Hey ! Hey ! Hey ! Tout d'abord je m'excuse pour le retard, ensuite je souhaiterais vous prévenir que je pars légèrement dans un délire étrange dans ce chapitre mais toujours avec humour, enfin je l'espère, bref, si vous n'aimez pas je pourrais clairement comprendre mais je voulais juste tester un format un peu différent. Merci pour les favs, follows et reviews et enfin, bonne lecture :)
- Une prof pas comme les autres, chapitre 9 : Le silence des Agneaux :
- Franchement Griffin, je voudrais pas te vexer mais y a pas un chat dans ce bled... Dis-je à la blonde qui frappais pour la millième fois au moins à une porte.
- Il doit bien y avoir quelqu'un qui vit ici. Répliqua-t-elle en marchant en direction de l'une des dernières habitations.
- Si ça tant fait plaisir de frapper à des portes... Dis-je en m'adossant à un vieux mur en pierre alors que Clarke frappait lourdement contre la porte.
- Ok, c'est bon, j'abandonne. Souffla-t-elle finalement en me rejoignant.
Elle me fixa quelques secondes avant de prendre la parole.
- Et c'est pas la peine d'en rajouter s'il-te-plaît. Je lui lançais un magnifique sourire avant de la suivre, laissant au passage ma haine de la neige de côté.
Je dois dire que ce village est terriblement flippant. Entre ces vieilles maisons de pierre abandonnés et cette église en plein milieu, je pense qu'il y aurait moyen de tourner un reboot de film d'horreur bas budget, voir sans budget à ce niveau.
- T'as entendus ? Me dit la blonde en se stoppant.
- Tu lis dans mes pensées maintenant ? Parce-que c'est parce que ce village pourrait être le lieu d'un film d'horreur qu'il faut tout de suite que tu t'imagine des bruits ou- Un craquement très distinct ce fit entendre derrière nous.
- C'est sûrement le vent. Me lança-t-elle ironiquement dans une imitation de jeune femme effrayée alors que je commençais légèrement à flipper de mon côté, sa blague ne me faisant absolument pas rire.
Oh, j'ai sûrement oubliée de préciser qu'il fait actuellement nuit. Voilà, donc niveau angoisses de gosses on atteint un sacré palier. Le bruit de pas se rapprochant de notre position confirma quelques peu ma théorie de mauvais film d'horreur.
- Ok, alors surtout tu ne te retourne pas. Lui dis-je en lui attrapant la main.
- Sérieusement Lexa ? Ne me dis pas que tu as peur ? Son ton enjoué me donna de fortes envies de meurtres mélangés à des envies de fuites soudaine.
- T'as jamais vue le silence des agneaux ou Le Projet Blair Witch? Non, parce que c'est quand on se retourne qu'on finit embrocher, brûler vif ou carrément bouffée par un psychopathe. Alors ne te retourne pas. Et puis avec un peu de chance on passera inaperçus dans le décor, ok Griffin ? Griffin ? Je la déteste... La blonde n'était plus à mes côtés et le son de sa voix derrière moi m'indiquais qu'elle avait préférée se retourner et faire connaissance avec notre futur Hannibal Lecter, chouette.
Alors que je me préparais à me retourner, pour faire face à notre agresseur qui je l'espérais, ne ressemblais pas à un clown, quand de la bave termina sur ma main droite.
- C'est une blague ! Mais c'est dégueulasse ! Criais-je en sursautant et en m'essuyant la main sur mon pull.
En laissant mon regard tomber, j'aperçus la pire chose que l'humanité est crée, un chien. Et moi qui déteste les animaux il fallait que je tombe sur le seul chien vivant dans ses montagnes et qui en plus de tout aime lécher la main des inconnues, de mieux en mieux ce voyage scolaire...
- Pardon ? Lança une voix grave et extrêmement strict qui ne ressemblait en rien à celle de Griffin.
- Enfin je veux dire c'est lassant, je suis lasse de marcher... Me rattrapais-je, accentuant fortement le lasse, je pouvais apercevoir le regard réprobateur de la blonde qui ouvrit grand les yeux aux côtés d'un homme encore inconnue au bataillon.
Homme qui paraissait âgé, chauve et qui portait un tatouage encore plus étrange que celui que je portais dans le dos. A ouais, un vrai psychopathe celui là, je tombe toujours sur la bonne pioche moi...
Sans un mot, l'homme nous invita à le suivre dans une petite maisonnette qui avait passée inaperçue aux yeux experts de Clarke. J'aurais préférée refuser cette gentil invitation, seulement la blonde en avait décidée autrement, et puis la tempête qui se levait m'obligea elle aussi à foncer dans ce qui pourrait être un piège, mais bon, autant mourir au chaud...
L'homme nous invita à nous installer dans ce qui, normalement, devait être une sorte de salon. Et bizarrement, l'endroit paraissait très chaleureux et le lustre ne me contredira pas sur ce point. Notre jeune psychopathe à du goût en terme de déco, bon bah au moins, je vais mourir au chaud et dans un bel endroit y'a vraiment de quoi se réjouir !
- Un thé ? Nous proposa-t-il poliment lorsque enfin nous nous étions assise sur le canapé extrêmement moelleux pour le plus grand bonheur de mon fessier.
- Volontiers Gustus. Lui répondit la blonde en fixant l'homme dans les yeux.
Je vois qu'elle a déjà fait connaissance avec lui, je connais au moins le nom de mon futur agresseur...
- Excusez-moi, auriez-vous un téléphone s'il vous plaît ? Demandais-je finalement, en pensant aux élèves qui devait encore être bloqués avec le niai, la torture quoi.
- Je vous apporte ça tout de suite. Me répondit-il en sortant de la pièce.
Je soupirais discrètement quand le monstre qu'était son chien vint poser sa tête sur mon genoux. J'essayais tant bien que mal de le faire partir quand la main de Clarke se posa sur le visage de ce petit monstre.
- Mais t'es tout gentil toi. Lui dit-elle avec un énorme sourire digne du niai.
Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi les gens parlaient aux animaux. Ils ne vont pas leur répondre et ils devraient pourtant le savoir. Et puis franchement, il est pas gentil ou mignon ce chien. Je suis sûre qu'il s'appelle Peste ou Ebola ce truc. Oh, et je suis sûre aussi qu'il a une maladie au niveau des glandes salivaires...
- Lexia, laisse la demoiselle tranquille. Je relevais rapidement le visage en direction de l'homme qui apparemment connaissait mon prénom.
Mais comment il connaît mon prénom lui ?
- Je parlais à ma chienne. Ok, alors soit il a le syndrome de la Tourette soit il se fout de ma gueule, et je souhaite pour lui que ce soit la numéro 1.
- Excusez moi, mais m'insulter ne vas pas- La blonde me coupa de la main.
- Elle s'appelle Lexia... Me chuchota-t-elle à l'oreille en fixant le chien.
- Je voulais parler de mon chien qui se trouve être une femelle. Dit l'homme en posant brusquement un petit plateau sur la table basse.
Ah oups. La gaffe...
- Désolé, j'ai cru que vous m'aviez appelé... Lui dis-je en baissant le regard, rouge de honte je suppose.
- Ce n'est pas grave. Me répondit-il en me tendant un téléphone portable datant sûrement des années 90 ou un truc dans le genre.
Je lui lançais un petit merci avant de sortir à mon tour de la pièce pour pouvoir téléphoner tranquillement, abandonnant la blonde dans les mains d'un, peut-être, sérial killer, mais bon, c'est elle qui nous as ramenées ici alors qu'elle assume.
J'entrais dans la première pièce que je trouvais, et qui se trouvait plongé dans le noir le plus totale. Après plusieurs tentative futile pour allumer la lumière, je tentais de taper le numéro de l'auberge du mieux que je pouvais. Je suppose qu'il n'a pas l'électricité ici pour la lumière de toute façon...
- Allô ? Me lança une petite voix.
- Maya ? Dis-je d'un ton beaucoup trop joyeux.
- Oui, Lexa, vous êtes où ? Me questionna-t-elle directement.
Je lui expliquais la situation le plus clairement possible quand elle me coupa, la voix emplie d'inquiétude.
- Lex', les secours ont retrouvés les enfants. Par contre, je- enfin normalement il n'y a pas de village dans ce coin... Fantastique.
- D'accord, euh, tu pourrais envoyer des secours rapidement alors ? Demandais-je aussitôt, espérant partir de cet endroit le plus vite possible.
- La tempête les empêche de venir ce soir, ils n'arriveront que demain dans la matinée. Formidable.
- Ok, et bien dit leur de ce grouiller car- Allô ? Maya ? Je t'entends pas je- Un grésillement me coupa avant que le portable, enfin la brique, ne s'éteigne. Foutue bled paumé !
Ok, alors le plus important c'est de ne pas paniquer.
Ok je panique ! Inspire, expire, inspire, expire. C'est pas parce que le village ne se trouve pas sur une carte qu'il n'existe pas normalement ? Je suis vraiment entrain de me convaincre moi-même là... ?
Une odeur attira soudainement mon attention. Aidée par la lumière de l'écran de verrouillage de mon portable j'examinais d'un rapide coup d'oeil la pièce pour tenter de trouver d'où pouvait bien venir cette incroyable odeur de viande avarié, vraiment de mieux en mieux cet endroit.
Je lâchais brusquement mon portable en retenant un léger hurlement de surprise. Une forme se trouvait allongée dans ce semblait être un lit. Apparemment, je venais d'entrer dans la seule pièce où quelqu'un dormait. J'espère que je n'ai pas réveillée cette personne avec mon portable, j'ai pas vraiment envie de mourir étouffée par un oreiller. Je récupérais donc mon smartphone dans la plus grande discrétion, s'en le vouloir, j'appuyais sur le bouton pour l'allumer, et je n'aurais jamais dû.
La lumière bleuâtre de mon écran fit ressortir un visage figé dans les ténèbres. Enfin, c'était plus vraiment un visage à ce niveau là on pourrais plus parler de crâne avec ses orbites vides et les dents qui apparaissaient entre les crevasses des joues et des mâchoires. Ma curiosité l'emporta sur la peur, je m'approchais du squelette d'un pas tremblant. Ma lumière éclaira le crâne de cette personne qui reposait sur un petit oreiller, les draps étaient remontés jusqu'au menton mais les bras étaient passés au-dessus, les mains jointes à la hauteur de la poitrine et mise en valeur par un très mignon voir affreux chapelet. De vieux cheveux blanc semblait onduler sous l'effet de la lumière de mon portable comme les tentacules d'une pieuvre, quand je vous disais que c'était pas mon truc la montagne et les animaux...
- Lexa !? Cria Griffin dans l'autre pièce. Je prenais une rapide photo de la scène avant de ranger mon portable dont l'écran été à présent fissuré en deux, géniale.
Et merde. Bon, on reprend ses esprits, on oublie et on fait comme si on avait rien vus. On va tenter de rester crédible devant Gustus, enfin avec mon jeu d'acteur on vas pas s'en sortir. Je savais que j'aurais du faire plus de cours de théâtre. Et ne me demander pas pourquoi j'ai arrêtée après la première séance. Quand un mec vous demande de vous imaginer dans un œuf prêt à éclore, on a plus très envie de revenir après...
- Tu en a mis du temps, alors ? Me questionna la blonde alors que je prenais place à ses côtés.
- Euh... Ils ont retrouvés les enfants et le niai, par contre ils ne viennent que demain pour nous. Lui répondis-je en fixant la tasse de thé que l'homme aux tatouages étrange avait posée sur la table devant moi.
- Vous pouvez rester là pour la nuit. Nous lança le vieille homme tout sourire.
Un sourire que j'apparentais plus à celui de Dexter qu'à celui d'un berger aimable qui pourrez vous proposer des petits gâteaux en vous racontant comment était le « Bon vieux »... La blonde accepta en attrapant sa tasse à présent vide, sa moue déçue sembla prendre aux sentiments notre petit tueur/berger dans son temps libre.
- Je vais vous en chercher d'autre, je vous amène du pain et quelques trucs à grignoter, vous devez avoir faim ! Lança-t-il en ricanant.
Je rigolais à sa suite en compagnie de Clarke, enfin mon rire devais vraiment sonner crispé... Après avoir longuement vérifié que notre homme ne pouvait nous écouter, je me tournais vers la blonde.
- Faut qu'on se tire d'ici et vite Griffin. Elle leva les yeux aux ciel avant d'attraper ma tasse de thé.
- Arrête de t'imaginer des scénarios improbable Lexa, ce gentil monsieur veut bien nous héberger pour la nuit alors s'il-te-plaît calme toi. Je ravalais mon envie de lui crier qu'il y avait un corps dans cette bâtisse.
- Clarke, je crois que tu m'a pas bien comprise, il y a un- La blonde grimaça soudainement en se relevant brusquement.
- Mais qu'est-ce qu'il te prend encore ? Lui demandais-je en me relevant à mon tour.
La jeune femme soufflais sur sa main alors que de mon côté, j'étais totalement en stress, souhaitant fortement qu'elle n'attire pas notre tueur préféré !
- J'ai renversé le thé. Lâcha-t-elle après plusieurs secondes.
Je m'imagine actuellement entrain de rôtir sur une broche devant les yeux énervé de notre meilleur copain le tueur aka le berger. Bon, tant qu'elle en a mis que sur ses vêtements, on est bon, parce que si elle en avait foutue sur le canapé en cuir blanc j'aurais- Oh non, non, non, non. Mais comment elle fait pour être aussi gaffeuse que moi !
- Aide moi à retourner les coussins. Je retournais avec difficulté le premier alors que de son côté, la jeune femme me regardait étrangement.
Oui, il est vrai que si on avait été chez quelqu'un de mentalement normal j'aurais juste réprimandée la jeune femme avant de payer le pressing, mais là, on est pas chez quelqu'un de normal, et j'ai pas vraiment envie de l'énerver celui-là.
- Bon, tu m'aide ou pas ? Lui demandais-je alors que je n'arrivais pas à retourner celui du milieu qui semblait scotché à ce foutue canapé !
Après plusieurs tentatives, je me rendis compte que ce magnifique coussin blanc tâché de thé était en faite réellement attaché à ce canapé.
- C'est pas grave, je vais lui expliquer. Me dit Clarke en haussant les épaules d'un air innocent.
Lui expliquer ? Mais elle veut notre mort clairement !?
- Je ne crois pas, non parce que ce mec est- Les pas de l'homme se rapprochant de nous m'obligèrent à me taire.
- Vous préférez du fromage ou des yaourts ? Lança le tueur en posant un pied dans la pièce, le regard baissé sur ses mains où des tranches de pains prenaient place. Plus le temps.
J'attrapais le bras de la blonde avant de m'asseoir sur le coussin et de précipiter Griffin à ma suite en l'obligeant à s'asseoir sur mes genoux. Oui, bah on fait ce qu'on peut !
- Fromages ! Lui répondis-je alors que Clarke répondit Yaourt en même temps que moi.
Je vais la tuer avant que lui ne la tue c'est certains. Je regardais ses mains remarquant qu'il tenait du fromage mais pas de yaourt, pour une fois qu'elle réfléchit la petite blonde.
- Yaourt. C'est bien un yaourt... Répondis-je sous les yeux interloqués des deux autres.
L'homme haussa les épaules et retourna d'où il venait.
- Tu m'explique ce qu'il se passe ? Me questionna finalement Clarke en se relevant, bousculent au passage Ebola.
- Baisse d'un ton tu veux... ? Elle leva les yeux au ciel, et avant qu'elle ne reprenne je lui plaquais ma main sur la bouche. Je t'en prit, pour une fois ferme la et écoute moi attentivement. Ce mec garde un cadavre dans son propre lit.
Une fois la surprise à priori passé, je retirais ma main doucement.
- Arrête tes conneries Lex', t'as vraiment un problème c'est temps-ci. Me répondit-elle simplement d'un ton plus qu'exaspéré.
J'en reviens pas, même quand je dis la vérité les gens croient que je mens, ah bah bravo la confiance ... On se sent vraiment aimée ici.
- Mais je déconne pas ! Lui répliquais-je un peu trop fort à mon goût.
Mon stress devait vraiment être flagrant sur mon visage vu que le jeune femme prit son temps pour me dévisager en fronçant les sourcils.
- C'est impossible comment un homme aussi-
- Gentil, généreux, psychopathe et joyeux... Ouais je sais, c'est dur à croire mais je ne te mens pas ! Je peux te montrer si tu veux. Lui dis-je en lui présentant la photo que j'avais pris le temps de faire avant de sortir précipitamment pour les rejoindre.
La blonde dû retenir, tout comme moi, un cri de terreur. Alors qu'elle allait à nouveaux prendre la parole, la voix grave de notre gentil sauveur la coupa.
- Je n'ai que des yaourts aux fruits. Lança-t-il alors que mon sourire extrêmement forcé devait trahir mon envie de fuir cet endroit.
- C'est parfait... Lui répondit Clarke, encore derrière moi, dans ce qui semblait être un chuchotement.
Ebola me lécha une nouvelle fois la main, je me retenu de l'insulter, pas question d'énerver ce taré. Je pris à nouveau place sur le coussin pour tenter de cacher la tâche de thé tandis que Clarke préféra mes genoux à mon plus grand désespoir.
Quand je pense que j'ai suppliée Anya de venir à ma place, si je reviens vivante de cet endroit je la supplie de ne plus jamais me laisser partir en voyage scolaire. La soirée aller être beaucoup plus longue que ce que j'avais prévue...
