Chapitre 9 : Réalité

Les journées s'enchaînaient, indéfiniment. Sans que Harry n'eu aucun contrôle sur elles. Elles lui échappaient. Semblaient ne vouloir obéir qu'à leur volonté propre. Et bientôt le mois de novembre pointait le bout de son nez. Oh il suivait toujours ses cours, bien que la défense contre les forces du mal lui fasse horreur ces derniers temps. Il ne se passait pas une seule journée sans qu'il ne se fasse remarquer par ses chers professeurs, et ce, au plus grand damne d'Hermione qui voyait les points diminuer à une vitesse folle. Ses cours avec Dark Vador avançaient plus ou moins bien. D'une part parce qu'il s'améliorait beaucoup et était en passe de devenir aussi fort que son « maître » – tout du moins c'est ce qu'il pensait – et d'autre part parce que cette chauve souris s'amusait très probablement à le faire souffrir. En effet, dès lors qu'il ressortait de sa salle, il était éreinté, au bout du rouleau et se récoltait des remarques acerbes. Rien de tel pour donner envie à n'importe qui de courir loin de cette salle où l'attendait inlassablement un « vous êtes en retard Potter » – même s'il arrivait avec dix minutes d'avances. Cela prouvait sans aucun doute que ce professeur était loin d'être impartial. Et malheureusement pour lui, ses cours particuliers lui prenait une grande partie de la nuit ; il passait donc l'autre à faire ses devoirs en retard.

« C'est la pire année que j'ai jamais eu » lança Ron au détour d'un couloir le menant, ainsi que ses compères rouge et or, à la salle de la vieille chouette, pardon, de leur aimable professeur de métamorphose.

« Je te le fais pas dire et encore, toi, tu n'as pas à subir Dark Vador et tout ses fichu sorts en prime. » maugréa un Harry en manque de sommeil. Après tout, Ron avait ses nuits de sommeil, lui ! Et n'était pas obliger de prendre une potion infâme pour tenir debout le reste de la journée. Il avait le droit de se plaindre de temps à autres le pseudo-sauveur du monde.

« Ah mais Harry, si tu arrêtais de le chercher, il ne s'acharnerait pas sur toi ! » fit remarquer la voix de la sagesse. Il était, en effet, de coutume que le jeune Potter et son professeur de Potion se chamaillent joyeusement au dépend des autres élèves.

« Pas ma faute » répliqua le fils de James et Lily sous le regard courroucé du Saint Patron griffondorien plus communément appelé Sainte Hermione Granger.

Ah quelle belle matinée, quel merveilleux jour que le mercredi, et se réveiller de si bon matin pour voir la chef de la maison Griffondor dans toute sa splendeur.

« Aujourd'hui, nous allons étudier un sortilège de transformation humaine. » Elle marqua une pause pour que ces chères têtes blondes intègrent ce qu'elle venait de dire. « Ce sortilège nécessite une grande concentration » ; nouvelle pause pour les quelques spécimens qui auraient envie de jouer les marioles. « De ce fait, j'attend de vous la plus grande discipline. »

« Heureusement qu'on a pas ce genre de cours avec les Serpentards, parce que j'imagine mal Crabbe ou Goyle faire preuve d'un minimum de concentration. Je me demande d'ailleurs comment ils ont réussi à parvenir jusqu'en 7ème année. Ҫa relève du miracle. En tout cas, je les imagine bien se transformer en cafard ou autre bestiole par inadvertance, quoi que ce serait déjà prouver qu'ils ont un minimum de puissance magique pour faire ça. Or il me semble que leur potentiel avoisine le T, s'il eut fallu le noter bien sûr. Ou alors la personne avec qui ils auraient travaillé les aurait transformé et ils se seraient marchés dessus… Ce qui nous donnerait de la purée de Crabbe pour midi. Yeark. »

« Maintenant mettez vous par groupe de deux et chacun votre tour vous allez prononcer la formule « humanum » tout en visualisant l'apparence que vous voulez lui donner. Commencez avec des animaux comme des singes, ce sera plus simple pour un début étant donné que la constitution organique est quasiment la même » annonça le professeur avec un bref sourire, savourant une blague qu'elle seule parvenait à saisir. Et les étudiants se mirent par groupes de deux n'hésitant pas à mélanger Griffondor et Serdaigle. Harry se retrouvait avec Denis Roger, Hermione avec Terry Boot, Padma avec sa sœur jumelle, et ainsi de suite.

Cependant, cet exercice, qui pouvait être amusant tourna vite à la catastrophe lorsque Seamus se trompa dans la formule et métamorphosa les doigts de Lisa Turpin – sa camarade – en une sorte de ver de terre qu'une Orla, pourvu d'un bec d'oiseau et de quelques plumes, poursuivait dans le but de la manger. L'instinct animal probablement. Hermione se retrouvait, quant à elle, affublé d'une paire d'oreille de lapin, Neville était devenu tout velu, Ron avait changé de couleur et Harry avec sa queue de singe s'amusait à embêter sa meilleure amie juste à côté de lui tandis qu'il avait métamorphosé Denis en une sorte de babouin. La salle ressemblait à s'y méprendre à un zoo et le professeur avait bien du mal à les contenir.

« Miss Quirke contrôlez vous, allons, revenez ! » gronda le professeur tout en essayant de lui rendre son aspect normal, mais c'était sans compter la volonté de la jeune fille de voler de ses propres ailes. « inhumanum » lança le professeur sur la fille au bec d'oiseau qui parcourait la salle, cette dernière fini par reprendre sa « forme » originel, les joues rosies et contrite.

« Pardonnez moi professeur » murmura-t-elle sous les rires de ses camarades.

« Ce n'est rien miss, mais la prochaine fois, essayez de vous contrôler » fit la professeur en lui adressant tout de même un regard irrité. « Bien que tout ceux qui sont en mesure d'être responsable de leurs actes se mettent à droite, les autres et bien je saurais les repérer ». Le professeur dut ainsi rendre leur apparence normal à quelques élèves bien que la plupart du temps il s'agissait d'un changement de couleur ou d'une partie de leur anatomie qui avait changé.

« J'veux pas perdre ma queue moi, je l'aime bien » fit Harry tout en la caressant délicatement et amoureusement sous les rires des garçons tandis que Hermione levait les yeux au ciel en murmurant un « oh les garçons ».

« Monsieur Potter, venez ici que je vous retire cette queue. » Et le jeune homme de lui répondre par un regard larmoyant tout en serrant la-dite queue contre lui. Cependant celle-ci n'avait apparemment pas envie de se laisser faire et battait de l'air sous le sourire de son professeur.

« Je l'aime moi » fit-il en tentant de l'attraper.

« Je n'en doute pas monsieur Potter, cependant je suppose que vous l'aimerez moins lorsqu'elle vous amènera des puces » répondit-elle d'un ton fort peu professoral.

« Ah ouais elle doit s'y connaître avec ses poiles de chat… Je l'imagine bien se laver avec des produits anti-puce. Ҫa doit-être drôle de la voir se lécher les mains après une dure journée. Ou alors elle doit être accro au lait maintenant, il faudra que je surveille son régime alimentaire au petit déjeuner ! » Le jeune homme parti dans un fou-rire mais accepta néanmoins que son professeur lui retire sa jolie queue.

« Bien, le cours est terminé, vous me ferez un parchemin sur les effets du sort humanum et ce qu'il se passe s'il est mal lancé ».

C'est amusé que les élèves de Griffondor se dirigèrent vers les sombres cachots pour un double cours de potion en commun avec les Serpentards. Cependant, leur sourire se fanèrent dès qu'ils virent leur professeur honnit ouvrir – ou plutôt claquer – la porte des « donjons ». Les élèves s'installèrent rapidement et en silence avant que le cours ne commence. Rogue leur parlait d'une quelconque potion tristement célèbre. Toutefois, le jeune Griffondor n'aurait su dire pour quelles raisons étant donné qu'il n'écoutait pas un traître mot de ce que racontait l'homme en noir. Ce dernier lui lançait d'ailleurs quelques regards de mépris. Qu'avait-il bien pu faire pour lui déplaire depuis leur dernier cours ? Après tout il s'agissait de Dark Vador, cela devrait suffire comme explication, non ? Apparemment pas parce que ce dernier le fixait encore en haut de son estrade, tel un ambassadeur en territoire conquis. Il croisait encore son champs de vision. Méchanceté, paroles acerbes, sarcasme,… Voilà qui ne changeait pas de d'habitude. Le courageux lion affrontait sans relâche le regard noir du serpent en face de lui. Et pourtant il ne se détachait pas des yeux de son professeur, prenant cela pour un défi. Un feu s'allumait doucement. Et l'héritier Potter le détaillait encore. Ses globes oculaires étaient restés fixé sur son professeur le temps de son introspection. Il analysait le moindre de ses gestes, le moindre de ses soupires, toutes ses exaspérations. « Viendra bientôt mon tour » pensa-t-il avec amertume. Ils étaient tellement proche que le survivant pouvait presque le toucher. Presque le sentir. Les commentaires du maître des potion se faisaient entendre dans toute la pièce et pourtant son regard coulé sur un certain griffondor. Ce regard noir… de haine. Lentement il se dirigeait vers ce chaudron qui n'avait pas tout à fait la bonne couleur, pas tout à fait la bonne texture. Laissant apparaître un regard narquois ainsi qu'un petit sourire mesquin sur le visage du « maître des potions ».

« Que croyez-vous faire Potter ? » Sa dure voix claquait telle un fouet.

« Une potion monsieur » Ce dernier mot, lâché tel un juron, une insulte, le faisait réagir. Il n'allait pas tarder à lancer son venin, à charcuter sa victime… En l'occurrence le petit Harry James Potter, griffondor de son Etat. Pauvre population, elle allait se retrouver sans héros pour la défendre. Tué lors d'un combat acharné avec une potion.

« Voulez-vous jouer au plus fin avec moi, Potter ? » Des flammes dansaient dans ses yeux d'un noir d'onyx. Le fauve était lâché.

« Non monsieur, je ne fais que répondre à une question. » fit-il le plus sérieusement du monde.

« Et vous croyez sincèrement que « une potion » est suffisant comme réponse ? Même un enfant de trois ans saurait répondre avec un minimum de développement. Vous êtes navrant. Pire, pathétique. Il existe une école pour les enfants en bas âge, vous y auriez votre place… » Sa voix était doucereuse… Moqueuse même et les rires de ses serpentards chéris ne tardaient pas à emplir la pièce. Il les fit taire d'un geste de la main. Attendant une réplique de la part de sa Némésis. Le jeu continuait…

« Il est vrai que je suis en train de préparer une potion, je ne joue pas à la bataille explosive à ce que je sache ! Cependant, s'il existe une école pour sorcier en bas âge, il doit bien en exister une pour apprendre l'amabilité ? » Répliqua-t-il sur un ton volontairement insolent. Ce qui fit rire – plus ou moins discrètement – ses camarades griffondors.

« Silence ! Et vous d'apprendre le respect qui est dut à vos aînés, Potter. Ou alors de changer d'école parce que celle-ci n'a pas l'air d'être à votre niveau pour le moins décevant.» Les menaces profilaient, lentement, le ton haussait. Il était néanmoins amusant de constater les diverses nuances de sa voix, tantôt douces, tantôt promesse de milles et unes tortures.

« Excusez-moi monsieur, je n'avais pas pris conscience de votre grand âge. Il est vrai que la retraite approche à grand pas. » Un sourire ironique avait dû prendre place sur le visage du survivant qui risquait de ne plus l'être bien longtemps au vue du regard glacial de l'homme lui faisant face. Son humour ne devait pas être du goût de tous. La preuve en était qu'Hermione lui tapait gentiment dans les côtes en lui lançant des regards de mécontentement et que Ron se contentait de lui donnait des coup dans les tibias, ce qui n'était guère mieux. Mis à part ces faits pour le moins habituel, les Serpentards avaient l'air de se délecter du spectacle qu'offrait les petites joutes verbales entre leur professeur adoré et le célèbre Harry Potter, relégué au rang de simple élève. Peut-être était-ce dut au fait qu'ils attendaient que le professeur aux cheveux noirs lui retire des points ? Ou bien qu'il lui donne rendez-vous un soir ? Si cela en était la cause véritable, ils étaient indubitablement navrant. Cependant que pouvait-il contre cela ? Les Serpentards ne changeaient jamais, ce fait était connu de tous.

« Bien, je crois qu'un petit devoir devrait vous faire le plus grand bien. Sortez tous une copie, devoir surprise ! » fit narquoisement le professeur tout en ajoutant « vous n'aurez qu'à remercier monsieur Potter si vous n'êtes pas satisfait de votre sort. » D'un geste de la main, il fit disparaître toutes les potions frémissantes et d'un autre il se contenta d'inscrire le sujet de leur devoir sur le tableau : Les diverses techniques de préparation de la potion de Schismuth ainsi que ses diverses utilisations.

« Mon dieu, doux Merlin, Saint Griffondor, Damné de Serpentard, je suis foutu, c'est quoi encore que cette potion ? Jamais entendu parler de ce Shitmich ou qu'en sais-je. Il l'a fait exprès encore. Et Hermione qui écrit déjà. Bon un truc de rassurant, Ron n'a pas l'air mieux lotit que moi. C'est assez encourageant. » Cependant Dark Vador le fixait encore, il jubilait, Harry pouvait le sentir. Ҫa faisait bien bandé cet espèce de chauve-souris lymphatique de le voir se triturer les méninges sur son fichu devoir sans aucun sens. De toute manière, le jeune Potter n'avait plus le choix, il était obligé de le faire… Ou pas d'ailleurs. Mais pour se donner un peu de contenance et surtout de contenu, il jeta un petit coup d'œil à la copie de sa voisine. Malheureusement pour lui, il n'y comprenait rien, non pas qu'elle écrivait mal mais la potion avait l'air compliquée.

« Aller on y va. Quitte à mettre des conneries, autant le faire dignement » C'est ainsi que Harry se mit à écrire son devoir : Cette potion, réalisée en 1786 par un célèbre savant néo-zélandais du nom de Schismuth a plusieurs utilisations. En effet, celle-ci est notamment connue pour… Pourquoi était-elle connu déjà ?… ses propriétés relaxantes… C'était du n'importe quoi total mais cela devrait faire l'affaire, de toute manière l'ennemi juré du lord noir n'avait pas trop le choix… ainsi que sa formidable consistance… Encore une phrase qui ne voulait rien dire. Le griffondor, comme son condisciple le rouquin, était foutu… en ce qui concerne les transfusion du sang dans les hôpitaux… Depuis quand les transfusion de sang se faisaient dans les toilettes ? Ah déshonneur… Honte suprême… ainsi son utilité thérapeutique est-elle reconnue dans le monde de la sorcellerie… En claire, il s'agissait d'un individu qui s'ennuyait et qui créa donc une jolie potion pour améliorer le sort des patients ; il devait être médicomage ou un truc dans ce genre, peut-être médico-chercheur… Enfin il fallait maintenant que le garçon-qui-a-survécu-mais-qui-va-se-prendre-un-T-comme-Troll-en-potion s'active pour trouver les autres pseudo-utilités de cette potion. Parceque s'il se contentait de ça, ce n'était même pas la peine de rendre sa copie… Cette potion fut rendu célèbre par son créateur lorsque celui-ci, pour la tester, éviscéra son… Rogue n'avait-il pas dit que cette potion était tristement célèbre ? son fils pour lui faire ingurgiter la potion. De plus, cette mixture grandement utile est néanmoins compliquée à réalisée aux vues de… Le plus dramatique dans toute cette histoire, était le fait qu'il ne savait même pas en quoi cette potion était difficile à réaliser, probablement que les ingrédients étaient compliqués à trouver, qu'il fallait attendre la seconde pleine lune du mois de décembre ou encore qu'il fallait la réaliser en deux semaines. Et le jeune Potter continuait de remplir sa feuille avec des inepties toutes aussi farfelues les une que les autres, avec un peu de chance quelques uns de ces renseignements seront exact. Enfin ce ne relevait plus du rêve mais du délire.

Les griffondors autant que les Serpentards restèrent silencieux en sortant de la salle, exception faite que ces derniers lui lancèrent les regards venimeux. Et de Malfoy qui lui lança un « t'es vraiment un con Potter. » Au moins s'il ne le savait pas avant, il était renseigné désormais.

« Tu t'en es sorti Harry ? » fit remarquer sa meilleure amie alors que le jeune homme se servait généreusement de pommes de terre.

« Heu ouais, plus ou moins » sourie-t-il. « Enfin… plus moins que plus surtout ! » ajouta-t-il à l'intention de Ron qui avait une mine sombre, ce qui le poussa à lui demander ce qu'il avait.

« Rien, j'en ai marre que l'on prenne tous à cause de toi et de Rogue c'est tout. Ecoute, tu es mon ami et que t'apprécie, je sais que tu ne peux pas blairer Rogue mais tu pourrais faire un effort quand même. On prend tous et on va tous se rétamer par ta faute, j'en ai juste marre d'avoir des mauvaises notes en potion parce que la chauve-souris nous met des sujets infaisable parce qu'il veut se venger de toi ! C'est chiant. » Sans autres formes de procès il quitta la table sous le regard ahurit de l'assemblée.

« Heu… Qu'est-ce que j'ai fait ? » questionna le griffondor à lunette qui n'en revenait pas de voir son meilleur ami s'énerver contre lui à cause d'un simple devoir.

« Tu sais 'Ry, je le comprend et je sais que la seule raison pour laquelle les autres Griffondor n'en font pas autant c'est qu'ils ont trop de respects pour toi. Quant aux Serpentards, c'est parce qu'ils savent pertinemment que Rogue ne leur mettra pas une mauvaise note quoi qu'il arrive. »

« Ah… Je n'avais pas vu ça comme ça. Je crois que je vais aller parler à Ron dans ce cas ! J'ai pas vraiment envie que ça refasse comme en 4ème année. » Et il quitta la table, laissant sa meilleure amie entre les mains de Ginny.

« Nan mais c'est pas possible, qui m'a refourgué un ami pareil, il ne vas tout de même pas me faire la gueule juste pour un devoir qu'on aurait loupé de toute façon ! Les devoirs de Dark Vador sont tous infaisable alors d'une manière ou d'une autre, on aurait pas eu mieux que D, enfin T dans mon cas. »

« Ah Ron, je te retrouve enfin » fit-il arrivé au bord du lac.

« Qu'est-ce que tu veux ? » l'avantage était qu'il n'y avait aucune trace d'animosité dans sa voix, il ne devait pas lui en vouloir tant que ça.

« Je voudrais te dire, je suis désolé si tu vas encore avoir une mauvaise note à cause de moi » s'excusa Harry Potter, dernier du nom, heureusement qu'il était bon acteur. Il fallait tout de même avouer qu'il s'en voulait un peu d'avoir fait plonger ses camarades avec lui, mais ce n'était tout de même pas une raison pour lui faire une scène.

« Ah mais t'inquiète pas, c'est pas grave, c'est déjà oublié, c'était juste pour te faire remarquer qu'il fallait que tu te contrôle un peu, parce que bon si on rate un ou deux contrôles par-ci par-là ça passe mais bon si en plus il nous en rajoute, ma moyenne en potion va avoisiner le D, pas que je n'y sois pas habitué, mais bon j'en ai marre de voir Malfoy se pavaner en scandant à tue-tête « j'ai eu un Optimal à mon devoir » alors qu'il n'a même pas révisé je paris. » maugréa-t-il en portant sa cigarette à la bouche.

Assis contre un arbre, Ron à ses côtés en train de fumer, ils parlèrent un peu de tout pour en arriver à Félicia. Il fallait bien avouer que le jeune rouquin l'avait gardé secrète mais il avait enfin trouvé le courage d'admettre l'existence de cette déesse et de la dévoiler à son meilleur ami. Ledit meilleur ami, faisant fit du regard courroucé de son camarade, se pris un fou-rire mémorable avant de se calme soudainement en voyant arriver une certaine personne. Et cela lui fit immédiatement remémorer ce qu'il s'était passé quelques jours au par-avant. Cependant là n'était pas le plus important. Tout dépendait du point de vue bien évidemment. Mais il devait déjà finir son devoir pour Berth et s'entraîner pour ses cours du soir et ajouter à cela sa vengeance sur Hermione et une petite blague à Malfoy à parfaire.

Harry était réellement absorbé par sa petite vie d'étudiant et les problèmes qui en découlaient. En oubliait-il ce qui se passait au dehors ? Si tel était le cas, il s'agissait d'une grossière et monumentale erreur. Celle-ci allait probablement lui sauté à la figure dans peu de temps. Mais le jeune homme était à des années lumières des actions du ministère et de ce qui se profilait dans l'ombre. En effet, en temps de guerre, tout était possible. Et ne disait-on pas que l'histoire avait tendance à se répéter ? C'était probablement ce qui allait se produire. Puisque des personnes disparaissaient de nouveau. Les individus avaient peur de leur propre ombre et ne faisaient confiance à personne. Pas même à leurs amis qu'ils connaissaient depuis des lustres. Seul la famille était encore conservée. Et encore, la sphère familiale se brisait lentement. Seule les anciennes familles restaient soudées. L'éducation probablement. Mais Dumbledore faisait en sorte que les étudiants soient préservés de cette guerre. Cependant il ne pouvait rien faire au-delà des frontières du château. Et les élèves étaient livrés, non pas à eux-même, mais à leur famille. Ce qui pouvait s'avérer bien pire. La force de persuasion de Lord Voldemort était sans pareil. Il ordonnait, il obtenait. Telle était sa manière d'agir. Un mégalomane. Voilà ce qu'il était. Hermione l'avait déjà comparé à un certain Adolphe Hitler. Dictateur Allemand. Oui, ils se ressemblaient en bien des points. Chacun étant prêt à tout pour obtenir ce qu'il désirait le plus au monde. Pour l'un comme pour l'autre, seule la domination du monde importait. Sauf que Voldemort ne se ferait jamais élire démocratiquement. Quoique cela risquait d'être drôle. Son slogan serait sûrement « Votez pour moi ou mourrez ». Néanmoins, cela aurait fait une bonne étude pour l'histoire de la magie. Mais le professeur Binns ne serait probablement pas de cet avis. Lui qui restait profondément attaché à sa révolte des Gobelins. Il serait temps qu'il se mette à jour ce fantôme soporifique. Il ne fallait pas rêver non plus. Et de toute manière, il ne pouvait pas mourir alors à quoi bon prendre part à l'histoire actuelle.

OooOooO

To be continued…

J'espère que la longueur de ce chapitre ne vous à pas rebuté par rapport au précédent.^^' En tout cas j'espère qu'il vous aura plus parce que je ne l'aime pas beaucoup, il a un goût de pas fini… Mais je voulais vous le mettre avant la rentrée pour vous faire un petit cadeau ! ;)

A bientôt (enfin j'espère. Parce que là, je ne tiens pas vraiment de délais).

Shaynna

PS : faites moi part de toutes vos remarques et autres…