Un grand merci à Elencirya, Gabrie-hina, caramelise, diane, littlebeattle, Justine et lumibd qui ont laissé une review pour le huitième chapitre.
Et voilà le neuvième chapitre, je vous souhaite une bonne lecture.
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Auteur : Sephora85
Titre en anglais : Until the day you die
Titre en français : Jusqu'au jour de ma mort
Traducteur : DiagonAlleyParis
Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling
Beta Reader : Lily Petite Etoile qui me relit et corrige mes imperfections.
Sujet : La guerre est terminée. Voldemort a gagné et Ginny Weasley est donnée en tant qu'esclave à Lucius Malfoy. Cette histoire est racontée selon le point de vue de Ginny Weasley.
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Jusqu'au jour de ma mort
Chapitre 9 : Désobéissance
J'essaie de passer inaperçue pendant que je regarde Malfoy qui descend les marches en direction du hall d'entrée et qui se rapproche de la cheminée. Alvara se trouve à quelques mètres devant lui.
Mes yeux tombent sur Lestrange qui est assis sur le sol en marbre, il est adossé au mur. Il ne porte que le bas de son pyjama et sa poitrine est nue. Je sens la nausée qui m'envahit quand mon regard se pose sur le couteau qui est encore enfoncé dans son bas-ventre. Je porte ma main à ma bouche afin de m'empêcher de vomir, néanmoins la douce odeur du sang persiste dans mon nez.
Avec hésitation, je m'approche de l'escalier et regarde vers le bas en direction de l'entrée. Le sol en marbre est recouvert de sang, tout comme Lestrange. Ses mains, sa poitrine et son pantalon, tout est couvert du collant liquide rouge.
En silence, je commence à descendre les marches, ma curiosité fait ressortir le meilleur de moi et je me pousse à écouter ce que Lestrange a à dire.
« Alvara, allez me chercher dans mon bureau des potions guérissante et reconstituante pour le sang », ordonne Malfoy calmement, sa voix est complètement insensible à la scène.
Je suppose qu'il a vu tant de morts, qu'il a lui-même perdu tant de sang dans sa vie que la souffrance des autres ne l'affecte tout simplement plus.
J'atteins le hall d'entrée et j'observe comment Malfoy prend Lestrange par le bras et le remet sur ses pieds. Apparemment, ils ne me remarquent pas tandis que Malfoy le traîne jusqu'au salon.
Prudemment, je les suis et je regarde comment Malfoy fait allonger Lestrange sur le canapé. Alvara se précipite dans la pièce à travers une porte qui mène au bureau et elle dépose plusieurs flacons sur la table à côté du canapé. J'entre dans la pièce en faisant attention à ne pas faire le moindre bruit.
« Bois la potion reconstituante pour le sang », demande Malfoy.
Lestrange semble à peine conscient mais néanmoins il avale celle-ci.
« Que s'est-il passé, Rodolphus ? », demande t-il.
« La… la sang de bourbe… elle m'a poignardé… », marmonne Lestrange et la joie me submerge.
Un large sourire apparaît sur mon visage. Bon travail, Hermione ! Le salaud le méritait !
« Tu aurais du être plus prudent, Rodolphus. Il ne faut pas faire confiance aux femmes et en particulier à celles qui sont captives », dit Malfoy d'une voix traînante et je sens la colère monter de nouveau en moi.
Il n'est pas surprenant que les femmes ne soient pas dignes de confiance si les hommes les violent et les maltraitent ! Mais Malfoy a évidemment pris toutes les précautions afin de m'empêcher de faire comme Hermione, me dis-je amèrement à moi-même.
« Je vais t'enlever le couteau et j'essaierai de refermer le plus rapidement possible l'entaille afin de minimiser ta perte de sang. Je n'ai pas besoin de te dire que cela va être douloureux », dit Malfoy calmement.
Lestrange hoche simplement de la tête et Malfoy saisit le couteau d'une main tandis que de l'autre il pointe sa baguette en direction de la blessure. La bile monte dans ma gorge tandis que je contemple comment Malfoy retire le couteau de la profonde entaille, de plus en plus de sang s'échappe de l'abdomen de Lestrange.
Je me rappelle du jour où il a tué l'autre mangemort avec un couteau, je me souviens comment il était si composé tandis qu'il avait regardé un être humain mourir.
Malfoy murmure des incantations, tout en traçant des petits cercles au dessus de l'entaille et ce jusqu'à ce que celle-ci commence à refermer petit à petit. Après quelques minutes, la blessure a disparu, il ne reste plus qu'une cicatrice. Lestrange boit la potion guérissante avant de glisser de nouveau sur le canapé, ses yeux sont mi-clos et sa respiration est superficielle.
« Où est maintenant la sang de bourbe ? Tu l'as déjà tuée, n'est-ce pas ? », demande Malfoy moyennement intéressé.
J'étouffe un petit cri, mon sang se glace à l'idée que Hermione puisse être morte.
« Non… je… ne pouvais rien faire…Elle a ma baguette… », murmure Lestrange faiblement.
« Elle a ta baguette ? Pour l'amour de Dieu, Rodolphus ! Tu es un foutu amateur, comment se fait-il que la sang de bourbe ait pu avoir ta baguette ? » Malfoy semble plutôt en colère.
« J'étais distrait… »
« Distrait ? », demande Malfoy d'une manière accusatrice.
« Je… Elle me faisait une fellation… et je ne prêtais pas attention… », marmonne Lestrange tranquillement.
J'ai des hauts-le-cœur et suis dégoûtée. Malheureusement, je ne fais pas attention à ne pas faire de bruit et Malfoy retourne son attention vers moi. Ses yeux se plissent légèrement mais Lestrange ne semble pas avoir remarquer quoi que ce soit.
Soudain, Lestrange saisit Malfoy par le bras et murmure avec insistance. « Tu dois aller chercher la sang de bourbe dans mon manoir. Je veux la punir maintenant. Quand j'en aurais fini avec elle, elle me suppliera pour avoir mon pardon ! »
« La sang de bourbe est déjà sûrement partie. Elle ne va pas attendre ton retour ! », déclare Malfoy avec dérision.
Un méchant rictus apparaît sur le visage pâle, comme la mort, de Lestrange. « Non, elle ne peut pas s'échapper. Elle ne connaît pas le mot de passe pour les protections que j'ai placé sur la maison. »
Mes yeux s'élargissent, la terreur m'envahit. Oh mon Dieu, Hermione. Elle est prise au piège et elle va être torturée juste parce que je lui ai dit de s'échapper.
« Au moins, tu n'es pas complètement idiot », dit Malfoy d'une voix traînante et moqueuse.
Je dois aider Hermione, je ne peux pas la laisser être punie. Que puis-je faire ?
« Va la chercher pour moi, Lucius », supplie Lestrange, son visage est tout contorsionné par la douleur mais il n'a toujours pas remarqué ma présence dans l'embrassure de la porte. « Le mot de passe est 'suprématie'. »
Les yeux de Malfoy s'élargissent et sa tête se tourne vers moi mais je fais volte face et me précipite vers la cheminée.
Je vais aller aider Hermione, au moins l'une d'entre nous sera libre. Au diable, les conséquences !
Je cours jusque dans la cheminée en espérant qu'il n'y ait pas de protection particulière sur celle-ci car Malfoy doit probablement penser qu'il a un total contrôle sur moi. Je jette la poudre de cheminette et crie : « Manoir Lestrange ! »
Je vois Malfoy qui me fixe avec des yeux furieux mais il disparaît de ma vue quand je commence à tournoyer.
Un moment plus tard, j'arrive dans le hall d'entrée du manoir Lestrange. Je regarde tout autour de moi et je cherche avec frénésie mon amie.
Je l'appelle désespérément. « Hermione ! »
Soudain, une porte s'ouvre et Hermione est là, couverte de sang, son visage est marqué par des larmes. Je cours vers elle et la prends par le bras. Je l'attire dans une pièce et ferme la perte derrière nous. « Hermione, tu… »
J'entends des pas dans le hall d'entrée et je me raidis. « Verrouille la porte, c'est Malfoy ! » dis-je en hurlant d'une manière hystérique.
Toutes les couleurs disparaissent du visage d'Hermione, mais elle pointe la baguette de Lestrange vers la porte et murmure un sort. Celle-ci rougeoie pendant un instant et j'entends un déclic.
« Ginny, que viens tu faire ici ? », demande t-elle inquiéte.
Je secoue la tête et la prends par les épaules. « Ecoute-moi, Hermione. La porte n'arrêtera pas Malfoy longtemps. Je sais ce que tu as fait, Lestrange est au manoir Malfoy. Il est furieux. »
Hermione pâlit encore plus, son menton commence à trembler.
« J'ai le mot de passe, tu peux donc transplaner. Tu seras libre », dis-je en murmurant, des larmes s'écoulent sur mes joues.
Hermione me regarde avec incrédulité, ses yeux marrons sont remplis de larmes et de gratitude. « Oh, Ginny. Mais, toi ? Tu devrais venir avec moi. Nous pourrions transplaner ensemble », suggère t-elle pleine d'espoirs.
Je secoue la tête avec véhémence. « Non, Hermione. Malfoy torturait et tuerait mes parents. Maintenant, va t-en ! Le mot de passe est 'suprématie' !'
Hermione me fixe d'un air incertain. « Mais, tu seras punie, Ginny… Tu… »
« Cela n'a pas d'importance, Hermione. Je supporterai chaque torture avec un sourire aux lèvres aussi longtemps que je saurais que tu es libre et que tu te battras avec la résistance ! Essaie de libérer mes parents et mes frères, alors pourrais-je peut être tenter de m'échapper. Maintenant, va t-en ! », dis-je avec insistance.
La porte s'ouvre violemment et Malfoy entre dans la pièce, ses yeux sont presque noirs de fureur. Il pointe sa baguette vers Hermione mais avant qu'il ne puisse marmonner un sort, elle transplane en faisant un –pop-. Sa baguette est encore dirigée vers l'endroit où se trouvait Hermione quelques instants auparavant quand il murmure : « Insisto Ap… »
Je me jette sur lui et je le déséquilibre afin qu'il tombe à terre, puis je m'étale sur son corps. Il voulait tracer Hermione et il l'aurait suivie pour la ramener. Je ne pouvais pas permettre cela.
Il me repousse violemment loin de lui, sa forte poussée me projette à terre et je me brise le poignet gauche. Je gémis de douleur et des larmes me montent aux yeux. Il se redresse et me lance des regards noirs. Je risque un hésitant coup d'œil vers son visage et je le regrette aussitôt.
Ses yeux sont remplis de colère et son visage est complètement pâle en raison de sa fureur. Mon Dieu, il a vraiment un air meurtrier.
J'essaie de ramper loin de lui mais il m'attrape par mon poignet cassé, ce qui me provoque une vague de douleur à travers le corps. J'hurle de douleur et des larmes s'écoulent de mes yeux quand qu'il me remet sur mes pieds.
Puis, il me pousse violemment en arrière jusqu'à ce que je touche le mur. L'instant d'après, son corps se presse contre le mien et sa main me maintient mes deux poignets au-dessus de ma tête. Je gémis de douleur à cause de mon membre cassé, mais je n'ose pas bouger.
« Dieu sait que je désirerais vous prendre maintenant contre ce mur afin de vous montrer votre place dans ce monde, jeune fille », murmure t-il d'un air menaçant.
Mon estomac se retourne encore et encore et ma lèvre inférieure commence à trembler en raison de ma peur.
Ses yeux ont la nuance la plus sombre de gris que je n'ai jamais vu et ceux-ci sont pleins d'émotions qui sont trop terrifiantes à comprendre.
« Vous avez vraiment de la chance que Rodolphus soit inconscient, de sorte qu'il ne sache pas que c'est vous qui avez libéré sa petite pute au sang de bourbe », déclare t-il d'une voix traînante et sèche.
« Ne l'appeler pas par ce nom ! », dis-je avec un ton plein de venin. C'est bizarre que je prenne le risque de défendre les autres alors que je suis trop lâche pour tenir bon pour mon propre bien, n'est-ce pas ?
Ses yeux se plissent et sa pression sur mon poignet augmente, ce qui me provoque une nouvelle vague de douleurs à travers le bras.
« S'il vous plait, ne me faites pas de mal », dis-je en gémissant.
« Ne criez plus jamais et je dis bien, jamais, après moi. Compris ? », grogne t-il férocement en resserrant un peu plus sa pression sur mon membre cassé lorsque je ne réponds pas.
« Oui », dis-je finalement, la douleur me rendant malade.
« Bon, maintenant que nous avons trouvé un terrain d'entente », déclare t-il en faisant une pause pour insister sur ce point puis il libère mes deux poignets de sa forte poigne, avant de continuer : « Je voudrais savoir pourquoi vous avez aidé la sang de bourbe à s'échapper, pourquoi m'avez-vous désobéi en quittant le manoir, hmm ? Ne vous avais-je pas dit ce qui arriverait à votre famille si vous aviez l'imprudence de me désobéir ? »
Sa voix est douce, plus douce que la soie, mais ses paroles sont comme de l'acide et sa menace atteint son but.
« S'il vous plait, ne punissez pas ma famille », dis-je désespérément tout en me détestant pour l'avoir simplement supplier.
Un petit sourire satisfait apparaît sur son visage et il soulève ses sourcils. « Vous m'avez désobéi et en plus Rodolphus a perdu son esclave. »
« Je voulais juste aider Hermione ! Il l'aurait tuée pour la punir de ce qu'elle lui avait fait », dis-je en murmurant avec insistance.
« Elle méritait d'être punie pour avoir eu l'impertinence d'attaquer son maître », explique t-il froidement.
« Il méritait d'être poignardé ! Il aurait du mourir pour ce qu'il lui avait fait ! Il l'avait violée ! », dis-je toute furieuse
« Elle n'est qu'une sang de bourbe, même pas un être humain, une simple possession. Elle n'a aucun droit et il pouvait faire avec elle tout ce qu'il lui plaisait », déclare t-il d'une voix traînante et menaçante.
Il ne peut pas vouloir dire vraiment cela.
Il ne peut pas être sérieux, n'est-ce pas ?
Quelque chose se casse net en moi et cela me fait oublier toute prudence. Je le gifle de toutes mes forces et sa tête valse sur un côté.
Dès l'instant où je le frappe, je regrette déjà mon geste et mes yeux s'élargissent. Qu'ai-je fait ? Lentement, il se retourne vers moi, son expression me fait frémir d'horreur. Il va me tuer, j'en suis sûre.
Mon Dieu, qu'ai-je fait ?
Il m'attrape violemment par le poignet et je pousse un horrible cri de douleur. Ses yeux me transpercent, ses pupilles grises comme l'acier fondu sont pleines de menaces.
« Vous avez osé me gifler, vous avez osé lever la main sur moi, jeune fille ? », grogne t-il tout furieux en me retournant la gifle.
Le coup me projette à terre. Je me tiens la joue, mon nez se met à saigner et j'ai le goût du sang dans ma bouche, sa douceur aigre me donne la nausée. Quand cesserai-je d'être hantée par tout ce sang ? Y aura-t-il un jour dans ma vie où je n'aurais pas cette odeur nauséabonde dans mon nez ?
Je regarde Malfoy toute apeurée, alors que je me lèche les lèvres. Son visage est tout contorsionné par la colère, ses yeux lancent des éclairs meurtriers. Il semble avoir perdu le contrôle de lui-même et je crains que cette fois-ci je sois allée trop loin. Ma punition sera vraiment épouvantable et je suis complètement terrifiée.
Je commence à murmurer : « Je…je…ne voulais pas… » Mais Malfoy me prend par le bras et il me lance un regard furieux.
« Je vous conseille de garder votre bouche fermée », chuchote t-il d'un air menaçant, sa poigne serre douloureusement mon membre cassé. Je presse mes lèvres ce qui m'oblige à cesser mes gémissements tandis qu'il m'attire à lui et qu'il transplane avec moi.
La douleur dans mon poignet, ma peur et la pression du transplanage me rendent vraiment malade et j'ai des vertiges. Malfoy me repousse avec force, je heurte le lit avec mes jambes puis je tombe sur celui-ci. Je suis sienne, dans notre chambre et vu l'expression qu'il affiche présentement, il semble vraiment redoutable.
Il va me punir. Il va me faire du mal, c'est écrit sur son visage.
Je m'assieds sur le lit et le regarde avec des yeux ronds, mon poignet cassé repose sur mes genoux. Des larmes de peur et de douleur me montent aux yeux tandis que j'attends qu'il fasse ou dise quelque chose.
Il m'observe tout simplement, son regard me transperce, une rage silencieuse brûle dans ses yeux gris..
« Je vais vous apprendre la soumission et croyez-moi quand j'en aurai fini avec vous, vous ne penserez même plus à être désobéissante », explique t-il froidement, un cruel sourire apparaissant sur ses lèvres.
« Tout d'abord, je dois m'occuper de Rodolphus mais je reviendrai vous guérir de votre désobéissance, jeune fille », murmure t-il sans heurt, si doucement, si cruellement.
Il se retourne et referme la porte derrière lui, en me laissant seule avec ma peur. Je baisse les yeux et vois mon poignet cassé qui repose sur mes genoux. Il est déjà rouge et enflé. La douleur est à peine supportable et je ne peux plus le bouger. Cependant, je suis incapable d'atténuer celle-ci ou même de soigner mon membre sans baguette.
Je dois attendre jusqu'à ce que Malfoy le guérisse, s'il le fait. Il est tellement en colère. Qui sait ce qu'il va me faire. J'ai vu de quoi il est capable. J'ai pu constater qu'il n'a pas de pitié, aucune pitié.
Je m'adosse à la tête du lit, mes sanglots secouent mon corps. Pourquoi cela m'arrive t-il ? Comment le monde magique a-t-il pu se transformer en un véritable enfer ? Pourquoi est-ce que tout va si mal ?
Après quelques minutes, la porte s'ouvre de nouveau et Malfoy entre dans la chambre.
Je lève mon regard de mes genoux et le regarde à travers mes yeux remplis de larmes. Son visage semble détendu, presque arrogant, et je sais que cela ne signifie rien de bon. Il a prévu quelque chose, j'en suis certaine.
Lentement, il avance vers moi, enlève sa robe de chambre, il ne porte désormais plus que le bas de son pyjama. Les muscles de sa pâle poitrine et de son ventre sont visiblement tendus quand il balance sa robe de chambre sur la chaise. Il s'assied sur le lit à côté de moi mais je ne bouge pas d'un pouce et mon poignet cassé reste sur ma cuisse nue.
Ses yeux tombent sur mon membre brisé et sans dire aucun mot, il prend celui-ci dans sa main. Cela me fait gémir.
Que va-t-il faire ? Il pointe sa baguette vers mon poignet et tout à coup la douleur disparaît, le membre semble guéri. J'observe Malfoy d'un air soupçonneux.
Finalement, il détourne son regard de mon poignet et il me fixe, ses yeux gris me transpercent.
« J'ai réfléchi à votre punition et j'ai décidé qu'il serait juste que je vous laisse le choix entre deux possibilités », explique t-il d'un air satisfait et je sais que sa suffisance n'est pas un très bon signe.
Je le regarde avec anxiété et j'attends qu'il veuille bien continuer.
« Soit vous me regardez demain torturer votre père… », commence t-il à dire avec sa voix traînante.
Mes yeux s'élargissent et ma bouche devient très sèche.
« …Soit vous me donnez ce qui est mien de toute façon. » Son regard se promène lentement sur mon corps à peine vêtu et un petit sourire s'affiche sur son visage.
Mon Dieu, il ne veux pas dire cela, n'est-ce pas ?
Mon père ou moi-même ? Sa santé ou ma vertu ?
Ce n'est pas un juste choix, il n'y a aucun choix.
Son sourire s'élargit encore quand il me demande doucement : « Quelle est votre décision, Ginevra ? Allez-vous vous sacrifier pour sauver votre père de la torture ou préférez-vous le voir tourmenter pour votre propre bien, hmm ? » Ses doigts caressent ma clavicule et ils repoussent la bretelle de ma chemise de nuit.
« Dites-moi votre choix », murmure t-il d'une voix rauque en me donnant un baiser sur mon épaule, cela m'envoie un frison à travers mon dos.
Je le regarde haineusement, parce qu'il sait quelle sera ma décision. Il connaissait mon choix dès le moment où il me l'a demandé.
Je ferme les yeux pendant un instant et j'essaie de me reprendre afin de ne pas me briser complètement. Avec hésitation, je les ouvre de nouveau et chuchote : « Je vais vous laisser me violer. »
Il tressaille légèrement en entendant le mot.
« Ce n'est pas un viol, si vous êtes d'accord », rétorque t-il tranquillement.
« Peu importe si vous recourez à la violence ou au chantage. Cela restera toujours un viol », dis-je en murmurant lamentablement.
« Si cela vous fait aller mieux en vous disant cela… », dit-il d'une voix traînante en m'attirant à lui vers le matelas.
Il presse ses lèvres contre les miennes et il m'embrasse mais je ne réponds pas à son baiser.
« Je vous conseille de coopérer ou alors je pourrais changer d'avis et torturer votre père », chuchote t-il d'un air menaçant contre mes lèvres avant de recommencer à m'embrasser.
Cette fois-ci, j'écarte mes lèvres et je laisse sa langue entrer dans ma bouche. Je sens ses mains repousser les bretelles de mes épaules. Il cesse de m'embrasser quand il me retire ma chemise de nuit, me laissant seulement ma culotte.
Je suis complètement immobile, le léger tremblement de mon corps est mon seul mouvement.
Ses yeux errent sur mon corps avant qu'il ne se penche sur moi et qu'il commence à embrasser mon ventre, ses lèvres caressant légèrement ma peau.
Je frissonne légèrement sous son doux toucher et je me demande pourquoi il est si tendre et pourquoi il ne me prend pas brutalement. Je ne le comprends pas, pas du tout.
Ses yeux sont clos tandis qu'il me laisse des baisers sur mes hanches, puis en remontant ses lèvres caressent doucement mon mamelon.
Je retiens ma respiration, une petite décharge électrique traverse mon corps et je ne suis pas certaine que ce soit en raison de ma peur. Il capture mes lèvres pour un avide baiser et je sens son érection légèrement pressée contre mon côté et cela augmente considérablement mes craintes.
Je ne peux pas faire cela avec lui, je ne le peux pas. Ma peur m'étouffe.
Je sens sa main qui se déplace lentement sur mon ventre et descend plus bas, ses doigts se glissent tout doucement sous le tissu de ma culotte tandis que ses yeux sont toujours fermés. Je dois lui dire d'arrêter, peut être montra t-il un peu de pitié mais je sais qu'il n'a pas de cœur, qu'il ne cessera pas..
Quand sa main commence à retirer mon dernier vêtement, ma peur prend le dessus et je me décide à l'arrêter. Je lui prends la main, l'empêchant ainsi de continuer son geste.
Ses yeux s'ouvrent brusquement et il me regarde d'un air interrogateur. Je respire difficilement et murmure malgré mes réticences : « S'il vous plait, ne faites pas cela. Je ne peux pas supporter cela. S'il vous plait, Lu-Lucius… » Peut être que s'il entend son prénom, cela le touchera, peut être montrera t-il de la compassion.
Son expression est indéchiffrable, ses yeux gris me regardent d'un air perçant tandis que sa main reste immobile sur mon bas-ventre. Mes espérances diminuent à chaque instant qui passe puis finalement c'est le désespoir qui prend le relais. Comment ai-je pu penser qu'il éprouverait de la pitié ?
Il soupire, son regard se porte sur la grande horloge comtoise. « Il est tard de toute façon. Je dois me lever de bonne heure demain matin, mais nous reprendrons là, où nous nous sommes arrêtés un autre jour », dit-il d'une voix traînante en ôtant sa main de mon corps.
Je le regarde bouche bée, incapable de croire qu'il s'est effectivement arrêté.
Remarquant mon expression, il soulève ses sourcils d'un air perplexe et déclare sur un ton moqueur : « Mais si vous n'êtes pas fatiguée, nous pouvons bien sûr continuer. »
Je ferme aussitôt ma bouche et secoue lentement la tête. « Non, je suis fatiguée… », dis-je en murmurant.
Il acquiesce sèchement alors qu'il a encore cet étrange regard sur son visage. Il s'allonge sur le lit et pose sa tête sur l'oreiller puis il m'attire à lui. Mes seins nus sont pressés contre son torse dénudé, mon corps se raidit et je rougis toute embarrassée.
Avec un mouvement de sa baguette, il éteint la lumière et son bras m'enlace.
Je regarde dans l'obscurité et j'essaie désespérément de comprendre cet homme qui me tient dans ses bras. Celui-ci peut tuer sans ciller et il a torturé sans hésitation un nombre incalculable de personnes. Cependant, cet homme là a eu des scrupules à me violer, pourquoi ?
Je crois que je dois tout simplement être heureuse d'avoir été épargnée. Je pourrais toujours me sourcier de mes autres peines demain.
Mes yeux se ferment finalement et je commence à me détendre dans ses bras, puis je plonge dans le sommeil.
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C'est tout pour aujourd'hui. J'espère que l'histoire continue à vous plaire. Avant de me quitter, merci de me laisser une petite review. Cela me toujours très plaisir et cela est mon seul salaire pour cette traduction.
Bisous.
DiagonAlleyParis
