L'homme au loup noir.

Auteur : Mimi-sterek.

Correction : Alex-Hoechlin

Disclamer : L'univers de Teen Wolf ne m'appartient pas, mais revient de droit à Jeff Davis. De même qu'une partie de l'histoire inspirée de Gudule.

Note : Nous arrivons bientôt à la fin de cette histoire mes petits loups… Mais pour l'heure ils vous restent encore celui-ci et un autre avant l'épilogue alors bonne lecture :D


✿*゚¨゚✎Chapitre 9 : Agression.

Stiles, assis sur son lit, était encore bouleversé par le baiser de Derek. Est-ce que s'était vraiment arrivé ? Cette question se répétait en boucles dans son esprit. Il n'avait jamais rien vécu d'aussi extraordinaire dans sa vie, et pourtant, ce baiser venait de prendre la première place de tout ce qu'il aurait pu vivre.

Sans compter son inexpérience dans ce domaine, il pouvait dire que ce baiser avec Derek, Dieu que cela avait été bon. Très bon même. Et il avait hâte de recommencer. Espérons que cette fête chez Lydia soit une aubaine pour pouvoir retenter l'expérience.


Ce soir-là, comme d'habitude, Derek était présent devant le lycée pour l'attendre. Pas Scott. Très inquiet, Stiles se précipita vers lui :

- Où est Scott ?

- Bonjour quand même ! s'amusa Derek, sans vraiment être vexé de l'intérêt premier que porte Stiles à la non-présence du loup plutôt que sa présence à lui.

- Oh ! Pardon… Euh bonjour. Bafouilla Stiles, ne sachant pas comment se comporter suite au baiser échangé hier soir.

Bien sûr qu'il était gêné ! C'était la première fois que cela lui arrivait. Et venant d'un garçon qui plus est. Comment ne pas se poser des questions quand la seule personne qu'il pensait avoir aimée avait été Lydia… et puis, est-ce que, pour Derek, cela été sérieux ou voulait-il faire comme les autres et se foutre de lui ?

- Tout va bien ? questionne Derek, particulièrement amusé par la réaction du plus jeune. Il se doutait très bien de ce qui pouvait être la cause de la gêne de Stiles.

Celui-ci hésita avant de répondre. A vrai dire, il ne savait pas s'il allait bien ou non. Il y avait trop de questions qui le perturbaient depuis le baiser. Se connaissaient-ils assez pour pouvoir continuer sur la voie que prenaient leurs relations ?

Il finit tout de même par répondre que tout allait bien, qu'il s'était juste fait du souci de ne pas voir Scott avec lui.

Il n'y avait pas que du côté de Stiles que l'absence du loup se fit remarquer. Quelques commentaires narquois fusèrent.

Jackson, qui après avoir été délaisser par quelques-uns de ses amis comme Isaac, Boyd et Érica, avait vite tiré profit auprès de deux, trois costauds à l'allure inquiétante. Il jeta méchamment :

- T'as paumé ton clébard !

- De quoi j'me mêle ? cracha Derek.

Et sans vraiment attendre de réponse, il s'éloigna emportant Stiles avec lui.

Le jeune homme se mit à rougir subitement. Être seul avec Derek, lui fit repenser au baiser échangé. Est-ce que Derek allait encore l'embrasser ou allait-il parler du pourquoi, du comment cela était arrivé la première fois ?

Stiles était indécis. Lequel des deux voulait-il le plus ?

Encore une fois, c'est Derek qui débuta la discussion, répondant par la même occasion, à toutes ces interrogations :

- Tu n'as pas à avoir peur. Je suis sincère avec toi Stiles, lui dit-il de sa voix rauque mais douce. Il allait faire en sorte que Stiles sache qu'il était bel et bien amoureux de lui.

Se rapprochant du plus jeune, il s'empara de sa main et la serra doucement. Celui-ci eut un flash-back de leur premier baiser. Et pour la seconde fois, il resta subjugué par cette voix et ce visage, qui se rapprocher de plus en plus de lui.

Peu importait, au fond, quand il pouvait à présent, la fébrilité passée, sentir ces lèvres êtres mordillées doucement par les dents de Derek. Autant profiter de cette langue délicate qui joue avec la sienne, du baiser qui les électrisa tous les deux.

Dix minutes plus tôt, il s'interrogeait sur ces sentiments et ceux de Derek, mais maintenant, il en était sûr. Il ne voulait plus jamais que Derek le quitte. Qu'il n'y est plus que lui et Derek jusqu'à la fin du monde, blotti l'un contre l'autre et passer le reste de sa vie à être embrassé par le plus vieux.

Ils restèrent un long moment comme ça, à se savourer l'un l'autre. Puis Derek se dégagea :

- Rentre maintenant et prépares-toi pour la soirée.

Stiles n'en avait aucune envie, mais il savait qu'ils se retrouveraient à la fête de Lydia. Le jeune homme partit donc, un sourire béat aux lèvres, se préparer pour, il l'espérait, la meilleure soirée de sa vie.


Une demi-heure plus tard, il prenait le chemin de la maison Martins, après s'être regardé une dernière fois dans le miroir.

Il ne se trouvait pas parfait mais il n'avait jamais eu une grande confiance en lui. Il avait troqué son jogging contre un jean slim noir et une veste légère par-dessus sa plus belle chemise. Après s'être regardé une dernière fois dans le miroir,

Arrivé près de la maison, il se dirigea vers la porte, prit une grande inspiration et entra. Il ne prit pas la peine de sonner puisque de toute façon, personne ne serait venu ouvrir vu le volume de la sono.

Arrivé là, il fut surpris et n'en cru pas ses yeux. La maison entière avait pris l'apparence d'une discothèque. Les gens buvaient, dansaient sans se soucier du reste et d'autres s'échangeaient leurs salives. La fête avait, apparemment, dû commencer depuis un moment car, déjà, il y avait des personnes qui dormaient à mêmes le sol. D'autres se déhanchaient sur la piste.

C'était bien beau tout ce petit monde mais aucune trace de Derek nulle part. il le chercha des yeux, un peu partout, mais ne le trouva pas. Il aperçut Isaac pas loin et le rejoignit timidement.

- Salut ! Tu n'aurais pas vu Derek par hasard ? demanda-t-il maladroitement.

Même s'il était devenu plus sympathique avec lui ces derniers temps, Stiles était tout de même craintif.

- Derek ? Ah oui ! L'homme qui t'attend toujours à la sortie du lycée avec son chien non ?

Stiles acquiesça seulement en réponse, impatient de savoir si Derek était présent ou non, seule raison de sa présence ici. Il se demanda alors s'il ne préférait pas retourner chez lui et attendre de revoir Derek à la sortie du lycée, comme tous les jours maintenant.

- Malheureusement je ne l'ai pas encore vu… Mais vient prendre un verre en l'attendant, dit Isaac, l'entraînant vers la table au punch.

Inquiet de ne toujours pas voir Derek arrivait, Stiles finit en une gorgée son verre, avec une petite grimace tout de même, pas du tout habitué à boire de l'alcool. Où pouvait-il bien être ?

Il sortit de la maison dans le but d'aller chercher Derek, et peut-être bien le croiser sur le chemin, ayant marre d'attendre nerveusement que l'homme arrive.

La nuit était claire, c'était la pleine lune et sa clarté baignait la forêt. Un hibou hulula ce qui donna un léger frisson à Stiles.

Une voix rauque et forte se fit entendre dans le dos du jeune homme, le faisant fortement sursauté et se tendre. Mais lorsqu'il reconnut la voix, la tension disparut de ses épaules.

- Stiles ?

Derek était là, dans l'ombre. Les cheveux luisant sous le clair de lune et ses yeux vert bronze tournèrent au rouge une fraction de seconde.

Stiles le regarda s'avancer sans esquisser le moindre geste, la bouche entre ouverte. Cet homme était vraiment très beau sous ce clair de lune. Il le regarda plus attentivement. Il portait un jean noir avec un maillot près du corps et son éternelle veste en cuir par-dessus. Le plus jeune avait devant lui un homme sublime.

La voix de celui-ci le rappela à l'ordre.

- Tu n'es pas à la fête ?

- J'y suis allé mais tu n'y étais pas. Finit-il par répondre en reprenant contenance.

- Excuse-moi. J'étais sur le chemin.

Ils reprirent alors la route et marchèrent silencieusement, savourant la paix qui régnait autour d'eux. Dans leur impatience, ils ne sentirent pas la menace qui planait sur eux.

Stiles ralentit un peu le pas. Il avait une soudaine envie que Derek l'embrasse, mais il avait peur, c'est évident. Son cœur battait vite, ses mains étaient moites. Il prit une grande inspiration et se lança avec tout le courage qu'il pouvait avoir…

- Embrasse-moi ! cria-t-il presque dans sa brusquerie.

… peut-être un peu trop de courage cela dit.

Mais cela fit sourire Derek et il exécuta cette demande, quasiment désespérée, avec un plaisir non feint.

Stiles, un peu plus petit que le plus vieux, passa ses bras autour de la nuque de Derek et se hissa sur la pointe des pieds. Ses mains fourragèrent les cheveux d'encre avec dévotion.

Ils se séparèrent par manque d'air. Stiles avait les joues rougies, le regard embué, troublé par un désir qu'il n'avait encore jamais ressenti, la respiration haletante et les lèvres entre ouvertes.

- Encore !

Derek ne résista pas plus, que la première fois, à cette demande et recaptura ces lèvres pour un long et lascif baiser, ses mains posées dans le bas du dos de l'adolescent.

Se reculant légèrement leurs regards se croisèrent pour ne plus se lâcher. Malheureusement des ricanements goguenards les arrachèrent à leur moment :

- Ne sont-ils pas mignons, en train de se lécher la pomme !

Toute son attitude changea. Il serra les dents, tendus, seul signe de sa colère grandissante. Il avait reconnu la voix de Jackson, toujours accompagné de ces trois costauds. Le groupe s'arrêta en face d'eux.

Malgré ses sens développés, Derek ne les avait même pas entendu approcher. Les effets de la pleine lune, et peut-être Stiles, sur lui étaient surement la cause de ce manque d'attention.

Avant que Stiles ne réalise ce qui se passe, une poigne de fer l'arracha des bras de Derek pour l'éloigner de lui. L'adolescent n'avait même pas vu l'un d'eux bouger.

- Aaaaïe ! Mais que… ?

- Qu'est-ce que vous voulez encore ? demanda Derek, las des tentatives d'intimidation de Jackson.

- Vois-tu, j'en ai plus qu'assez que tu m'ignores aux dépens de ce minus, se justifia-t-il en pointant Stiles du doigt.

- Et tu nous fais chier pour un simple complexe de supériorité ? argumente Derek, pas le moins du monde impressionné par les deux mecs patibulaires qui l'entourèrent, dans le but de pouvoir le maîtriser.

La seule chose qui l'inquiétait présentement, était celui qui retenait Stiles. Il avait essayé de garder son calme mais il avait raison de se préoccuper de cela.

Stiles se débattit autant que possible mais l'homme qui le retenait le gifla du dos de la main pour le calmer.

- Tu vas te tenir tranquille, la punaise ? beugla le costaud tatoué, l'agrippant sauvagement par les cheveux d'une main, l'autre resserrant son emprise sur les poignets du plus jeune.

Un gout amer envahit la bouche de Stiles. La gifle lui avait fait mordre sa langue méchamment.

- Tu vois ce que tu m'obliges à faire, tu devrais faire attention avec qui tu traînes… repris Jackson, avec arrogance, les bras croisaient sur sa poitrine, à l'attention de Derek.

Celui-ci vit rouge qu'on s'en prenne à Stiles de cette façon et trembla de colère. Il se jeta sur les deux mecs qui étaient après lui.

Comme il s'en doutait, ils ne firent pas le poids contre lui. En voyant ses collègues en difficulté, le tatoué abandonna Stiles et se jeta dans la mêlée.

Jackson, témoin des événements, se rendit compte que la situation n'était plus à son avantage. Derek avait l'air puissant et il savait qu'il ne ferait pas le poids physiquement. Il sortit donc un couteau suisse de sa poche et se rapprocha doucement de Derek, de manière à le prendre par surprise, sous les yeux horrifiés de Stiles.

- Derek attention, cria Stiles. Il est arm…

L'ahurissement lui coupa la parole. Jackson venait de s'écraser lourdement au sol, victime d'un magnifique coup de boule de la part de Derek.

Ce fut le signal et la réaction des trois voyous ne se firent pas attendre. Ils détalèrent rapidement suivis de Jackson.

Tout s'était passé si vite – et de manière si… incroyable ! – que Stiles fut complètement dépassé. Derek, lui, réajusta sa veste en cuir, seule chose mise à mal par l'altercation et reporta son attention sur Stiles.

- Tu… Tu… bégayes Stiles.

Les mots se coincèrent dans sa gorge. Derek s'était tourné lentement vers lui.

Sa joue balafrée d'une grande estafilade, sous les yeux ébahis de l'adolescent, se referma toute seule sous la lumière de la lune.

- Je vais tout t'expliquer Stiles… lui dit-il ces yeux verrouillés à ceux du jeune homme. Celui-ci acquiesça, complètement sous le choc de ce qu'il venait de voir. Derek invita donc Stiles à le suivre, ce que le plus jeune accepta aussitôt. Les yeux dans le vague, repensant avec une précision effrayante à la blessure qui s'était cicatrisée toute seule.

A suivre…