Disclamer : L'univers ainsi que les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer.

Nous voilà partis pour un nouveau chapitre.

Merci aux quelques personnes qui ont pris la peine de me laisser un petit mot.

Apple : Merci de ton commentaire. J'espère que la suite te plaira. Je ne promets pas d'écrire des chapitres aussi longs que le précédent, j'essaye de faire de mon mieux -)

Bonne lecture !

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Chapitre 9

PDV Edward

La pluie continue de tomber, il fait noir. Je nous ai garé dans une zone où il n'y à que des entrepôts et j'ai l'impression que je vais devoir marcher un petit peu avant de trouver un hôtel.

Malgré ce que j'ai pu penser en partant, suite à notre dispute, je n'en veux pas à Bella. Elle doit avoir ses raisons de réagir de la sorte. Elle ne connaît pas les raisons pour lesquelles je suis partit de chez moi. Je n'ai pas tenté de lui expliquer non plus. Et puis elle m'a clairement fait comprendre qu'elle ne souhaitait plus être en ma compagnie. Je suis un peu inquiet de la façon dont elle va passer la nuit, comment elle va s'en sortir par la suite. Mais bon, elle se débrouillait très bien sans moi avant que nous nous rencontrions. Plus chichement c'est tout. C'est pourquoi l'argent que je lui ai laissé devrait l'aider. J'espère qu'elle pensera à fouiller dans sa boite à gant.

Je sais bien qu'il est complètement idiot de laisser une telle somme d'argent à une quasi inconnue, mais je n'y ai pas vraiment pensé en partant. J'avais séparé mon argent en deux, une partie dans mon sac, une partie dans la voiture. Par mesure de précaution. Bella en aura besoin alors je lui laisse de bon cœur. Et puis ce n'est pas vraiment une inconnue. J'ai appris à l'apprécier durant ces jours passés ensembles et je sens qu'elle va me manquer.

Mais bon, c'est comme ça. Je n'ai pas de rancœur. Je ne lui en veux pas, elle doit avoir ses raisons. Nos chemins se sont séparés, et je dois continuer.

Il va falloir que je continu le stop, peut être devrais-je me débrouiller pour prendre le bus ou le train. Je vais plus facilement me faire remarquer maintenant que je suis seul et à pieds. Et c'est ce que je dois éviter. Il ne faut pas que l'on me retrouve.

Même si c'est ce que je souhaite plus que tout au monde… Retrouver ma famille et mes proches. Mais je ne peux pas. Pas maintenant.

Je devrais quand même me débrouiller pour avoir de leurs nouvelles, pour savoir si tout va bien. S'il à tenu promesse. Si tout ce que je suis en train de faire n'aura pas été vain. Je ne sais pas comment je me débrouillerais pour savoir comment ça va à la maison. Peut être que j'appellerais Jasper, peut être que je lui expliquerais. Peut être que je pourrais aussi revenir à la maison, s'il est vraiment partit…

Peut être… Ou peut être pas. J'ai vraiment l'impression d'avoir été pris pour un idiot avec toute cette histoire. Et si Démétri m'avais menti ? S'il n'y avait pas d'autre ? S'il était plus impliqué que je ce qu'il m'a dit ?... Et si en fuyant comme il me l'avait demandé j'avais laissé le danger auprès de mes proches et des autres habitants de Forks au lieu de faire en sorte qu'il s'éloigne ?

Tellement de « si » et de « peut être » ! Je ne sais plus à quoi me fier.

Il va falloir que je me débrouille pour savoir si les choses ont bougé à Forks. Et si Démétri m'a mentit alors je rentrerais et prendrais les choses en mains. Quel que soit son nom de famille il paiera.

Plus le temps passe, plus j'ai l'impression que j'ai pris la mauvaise décision, que je n'aurais pas du partir…

Tout à mes pensées, je n'avais pas remarqué que je m'étais approché d'un groupe de personnes. Les examinant plus précisément, je me rendis compte qu'il s'agissait de six hommes, jeunes, environs vingt ans. Et complètement saouls.

- Hey ! Salut mon pote, t'es qui toi ?

Mince, moi qui espérais passer inaperçu. Faites qu'ils ne cherchent pas l'embrouille, j'ai pas besoin de ça en plus. Le plus grand d'entre eux, celui qui m'a parlé me coupe la route et se place devant moi, un sourire mauvais sur les lèvres.

Des étoiles dansent devant mes yeux et je me courbe soudainement en deux quand je reçois un violent coup de poing dans l'estomac.

Et merde.

PDV Bella

Edward vient de claquer la portière. Mes jointures sont blanches tellement je serre les poings de colère. Il faut que je me calme. Je jette un coup d'œil dans le rétroviseur, à temps pour voir Edward tourner au coin de la première rue. Je souffle un coup puis passe cinq bonnes minutes à réguler ma respiration afin de me calmer. Je ne m'étais jamais énervée de la sorte.

Je sens que ma réaction est complètement disproportionnée. Pourtant je ne peux empêcher mon sang de bouillir quand je pense qu'il s'en est allé de chez lui, alors qu'il à une famille aimante autour de lui. S'il savait comme j'aimerais être à sa place !

Partir comme ça, sans raisons, pour je ne sais quel caprice….

Sans raisons ? Une minute, est-ce qu'il m'a vraiment dit qu'il était partit sans bonne raisons ? M'a-t-il simplement parlé de la raison pour laquelle il était partit ?

Non.

Il m'avais juste dit que sa famille lui manquait.

Et moi j'ai sauté sur mes propres conclusions.

Je baisse la tête jusqu'à ce qu'elle touche le tableau de bord, écrasée par ma bêtise, un peu honteuse. Edward s'était confié à moi et moi je l'avais traité comme un moins que rien. Injustement !

Idiote, idiote, idiote !

Mais qu'est-ce qu'il m'arrive à réagir comme ça ?!

Je me redresse vivement et regarde dans le rétroviseur. Bien sûr qu'il n'est pas revenu, après la façon dont je l'ai traité. Il faut que je m'excuse, s'il ne souhaite plus faire route avec moi je l'aurais bien mérité, mais il faut au moins que je lui présente mes excuses.

Forte de cette détermination, je passe du coté conducteur puis allume le moteur. Ignorant la ligne blanche continue, je fais demi tour au milieu de la route et m'engage dans la rue où Edward à disparu. La pluie redouble d'intensité et je n'y vois pas à vingt mètres. Au bout d'un court moment je ralentis car je distingue plusieurs silhouettes au loin. Plissant les yeux, je constate que deux personnes sont à terre alors que quatre d'entre elles rouent de coup quelqu'un qui se trouve au sol.

Mon sang se glace dans mes veines alors qu'une certitude s'insinue en moi.

C'est Edward qui est en train de se faire passer à tabac.

Sans réfléchir, j'attrape le seul objet que j'ai volé en partant de chez moi. J'ouvre ma fenêtre puis le place sur le toit de la voiture avant de l'allumer. J'enclenche mes pleins phares et fonce sur le groupe en klaxonnant.

En voyant la lumière bleu et blanche qui éclaire la rue, les quatre hommes debout relèvent la tête, se précipitent vers les deux au sol puis fuient en courant aussi vite qu'ils peuvent.

Ils ont déjà disparurent au coin de la rue quand j'arrive à proximité d'Edward, car c'est bien lui qui peine à se relever.

Je sorts de la voiture sans prendre la peine d'éteindre le gyrophare et me précipite vers lui.

- Edward !

Il relève la tête vers moi, ahuri.

- Bella ? C'est bien toi ?

- Edward tu n'a rien ?

- C'est pas la grande forme, mais je pense être entier. Mais comment as-tu eu ce machin ?

Il à du sang sur le visage et je manque de m'évanouir alors que je l'aide à monter dans la voiture. Alors que je fais le tour de la voiture, j'éteins le gyrophare puis le range sous mon siège. J'inspire un grand coup avant de remonter derrière le volant. L'odeur et la vue du sang et moi ça n'a jamais fait bon ménage.

- Je vais essayer de trouver un hôpital. Il faut te soigner.

- Non Bella ! Pas d'hôpital. Je vais bien.

Tout en essayant de me convaincre, il se tourne vers moi. Le geste lui arrache une grimace de douleur.

- Oui, la pleine forme à ce que je vois !

- Normal que j'ai quelques petites douleurs après m'être fait passer à tabac. A ce propos je suis un peu blessé dans ma fierté que tu m'ai vu dans cet état…

Je ne réponds même pas. Il à du sang sur le visage. A ce que je vois, le dit sang provient de son arcade ouverte. Il à une lèvre ouverte et la pommette droite enflée. Et je ne parle que des blessures visibles sur son visage ! Et lui me parle de sa fierté ! C'est sûr, ce garçon est complètement fou.

PDV Edward.

J'ai bien plus mal que ce que je veux bien faire croire à Bella. Mais je préfère ne pas lui dire. Je ne souhaite pas aller à l'hôpital. Je suis surement recherché et c'est un des endroits où je risque de me faire repérer.

Je n'en reviens pas de la façon dont Bella m'a sauvé. Car oui, elle m'a sauvé. Si elle n'était pas arrivée, ils auraient pu finir par me tuer. Ou pas loin en tout cas, j'en suis sûr. Et elle est arrivée, avec ce gyrophare sortit de nulle part et les à fait fuir. Incroyable ! Et puis, bizarrement, je dois avouer que je suis content de la retrouver auprès de moi.

- Bon, d'accord, pas d'hôpital. Mais je te trouve un hôtel, et je vérifie que tu va bien avant de te laisser.

Ah. Apparemment elle n'est pas revenue sur sa décision. Elle n'a pas essayé de me rejoindre. Bon.

- Sérieusement Edward, comment fais-tu ? Je te laisse seul même pas un quart d'heure et regarde dans quelle situation je te retrouve !

- Je n'y peux rien. Je ne leur ai rien demandé, c'est eux qui cherchaient la bagarre. J'ai réussi à en mettre deux à terre avant qu'ils ne s'y mettent à quatre contre moi.

Ouais, et comme je lui ai dit je suis pas mal vexé qu'elle m'ait retrouvé dans cet état. Ma fierté d'homme viril en prend un coup. Emmet se foutrais bien de moi pour le coup.

- Et toi tu arrives en super héroïne et tu me sauve ! A ce propos, merci Bella, merci beaucoup.

- Pas de quoi.

- Si. Mais dis moi, où à tu dégoté ce gyrophare ? Il était vendu avec ta gadgetomobile ?

Elle rigole à ma réplique et je ne peux m'empêcher de trouver ce son vraiment beau.

- Je ne sais pas pourquoi je l'ai pris en partant, je me suis dit que ça pourrais servir. Apparemment j'ai bien fait.

Elle ne répond pas vraiment à ma question. Mais je n'insiste pas.

Quelques minutes plus tard Bella se gare devant un hôtel puis nous sortons de la voiture. A chaque mouvement, la douleur est intense. Bella s'en aperçoit et prend mon sac et une petite mallette avant de venir me soutenir afin d'avancer vers la réception.

Je me sens minable pour le coup.

Elle me laisse dans l'entrée avec mes bagages, surement afin que le réceptionniste ne voit pas dans quel état je suis. Je ne me suis pas vu mais j'imagine que ça n'est pas folichon, la façon dont mon visage me brule en est la preuve.

A peine cinq minutes plus tard, Bella me rejoint puis me soutiens jusqu'à une chambre au premier étage. La chambre est simple, un grand lit deux places, une salle de bain. Typique quoi.

- Euh… Edward. Je vais te demander d'enlever ta chemise et de t'assoir sur le lit.

Je me tourne vers Bella pour la trouver le visage baissé, les joues en feu.

- Ca va aller Bella, je vais m'en remettre ne t'inquiète pas. Je n'ai rien de grave, juste quelques ecchymoses.

- Je préfèrerais m'en assurer si ça ne te dérange pas.

Je ne lui dis pas que mon père est médecin, que cela me passionne et que donc je saurais surement évaluer la gravité de mes blessures. Afin de lui faire plaisir j'enlève docilement ma chemise et m'assoie sur le bord du lit. Les joues de Bella rougissent de plus belle. Malgré la douleur à ma pommette, un sourire m'échappe. Bella est vraiment adorable quand elle est gênée.

Je suis étonné quand je sens qu'elle palpe avec habileté mon crane, puis mes bras et mes cotes. Elle semble avoir l'habitude.

- Ta tête n'a rien, ce qui est bien. Je pense que tu as une côte fêlée. Je ne peux rien faire pour ça. Ton arcade est ouverte, je vais nettoyer tes blessures au visage et mettre des strips sur ta blessure à l'arcade. Je ne pense pas que des points soient nécessaires. Ta côte semble être la douleur la plus forte, tu ne semblais pas avoir de douleurs aux jambes ?

- Non.

- Très bien. Alors occupons nous de ce visage. Ta pommette devrait désenfler d'ici un ou deux jours.

- Je suis impressionné Bella. Tu semble vraiment t'y connaître. Et, apparemment, tu as une trousse de premiers secours assez bien fournie.

- Oh… Et bien… Je suis assez maladroite, je me fais souvent mal. Du coup j'ai l'habitude de détecter et soigner les petites blessures.

Je suis certain que ça n'est pas toute la vérité. En tout cas pas au point de détecter au toucher une côte cassée d'une côte fêlée.

Bella s'occupe de mon visage, elle désinfecte les plaies et lave le sang avant de soigner ma pommette. Ses gestes sont sûres et elle ne me fait presque pas mal.

Tout du long, elle fronce le nez et semble respirer le moins possible. La vue du sang semble la déranger.

- Voilà. Je ne peux pas faire grand-chose de plus.

- C'est déjà beaucoup, merci beaucoup Bella.

- C'est normal, je te le dois bien. C'est de ma faute si tu t'es retrouvé dans cette situation.

- Non Bella, pas du tout.

- Si. Et… Je voulais te demander pardon Edward. Pour la façon dont je me suis comportée avec toi. J'ai réagi excessivement et je n'aurais pas du. Je t'ai jugé hâtivement alors que je n'en avais pas le droit. Je… Je n'ai jamais eu de famille tu sais. La seule personne à peu près aimante que j'ai eu dans mon entourage est mon grand père, et il est mort l'année de mes dix ans. Et encore, c'étais un vieil homme bougon. Donc savoir que tu es partit alors que tu as une famille aimante… Je n'ai pas réfléchi. Je suis désolée.

Je ne sais que répondre. Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'elle me demande de l'excuser. Encore moins qu'elle me livre une partie de sa vie.

Elle n'a donc connu que son grand père. Fuis-elle une famille d'accueil ou un orphelinat ? Quoi qu'il en soit, voir la tristesse peinte sur ses trais m'est presque insupportable. Je réagis de manière vraiment étrange en présence de cette fille.

- Tu n'as pas à t'excuser Bella. C'est autant ma faute que la tienne, j'aurais du t'expliquer au lieu de ne rien dire et partir.

- Edward, n'essaye pas de rejeter la faute sur toi !

- Ce n'est pas ce que je fais. Je te donne simplement mon point de vue. Si je suis partit de chez moi…

- Non Edward, tu n'es pas obligé de m'expliquer. Tu ne me dois rien.

- Mais je souhaite t'expliquer Bella. J'aime ma famille, et ce n'est pas sur un coup de tête mais pour les protéger que je suis partit de chez moi. Et savoir que je les blesse me fais bien plus mal que les coups que j'ai reçu ce soir.

- Edward…

Je ne souhaite pas m'attarder sur ce sujet. Pas aujourd'hui. J'aimerais me confier à Bella mais pas aujourd'hui. Je suis trop fatigué et j'ai trop mal. Je ne saurais pas ordonner mes pensées pour lui expliquer les choses comme il faut.

- N'en parlons plus. Du moins pour aujourd'hui. C'est oublié d'accord ?

Elle lève la tête vers moi et mon cœur se serre à la vue de ses yeux larmoyants.

- D'accord. Tu es vraiment quelqu'un de bien Edward.

- Bah ! Tu parles !

- Dans ce cas là… Tu veux bien que nous fassions toujours route ensemble ? Il faut dire que maintenant j'ai peur de te laisser seul, je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose.

Elle essaye de faire de l'humour, afin de détendre l'atmosphère. Cette fille est top.

- Bien sûr voyons ! Je ne saurais me passer de tes talents d'infirmière.

Elle sourie et semble enfin se détendre. Je m'excuse auprès d'elle pour me rendre dans la salle de bains. Un coup d'œil dans le miroir me confirme que je suis bien arrangé. Mais j'ai évité le pire. Je me nettoie sommairement puis me change pour dormir. Je suis épuisé et j'ai mal partout.

En sortant de la salle de bain, je constate que Bella s'est endormi sur le lit. Comment fait-elle pour sombrer aussi vite ?

Je la regarde un instant, ébloui par sa beauté naturelle. Je n'avais jamais remarqué qu'elle avait un visage si harmonieux.

Je me ressaisi et bouge enfin, si Bella m'avait surpris à l'observer ainsi, je ne suis pas certain qu'elle aurait apprécié.

J'attrape une couverture dans le placard près du lit et m'allonge par terre. Une côte fêlée et une nuit sur un sol dur. Je sens que je vais bien dormir !

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Et voilà pour ce chapitre ! J'ai eu un peu de mal à l'écrire, à retranscrire ce que Bella et Edward pensent et ressentent. J'espère que ça vous aura plût en tout cas !

N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !