Yo ! Me voici de retour avec le nouveau chapitre !
Merci à Aurelia-love-Saga et Arthygold pour leurs reviews.
Bonne lecture
Ayoros ne comprenait pas exactement ce qu'il se passait . Il venait d'ouvrir la porte de son domicile après avoir entendu la sonnette, la personne de l'autre côté n'était autre que Kanon, un sac à dos jeté en vrac sur son épaule. Le guitariste était en larmes. Le même état dans lequel le grec s'était déjà présenté à sa porte treize ans plus tôt, un état dans lequel il ne voulait plus jamais le voir. Il ne put se retenir et se précipita alors pour le prendre dans ses bras.
« -Que se passe-t-il? Interrogea-t-il d'une voix douce.
-J'ai rompu avec Rhada... Je ne sais pas où aller, Saga n'a pas assez de place pour m'héberger.
-Tu es toujours le bienvenu ici, entre donc te mettre au chaud.
-Merci 'Ros... »
Un étrange mélange de rage et de satisfaction emplit le sagittaire. L'amour de sa vie avait enfin quitté ce foutu anglais mais il était maintenant dans un état déplorable. Son poing se serra avec hargne, le blondinet n'allait pas tarder à payer et d'ici là, la sublime créature aux cheveux bleus serait déjà retombée dans ses bras.
Le Gemini partit s'avachir sur son canapé, complètement prostré, tandis qu'il allait lui chercher un verre d'eau et une boite de mouchoirs, après quoi, il retourna s'installer près de lui. Kanon se colla immédiatement à Ayoros qui passa machinalement un bras autour de ses épaules tandis que sa main venait naturellement prendre place dans ses cheveux.
« -Qu'est-ce qu'il s'est passé?
-Eaque est à l'hôpital pour une crise de foie ou je ne sais quoi et Rhada a l'air persuadé que c'est un coup monté. Je lui dis qu'il devait arrêter d'être parano et il m'a engueulé en disant que je n'y connaissais rien. J'en ai ras-le-bol qu'il me traite comme ça alors je l'ai quitté. Il n'a même pas daigné m'accorder un regard quand je suis parti.
-Tu as bien fait, il ne te méritait pas.
-Pourquoi j'ai bien pu te larguer pour finir avec un type pareil? Bordel, je passe ma vie à faire des choix pourris! Mes parents avaient raison, je suis vraiment un bon-à-rien.
-Ne dis pas ça! Si cet idiot n'a pas su se rendre compte de la chance qu'il avait, c'est sa faute uniquement. »
Les pleurs redoublèrent au lieu de s'atténuer. C'était décidé, le blond serait le premier à passer l'arme à gauche même si c'était la dernière chose qu'il faisait. Il retient cependant sa fureur pour laisser sa main caresser le dos de son amour interdit.
-C'est amusant que tu te sois réfugié chez moi malgré tout, déclara Ayoros.
-Qu'est-ce que tu veux dire?
-Même si ton frère ne pouvait pas t'héberger, tu aurais pu te réfugier chez Milo ou un des autres membres du groupe, bref un de tes amis proche pas ton ex.
-Tu restes un de mes meilleurs amis 'Ros... Je sais que je peux compter sur toi dans les coups durs malgré les hauts et les bas qu'on a traversés.
Un éclair de tristesse traversa les yeux de l'ancien amant.
-Mais j'avoue que parfois je regrette la décision que j'ai pris ce jour-là, murmura Kanon.
-De quelle décision parles-tu?
-Celle de te quitter...
Les caresses s'arrêtèrent à cette révélation.
-Tu regrettes qu'on ne soit plus ensemble?
-Je trouvais que tu m'étouffais dans tes attentions mais tu voulais juste me montrer que tu tenais à moi... Je crois que je n'ai jamais pris l'habitude de ce genre de truc avec mes parents qui se fichaient de mon existence. Rhada m'accordait à peine un mot gentil et se contentait de me faire des déclarations ou des crises de jalousie quand ça lui chantait. Depuis que je me suis mis avec lui, je me force à me dire que j'apprécie cette distance et le fait qu'il me laisse mon espace mais c'est juste de la poudre aux yeux. Si je pouvais revenir dans le temps, je m'empêcherais de faire la connerie de te larguer.
Deux mains saisir les épaules du guitariste pour le forcer à se tourner vers son vis-à-vis qui l'observait avec douleur, crainte mais aussi espoir.
-Tu voudrais que nous soyons toujours ensemble?
Sa voix était suppliante.
-J'aurais voulu faire les décisions pour que ce soit notre situation en effet. Mais j'ai perdu ma chance et après tout ce temps, je doute que tu veuilles encore de moi. J'ai foutu ma vie romantique, et une partie de la tienne, en l'air pour rien.
-Je veux toujours de toi... J'attends que tu me reviennes depuis le jour où tu m'as quitté.
-Comment tu pourrais encore vouloir de moi après ça? Ne me prends pas en pitié 'Ros, je ne veux pas de faux espoirs.
Un sourire rassurant et plein de promesses s'étala sur le visage du châtain qui saisit le menton de son ex.
-Je ne t'ai jamais menti Kanon et je ne te mentirais jamais. Je suis près à recommencer quelque chose avec toi si tu es d'accord. Reprenons les choses à zéro s'il le faut et réparons nos cœurs ensemble.
-N'a-t-on déjà pas perdu assez de temps?
Le cadet des Gemini se pressa plus contre l'autre pour l'embrasser avec fougue.
-Ça règle le problème d'où tu vas dormir, susurra Ayoros en jouant avec une mèche de ses cheveux.
-Il faut quand même que je récupère mes affaires de l'appartement...
-Tu n'as qu'à attendre que Rhadamanthe soit au tribunal ou autre pour qu'on aille les chercher.
Le téléphone de Kanon, posé sur la table basse, se mit soudain à sonner, affichant comme contact, l'anglais tant redouté. Le grec saisit l'appareil avec réticence avant de décrocher, sous le regard inquiet de son compagnon.
-C'est bon? Tu as fini ta crise? Grinça le blond.
-Ce n'était pas une crise, ordure! Toi et moi c'est fini, j'en ai ras-le-bol.
-Et comment tu comptes survivre sans moi? Tu n'as nul part où rester sur le long terme, toutes tes affaires sont ici. Et imagine la réaction de tout le monde s'il apprenne que tu m'as quitté.
-Je leur expliquerais que je ne pouvais pas rester avec un connard.
-C'est ta parole contre la mienne Kanon. Rien ne te prouve qu'il préféreront ta version des faits à la mienne.
-Qu'est-ce que tu veux à la fin?
-Je veux que tu reviennes immédiatement et j'oublierais toute cette histoire. Alors sois gentil et ne me force pas à venir te chercher.
-Va te faire voir!
-Je te laisse jusqu'à demain pour te calmer et revenir après quoi je...
L'appel fut violemment coupé par Ayoros qui avait observé l'échange avec une angoisse grandissante.
-Ça lui arrive souvent de te menacer comme ça?
-Kanon?
-Je me charge de récupérer tes affaires.
Le sagittaire l'enlaça avec force et il enfouit sa tête dans son cou.
-Je ne le laisserais plus te faire du mal. Je te le jure.
...
« -Tu veux bien m'expliquer ce qu'il se passe? Les autres ne me tiennent pas vraiment au courant.
-Ta famille de dingues vient d'envoyer un civil chez un potentiel meurtrier! Voilà ce qu'il se passe!
-Attends qui? Et quoi? »
Marine soupira violemment. Comment faisait-elle pour toujours se retrouver dans ce genre de situations? Elle devrait déjà être aller tout dire à la police, mais non il fallait que ses amis décident de se débrouiller comme des grands. Non mais franchement... Vouloir démonter une branche de la mafia ou je-ne-sais-quoi à eux tout seul, Aiolia avait raison la teinture pour cheveux les avait tous rendus dingues.
« -On soupçonne Ayoros d'avoir voulu empoisonner Rhadamanthe mais que ce soit toi qui ai tout pris en mangeant son assiette. Résultat : Kanon s'est porté volontaire pour aller récupérer des preuves chez lui.
-Dis-moi que tu te fous de ma gueule.
-J'aurais voulu.
-Bordel ! Mais imagine la réaction de 'Lia s'il apprend ça. »
La rousse se mordit la lèvre. Si le grec était réellement coupable alors son petit-ami aurait du mal à s'en remettre. Il lui en voudrait de ne pas lui en avoir parlé et d'avoir mis son frère derrière les barreaux. Leur couple n'y survivrait probablement pas. Mais si c'était le prix pour la survie d'au moins trois innocents, elle était prête à le payer...
« -Puis pourquoi Ayoros voudrait empoisonner Rhada'? C'est pas un peu extrême juste parce qu'il lui a piqué son mec?
-C'est plus compliqué, il se pourrait qu'Ayoros soit lié à une organisation criminelle dirigée par votre père à Minos, Rhadamanthe et toi.
-D'où ma surveillance 24h/24... Pourquoi il veut notre peau?
-On ne sait pas vraiment, on a que des hypothèses. »
Le népalais laissa sa tête retomber lourdement en arrière, avant de lâcher un rire amère.
« -Quelle famille de merde...
-Ne soit pas si défaitiste, il y a pire.
-Ma mère a été abandonnée par ses parents, mes frères ont été abandonnés par leurs mères biologiques et enfin notre père veut nous buter. Sans parler des petits-amis et petites-amies qui se font draguer à tous les coins de rues. A moins que ma mère ne décide de nous abandonner à son tour et de se rallier à notre père, je vois difficilement comment on peut faire pire...
-Reste optimiste.
-Bordel, je veux bien être l'insouciant de la bande mais il y a des limites. Là, ma vie et celle de ma famille est en jeu, je ne suis pas d'humeur à faire des blagues alors que l'un de nous peut crever d'une minute à l'autre.»
Angelo pénétra alors dans la salle pour remplacer Marine, celle-ci rassembla ses affaires et se dirigea vers la porte mais se retourna au dernier moment en direction d'Eaque.
« -Je te promets qu'on va tous s'en sortir. »
...
Mu était dans son appartement en train de gérer de la paperasse pour le groupe, lorsque son téléphone vibra, annonçant un sms. Il n'était pas vraiment sûr d'avoir envie de l'ouvrir et de découvrir une mauvaise nouvelle de plus pour la journée. Tout d'abord, il avait reçu un message pour le prévenir qu'Eaque était à l'hôpital. Ensuite, alors qu'il avait tenté de contacter Kanon pour en apprendre plus, c'est Ayoros qui avait répondu pour lui dire que le grec avait rompu avec son petit-ami et n'était pas en état. Sans parler d'Aiolia qui faisait la tête parce que Marine lui cachait apparemment quelque chose et il n'avait aucune nouvelle de Shaina.
Bref, il avait dû suspendre le concert jusqu'à nouvel ordre, faire rembourser les places, annuler des réservations, et se battre pendant un bon moment avec un paquet d'autres gens, furieux. Cela lui avait pris la moitié de sa journée ainsi qu'une bonne partie de son morale.
Alors le tibétain n'avait vraiment aucune envie d'ouvrir le message qui allait lui annoncer qu'Aphrodite démissionnait pour ouvrir sa propre boutique de vêtements ou que Milo prenait une pause dans sa carrière pour épouser son petit-ami, fonder une famille, acheter une maison et adopter un golden retriever.
Avec réticence, il finit par saisir l'appareil pour regarder le nom de l'envoyeur: Saga. Il resta mitigé sur cette nouvelle, soit c'était encore une annonce qu'il n'allait pas aimé sur le plus jeune des jumeaux, soit c'était enfin un moment de répit. L'asiatique appuya finalement sur l'objet et le sms s'ouvrit. Ce n'était pas une mauvaise nouvelle, c'était une invitation à dîner... Un léger rougissement se rependit sur ses joues. La demande n'était pas formulée comme on propose à un ami d'aller au fast-food du coin après une sortie quelconque, elle était formulée comme une proposition de rendez-vous galant où on passe des heures à trouver le restaurant parfait. Est-ce-qu'il se faisait des idées ou est-ce-que le grec lui faisait des avances ? Après tout, pourquoi pas ? Au pire la sortit était purement amicale et il passerait tout de même un bon moment en compagnie du Gemini, au mieux ce-dernier devenait son petit-ami et cela ne le dérangerait pas du tout. Il aurait enfin de quoi rendre la monnaie de leur pièce aux autres et pourrait les laisser en plan quand ils auraient besoin de lui pour le boulot parce que sa vie amoureuse serait ''plus importante''.
Un sentiment de satisfaction l'emplit alors qu'il envoyait une réponse positive à Saga.
…
Minos et Rune rentraient chez eux après avoir déposer quelques affaires pour Eaque à l'hôpital. Ils récupèrent le courrier et montèrent à leur domicile. Le PDG déposa les lettres sur le buffet de l'entrée le temps de retirer sa veste, sous les yeux de son bras-droit, une enveloppe maligne alla se glisser derrière le meuble.
« -Une lettre vient de tomber derrière le meuble, informa-t-il.
-C'était important ?
-Un journal quelconque. Cependant n'imagine même pas que nous allons le laisser prendre la poussière comme si de rien n'était.
-Ce meuble pèse une tonne, tu ne veux quand même pas le déplacer ?
-Il le faudra bien, si. »
Avec un air de pur désespoir collé au visage, le norvégien revint aider son compagnon qui commençait déjà à déplacer l'immense commode. Après plusieurs minutes, de nombreuses tentatives et un début de scoliose, ils finirent par réussir à accéder au journal disparu, ainsi qu'une montagne de lettres dont ils ignoraient l'existence.
« -C'est ça toutes les lettres qu'on a jamais reçu ? Questionna le cadet des Naraka, incrédule.
-Il semblerait bien.
-Bon on peut dire adieu à notre soirée tranquille et bonjour au tri de courrier. »
Les amants ramassèrent leur butin, remirent le buffet en place et allèrent s'installer à la table du salon. Au fur et à mesure, des piles se créèrent : vieilles factures remontant parfois à plus de deux ans, publicités pour la dernière collection automne-hiver ou réductions incroyables et surtout plus valables sur les aspirateurs d'un magasin lambda, invitation au mariage d'un ami qu'ils n'avaient pas revu depuis qu'ils avaient fini leurs études en Norvège et une carte postale envoyée par Sarita lors d'un de ses voyages au bout du monde.
« -Celle-là est pour toi, déclara Rune en tendant une lettre à son compagnon. »
Celui-ci observa l'enveloppe sous tous les angles à la recherche du nom de l'expéditeur, en vain. Le cachet montrait cependant qu'elle avait été postée depuis l'étranger. Il finit par l'ouvrir et en lire le contenu, son visage se décomposa au fil de sa lecture.
« -Alors qui l'a écrite ?
-Apparemment, ma mère biologique.
-Sarita n'a-t-elle pas dit qu'elle n'avait plus de nouvelles d'elle depuis plusieurs années ?
-Il semblerait que mon père ai compris son manège avec maman et qu'il ai décidé de la retenir prisonnière pour lui soutirer des informations sur nous.
-Comment a-t-elle pu te faire parvenir cette lettre ?
-Elle dit qu'elle a un allié sur place qui l'a posté pour elle.
-D'accord... Et qu'est-ce-qu'elle dit d'autre ?
-La lettre n'est pas très ancienne, quelques semaines seulement. Elle voulait nous prévenir que mon père allait passer à l'action et que nous devions être préparer à quoique-ce-soit. Elle savait qu'il avait un allié parmi nous, un allié avec un accent ''grec''.
-Les suspicions de Rhadamanthe sur Ayoros sont donc plus que fondées.
-Ça me semble en effet plus plausible que Kanon, Saga ou Aiolia, c'est le seul qui a une ''raison'' de nous en vouloir. Si seulement cette lettre n'était pas tombée derrière ce foutu meuble, Eaque ne serait pas à l'hôpital en ce moment !
-Tu penseras à brûler le buffet plus tard, pour l'instant, il faut prévenir les autres de nos découvertes. »
…
La porte de l'appartement de Rhadamanthe et Kanon s'ouvrit à la volée, laissant un grec passablement énervé entrer à l'intérieur et perturbant un des propriétaires des lieux au beau milieu d'une tasse de thé.. L'anglais se précipita dans l'entrée pour voir Ayoros, la clef des lieux à la main.
« -Qu'est-ce-que tu fiches ici ? Grogna le blond.
-Je viens récupérer les affaires de Kanon, répondit l'autre avec un sourire narquois.
-Il a osé aller chez toi et il n'a même pas les tripes de revenir ici alors il t'envoie à sa place.
-Je n'allais surtout pas le laisser revenir ici lui-même alors que tu l'as menacé tout à l'heure.
-Mêle toi donc de tes affaires et trouve toi une vie au lieu d'essayer de me le voler et de tuer mon frère. »
Le châtain lui envoya un regard amusé.
« -Je me douterais bien que tu devinerais que c'était moi. La seul problème c'est que tu n'as aucune preuve pour le prouver.
-Tu viens de me l'avouer toi même.
-C'est ta parole contre la mienne, comme tu disais si bien tout à l'heure. Tu n'as pas de preuve et personne ne te croira. Ton propre petit-ami m'a préféré à toi, enfin je devrais dire ton ex...
-Ne me dis pas que tu as osé le toucher.
-C'est lui qui s'est jeté sur moi pour m'embrasser. »
Le juge vit rouge et se précipita sur lui pour lui envoyer son poing dans la tête, Ayoros l'évita sans problème et répliqua en le frappant au ventre, ce qui fit tomber l'anglais au sol. Il lui donna un dernier coup de pied dans l'estomac pour la forme puis se dirigea dans l'appartement en lâchant :
« -Sois gentil et reste là pendant que je récupère les affaires de Kanon. Je crève d'envie de t'achever maintenant mais ça serait trop suspect. »
De longues minutes plus tard, le grec revint en traînant derrière lui une valise pleine à craquer alors que Rhadamanthe était toujours misérablement affalé par terre.
« -J'ai frappé plus fort que ce que je le pensais, il semblerait... »
Il le saisit par le col pour le relever.
« -C'est terminé pour toi, profite bien de tes derniers jours en vie. »
Le châtain le lâcha et quitta finalement l'endroit. L'anglais se précipita alors sur son téléphone pour appeler son amant. Leur plan pour qu'Ayoros vienne jusqu'ici pour laisser le champs libre à Kanon pour fouiller son appartement avait fonctionné comme sur des roulettes mais maintenant il fallait le prévenir que l'autre n'allait pas tarder à rentrer.
« -Aller, décroche ! »
Le bip d'attente de l'appareil sonna plusieurs fois avant de tomber sur la messagerie.
…
En simultanée à toute cette scène, Kanon s'était mis en quête de preuves dans l'appartement de son ex. Après une rapide et infructueuse cherche dans le salon et la cuisine, il se lança à l'assaut des placards de la chambre. Le premier ne contentait que quelques prix et du matériel d'archerie, souvenir d'une époque sportive depuis longtemps révolue. Le second fut lui aussi une déception, quelques livres qui n'avaient pas trouvé leur place dans la bibliothèque, une ou deux décorations terriblement kitsch achetés lors de voyages, et une pile de boites de jeux de société. Le grec finit par se rabattre sur l'armoire à vêtements dont il ouvrit les battants. L'espace qui était autrefois dédié à ses propres vêtements était complètement vide, n'attendant que leur retour. Il se mit à farfouiller dans les habits de l'autre, ne sachant pas vraiment à quoi s'attendre, peut-être à une bouteille de poison au milieu de ses chaussettes. Après une longue recherche, il finit par trouvé une vieille boite à chaussures, cachée derrière des pulls. Le cadet des Gemini s'en saisit et l'ouvrit, elle ne contenait que des photos. Il faillit la ranger, mais pris d'un élan d'intérêt, il en saisit une sur l'observer. Sur l'image, deux adolescents bras dessus, bras dessous, souriant de toutes leurs dents au milieu de ce qui semblait être un aéroport, la nostalgie s'empara soudainement de lui, cette photo avait été prise par la mère d'Ayoros le jour de leur arrivée en France. Un rapide coup d'œil au reste de la boite lui montra qu'il n s'agissait que de photos d'eux. Le contenaire semblait cependant bien lourd pour ne contenir qu'un amas de photographies. Le guitariste l'observa avec suspicion avant de renverser son contenu sur le lit. Au milieu des images, bien visible, se trouvait un pistolet.
« -Bordel ! »
Kanon se précipita alors dans le salon pour récupérer son portable. Il ne vit pas la silhouette se déplaçant derrière lui, il ne vit pas l'homme abattre un objet à l'arrière de son crâne, il ne vit que les points noirs dansant devant ses yeux alors qu'il sombrait dans l'inconscience.
Voila voilà, merci d'avoir lu, n'hésitez pas à laisser votre avis et rendez-vous au prochain chapitre !
