Chapitre 7 : Attention ! Corsaire sexy en liberté !

Je viens juste de refermer la porte de la cuisine quand j'entends le rire démoniaque / diabolique / débile / sadique (Rayer les mentions inutiles) de notre chère et tendre Kim que nous avons laissé. Je hausse tellement les sourcils que je deviens mono-sourcils, j'ouvre la porte et y passe la tête pour commenter.

- Ahem. C'était une douce discrétion comme je n'en ai jamais vu. J'voulais dire autre chose, mais quoi …. Ah oui ! Si tu as un problème, prend le den den mushi au fond de la cuisine, ou va au bout du couloir, y'a mon bureau en cas d'urgence uniquement. Une dernière chose aussi : une fois que je suis parti, ferme la porte à clé par pure prudence. N'oublions pas que Doflamingo-sama que tu as mâté sans discrétion, traîne dans Marineford sans autorisation.

Je claque la porte une fois ma tirade finie et me dirige au fond du couloir vers mon bureau que je partage pour mon plus grand bonheur avec Monkey D Garp. OMG. Ce personnage est 100 fois pire que dans le manga, vous verrez de vous-même si j'ai la malchance de croiser sa route solitaire de vieux crouton.

J'aperçois Stainless en compagnie de l'homme flamant rose, mondialement connu sous le nom de Don Quichottte Doflamingo, un des sept grands corsaires. Stainless reste loin de lui, afin et tâche de ne pas lui adresser la parole, quelle situation comique ! J'arrive rapidement auprès de mon collègue qui se détend aussitôt que je suis présente à ses côté (Tu ne devrais pas mon choux, quand tu verras ma partie de perverse cachée, MOUAHAH). Je me place à la droite de mon collègue tandis que je les supervise tous les deux de mon regard pervers, et remarque que nos tailles sont totalement différentes. CE SONT DES GEANTS ! Et moi, je suis une lilliputienne à côté ! Je suis une puce, une sous-merde …

(PERONA, POURQUOI T'ES LA ! CONNASSE ! NAN MAIS ! C'EST MA SCENE ! RETROUNE FAIRE JOUJOU DANS LE MANOIR)

- Doflamingo-sama…

- Fufufu ! Revoilà l'un des demoiselles qui me sont inconnues …

- Vice-amiral Chesca... Vous connaissez sans doute le vice-amiral Stainless. Alors, venant directement aux faits. Pourquoi êtes-vous venu ici ? Un problème ?

- Fufufu ! Je m'explique : j'ai reçu une convocation de la Marine pour réunion importante. Comme vous le savez, je ne manque jamais une occasion comme celle-ci pour embêter Sengoku.

Stainless soupire en entendant le flamand rose parler de manière si enfantine et si douce, alors qu'un immense sourire se dessine sur mon visage.

- Puis-je voir la lettre, s'il vous plait ?

Il plonge la main dans la poche de son pantalon et en sort une lettre cachetée à la perfection d'une authentique lettre.

- Merci.

Je déploie la lettre que je parcours en diagonal. Je reconnais que c'est remarquablement fait mais on y voit des petites rayures, démontrant qu'il s'agit qu'une photocopie. Je pense pas leur dire, ils ne connaissent pas encore l'imprimante ces rustres ! Je lui rends en haussant les épaules ne sachant pas quoi dire.

- Stain, tu peux disposer. Je m'occupe de régler cette affaire, pars tranquille. Si vous voulez bien me suivre Doflamingo-sama.

- Avec joie miss. J'admirerais au passage vos rondeurs.

- Je ne m'en offusquerai pas, il parait que c'est une habitude chez vous.

Je me dirige alors vers ma nouvelle destination que j'appelle l'enfer sur terre : le bureau de l'amiral en chef. Je sens que le boa rose tente de me manipuler avec son pouvoir des ficelles, et qu'il s'agite souvent.

- Vous pourriez arrêter vos attaques ? Ça devient lassant …

- Vous m'êtes bien étrange, miss Chesca.

- Merci du compliment. Ahem … Pendant que j'y pense et que nous sommes seuls, puis-je vous demander une faveur ?

- Fufufu … Je suis tout ouïe.

- Mon amie, la jeune femme qui vous a reluqué tout à l'heure est assez fan de vous. Alors, est-il déplacé pour moi, de demander un autographe pour elle ?

Le corsaire, silencieux sur le moment reprit « connaissance » suite au choc de la nouvelle et ricana.

- Une marine qui m'apprécie, fufufu ? Pourquoi pas, après tout. J'accepte mais je veux la rencontrer à nouveau. Marché conclu ?

- Si ma présence ne dérange pas, alors oui.

Je m'arrête devant la porte, immense et titanesque de mon supérieur et utilise mon fluide sensitif à fond la caisse afin de percevoir les différentes personnes qui s'y trouve au moment même ou je parle. Sengoku est assis à son bureau, THE CHÈVRE mange des papiers que lui donne ce dernier et j'y perçois une autre personne dont l'aura est puissante mais inconnue.

Je fonce de nouveau les sourcils, n'aimant pas me jeter dans la gueule de la mouette enragée de cette façon aussi stupide. Que faire ? Où vais-je ? Dans quel état ai-je ? (Étagère pour les lents d'esprit) Doflamingo me voit longuement hésiter, puis je pousse un soupir à rendre l'âme.

- Bah, je ne peux pas y échapper cette fois.

- Quoi donc ?

- Je vais sûrement me faire engueuler pour une absence prolongée, pour intrusion à Mariajoa avec une inconnue et peut-être m'accusera-t-il d'autres crimes. Et en plus, j'apporte un autre souci, vous.

- Ca va être intéressant tout ça, fufufu..

Il lève alors ses longs doigts vers moi et commence à me contrôler. Ne contrôlant plus rien, j'assiste impuissante au plan machiavélique du corsaire contre ma personne. Il frappe à la porte et attend que Sengoku nous donne l'ordre d'entrer, ce qui ne tarde pas.

- ENTREZ !

Oups, il est en colère le hippie à la tresse. J'entre, toujours contrôlée dans le bureau avec le flamant rose aux basques qui rigole.

- Vice-amirale Chesca et…. Doflamingo ?! dit Sengoku, surpris.

- Fufufu ! J'ai un léger problème et il semblerait que cette jeune fille vous doive des explications.

- J'ne leur dois rien du tout ! Je me suis absenté pour des raisons personnelles, pas de quoi s'inquiéter ! De plus, j'aimerai récupérer la liberté de mes mouvements si ça ne dérange personne.

- A vos ordres, miss Chesca.

Il relâche la pression sur moi à mon plus grand bonheur, mais ce fut de courte durée quand je vis, confortablement assis à quelques mètres de moi sirotant un café un des mes personnages et fantasmes préférés … NIIAAAAA !

- Amiral Borsalino…

- Ohhhh ! Tu es Cheesca, n'est-ce pas ? Nous ne t'avons pas beaucoup vu au Quartier Général cette semaine. Ou étais-tu donc paaassé ?

- J'avais quelques problèmes personnels à régler, dont un que j'ai converti à la marine.

Je vois les deux hauts gradés soucieux, attendant la suite visiblement inquiets d'avoir un élément intrus parmi nous.

- Il s'agit de la jeune recrue que je vous ai présentée à Mariajoa. Je préférerai la surveiller de près après multitudes bêtises, dont une descente rapide dans la drogue.

- Je vois, une précaution plus qu'autre chose, enchaîne Sengoku Qu'en est-il de Doflamingo ?

Je m'écarte alors laissant le Shishibukai s'approcher du chef pour lui tendre la fameuse fausse lettre. J'écoute à peine ce que disent les deux hommes, pensant à mes deux amis, embarqués dans la même galère que moi. Mon regard flotte d'un côté à l'autre du bureau et finit par croiser le regard d'un certain brun. Ces pupilles brunes me fixent étrangement, me faisant frémir.

Allez Chesca ! Tu dois te contenir pour ne pas lui sauter dessus dans la minute et ne pas t'évanouir devant ce dieu ! Kim fantasme fortement sur le glaçon-pervers Kuzan, Rousette sur l'insociable Sakazuki et moi, je me garde Borsalino-sama. Il me fait son sourire de bêta innocent mais ravageur comme d'habitude. Soudain, comme par magie son expression change pour de l'inquiétude et du sérieux. (Ce qui ne lui va pas du tout !)

Quoi ?! Une merde de dragon m'est tombée sur la tête ? Je sens un liquide chaud coulé sur mes lèvres, par réflexe je passe mes doigt sous mon nez. Rouge … Malheur à moi !

Un saignement de nez a fait son apparition alors que je fantasme trop là ! Je jure à voix basse avant de plonger ma main dans ma poche à la recherche d'un mouchoir. Je ne tire que de vieux antisèches et papiers sur lesquels sont griffonnés des formules de Second Degré. Oups ! Je ferais mieux de cacher tout ça ! Je les range rapidement.

- Tenez, vice-amiraleeee, me dit une voix devant moi, traînante et terriblement sexy.

Je relève la tête et l'amiral Kizaru se trouve devant moi, un paquet tendu à ma portée. Sa rapidité n'est donc pas une légende ! Ce mec est une légende vivante !

- Merci, amiral Borsalino.