez Carwyn. Et on a cassé des choses chez lui. Il va pleurer devant les dégâts.» Le pirate avait un sourire sadique et satisfait. Francis qui était revenu ri et l'embrassa, avant de prendre un biscuit.

«Et bien mon lapin...ils sont étrangement bon. Grâce aux enfants je suppose!

- Maiiissss...c'est pas vrai! J'ai tout fait! Ils ont juste regardé!» Protesta Britannia qui revenait avec un plateau. Il servit à chacun sa tasse de thé, de chocolat pour le chevalier, et s'assit, épuisé. «Ce fut une journée bien remplie.

- Entre les gamins qui ont disparus ce matin, et nous qui sommes partis chez Cymru, ça n'a pas été la joie pour toi.

- Vous vous expliquerez avec le sorcier quand il rentrera!

- Même pas peur!» Siffla le pirate, ravi. Que le magicien essaie de le punir pour voir, il verrait de quel bois il se chauffait. Ça serait un massacre, un duel et il gagnerait sans aucun problème.

«Pas de combats Arthur!» Décréta le français d'un ton sans réplique. Il se pencha à l'oreille du flibustier et chuchota quelque chose que seul son compagnon entendit. Celui-ci rougit et marmonna quelque chose, haussant les épaules.

«On peut discuter aussi...

- C'est bien.»

La porte s'ouvrit à ce moment-là et le magicien arriva dans la pièce en criant «JE PEUX PAS VOUS LAISSER QUELQUES HEURES!» Il avait été à fleur de peau pendant un moment. Enfin il était à la maison et pouvait montrer son mécontentement. Un bruit de porte, celle de la cuisine, se fit entendre. Visiblement, le canadien s'y était enfermé.

«Bon retour! Tu as passé une bonne journée?

- Arrêtes de jouer les innocents l'emplumé! Et vous, qu'est-ce qui vous a pris de partir comme ça?

- Je voulais punir le gallois.

- Ben voyons.» il se laissa tomber sur une chaise et attrapa une tasse qu'il rempli de thé. Il but quelques gorgées. «Nous sommes observés. Ils attendent dehors qu'on fasse une erreur.

Personne à part vous ou Canada ne doit sortir alors!» Marmonna l'empire d'une voix sourde, toujours un peu dans la brume.

«Qu'est-ce que tu as toi?

- La gueule de bois.» Répondit Britannia, d'un ton tranquille. «Quelques belles bouteilles y sont passés...

- ….J'espère que ce ne sont pas celles que je gardais pour une occasion.» Soupira le sorcier avant de prendre un gâteau et de le manger «...» il regarda la sucrerie, bouche bée.

«CA VA, JE SAIS...IL EST REUSSI!» S'énerva l'ange d'un ton exaspéré. Pourquoi tout le monde semblait si surpris? Ses biscuits étaient toujours très bons. Très réussis. Alfred les mangeait toujours avec le sourire. Bon on disait que c'était parce qu'il avait détruit son sens du goût.

«T'as été aidé, c'est ça?

- Ta gueule!»

Les autres ricanèrent. Et ils se sourirent, d'un air à la fois amusé et fatigué. Britannia s'étira et fit, en regardant par la fenêtre «Ho! Il commence à pleuvoir!» il se leva et alla à la porte du jardin. «Les enfants...rentr...» Un silence. Puis il éclata de rire, un rire joyeux, ravi. Comme quand il voyait quelque chose qui lui plaisait beaucoup.

Surpris, les autres se levèrent et allèrent voir. Alfred était attaché par terre, dans la boue et les enfants, tout sales eux aussi dansaient autour de lui, d'étranges traces de terres sur la figure.

L'empire s'écroula au sol, mort de rire tandis que le pirate se précipitait vers les enfants en s'exclamant «Vous êtes tous sales, il faut aller prendre un bain, et vite. Vous allez attraper froid!» il prit son fils dans ses bras, tandis que Francis le rejoignait et soulevait Matthieu. Le sorcier attrapa le petit Arthur et fit signe aux deux autres de les suivre.

L'empire s'approcha et se pencha sur le rebelle en riant «Alors on joue au prisonnier?

- Arrête de te moquer de moi.

- Quel débrouillard. Te faire battre et attacher par des mômes.

- Hé!

- En plus ces nœuds c'est du travail de cochon.

- Bâtard!

- Je peux te laisser sous la pluie aussi. Ça te rafraîchira les idées tu ne pense pas?» rit l'empire, ravi de la situation. Il finit par attraper le gamin par le col et le traîna à l'intérieur. «Tu vas être sage et tu prendra un bain après les enfants». Il monta ensuite pour aider les trois autres, voulant s'occuper un peu de son fils. Retrouver un peu de joie. «Et tu te frottera bien derrière les oreilles, d'accord mon petit?» Il entra dans la salle de bain dans un éclat de rire, tandis que le visage de l'américain devait écarlate de gêne.

Le chevalier détacha le rebelle en disant «Quand même...même si t'es laissé attacher, c'était drôle!

- Haha! Je pouvais pas prévoir que mon double plus jeune allait serrer comme ça!

- Ne touche à rien, t'es tout sale» Fit Britannia. «Et tes vêtements! Enlève les, je vais les laver!

- Qu...Quoi?

- Chevalier, aide moi.

- NOOOONNNN» Le cri d'horreur échappa au rebelle qui se fit déshabiller et finit en caleçon dans le couloir, rouge de honte.

L'adulte alla chercher les habits des enfants puis alla à la buanderie. «Et un lavage! Un!» Il alla vers la pièce où se trouvait la machine à laver en sifflotant.

L'adolescent américain vit le regard moqueur du chevalier et s'écria «Quoi?

-...Pfff.» Et il s'en alla sur ce rictus moqueur.

Alfred en garda la bouche grande ouverte. Il rêvait ou l'autre venait de moquer de lui à propos de son physique? Il eut envie de disparaître dans un trou vu que s'en prendre à eux ne marchait pas. Mort de honte, il attendait que la salle de bain se libère. Son père était terrible quand il était adolescent. Sournois en plus.

Matt ouvrit la porte à ce moment-là et vit le pauvre malheureux. Il haussa un sourcil et répliqua «Je veux rien savoir! Ce que tu fous en caleçon dans le couloir ne me regarde pas!

- C'est ça, tais-toi!» Une délicieuse odeur vint à ses narines. L'autre préparait quelque chose de délicieux apparemment. Il soutint le regard pourpre du canadien pendant quelques instants mais finit par les baisser, mal à l'aise.

«T'as l'air ridicule.

- Hé!

- Et t'es maigre comme un clou! Sérieux Alexander était plus musclé que ça quand il s'est rebellé!» Et il referma la porte sous le nez d'un gamin humilié.

«Comment ça je suis faible?»


Les enfants dessinaient sagement autour de la table, tous en pyjama. Le chevalier les surveillait, commentant leurs dessins. Le repas s'était passé tranquillement et tout avait été délicieux. Les adultes prenaient tous un thé, regardant les enfants jouer. Le grand Alfred avait été enfermé dans la dernière chambre, celle de Peter, après un mot de trop. Enfermé à clé s'il vous plaît. Avec un sort anti-destruction sur la porte. Ainsi ils étaient tranquilles durant le peu de temps dont il disposaient avant que les petits n'aillent au lit.

Soudain l'archer se leva et fit, d'un ton tranquille «Je vais faire un petit tour dans le jardin. A tout à l'heure.

- Couvre-toi!» Répondit le sorcier, sans quitter des yeux les enfants, un doux sourire au visage. Il savourait chaque instant possible, et se retenait de prendre trop de photos.

L'autre leva les yeux au ciel, faussement exaspéré. «Oui oui.» Fit le jeune adolescent, se dirigeant vers la porte donnant sur l'extérieur.

Le pirate s'agenouilla derrière Alfred et fit, d'un ton tendre «Alors lad, qu'est-ce que dessine de beau?»

L'enfant montra la feuille barbouillée. Il y avait un grand bonhomme habillé en rouge et un petit bonhomme avec une épée. Les deux étaient sur un bateau sur l'eau «On est des pirates!» Il donna la feuille à l'adulte «C'est pour toi!»

Le flibustier eut des larmes aux yeux et serra le petit dans ses bras et disant «Bravo mon chéri, c'est adorable!»

Tous eurent un sourire mi-moqueur, mi-attendri en voyant cette scène. L'empire eut un regard envieux. Et le petit Alfred attrapa alors la seconde feuille et trottina jusqu'à l'adulte, escaladant tant bien que mal le canapé. L'autre nation le souleva et le posa sur ses genoux. «Oui?

Tiens! Sois pas triste!» Il montra un dessin. C'était un dessin avait un soleil, des fleurs et quatre personne. Deux petites et deux grandes. «Pour toi!» Elles étaient toutes blondes et l'une d'elle avait de gros sourcils. «C'est Mattie et moi! C'est toi et maman!»

Silence.

Puis le pirate s'écroula de rire, plié en deux. Le sorcier éclata de rire lui aussi, ainsi que Britannia. L'empire eut un sourire satisfait, ravi de la tournure des choses. Il fit un clin d'oeil à la version plus ancienne de son amant, ce qui lui attira un regard noir du loup de mer. Les enfants ne semblèrent pas tous comprendre. Alfred pencha la tête de côté «Ben c'est toi qui m'a dit d'appeler Francis maman non?»

Matthieu fronça les sourcils «Papa n'est pas une fille!

- Oui mais daddy a dit...»

Francis eut un sourire forcé, se promettant de punir l'empire et le flibustier pour avoir oser dire aux petits de le nommer ainsi. Il vit Mattieu qui tendait les bras. Il le prit sur ses genoux et fit, doucement et tendrement «Alors mon chéri, qu'est-ce que tu as dessiné de beau?» Le petit lui montra: Deux personnes blondes, une grande et une petite, à cheval sur un immense ours blanc qui volait au milieu des étoiles. Il sourit et embrassa l'enfant, le serrant contre lui. «Merci mon trésor!»

Alexander se précipita vers Matt et lui montra un dessin. Celui-ci eut un tic nerveux. «Pourquoi tu as dessiné papa en robe de mariée?

- Parce que daddy dit tout le temps qu'il va l'épouser!

- La robe irait mieux à cette taf...chiffe-molle d'Oliver!» Il s'était repris à temps en voyant plusieurs regards noirs. Il ravala à temps son insulte et dit un autre mot. «Mais c'est très joli!» Il ébouriffa les cheveux brun-rouge du petit.

Le petit Arthur tendit son dessin à Francis en rougissant sous les regards attendris des adultes. Il y avait un petit bonhomme en vert avec un arc (lui sans doute), un dragon rouge (celui de Carwyn) et un petit bonhomme habillé de bleu. «Je te sauve de Cymru!»

Le pirate se retint de rire, amusé par la situation et la possessivité du petit. Il ébouriffa les cheveux du gamin en disant «Tu es courageux lad, tu veux de l'aide pour sauver ta princesse?» il retira sa main à temps pour éviter la morsure. Puis il attrapa le gamin par les oreilles et le prit sur ses genoux, se mettant à le chatouiller. L'enfant se mit à rire, se tortillant en s'agitant de toute ses forces pour tenter de se dégager.

Le petit Francis se jeta sur le flibustier pour sauver son ami, et Alfred bondit à son tour. «Oui chatouillons daddy!»

Le loup de mer finit en riant, attaqué par trois gamins hilares. Britannia prit une photo, attendri. L'empire sourit, tendrement. Francis s'agenouilla près des quatre joueurs, Matthieu dans les bras, et posa son fils à terre, immobilisant ensuite les bras du flibustier «Allez y les enfants! Sus à l'anglois.

- Ouuiiii» Et les trois enfants bondirent sur la victime immobilisée.

Alexander regarda la scène, étonné, n'osantt pas se joindre à la bataille, avec ces inconnus. Le petit Arthu lâcha le pirate pour sauter sur son ami français. Ils tombèrent sur la moquette en riant. Le plus jeune se mit à chatouiller son voisin en disant qu'il allait l'envahir! L'autre attrapa une oreille soyeuse et renversa son compagnon, se mettant le faire rire. Des petites larmes pointèrent aux coins des yeux du gamin qui envoya des petits coups de pieds à son ami.

Ils riaient tous. Les deux Arthur les plus vieux buvaient tranquillement leur thé en regardant la scène avec tendresse et l'empire finit par se joindre à la lutte. Francis changea alors de cible, et Arthur se retrouva renversé par le corsaire.

«Alors...daddy se fait battre par mummy?»

Ayant le bon goût de rougir il se jeta sur son adversaire pour se venger mais fut immobilisé. «Hé!»

Le moment fut brisé quand le chevalier revint, la tête baissée. Il avait les poings serrés. Ses mèches sable lui cachaient les yeux. Il semblait très pâle également.

«Arthur?» Francis s'était relevé, et s'avança vers l'adolescent qui tremblait. Il posa ses mains sur ses épaules. Il se pencha et chuchota «Qu'est-ce qu'il y a? Tu as un soucis?»

L'adolescent fondit en larmes et se jeta dans les bras du français, un sanglot échappant de sa gorge.

«Qu'est-ce qui se passe?» Fit le sorcier en se levant, tandis que le pirate et l'empire se redressaient, inquiets.

«Il y a un problème?

- Sans rire?

- Gamin, il s'est passé quelque chose?» Demanda le flibustier en posant une main sur l'épaule fine du chevalier qui redressa un visage aux yeux humides vers lui.

«Je...Je...»

Francis entraîna l'archer vers le canapé et l'assit à côté de lui, le serrant contre lui avec tendresse. Le pirate l'assit de l'autre côté et passa un bras autour des épaules du gamin. Matt se leva et fit «Je vais lui faire mon chocolat spécial!

- Je veux du choco moi aussi!» Fit Alexander en sautillant sur place.

Le petit américain intervint également. «Moi aussi!» Alfred tapa dans sa main en se léchant les lèvres, gourmand par nature. Il offrit un sourire adorable au canadien.

Son frère ouvrit de grands yeux, l'envie de manger du chocolat montant à lui. «Est-ce que je...peux en avoir...moi aussi?» Chuchota Matthieu en faisant un regard mignon. Il avait peur d'un refus.

- Moi aussi!» S'exclama le petit Arthur avant d'ajouter «Et Francis aussi!» Celui-ci leva les yeux au ciel en voyant que son ami prenait les décisions pour lui.

La nation du nord hocha la tête et alla à la cuisine, en chantonnant. Les autres se regroupèrent autour de l'adolescent. Celui-ci avait la tête baissé, et tremblait toujours autant. Il se mordit la lèvre, se tordant ses mains. «Il était là.

- Qui?

- Il a dit des choses...sur moi.» articula le gamin, d'un voix égale. Il avait l'air choqué. Il avait une voix morne.

Il y eut un silence. «Qui?» fit l'empire en fronçant les sourcils. Il avait un doute soudain.

Le sorcier eut l'air soudain inquiet. «Tu étais près de la haie? Je t'avais dit de ne pas t'approcher.

- Oui. Mais il étais là.

- QUI?» fit Britannia, à bout de nerfs. Il échangea un regard avec le magicien qui avait l'air sombre et inquiet. Il se mordit la lèvre, le cœur soudain battant. Ils étaient tous silencieux en attendant la réponse. Une tension certaine était dans l'air.

«Alister.»

Silence de mort.

Les enfants ne comprenaient pas et retournèrent jouer tranquillement, en attendant que le canadien reviennent avec les chocolats.

Le sorcier serra les poings, une vague de colère montant en lui. Comment son frère avait-il osé? Qu'avait-il dit à l'adolescent? Car il avait du voir que c'était une version plus jeune de son cadet n'est-ce pas? Il grogna et promit à son aîné un mauvais sort.

Britannia leva les yeux au ciel. C'était donc ça? L'écossais les avait suivit et attendait, à l'affût, que des choses se produisent et qu'une occasion d'enquiquiner son monde se montre.

Le pirate envisageait déjà d'aller fouiller dans les nouveaux grimoires pour jeter un sort au roux en kilt. Et l'empire partageait son avis apparemment.

«Il a dit...que j'allais perdre la guerre. Que j'allais faire beaucoup de mal à Francis, le blesser si profondément qu'il allait me détester.»Il parlait en français, sans s'en rendre compte.

Il y eut des échanges de regards gênés, embarrassés. Personne ne sut que dire. Le chevalier eut de nouveau les larmes en yeux devant l'absence de négation. Francis se pencha alors et lui caressa les cheveux en disant «Arthur.

- Oui?» Murmura l'anglais d'une voix tremblante, regardant la version plus âgée de son rival avec un espoir fou.

Le français sembla un peu...fatigué, triste.«Écoute...» il chercha ses mots. «Ce n'est pas toi qui va me faire du mal, c'est ton roi. Au début je serais fâché contre toi puis je te pardonnerais quand je saurais que tu n'y étais pour rien.»

Tous restèrent médusé. Francis venait de dire ouvertement au chevalier qu'il pardonnerait la mort de Jeanne d'Arc. Le pirate sentit ses yeux le piquer, l'empire détourna les yeux, gêné. Britannia se trouva passionné par le sol, et le sorcier eut un sourire triste.

L'adolescent renifla et ajouta «Vraiment?

- Oui. Et puis mon...» il chercha ses mots pour ne pas en révéler trop au plus jeune, il ne fallait pas prendre de risques. «...mon roi n'a pas fait grand chose pour empêcher cela d'arriver.»

C'était dur à admettre, il avait détesté cet homme pour ne pas être intervenu, peu importait ses excuses. L'homme avait même voulu l'enfermer pour l'empêcher d'aller à Rouen, craignant un piège. Il s'était échappé et s'y était rendu. Là-bas il avait tout vu et avait pleuré, désespérément. Arthur était venu le trouver, lui disant de partir avant que les anglais ne le voit. Furieux, aveuglé par la colère, il l'avait frappé, encore et encore, jusqu'à ce que le visage terrifié de l'adolescent se tourne vers lui. Ses excuses, qui tenaient plus des sanglots qu'autre chose, lui avaient parus venir de très loin. Devant cet être pitoyable, sa colère était retombée et il était partit, sans un regard en arrière. Quand il avait revu Arthur quelques temps plus tard sur le champs de bataille, il l'avait battu, humilié et capturé. Puis renvoyé chez lui à coup de pied. Après il ne l'avait plus vu pendant longtemps, ayant de temps à autres de ses nouvelles. De loin en loin. Il l'avait revu parfois à des rencontres diplomatiques et le britannique était juste poli, s'esquivant ensuite, ou soutenant une conversation d'une voix égale. Et puis il l'avait revu quand son roi avait rencontré François Ier. Arthur lui avait semblé alors terriblement soumis, effrayé par son souverain, surveillé. Ils avaient à peine pu se parler seuls à seuls. Francis avait fini par entraîner son voisin à travers les tentes, échappant aux chaperons. Là, caché, ils avaient parlé. Arthur n'aimait pas son roi, qui lui faisait peur. Cet homme si ambitieux.

Francis lui voyait la rivalité entre leurs rois. Encore.

Et celui d'Arthur tournait un peu trop autour de celui de son frère.

Il craignait le pire mais voyant son rival si maigre, si triste, il avait senti son cœur se serrer malgré lui, sa colère envers lui soufflée d'un coup.

Arthur était enfermé. Arthur était surveillé. Arthur ne pouvait plus faire ce qu'il voulait.

On ne l'écoutait plus, il avait l'impression de servir de décoration.

Alors, sa rancune laissant la place à la compassion, il avait prit l'adolescent malheureux dans ses bras et l'avait consolé. Chacun avait profité de ces instants de paix, loin de gardes qui cherchaient l'anglais un peu partout dans le campement.

Ils étaient ensuite retournés près de leurs rois, innocents et souriants. Il avait juste espéré que il n'y aurait pas de conséquences de cette escapade pour l'anglais.

Sortant de ses souvenirs, le français continua «Je t'assure, c'était la faute de ton roi, pas de la tienne. Sur le coup j'ai été furieux après toi mais ensuite j'ai compris.» Il s'était répété d'une voix à la fois douce et ferme, serrant la main fine et pâle de l'archer.

«Ho...mais cette guerre, je vais vraiment la perdre?

- Arthur!

- Je sais...» Fit piteusement le gamin «...Je ne dois rien savoir à ce sujet.» Il garda les yeux baissés, tentant de chasser les souvenirs des paroles de son frère, si cruelles et blessantes. Il rougit en pensant à sa question. Non. Il ne pouvait pas demander ça. Il savait que c'était faux. Il ne forcerait jamais son rival, jamais. Il ne lui ferait jamais du mal ainsi.

Matt revint, un plateau avec des tasses de chocolat fumants qu'il posa sur la table basse, il en fourra un dans les main du chevalier avec autorité. «Bois ça gamin! Même si t'as le même âge que moi...enfin non théoriquement je suis plus vieux!»

Arthur obéit et avala le liquide crémeux, savourant le goût amer et sucrée, doux et chaud qui le réchauffa de l'intérieur. Il ne dit plus un mot pendant un moment puis serra les dents. Secouant la tête il regarda son adversaire, des larmes pointant au coin des yeux. «Et il a dit autre chose.

- Quoi donc Arthur?

- A propos...de mon père.»

Tous plissèrent les yeux, le pirate serra les dents, sachant très bien de quoi il retournait. Il avait été choqué quand on lui avait lancé ça à la figure. Blessé, il n'avait plus parlé à ses frères pendant un moment avant d'aller pleurer chez Carwyn pour se faire réconforter. Hors de question de faire ça aujourd'hui d'ailleurs, et puis le gallois ne devait pas être dans de bonnes dispositions en plus. Matt éloigna alors les enfants, se doutant de la teneur de la discussion. Le petit Arthur semblait inquiet devant l'air malheureux de son double et Alfred de même.

Le flibustier soupira et posa une main sur l'épaule de son lui plus jeune «Je sais ce qu'il t'as certainement dit. Désolé que tu ai appris ça comme ça.

- Mais tu sais, ce n'est peut-être pas vrai.» Intervint Britannia, mal à l'aise. Il préférait ne pas imaginer le pire, mais ne s'attendait pas non plus à une magnifique histoire d'amour, car Germania avait eu tant d'enfants, dont certains qu'il n'avait jamais visité ensuite, que toutes ces relations n'avaient sans doute qu'un but procréatif.

Même c'est vrai qu'il l'a envahi...qu'il n'a certainement pas laissé le choix à notre mère...il ne l'a peut-être pas...ou il lui a promis de partir si elle lui donnait un enfant.» Le sorcier avait conscience qu'il s'enfonçait, et rougit de honte. Il ne savait pas réconforter. Pas du tout.

Le chevalier renifla pitoyablement, et but tristement son chocolat, sans répondre. Il semblait abattu. Comment être certain qu'il n'allait pas se montrer cruel et sans-coeur avec un héritage pareil, comment être certain qu'il ne serait pas comme son père? Honteux de son sang, il grimaça. C'est pour ça que ses frères ne l'aimaient pas. Il n'était pas celtique. Il était germanique, représentait les peuples Angles et Saxon venus s'installer sur les terres de Britannia et qui avaient dominé les peuples celtique, devenant petit à petit de plus en plus nombreux jusqu'à étouffer les celtes. Il eut la gorge serrée. Il reposa sa tasse et fondit en larmes. Il était jeune, sentimental, et n'avait jamais imaginé ça.

«Arthur!» Francis le serra contre lui avec tendresse, lui caressant les cheveux avec douceur. «Ne pleure pas. Tu n'es pas comme lui. Tu es un garçon cultivé, gentil et sensible. Tu es certainement romantique. Tu es fort et tu ne te laisse pas marcher sur les pieds. Et tu deviendras un grand empire qui fera trembler plus d'un rival. Tu seras un père merveilleux pour tes jeunes colonies.»

L'archer le regarda avec espoir, la lèvre tremblante. Était-ce vrai? Allait-il être une personne différente?

«N'écoutes pas ce que dit cet idiot d'Alister lad.» fit le pirate, souriant «Tu vaux bien mieux que ces deux-là! Tu n'as rien d'un barbare toi!

- Et si tu veux, tu pourras punir le rouquin demain pour ces paroles.» Promit le sorcier, tapotant la tête du gamin.

«Je propose qu'on le capture et qu'on le torture pour lui soutirer des informations!

- Oui, bonne idée!»

Le chevalier eut un mince sourire, fragile mais heureux, bien à l'abri au milieu de toutes ces personnes bienveillantes. Il allait chasser les paroles de son aîné de son esprit et aller de l'avant, il ferait confiance à son instinct et ne laisserait plus des choses comme ça le blesser.


Francis se laissa aller dans le lit, et se tourna vers Arthur qui ne disait rien, recroquevillé de son côté. «Mon lapin?

- I'm not your bloody rabbit Frog!» Fut la réponse agacée.

Un petit rire échappa à son amant qui le retourna vers lui, écopant d'un glapissement de colère. Il lui caressa la joue avec douceur «Ne me dis pas que tout cela t'a blessé aussi?

- Pas du tout...ça m'a juste rappelé des choses désagréables. Et douloureuses. Mais je ne pleure pas, je ne suis pas triste et je m'en moque!» Il avait dit tout cela d'une traite, de mauvaise humeur.

Le français l'embrassa, plongeant son regard azuré dans deux émeraudes. «Arthur...

- Ça va!

- Vraiment?

- Mais oui!» Il se redressa et passa la main dans ses cheveux «C'est juste...que ça ne fait pas si longtemps pour moi...»

Francis le prit dans ses bras, le faisant retomber sur le matelas et s'installant sur lui, le regard soudain très tendre. «Si tu veux en parler...

- Ça va je te dis!» Il joua avec une mèche bouclée et s'immobilisa, un sourire sournois aux lèvres. D'un coup de rein, il renverse son amant et continua «J'ai d'autres projets en tête si tu veux tout savoir...» Il l'embrassa à son tour, s'agrippant à lui avec une émotion très forte.

Il avait besoin de penser à autre chose.

Et la vengeance, ce serait pour demain...


A Suivre


Pour ne pas se perdre, je fais ici la liste des personnages.

Chibi!France (6/7 ans physique)

Pirate Francis (20 ans physique)

Chibi Alfred (3/4 ans physique)

2P!Colonial!Alexander (6 ans physique)

Révolutionnaire!Alfred (15/16 ans physique)

Chibi!Matthieu (3/4 ans physique)

2P!Canada (19 ans physique)

Et les doubles de Arthur, toujours les mêmes:

Chibi!Arthur (5 ans physique)

Chevalier!Arthur (15 ans physique)

Pirate!Arthur (18 ans physique)

Empire!Arthur (20 ans physique)

Sorcier!Arthur et Britannia Angel (23 ans physique)