J'étais en salle d'accouchement. Les médecins et infirmières me disaient de respirer profondément. Le médecin qui s'occupait de le plus de moi, me dit qu'ils n'auraient pas le temps de me faire de péridurale, alors j'allais souffrir. Je ne prêtai même pas réellement attention à cela, trop prise dans ma tentative de calmer la douleur de mes contractions, qui étaient de plus en plus rapprochées.
J'étais couchée sur une table de travail, ma main droite broyant celle de Randy, qui, je le voyais, serrait la mâchoire, pour ne rien dire. De l'autre côté, Nattie me fixait avec anxiété. On me disait de « pousser » encore et encore, ou bien d'« arrêter ». J'en avais plus qu'assez, n'ayant qu'une seule et unique envie, à présent, que ma petite puce sorte et que je puisse me reposer.
Après ce qui me sembla durer des heures, mais furent sûrement plusieurs dizaines de minutes, Natalie sortit finalement la tête, pleurant légèrement. Puis vint les épaules et le reste du corps. Je soupirai de soulagement lorsqu'elle fut totalement sortie. La sueur perlait à mon front et dans mes cheveux et j'étais épuisée. Mon amour me caressa les cheveux en regardant notre petit ange.
-Monsieur, voudriez-vous couper le cordon ? Demanda le médecin qui tenait notre fille.
-Bien… bien sûr, murmura Randy, ému.
Mon homme me lâcha la main et se dirigea vers le médecin. Celui-ci avait placé deux pinces au niveau du cordon, lui indiquant de couper au milieu. Il le fit et le médecin lui sourit. La sage-femme enveloppa ensuite notre enfant dans une couverture rose, après que le docteur la lui ait remise et la tendit elle-même à Randy.
Il s'approcha alors de moi, de même que pour Natalya et nous regardâmes avec amour le nouveau-né si mignon et petit. Je finis par m'endormir épuisée, un grand sourire tout de même aux lèvres. Quand je me réveillai, mon bébé était dans le berceau d'hôpital et mes deux accompagnateurs n'étaient pas là. Je soupirai, me demandant ce qu'il en était. Puis, je tournai la tête vers mon enfant. Elle était réveillée, elle aussi.
Je souris et tentai de me lever. Je n'y parvins pas, ayant encore trop mal pour bouger et fis donc avancer le berceau vers moi. La petite fixa alors son regard sur moi et je souris en la voyant faire.
-Ma chérie, m'exclamai-je en caressant tout doucement son petit ventre, tu es magnifique.
-Et la maman aussi, répondit la voix de mon amour, entrant en souriant, suivi de la marraine de notre enfant, tous deux portant des boissons entre leurs mains.
-Merci, souris-je. Mais, je ne pense pas que je ressemble à grand-chose pour le moment, grimaçai-je ensuite.
-Je suis d'accord avec toi, tu es d'une laideur pour le moment, c'est flagrant ! Explosa de rire ma meilleure amie, me vexant faussement.
-Attention à toi, Nattie, car dès que je reposerais le pied sur le ring, dans quelques années, tu risquerais de souffrir…
-Tu n'oserais pas demander un combat contre ta meilleure amie, n'est-ce pas ? Me demanda l'autre blonde, faussement nerveuse.
-Ahah, on verra, ris-je.
Nous passâmes un après-midi à discuter, l'infirmière nous dérangeant plusieurs fois pour me rapporter les biberons pour la petite. La première fois, je fus celle qui donna à boire à Nat', mais ensuite, Randy puis Natalya voulurent essayer.
Je restai trois jours à l'hôpital, puis ressortis, ma fille dans sa coque et la main de Randy dans la mienne. On monta dans la voiture, Natalie bien calée sur la banquette arrière, attachée, pour ne pas qu'il lui arrive quoi que ce soit, Randy au volant et moi sur le siège passager. Nous rentrâmes chez nous, heureux de notre nouvelle parenté.
Une fois à la maison, Nat' en train de dormir, je la sortis de sa coque et me rendis dans notre chambre, afin de la coucher dans son lit, qui avait été placé à cet endroit par mon homme pendant que j'étais à l'hôpital. J'embrassai d'abord le front de ma fille, avant de la placer dans son berceau et ressortis, laissant la porte ouverte au cas où.
Je me rendis ensuite dans le salon, où m'attendait mon amour et m'installai sur ses genoux. Il m'embrassa tendrement puis, nous regardâmes le catch à la télévision, avant que je ne prépare le diner. Alors que j'étais aux fourneaux, la sonnette retentit et Randy alla ouvrir. Ma blondinette d'amie entra et me salua, avant de se rendre dans notre chambre. Je souris, amusée et m'en retournai à mes plats. Je sentis alors des bras puissants m'entouraient la taille et une bouche dans mon cou.
-Je suis vraiment heureux, me murmura Randy, au creux de l'oreille.
-Et moi donc, répondis-je, tout aussi bas.
-Elle est belle, n'est-ce pas ? Entendîmes-nous alors.
-Nattie, m'exclamai-je, elle dormait ! Il fallait la laisser…
-Tu me prends pour qui ? Contra ma meilleure amie. Elle venait de se réveiller…
-Ah, d'accord…
Je préparai un biberon et mon homme continua de préparer à manger pendant ce temps-là. Natalya insista pour donner à boire à sa filleule et je souris en lui donnant le biberon tout chaud. Elle partit s'installer dans le canapé, afin d'être plus à l'aise et Randy et moi finîmes le diner.
Peu après, Natalya réapparut dans la cuisine avec Nat' dans les bras et me regarda avec un regard suppliant. Je souris moqueusement, comprenant tout de suite et repris ma fille. Je me dirigeai ensuite vers la chambre de la petite et la changeai, ce que ne voulait pas faire ma meilleure amie.
Quand j'eus terminé, je me rendis compte que ma puce s'étaient rendormie. Je retournai la coucher et revins dans la cuisine. La table mise, nous dinâmes et finalement, je me dis que la vie de maman était vraiment reposante, comparée à ma vie trépidante de catcheuse d'avant…
Fin !
Merci à tous pour m'avoir lu ainsi que d'avoir laissé des reviews.
