Disclaimer :Les personnages de Vampire Diaries ne m'appartiennent pas, hélas, ils sont la propriété de L.J Smith et des créateurs de la série.
Bonjour,
J'espère que cette suite vous plaira !
Il a été particulièrement délicat à écrire, je vous laisse découvrir pourquoi. Bonne lecture !
Le tonnerre fit trembler la terre et secoua la paroi rocheuse des cavernes. Caroline sursauta contre Klaus, qui l'entoura d'un bras pour la sentir contre lui.
- « Ça m'apprendra à ne pas écouter ma mère. » dit-elle, avant d'éternuer.
- « Tu sais à quoi servent ces grottes ? » demanda-t-il.
- « C'est un abri pour les jours de pleine lune. Je les ai explorés quand je suis arrivée chez ma grand-mère. » répondit-elle. « Il faut s'enfoncer un peu plus loin si on veut trouver de quoi nous réchauffer. »
A nouveau, elle lui prit la main et longea les parois de la caverne pour ensuite s'engouffrer plus loin dans les tunnels avant de s'arrêter.
- « Là, on a tout ce qu'il nous faut. » dit-elle.
Leurs yeux s'habituèrent à la pénombre et là, Klaus aperçut les réserves de bois et de couvertures de cette partie des tunnels.
- « Bien, je viendrais remplacer les bûches qu'on utilisera. » dit Klaus, qui se mit à faire du feu.
- « On le fera ensemble. » assura Caroline.
Malgré ses mains mouillées, Klaus réussit à faire flamber un feu de bois, qui les réchauffa tout de suite.
- « Restons un peu éloignés, pour ne pas être trop enfumés. » dit-il.
- « Bonne idée ! » approuva Caroline, qui grelottait dans son manteau trempé.
- « Attends, enlève-le, sinon tu risques d'attraper froid. » lui dit-il.
Comme elle semblait ne pas bouger d'un pouce, Klaus l'aida à se défaire de son manteau mouillé. Il déplia une couverture qu'il enroula autour d'elle pour mieux la réchauffer, puis, en déplia une autre au sol afin qu'il puisse tous deux s'y assoir. Se débarrassant à son tour de sa cape, Klaus ne tremblait pas autant que Caroline.
- « Tu n'as pas froid ? » s'étonna-t-elle.
- « Si, mais ça va vite passer. » la rassura-t-il. « Tu te sens mieux ? »
Pour réponse, elle fut prise d'un violent frisson et claqua des dents. Klaus se rapprocha et l'encercla dans ses bras. La chaleur de leurs corps – même avec une couverture pour rempart, fit son effet et Caroline cessa de trembler
- « Combien de temps ça va durer, à ton avis ? » demanda-t-elle. « L'orage ? »
- « Je l'ignore, mais pas trop longtemps j'espère. Je n'ai pas envie de me disputer avec mon père. » répondit Klaus.
- « Que s'est-il passé ? »
Se sentant mieux, Caroline redressa la tête pour mieux le voir.
- « Tu m'as dis que tu t'étais disputé avec ton père. » dit-elle. « De quoi s'agissait-il cette fois ? »
- « Oh, toujours la même rengaine. Il a essayé de m'humilier et j'ai refusé de me prêter à son jeu, alors j'ai préféré partir. » expliqua-t-il. « Il ne cessera jamais de me provoquer. »
- « Ma grand-mère disait toujours que l'ignorance valait mieux que de se battre pour prouver sa valeur. » dit Caroline.
- « Comment la prouver, dans ce cas ? » demanda Klaus.
- « Tu n'as pas besoin d'affronter ton père pour prouver que tu es un homme, Klaus. » répondit-elle. « Tu es qui tu es, et rien ni personne ne pourra jamais te l'enlever. »
Malgré la distance entre eux et le feu de bois, les flammes se reflétaient dans les yeux de Klaus.
- « J'aimerais te contredire, mais je n'en ai pas la force. » dit-il.
Elle l'embrassa sur la joue d'un baiser appuyé.
- « Ne pensons pas à ce qui peut nous fâcher, alors que nous sommes tous les deux. » dit-elle.
De sa main, elle tourna son visage vers le sien pour trouver ses lèvres.
- « Tu as envie de penser à des choses qui fâchent alors que tu es seul avec moi ? » demanda-t-elle.
- « Non ! » répondit-il, prenant sa main sur sa joue dans la sienne.
Il porta sa main à ses lèvres, et embrassa chacun de ses doigts avec une infinie tendresse. Pour la première fois, Caroline ressentie une chaleur encore inconnue dans le creux de son ventre. Une chaleur qui irradia son corps tout entier.
...
Alors qu'ils étaient à l'abri dans ces cavernes, l'inquiétude s'était installée dans la famille de Klaus. L'orage avait grondé quelques minutes après son départ. Avant que les premières gouttes de pluies ne tombent, un vent très fort s'était levé, forçant les habitants du village à s'abriter dans leur maison. Mais ça n'avait pas empêché Finn et Elijah de partir à la recherche de leur frère. Quand la pluie était devenue trop forte, ils durent se résigner et faire demi-tour.
- "Aucune trace de Klaus." dit Finn, une fois à l'abri de la pluie et du vent.
- "Où peut-il être ? " demanda Esther.
- "Nous y retournerons dès que la pluie aura cesser." dit Elijah.
- "Ne vous donnez pas cette peine." dit leur père, attirant ainsi l'attention sur lui. "Il n'avait qu'à pas partir comme un lâche."
- "Si tu ne l'avais pas provoqué, il ne ce serait pas enfuit." claqua Finn.
- "Moi, je l'ai provoqué ?" répéta Mikael, défiant son fils de le provoquer à nouveau.
- "Parfaitement !" martela Finn.
L'affrontement entre père et fils se dénouait à mesure que Finn avançait vers son père, mais Elijah s'interposa au moment où Esther cria :
- "ASSEZ !"
Le tonnerre gronda et secoua la terre.
- "Assez !" grinça-t-elle.
La tension resta palpable, tandis que dans une autre maison, située très loin de ce village, une mère s'inquiétait pour sa fille, tout en espérant qu'elle ait réussit à se protéger du temps.
...
Le baiser qu'ils venaient de partager éveilla en eux un désir encore inconnu jusque-là. C'était comme si le froid qui mordait leur peau s'était évaporé avec cette nouvelle sensation.
- "Caroline je... je ne crois pas que..."
Elle le fit taire en posant un doigt sur ses lèvres.
- "Et si on arrêtait de réfléchir pour une fois ?"
Sa voix n'était plus qu'un murmure. Il ne répondit pas. Avait-il envie de connaitre la sensation que procurait les plaisirs de la chair ? C'était certain, et avec Caroline qui plus est. Il ne voulait le connaitre avec personne d'autre. Elle le regardait intensément, les joues rouges et le souffle saccadé. Elle tremblait de froid, mais semblait s'en moquer. Elle ôta son doigt de la bouche de Klaus, et le remplaça par ses lèvres. Rejetant la couverture de son dos, elle se hissa sur les genoux de Klaus, à sa grande surprise.
- "Je ne veux pas te faire de mal." souffla-t-il, en posant ses mains sur ses hanches.
- "Et je ne veux pas te supplier." dit-elle, en posant un genoux de chaque côté de lui.
Doucement, et sans le quitter des yeux, elle fit tomber le haut de sa robe, ôta les bras des manches et laissa le vêtement pendre sur sa taille, laissant apparaître un corset blanc.
- "Je dois te supplier ?" demanda-t-elle.
- "Non !" répondit-il. "Mais il n'y aura pas de retour en arrière pour toi."
- "Je ne veux pas de retour en arrière. Je ne veux que toi."
Lui aussi, il ne voulait qu'elle. Alors il l'embrassa jusqu'à en perdre le souffle. De ses petites mains tremblotante, Caroline le débarrassa de la ceinture qui retenait sa tunique de cuir, puis, enleva le vêtement noir. Ne restait plus qu'un haut blanc à manches longues. Elle ne l'avait jamais vu si peu vêtu, tant bien que, lorsqu'il fut torse nu, les joues de la jeune fille rosirent davantage, mais elle ne détourna pas les yeux. Elle était bien décidé à franchir cette étape importante qu'un couple consumait la nuit de leur union. Mais elle savait au fond d'elle que peut-être, ils ne pourraient jamais vivre au grand jour comme ils le souhaitaient. Elle pouvait sentir les mains de Klaus s'afférer - avec délicatesse - à défaire son corset. La suite se passa dans un flou total, jusqu'à ce que la tête de Caroline ne touche la couverture.
- "Tu as froid ?" demanda-t-il quand elle trembla sous ses doigts.
- "Non !" mentit-elle en posant ses mains sur ses épaules dénudées.
Il détecta son mensonge, mais décida de se taire. Ils étaient allongés, lui sur elle, nus sur une seule couverture qui protégeait Caroline du sol glacé. Tous deux étaient des novices, et aucun d'eux ne savaient réellement quoi faire. Ecoutant son instinct, ainsi que les désirs de son coeur, Caroline écarta une jambe sur le côté et la plia. D'une main hésitante, Klauis caressa Caroline et l'embrassa pour combler son manque d'expérience. A mesure qu'ils s'embrassaient, le désir s'intensifiait. Leurs corps s'emboîtèrent dans un parfait ensemble. La douleur que ressentit Caroline fut grande. Elle s'attendait à une douleur certaine, mais ce fut pire que ce qu'elle s'était imaginé. Elle se mordit la lèvre pour ne pas laisser échapper un cri de sa gorge. Klaus resta doux, malgré un instinct primaire qui le dévorait de l'intérieur. Il sentit les mains de sa bien-aimée s'agripper à ses bras très fort. Il s'arrêta.
- "Non, continues !" supplia-t-elle.
- "Tu souffres." lui dit-il.
Elle lâcha ses bras pour prendre son visage entre ses mains. Elle ne voulait pas arrêter, aussi, elle l'embrassa avec ardeur, glissant ses doigts dans ses boucles encore humides. Dehors, la pluie continuait de tomber drument, et le vent secouait les arbres et les branchages. Coupés de tout ce qui se passait au dehors, Klaus et Caroline se perdaient l'un dans l'autre. Caroline ne ressentait plus la douleur. Elle se focalisait sur le regard perçant de Klaus sur elle. Elle s'y perdait, littéralement, oubliant tout le reste. A bout de souffle, Klaus sentit son corps se tendre. Chaque partie de son être se raidit, et délivra son extase. Enfouissant son visage dans son cou, il cessa de bouger lorsque son corps se moula à celui de son amante. Caroline referma ses bras autour de lui, aussi essouflée que son compagnon. Le silence régna de longues minutes. Ce qui venait de se passer dans le secret de cette grotte était à la fois merveilleux et troublant. Le temps défila, sans qu'ils ne sachent l'exacte attitude à adopter. Une fois rhabillés, Caroline s'emmitoufla dans la couverture qui la couvrait un peu plus tôt, et regarda Klaus remettre du bois dans le feu, qui diffusa une chaleur plus consistante. Lorsque Klaus revint vers elle, il roula en boule la couverture tâchée de la sueur de leurs corps, et plus encore, et la posa dans un coin, avant de retourner près de Caroline. Il s'asseya derrière elle, et l'enferma avec douceur autour de lui.
- "Comment te sens-tu ?" lui demanda-t-il.
Il s'assura qu'elle était bien couverte. La dernière chose qu'il souhaitait, c'était qu'elle attrape froid.
- "Je me sens... bien." dit-elle, en se laissant aller dans ses bras.
- "Tu n'as pas voulu que j'arrête malgré la douleur." dit-il. "Pourquoi ?"
- "Je ne voulais pas que tu t'éloignes de moi, alors j'ai préférée ignorer que j'avais mal." expliqua-t-elle. "Et non, je ne regrette rien."
Quelques secondes de silence s'écoulèrent.
- "Et toi, tu regrettes ?"
- "Non, pas une seconde." répondit-il sans réfléchir. "Tu m'as fais le plus beau des cadeaux. Je suis conscient qu'après cette journée, il va se passer des semaines voire des mois avant que l'on ne se retrouve, mais mon amour pour toi ne cessera jamais."
Il parlait sans savoir que des larmes silencieuses coulaient sur les joues de Caroline.
- "Je repenserais à cet instant que nous avons passés ensemble. Dans les moments difficiles, je repenserais à ces minutes, ces heures de bonheur que nous venons de vivre."
Elle essuya ses larmes.
- "Je t'aime Caroline. J'espère qu'un jour, nous n'aurons plus à nous cacher." dit-il, en la serrant davantage contre lui.
- "Je l'espère aussi."
Malgré le tiraillement dans son bas-ventre, elle se tourna légèrement pour accrocher son regard. Il toucha sa joue du bout des doigts, et constata qu'elle avait pleuré. Il lui vola un doux baiser, et la tint fermement mais sans l'étouffer contre lui. Ils finirent tous deux par s'endormirent, et quand ils se révillèrent au matin, ils étaient affamés. Le feu de bois s'était éteint, mais leurs habits étaient entièrement secs. L'orage était terminé, et les rayons du soleil filtraient à travers les arbres. Le sol était humide et boueux. Ils avaient tous deux revêtus manteau et cape. Caroline avait récupéré son panier et sa sacoche. Klaus, lui, avait prit la couverture qu'il comptait cacher dans un endroit où personne ne pourrait découvrir ce qui s'était passé dans cet abri. Peut-être même reviendrait-il dans les jours qui suivent pour l'enterrer.
- "Je te raccompagne ?" demanda-t-il.
- "J'adorerais te ramener avec moi." avoua-t-elle. "Mais ta famille doit s'inquiéter pour toi, autant que ma mère doit être inquiète pour moi."
- "Sois prudente !"
- "C'est promis !"
Prenant son visage en coupe d'une main, il lui vola un baiser plein d'amour, mais aussi plein de souffrance. Il savait - autant qu'elle, que leurs retrouvailles ne se produirait pas avant plusieurs mois. C'est sur cette triste pensée, le cœur déchiré, qu'ils se quittèrent pour rentrer dans leur famille respective, très loin l'un de l'autre pour une durée indéterminée.
Et voilà, en espérant que cela vous a plu, je vous souhaite de passer un bon dimanche !
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Aurélie !
