Ceci est la première fic solo que j'écris sur le couple sasu/naru, j'espère que vous aimerez.
Attention : Présence de relation homosexuel, donc ceux qui n'ont pas l'âge où ceux qui n'aiment pas. Gomen !! Je ne serais pas responsable de vos troubles psychologiques, des dix prochaines années. XD
Disclaimer : Franchement même si je le disais qui croirait que les personnages de Naruto m'appartienne ?
Réponse au reviews ano :
narou19 : Merci j'essayerais toujours de faire de mon mieux.
tagada : Je n'ai pas posté la fic très vite, donc tu ne me pardonne pas, c'est ça ?
nina : Alors, la relation Naji/Kiba te plais ? ^^
girlcameleon : Pour répondre à ta question, non Iruka ne sera pas marqué, car dans ma fic il n'a pas été placé dans la classe une.
Tophy : Oui chef, tout de suite chef, voilà chef. ^^
naru-chan : Et moi j'espère que cette suite, que tu as tant attendu, te plairas ! XD
Red apple : Ok, mais alors une vraiment toute petite suite. :D
neko_san : Non, non, ne t'inquiète pas, je ne veux surtout pas abandonner cette fic. En voilà la preuve.
Esprit fort, cœur faible ou est-ce le contraire ?
Profitant d'une pause déjeuner, largement mérité selon lui, un brun taciturne au regard noir, s'évertuait depuis quelques minutes à se perdre dans un ciel incroyablement bleu. Nonchalamment installé sur un des banc du parc intérieur de l'académie, il laissait son esprit s'évader à défaut de son corps.
Les bras de chaque cotés du corps et la tête renversé, Sasuke repoussait l'instant où il devrait se rendre au réfectoire. Une brise agréable ébouriffa ses cheveux, apportant un parfum distinctif qui trahi l'arrivée d' un nouvel arrivant.
Ne prenant même pas la peine de détourner les yeux, Sasuke leva légèrement la main en signe de salut.
Cela aurait été inutile, il fallait le dire, une odorat surdéveloppé pouvait servir à bien des choses.
Prenant place aux cotés de Sasuke, Neji s'appliqua, bien qu' inconsciemment, à imiter la posture du premier.
Le silence qui les entouraient n'était ni pesant ni gênant. L'ambiance que c'est deux amis, créaient lorsqu'il étaient ensemble se rapprocher d'avantage du reposant, qu'autre chose. Un sanctuaire que personne n'aurait oser brisée. Ils se comprenaient dans le silence, un point c'est tout.
- Je pense que je sauterais le déjeuner aujourd'hui.
Sasuke regarda Neji, un air neutre plaqué sur le visage. Avant de repartir dans sa contemplation et de lui répondre :
- Hum. Je crois que moi aussi.
Neji ferma les yeux puis se massa l'arrête du nez. Depuis quelque temps, ses nuits s'étaient révélées très courte, car son sommeille était perturbé. Le brun ne comprenait pas d'où venait ce sentiment, il avait enfin eu ce qu'il désirait et sa vengeance était presque complète... Alors c'était quoi cet impression d'inachevé. C'était comme si, dans le déroulement de l'histoire il avait manqué une ligne. Une page entière qui pourrait lui expliquer son mal-être.
Les deux brun, sans le savoir, se posaient les mêmes questions et bien sûr se heurtaient aux mêmes barrières. Non, impossible ! Tout, absolument tout avait été parfait. Le sentiment de manque qu'ils ressentaient, bien qu' étant d'origine différente, n'avait aucune raison d'exister. Ils sauraient le faire disparaître. De la même façon qu'ils avaient toujours enfouie la moindre émotion, ils enterreraient celle-ci, jusqu'à ce que, comme toutes les autres, elle disparaissent.
Sasuke se rappela avec horreur, la situation dans laquelle il s'était mis quelques jours auparavant. Ses lèvres frôlant celle d'un supposé déchet de la société. Il l'avait trouver si vulnérable durant une minute. Le visage expressif du blond lui avait semblé si désirable, qu'il avait faillit faire l'impensable. Il avait été à deux doigt de toucher ses lèvres des siennes et de les sceller dans un baiser contre nature.
Un acte dont il n'avait jamais ressenti le besoin, ni l'envie. Son approche de la gente féminine se limitait au stricte minimum. Alors pourquoi ? Pourquoi lui ?
Un râle qui ressemblait d'avantage à un grognement lui échappa et attira l'attention de Neji :
- Un problème ?
Sasuke dévisagea son ami d'un air légèrement surpris. Durant toutes ses années d'amitiés qu'ils avaient partagé, cette question n'avait jamais fait parti de leurs vocabulaire. Sasuke songea un instant à l'envoyer se faire voir, mais se ravisa. Se redressant, il fit craquer les articulations de son cou puis appuya ses coudes sur ses genoux, regardant fixement le vide.
- C'est ton frère ?
Sasuke arqua les sourcils.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Il n'y a que ton frère pour te gonfler autant.
- En faite, depuis la dernière fois, il ne m'a plus donné de nouvelle. Il doit-être trop occupé pour me pourrir la vie.
- Si ce n'est pas lui, je ne vois qu'une seul explication. Ton nouveau jouet t'en fait-il voir de toutes les couleurs ?
- Arrête tes conneries, je contrôle parfaitement la situation.
- Ah oui ?
- Oui ! Cependant...
Sasuke se tut, ne trouvant plus les mots pour s'expliquer.
- Merde, arrête de tourner autour du pot. Déjà, je me demande pourquoi je te pose des questions !
-C'est-que tu dois-être perturbé par ton « esclave » toi aussi !
- Attends..., Tu viens de faire de l'humour ?
Neji resta quelque seconde à observer Sasuke qui lui se contenta de hausser les épaules. Sasuke avait de la répartie mais il ne s'en servait que pour lancer des répliques cinglantes de cynisme. Un changement que Neji ne manqua pas de noter.
Des pas qui se voulaient discret se firent entendre derrière eux.
Sasuke poussa un soupir à fendre l'âme.
- Sakura.
Neji ferma les yeux.
- Quelle plaie.
La jeune fille se plaça en face d'eux, le regard pleins de reproches. Reproches qui ne tarda pas à tomber :
- Je te tiens, Sasuke ! Nous devons parler et cette fois tu ne pourra pas t'échapper.
- Je n'en avais pas l'intention.
Dans un haussement de sourcil, Neji lui indiqua qu'il n'était pas dupe. C'était un mensonge éhonté et que Sakura s'en rende compte ou non, à dire vrai Sasuke s'en fichait.
La jeune fille le fixa tout en se mordant nerveusement la lèvre inférieure. Peut-être attendait elle qu'il lui donne d'autres explications. Soupirant longuement elle regarda Neji, l'air épuisée :
- Tu peux nous laisser ?
Neji qui était plongé dans la contemplation du ciel, glissa un regard en sa direction puis vers Sasuke mais ne bougea pas d'un centimètre. C'était clair qu'il n'avait aucune intention de partir. Cette attitude eu le don de faire enragée Sakura :
- Sasuke, qu'est-ce que j'ai bien pu te faire pour que tu me traite ainsi ? Je suis quand même celle qui a été choisi pour...
- Épargne-moi tes commentaires. J'ai entendu cette phrase des millions de fois !
- Mais... Mais ce n'est que la vérité. Je suis ta fiancée et j'en ai marre que tu me mettes de côté. Je ne sais pas ce que tu fais de ton temps libre, mais...
Sasuke lui jeta un regard noir qui la poussa à reculer de quelques pas. Sakura resserra ses mains sur sa poitrine dans un geste de protection.
- Ne te mêle pas de ma vie privée.
Le ton était implacable et ne supportait aucune protestation.
Sakura tentait de contrôler le tremblement de ses mains qu'elle frottaient fortement l'une contre l'autre.
- Ta vie privée... « Je » suis censée être « ta » vie privée.
Neji soupira tout en se redressant. Il épousseta son pantalon faisant disparaître la poussière invisible qui s'y trouvait.
- C'est bon, j'en ai marre d'entendre des conneries pareils, je m'en vais.
La jeune fille vit avec horreur son fiancé se lever à son tour. Elle se précipita vers lui le retenant par le bras :
- Je n'ai pas fini !
Sasuke regarda tour à tour la jeune fille ainsi que la main qui le tenait :
- Je te rejoins, Neji.
- Comme tu veux.
Neji s'éloigna donc, heureux de ne pas être à la place de son ami, mais c'était tout de même le pas lourd qu'il retourna vers l'école. Après tout lui aussi avait ses propres problèmes et l'un d'entre eux occupait toutes ses pensées.
- Qu'est-ce qui se passe... ?
Sakura était décidée, aujourd'hui elle aurait le fin mot de l'histoire.
- … Si tu n'es pas enfermé dans ta chambre, où est-ce que tu disparais je ne sais où ?
Le brun fixa Sakura et eu soudainement un éclair de génie. Si c'était de l'attention qu'elle désirait, il allait lui en donner. Et heureusement pour lui, il était un parfait simulateur.
- Si tu veux tout savoir, c'est une surprise.
- Une surprise ? Pour qui ?
Il la regarda intensément.
- Tu veux dire … Pour moi ?
- Hmm, qui sait ?
Immédiatement la satisfaction apparu sur le visage de la jeune fille. Sakura se rapprocha de lui et lui enlaça le bras.
- Je n'arrive pas à y croire... C'est la première fois que tu m'offre quelque chose.
Sasuke regarda ce spectacle. Il n'aurait jamais pensé que cela aurait fonctionné aussi bien. Il n'y avait que Sakura pour tomber aussi facilement dans ses pièges. Mais après tout, lui n'y était pour rien. Jamais il ne lui avait dit clairement que cette surprise la concernait. Elle en avait déduit ces certitudes toutes seules. Même si elle se moquait d'eux, Sakura était bien plus crédule que les humains.
Quoi qu'il en soit, pour l'instant elle lui ficherait la paix, mais pour combien de temps ?
Naruto prit un bougeoir dont il en était sûr, la valeur lui ferait tourner de l'œil et le lança sans hésitation sur la porte fermé à double tour. Celle-ci, toujours aussi sourde à ses supplications resta obstinément fermer.
- Saleté, tu vas t'ouvrir ?!
Le blond serra les poings puis dans un mouvement brusque, se retourna et envoya valser la dernière chaise qui avait survécu à sa colère. Naruto ne se rappelait pas la dernière fois qu'il avait ressenti un tel sentiment de rage. Une chose était sûr, si personne ne venait le libérer de cette chambre, il détruirait même les murs.
Depuis combien de jours n'avait-il pas vu autre chose que cette chambre ? Il n'était qu'un animal en cage pour lequel on apportait des habits propres et des rations de nourritures afin de le maintenir en vie.
Son regard s'attarda sur son reflet et il ne put retenir une grimace. Sur chacune de se joues, de grand trait s'étirait. Leurs aspects ne faisait penser qu'à une seule chose : des moustaches. L'enfoiré l'avait marqué comme on marque un animal. Ces traces, il devrait les porter à vie.
- La queue et les oreilles ne suffisaient pas ?!
Et comme presque tout dans la pièce, le miroir fini brisé sur le sol.
Pourquoi ? Pourquoi avait-il décidé de l'enfermer, alors qu'il ne s'était pas montré depuis plusieurs jours ? Et sa promesse de le mener à Kiba ? Était-ce un test ? Comme pour mieux étudier ses réactions ?
- Je ne suis ni un animal, ni un cobaye, pourriture !!
Encore une fois, Naruto se frappa mentalement pour avoir penser ne serait-ce qu'une seconde que ce type pouvait-être cool. Mais il n'avait pas dit son dernier mot. Naruto Uzumaki n'appartenait à personne et Sasuke Uchiwa allait s'en rendre compte.
La dernière nuit qu'ils avaient passés ensemble lui revint en mémoire tandis qu'il encerclait son corps de ses bras. Un cobaye, c'est exactement l'impression qu'il avait eu alors que les mains de Sasuke exploraient sa peau. Il était encore dans l'incompréhension. Qu'est-ce qui avait poussé Sasuke à agir ainsi ? Qu'il le morde, ça c'était dans sa nature, mais de là à...
Naruto secoua fiévreusement la tête, essayant en vain de faire fuir les flashs qui lui revenaient en mémoire. Les doigts de Sasuke sur ses reins...
Il plaqua ses paumes contre ses oreilles. La langue de Sasuke sur son cou...
Il leva les yeux au ciel. Le corps de Sasuke contre le sien...
Le cris qui s'éleva dans la pièce, la fit presque trembler. Ce qui lui arrivait n'était pas normal. S'il ne voulait pas perdre la raison, il fallait qu'il s'en aille d'ici. Oui, mais pas tout seul...
Sasuke posa son menton sur ses mains jointes par dessus la tables du réfectoire. En cette soirée pluvieuse, les rayons du soleil ne réussissaient pas à transpercer les épais nuages. D'habitude illuminait par les dernière lumière du jour, le réfectoire paraissait plongé dans les ténèbres. Autour de lui, le brouhaha des autres élèves lui donna envie de crier, mais il se ravisa et se contenta de s'affaler sur son siège tout en repoussant l'assiette devant lui.
Pour l'instant il était seul, ayant séché le dernier cours de la journée, il avait marché sans grande conviction dans les dédales de l'académie, plongé dans une grande réflexion qui le torturait même maintenant. Il renversa la tête en arrière en grommelant un « fait chier » inaudible. La même question vint lui tarauder l'esprit : devait-il allé le voir ce soir ? Ou encore une fois, repousser l'instant durant lequel il devrait faire face à son obsession.
Oui, Naruto était devenu une véritable obsession. Ce bon à rien occupait toutes ses pensées. De son sang à la texture de sa peau, dans la mémoire de Sasuke aucuns détails n'avaient été oublié. Au contraire, le temps exacerbait ses souvenirs.
En cours, les mots des professeurs ne l'atteignaient plus, seul demeurait les plaintes et gémissements de Naruto. Au réfectoire, le goût des aliments semblaient inexistant, celui de Naruto le faisait encore frémir. Et toute la journée, ses mains conservait le souvenir de son corps. Personne ne semblait se rendre compte du combat intérieure qu'il endurait, et cela lui convenait parfaitement.
De nouveaux arrivant fit leur entrées, de façon bruyante comme à leurs habitudes. Et comme à chaque fois, la faute revenait principalement à deux filles beaucoup trop bavardes. Sasuke regarda le groupe composé comme toujours de Sakura, Ino, Shikamaru et les autres. Le seul qui manquait à l'appel était Neji.
Sasuke savait pertinemment que lorsque celui-ci n'était pas dans les parages, un certain humain prénommé Kiba se trouvait dans une mauvaise situation. Mais cela, nul n'avait besoin de le savoir. Ceux-ci le regardèrent surpris.
Il est vrai que Sasuke ne s'était pas montré dans cette pièce depuis un moment. Pourtant, sans dire un mot, chacun d'eux s'installa, continuant leur conversation. Sakura dont la place « officielle » était celle à la droite du brun, elle en profita pour lui agripper le bras. Ce geste irritait de plus en plus Sasuke, qui ne fit cependant aucun geste pour se dégager.
- Alors et cette surprise ?
A l'instant où elle avait prononcé ces mots, Sasuke la foudroya du regard. Elle n'avait pas pu s'en empêcher n'est-ce pas ? Cette fille devait absolument faire savoir à tout le monde que Sasuke lui avait préparé quelque chose. Ce qui faisait d'elle une personne spéciale à ses yeux. Sasuke retira brusquement son bras sous le regard choqué de Sakura.
- Quelle surprise ?
Aussitôt la jeune fille se tourna vers Ino pour partir dans un discours gonflé de satisfaction. Shikamaru poussa un soupir de fatigue qui faisait franchement comprendre qu'il en avait ras-le-bol. Lorsqu'il capta le regard de Sasuke, il lui fit un rapide coup de tête lui disant clairement de s'en aller pendant que l'attention des lionnes était requise autre part.
Sans se faire prier, il se leva et se dirigea d'un pas un peu plus rapide que la normale vers la sortie. Au moment où il allait saisir la poignée de l'imposante porte, celle-ci s'ouvrit sur un jeune homme brun à l'allure bien étrange. En faite ce n'était pas tant son allure, mais son regard qui marqua Sasuke.
Lui, était réputé pour garder constamment une expression froide, mais ce gars semblait simplement n'avoir aucune expression en réserve. Et puis, si subitement que Sasuke se demanda s'il n'avait pas affaire à une autre personne, le jeune homme afficha un immense sourire qui lui mangea la moitié du visage. N'y prétend plus attention, le brun poursuivi sa route et s 'éloigna au plus vite de Sakura.
Maintenant, deux choix s'offrait à lui : soit il rentrait bien sagement dans ses appartements, soit il faisait ce qu'il redoutait depuis très longtemps. Tentant de se convaincre que cela pouvait encore attendre une journée, il prit la direction de sa chambre. En chemin pourtant, il s'immobilisa et après un énième jurons adressé à un certain blond bon à rien, il fit demi-tour, sortit des quartier réservés au élèves et marcha vers les classes une. Les Uchiwa n'avaient jamais fuit devant personne, il ne voyait pas pourquoi cela devrait commencer aujourd'hui.
Comment exprimait-on la haine ? Kiba ne le savait pas. Il n'avait même jamais pensé qu'un jour ce sentiment se développerait en lui. Du moment où il était entrée dans ce monde de mépris et de peur qu'était la classe cinq, ses journées étaient basées sur la survie.
Peu importe les bagarres, les vols et les coups bas. Tout était permis parce que rien n'était acquis. Sa vie, sa famille, tout pouvait disparaître le lendemain, seul importait de vivre.
Aujourd'hui Kiba, connaissait le vrai sentiment d'injustice. Grâce à un être ou plutôt une ordure, il connaissait le désir de vengeance. Sa colère se transformait en rage, qui à son tour en haine. Désormais, Kiba ressentait de la rancune et cette rancune avait un visage.
Le bruit d'une porte qui s'ouvrait, le tira de ses réflexions. Le jeune homme n'avait plus jamais fait l'erreur de s'endormir autre part que sur le sol froid. Il gisait là, comme à son habitude, dans sa sempiternelle tunique grise.
Chaque jours, le jeune homme redoutait le moment où le soleil déclinerait pour laisser place à l'obscurité. Entre ces quatre murs, la nuit paraissait interminable. Des pas à l'allure lente s'avancèrent vers lui. Kiba ferma les yeux quelques secondes, mais cela n'apaisa pas les battements de son cœur. Qu'allait-il arriver aujourd'hui ? Quelle humiliation avait encore inventé ce vampire ? Et combien de temps allait durée son calvaire cette fois-ci ?
- On se lève pour accueillir son maitre.
Kiba ouvrit les yeux et serra fortement la mâchoire. Une fois il avait cédé, croyant naïvement que la parole d'un vampire avait une quelconque valeur.
Cette unique fois, lui avait servi de leçon. Cette unique fois était encrée dans son cœur et dans sa peau. Kiba leva les mains et toucha légèrement les bandages sur ses joues. Une grimace, davantage dû au dégout qu'il ressenti, qu'à la douleur, lui déforma un instant le visage.
- Tu joues encore au jeux du silence ?
Kiba se retourna et encra son regard assassin à celui froid du vampire, puis, les apercevant soudain, il frissonna à la vue des deux hommes adossés de part et d'autre de la porte. A l'idée qu'ils étaient de retour, son sang ne fit qu'un tour et immédiatement il se redressa. Neji remarqua ce geste de recule et eu un léger sourire, à peine visible.
- Il semble que tu n'es pas oublié mes homme de mains ?
Kiba déglutit. D'un claquement des doigts, Neji donna un ordre que seul lui et les deux autres vampires comprirent. L'un d'eux sortit tandis que Neji s'installait dans son fauteuil habituel.
- Je vais te faire une faveur. Tu me remercieras après.
Les yeux du pauvre humain ne cessait de faire des allées et retours entre Neji et la porte. Il était perdu et commença à appréhender ce qui allait se passer.
Le mot surprise n'était pas assez fort pour exprimer ce que Kiba ressentit lorsqu'il vit celui qui était sortit quelques minutes avant, revenir avec un repas en main. A cette seul vu, le ventre vide du jeune homme, vide depuis trop longtemps se tordit dans tout les sens. Il fronça les sourcils.
C'était encore une de ces farces. A coups sûr, ce plat ne lui était pas destiné, ou dans le cas contraire, Kiba ne doutait pas un instant qu'il y avait un problème avec la composition. Il était peut-être empoisonné, dans le doute mieux valait s'abstenir.
S'avançant d'un pas synchronisé, les deux hommes le rejoignirent au fond de la pièce. L'un l'attrapa par le bras et le traina au milieu de la pièce tandis que l'autre déposait le plat à même le sol, en face de lui. Voir le jeune homme à ses pieds, remplissait toujours Neji d'un grand sentiment de satisfaction. C'est avec attention qu'il l'observa. Le jeune homme regardait de façon suspect, l'assiette en face de lui.
- Il n'y a ni poison, ni quoi que ce soit de mortel. Mange.
Kiba saisit l'assiette, la fixa un moment et d'un geste vif la jeta au loin. Aussitôt il sentit une poigne de fer l'attraper par le col et le soulever du sol. Un des acolytes, n'avait apparemment pas apprécié ce geste.
Kiba avait de plus en plus de mal à respirer. Voulant se libérer, il lança un coup de pied avec le peu de force qu'il possédait encore. Il s'écrasa dans l'entre jambe du vampire, qui, après un grognement, lui assenât un coup de poing dans le ventre qui lui coupa le souffle. Son poing se leva de nouveau prêt à frapper sans retenu le visage du jeune humain.
Kiba ferma les yeux attendant, le cœur battant, la rafale de douleur qui allait s'abattre sur lui à tout moment... Mais ne sentit rien. Ouvrant les yeux, il découvrit le bras du vampire toujours en position lever mais retenu par la main de Neji. On le lâcha et il se laissa choir sur le sol. Un regard d'incompréhension pur tournait vers l'autre brun.
Le temps que son cœur reprenne un rythme à peu près normale, un autre repas avait déjà été amener :
- Laisser-nous.
Kiba regarda Neji, dont la chevelure lâchée virevoltait dans son dos et pour la énième fois, il se demanda quel était l'utilité d'avoir des cheveux aussi long ? C'était une question avec très peu d'intérêt comparer à la situation dans laquelle il se trouvait.
Neji resta immobile, il regarda le plat qu'il tenait entre ses mains, puis l'humain et de nouveau l'assiette. Plutôt, le fait qu'un de ses hommes ai prit l'initiative de s'attaquer au jeune homme à ses pieds, l'avait énervé. Cela ne le gênait pourtant pas quand c'était lui qui formulait des ordres. C'était comme si, il considérait que la seule personne pouvant faire souffrir Kiba était lui et nul autre. Mais après tout, c'était seulement le sentiment qu'un maître avait à l'égard d'une de ses possessions, non ?
- Tu espères peut-être te laisser mourir de faim ? Ne pense pas que tu pourras m'échapper aussi facilement.
Il plaça à nouveau le repas devant Kiba.
Mange.
L'humain ne bougea pas d'un pouce, détournant uniquement la tête. Neji fronça les sourcils, contrarié.
- Mange !
Kiba sursauta mais ne fit pas un geste. Il pouvait allé au diable ! Qu'il le mange lui même !
Allongeant le bras, les doigts de Neji vinrent s'enrouler autour du cou du jeune homme.
Le vampire commençait à resserrer sa poigne et Kiba à suffoquer.
- Ne joue pas avec mes nerfs.
Le jeune homme se débattait désespérément, mais ses poings et ses pieds, contrairement à la première fois, n'atteignirent jamais leurs cibles.
- Tu vas manger, même si pour cela je suis obligé de t'enfoncer cette nourriture au fond de la gorge.
Les yeux marron de Kiba se perdirent dans ceux limpides de Neji. A sa grande surprise le vampire n'y vit pas de la peur, comme les autres fois, mais bien de la provocation. « Tiens donc ? »
- Eh !
Une boulette de papier atterrit sur l'épaule d' Iruka.
- Eh !
Une deuxième vint se poser sur sa jambe. Depuis le temps que l'homme partageait l'espace vitale de Kakashi, les jeux plus qu'enfantin du vampire aurait dû le laisser de marbre mais en fait non ! Pas du tout ! A croire qu'il ne connaissait pas le sens du mot « sérieux ».
- Petit-bout !
Le brun sentit un frisson lui parcourir tout le corps. Après avoir essayé un certain nombre de surnom, plus ridicule les uns des autres, le vampire avait jeté son dévolu sur celui-ci. Allez- savoir pourquoi ?
- Je ne suis pas votre « Petit-bout » !
- Enfin une réaction !
Les yeux d'Iruka ne formèrent qu'un trait étroit lorsqu'il se tourna vers Kakashi. En équilibre sur son siège, il se balançait d'avant en arrière, les pieds posés sur son bureau.
- Tu sais, ça devient de plus en plus difficile de te faire la conversation...
- Simplement parce que je n'ai pas envie de discuter avec vous !
- Ah, mais si tu voulais que l'on passe à la vitesse supérieure, fallait me le dire tout de suite, petit-bout.
Celui au cheveux argenté ajouta un clin d'œil explicite à son commentaire. Iruka fronça les sourcils en secouant lentement la tête, encore trop pétrifié par ce qu'il venait d'entendre et de voir pour dire quoi que ce soit.
Le bruit de quelqu'un qui frappait à la porte, retentit dans la pièce. Kakashi se redressa, posa son index sur sa bouche, pour ordonner à Iruka de rester silencieux puis disparut dans la pièce à coté.
Cela arrivait souvent. Peut importe l'heure de la journée ou de la nuit, quelqu'un venait le chercher et Kakashi s'en allait, parfois jusqu'au lendemain. Iruka avait du mal à l'accepter, mais cela créait un grand vide dans ses journées. Il était peut-être insupportable, doté d'un sens du sérieux relatif et complètement voir exclusivement porter sur la chose mais avec lui, Iruka se sentait à l'abri.
Pourtant il aurait préféré avoir les cordes vocales arrachés plutôt que de l'avouer. Il imaginait déjà le sourire niais que Kakashi lui adresserait. Peut-être même irait-il jusqu'à lui jeter un regard séducteur ou autre chose. Dans le doute il préférait se taire.
Même si ses moment le laissait un peu perdu, ils étaient pourtant nécessaire à ses recherches. Dès qu'il se retrouvait un peu seul, le brun inspectait chaque tiroirs, chaque documents, chaque enveloppes de l'appartement. Malheureusement il revenait toujours bredouille.
Il y avait bien un placard qui avait attiré son attention, mais celui-ci était toujours fermé à clef. Ne voulant pas prendre le risque d'être découvert, Iruka n'avait jamais chercher à forcer la serrure. Même aujourd'hui il se contrôlait pour ne pas céder à la tentation. Reprenant ses recherches où ils les avaient laissé, il ouvrit un nouveau placard situé dans un petit meuble derrière le bureau de Kakashi. Il n'y avait que deux rangées superposé de livre.
Le vampire les affectionnait particulièrement, il ne se passait pas une journée sans que Iruka ne le découvre plongé dans la lecture d'un nouveau bouquin. Il referma le placard et attaqua une nouvelle partit de la pièce, sans succès. Après une heure à fouiller un peu partout, le brun se laissa glisser sur le sol, abattu. Décidément, ce n'était pas ce soir non plus qu'il trouverait quelque chose. Son regard étudia la pièce et de nouveau, il fut attiré vers le fameux placard aux livres.
C'était vrai, que quelques part il aurait aimé savoir de quoi ils parlaient. Se trainant vers le meuble, il l'ouvrit à nouveau, au hasard il en prit deux, puis feuilleta rapidement le premier. Ouvrant de grands yeux choqués, il reposa prestement et prit le suivant, le feuilletant également et le reposant tout aussi rapidement.
Le même schéma se reproduit à plusieurs reprises. Après cinq ouvrages étudiés, Iruka eu la confirmation que Kakashi Hatake était un grand pervers. Et apparemment, comme le laissait voir ses livres, il n'avait pas de préférences : femmes, hommes, jeunes, plus vieux, tout y passait.
Iruka maudit sa curiosité et commença à remettre les livre en place lorsqu'il remarqua que le fond du placard était légèrement enfoncé. Il appuya dessus et celui-ci s'effaça pour faire apparaître un autre espace. Il y passa la main, tapotant ici et là pour fini par mettre la main sur un petit objet froid. En le ramenant à lui, il vit une clef dans la paume de ses mains.
Immédiatement son regard passa du placard fermé, puis à la clef entre ses mains. Soudain, comme si sa vie en dépendait, et dans un sens c'était le cas, il se rua vers lui afin d'y introduire la clef. Son cœur s'emballa lorsqu'il vit la clef tourner dans la serrure et la petite porte s'ouvrir.
Il eu un petit sourire lorsqu'il se dit que Kakashi, avait sûrement pensé que personne ne pourrait chercher entre ses livres. Si on pouvait appelé ses « appels à la débauche » ainsi.
A l'intérieure plusieurs document s'y trouver, tous classés par ordre chronologique. Iruka choisis de prendre les plus récents et élimina tous ceux qui ne le concernait pas. Entre les problèmes de canalisations et les programmes de réunions, le tri était facile. Il s'attarda sur un dossier nu de toute annotation et l'ouvrit.
Son cœur s'arrêta lorsqu'il reconnu les photos de Naruto, Kiba et de lui-même. C'était celle prise lors de leurs enregistrements sur la liste des classes cinq. Il tourna frénétiquement les feuilles à la recherche d'une quelconque information. Les lieux où ils avaient été emmenés, les personnes avec qui ils se trouvaient, tout pouvait lui servir. Arrivé à la dernière feuille, Iruka ressentit comme un grand froid s'emparer de ses membres. L'intitulé du document était « Avis de décès ».
Il entreprit de le lire et au fur et à mesure le grand froid qui paralysait son corps, se changea en une colère fulminante. Pourquoi le nom, de Naruto, de Kiba ainsi que le sien étaient-il inscrit dans ce texte. Cause du décès : asphyxie. Morts lors de l'incendie de leurs abris.
C'était faux, complètement faux ! Puis un détail, loin d'être sans importance lui sauta au yeux. Celui qui avait établi ce document n'était autre que : Le haut responsable de la gestion du personnel et de l'éducation, Kakashi Hatake.
Les mains tremblantes, il rangea les documents comme si il ne les avaient jamais trouvés, referma le placard, remis la clef à sa place et replaça les livres. Son esprit bouillonnait sous toutes les insultes mentales qu'il proférait à l'encontre du vampire. Mais il le savait, il ne devrait jamais rien dire, au risque d'être découvert. Il inspira et expira à grande bouffée d'air pour se calmer.
La serrure de la porte fit des cliquetis inquiétant qui le fit sursauter. C'était étrange qu'il rentre aussi tôt ! Se précipitant aussi vite qu'il put, Iruka se jeta littéralement sur le canapé et essaya d'avoir l'air aussi détendu que possible.
- Encore debout ?
Kakashi pénétra dans la pièce avançant vers son bureau sur lequel il déposa une liasse de document, puis se retourna vers le brun sourire aux lèvres. L'ignorant totalement, l'humain détourna le regard.
- Ne me dis pas que tu avais du mal à t'endormir sans moi ?
Le visage d'Iruka fut défiguré par une grimace. Il se leva pour se rendre dans la chambre.
- Dans vos rêves.
Il claqua la porte derrière lui et alla s'allonger sur son lit de fortune, à même le sol, puis ramena les couvertures par dessus sa tête. Avant de traiter Kakashi de tout les noms, c'est lui même qu'il aurait dû frapper. Être aussi idiot ne devrait pas être possible. Il se sentait en sécurité avec lui ? Il pouvait lui faire confiance ? Quelle grossière erreur !
Kakashi l'avait isolé, le privant de tout ce qui faisait son monde. Maintenant il s'en rendait compte, mais pourquoi ? Peu importe ces motivations, le brun ne voulait pas les savoir. Il n'avait tout simplement aucune excuse.
Iruka fit descendre le drap sur son buste et se retourna trop agiter pour espérer s'endormir rapidement. Le bruit de la porte qui s'ouvrit le figea. Le moment était venu d'utiliser une de ses techniques qui n'avait jamais failli jusqu'à aujourd'hui. Ce soir, il choisit de feindre le sommeille. Il s'empressa de fermer les yeux et resta immobile.
- Comment as-tu trouvé ma collection ?
Le brun se mordit les lèvres jurant silencieusement. Que l'on chamboule tout l'appartement, Kakashi ne s'en rendrait pas compte. Par contre il suffisait de toucher à un de ses précieux bouquin sordide et tout de suite il montrait les crocs ? C'était vraiment ahurissant. Iruka entendit le vampire soupirer.
- Il dort déjà, moi qui pensais m'amuser encore un peu ?
Les pas du vampire évoluèrent dans la pièce jusqu'à ce qu'il soit près de lui. Le brun n'eut pas le temps de comprendre quoi que ce soit, qu'une forme vint s'installer à ses côtés. Qu'est(ce que ce pervers avait encore inventé ?
Iruka sentait le corps du vampire près de lui, ce qui le mit très mal a l'aise. De façon à mettre un peu de distance entre eux, il se tourna en lui offrant son dos. Cela fut une grosse erreur, qui permis à Kakashi de se lover contre lui en passant un bras par dessus ses épaules.
Iruka ouvrit de grand yeux surpris. Cette position était plus qu'embarrassant, comment faire pour se dégager ? Soudain Kakashi resserra son étreinte jusqu'à ce que Iruka sente la chaleur de son souffle sur sa nuque. Étrangement les battement de son cœur s'accélérèrent. La main du vampire remonta sur ses épaules et commença une descente imprévu.
Parcourant le bras jusqu'au coude, elle le quitta pour s'aventurer sur la hanche toujours recouverte du draps. La tête du vampire cogna sur celle de l'humain, et Kakashi enfoui son visage dans le creux que formait le cou et l'épaule du brun, inspirant puis expirant attentivement. Iruka se rappela soudainement que, pour sa race, Kakashi n'était rien d'autre qu'un prédateur.
Que comptait-il faire ? La main du vampire vint se poser sur le ventre d'Iruka tandis que celui-ci serrait les poings. La main du plus âgé se faufila sous la couverture et continua à masser le ventre du plus jeune. Iruka ferma fortement ses yeux lorsque celle-ci se dirigea ver le bas de son corps.
- C'est vraiment plus agréable lorsque tu te laisses faire. Mais si je continue, tu risques de te mettre à crier. Quel dommage que tu ne sois pas réellement endormi.
Iruka resta pétrifier. Alors depuis le début, il s'était rendu compte de la supercherie ? Il en avait profité pour s'amuser de lui ? Kakashi ramena sa main vers le visage de Iruka et se saisit de son menton, l'humain posa un regard à la fois honteux et furieux sur Kakashi. La pièce était plongé dans le noir mais le brun put s'apercevoir, que pour une fois, le visage du vampire était à découvert. Cela le captiva quelques minutes, même si le peu de lumière dans la pièce ne lui permis pas de voir clairement les traits de celui-ci. Puis la révolte réapparut dans ses yeux.
- Quand tu dors, tu ronfles légèrement.. On ne te l'a jamais dit ?
Kakashi lui offrit un bref sourire, puis, trop rapidement pour que le brun ne puisse protester, ses lèvres se posèrent sur celles du brun, dans un baiser chaste et bref. Le vampire abandonna un Iruka encore sous le choc et se hissa sur le lit.
- Bonne nuit, petit-bout.
Le rire étouffé ramena l'homme à la raison et une nouvelle fois, il se couvrit la tête. Kakashi allait lui payer cette blague de mauvais goût.
- Ouvre ta bouche.
Plus qu'excéder par la situation, Neji, qui n'était pas vraiment réputé pour sa patience, commençait à voir rouge. Cet humain était bien le plus têtu qu'il n'est jamais rencontré. Une de ses mains, toujours autour du cou du jeune homme, il saisit la mâchoire de Kiba de l'autre. Appuyant fortement dessus, il espérait ainsi obliger le jeune homme à desserrer les dents. Tactique qui marcha avec succès.
Neji, n'en croyait pas ses yeux, il était tombé bien bas : à genoux sur le sol, donnant la béqué à un moins que rien d'humain. Pourquoi ne le laissait-il pas crevé si c'est ce qu'il demandait ? Neji Hyuuga, était certes un vampire réfléchi et de raison, pourtant il ne trouva pas la réponse à cette question. Pour la première fois de sa vie, il agissait par instinct. Et son instinct lui disait de faire en sorte que cet humain, déchet de la société, bon à rien, reste en vie.
Il approcha la cuillère de la bouche de « sa propriété » et y engouffra celle-ci. L'effet ne se fit pas attendre, refusant toujours d'avaler ce qu'il croyait-être, une quelconque mixture inconnue, Kiba recracha tout net ce qu'il avait en bouche. Contenu qui ne manqua pas de se répandre sur l'uniforme gris du vampire. Neji ne s'emportait jamais, il n'explosait pas. Dans sa famille, se contenir était comme une deuxième nature, mais se soir, il oublia totalement ces histoires d'éducations lorsqu'il plaqua le jeune homme sur le sol.
- Je croyais que tu avais compris. Ici, c'est moi qui fait les ordres !
Se servant dans l'assiette, directement avec ses mains, il en prit une portion puis la fourra dans la bouche de Kiba.
- Je te l'ai dis … Même si je dois te l'enfoncer dans la gorge.
Puis cherchant un moyen pour obliger Kiba à avaler, il décida de plaquer sa main sur ses lèvres et de lui boucher le nez.
- Si tu veux respirer, avale !
Les secondes passèrent sans que Kiba ne veuille coopérer. Le visage de Neji resta inexpressif, il attendait patiemment que l'idiot sous lui se décide d'obéir, mais rien ne se passait. Fronçant les sourcils, il pensa retirer sa main, lorsque Kiba préféra avaler, que de mourir étouffer.
- Tu ne feras jamais le poids contre moi, tu crois que continuer d'essayer te donne du mérite ? Tu crois peut-être que tu réussiras un jour à t'enfuir, si tu n'abandonnes pas ? Et tu penses sûrement que le fait que tu restes muet me contrarie ? Détrompe-toi, ça me facilite la tâche.
C'était évidement faux. Le silence bornait de l'humain l'irritait de plus en plus, mais pour rien au monde il ne l'avouerait. Neji plaqua ses mains sur les joues encore douloureuses de l'humain.
Le jeune homme grimaça sous cette nouvelle torture, tandis que des larmes de rage commençaient à troubler sa vue. Tout en maintenant la tête de Kiba, l'empêchant ainsi de détourner le regard, le vampire poursuivit son monologue.
- Tu ne sortiras d'ici que lorsque j'en aurais assez de toi. Ce moment est encore loin, et si j'étais toi... Je prierais pour qu'il n'arrive jamais.
Kiba se débattit, mais avec force, Neji le maintenait au sol.
- Tu penses que je suis cruel ? Attend de voir ce qui t'arriveras une fois que tu seras relégué dans les « incapables ». Tu ne veux pas me supplier ? Là-bas, tu n'en auras même pas la force.
Kiba fronça les sourcils. Les « incapables » était une sous-catégorie, dont on entendait jamais parler. Le peu de choses que l'on savait sur elle, c'est qu'elle était composé des anciens travailleurs qui, comme leurs noms l'indiquaient, étaient devenu incapable d'apporter leurs contributions à la société.
Dans cette ville, personnes ne savait où ils se trouvaient ni ce qui leurs arrivaient, car personnes n'en avaient jamais vu. Dans les classes, les mères utilisaient même cette menace contre les enfants trop turbulents. « Arrêtez de pleurer ou ils vous jetteront parmi les incapables ».
Neji profita du fait que le jeune homme soit plongé momentanément dans ses pensées et piocha une nouvelle fois dans l'assiette.
- Ou-vre ta bou-che.
Détachant intentionnellement chaque syllabe, le vampire emprunta un ton dangereux. Après quelques secondes il perdit une nouvelle fois patience.
- Saloperie d'humain borné.
De nouveau, il pressa fortement la mâchoire du jeune homme et y engouffra la nourriture de force, puis l'empêcha de respirer. Il répéta l'opération à plusieurs reprises, jusqu'à ce que Kiba suive le mouvement comme un automatisme. Bientôt, il n'eut même plus besoin de maintenir la mâchoire du brun ouverte, il s'était sans doute rendu compte qu'aucun effet secondaire désagréable ne se produisait.
Kiba ferma les yeux, peinant à croire qu'il capitulait une nouvelle fois. Les aliments qu'il ingurgitaient avait certes un arrière goût de défaite mais aussi de vengeance. Peu importait comment où quand. Un jour, Neji baisserait sa garde, il le fallait. Et ce jour, Kiba profiterait du goût de la victoire.
Un sourire mauvais sur le visage et quelque peu calmer, Neji approcha la dernière bouchée du visage du captif et la lui présenta. Les lèvres un peu meurtris du jeunes homme s'écartèrent davantage que les fois précédentes. Neji pensa que c'était rare de voire un être humain avec une dentition si parfaite.
Le fait qu'il ne s'en rende compte que maintenant n'avait rien d'étonnant. En générale on ne s'attarde pas sur ces détails lorsque l'on torture quelqu'un. Et de plus, il fallait le dire, Kiba ne souriait pas souvent.
Quelque chose vint lui encercler le bout des doigts, ce qui le fit sortir de ses rêveries. Neji fronça les sourcils lorsqu'il s'aperçut que ce n'était rien d'autre que les lèvres de Kiba. S'en doute n'avait-il pas retiré sa main assez vite.
Il se surprit à ne pas l'enlever immédiatement. Au contraire, ce fut d'une extrême lenteur qu'il se dégagea. Les lèvres étaient humides et chaudes, cela le surprit. Comme pour procéder à une comparaison, il ramena les mêmes doigts à sa propre bouche. Les siennes étaient froide, presque glaciale. Elles n'avaient vraiment rien de similaire.
Puis, il se redressa légèrement. Ce fut à ce moment très précis qu'il reprit pleinement ses esprits et que le fait qu'il se retrouve à califourchon sur un être humain lui sauta aux yeux. Il lui avait même donné à manger directement avec la … Il éloigna sa main de ses lèvres avec un regard mi-dégouté mi-choqué, avant de se relever en vitesse.
N'importe quoi, il lui fallait n'importe quoi pour lui enlever cette sensation. Le mieux c'était un bon bain, oui voilà, un bon bain désinfectant.
Kiba entendit la porte se refermer et il recouvrit son visage de ses avants-bras. Maudits soit les vampires.
- Soyez maudits.
Toujours la même rengaine. Depuis qu'il était rentré dans cette pièce, le blond qui se complaisait dans une expression furieuse, ne cessait de le maudire à tout va. Lui aussi avait de quoi être contrarié. Son appartement était sens dessus dessous et le responsable de tout cela faisait les cent pas en face de lui, comme l'animal en cage qu'il était. Pourtant, la seul chose que Sasuke voyait, était le corps dont il avait rêvé durant des nuits entières.
- Vous aviez promis tellement de choses, mais en réalité c'était que du vent. J'aurais dû le savoir, la parole d'un vampire ce n'est que du toc, qu'un foutu tas de conneries !
Sasuke haussa les sourcil, étonné par le langage tout nouveau que le blond adoptait.
- J'en ai assez d'être ici ! Ça sert à quoi de m'enfermer ? Pour voir combien de temps je tiens avant de péter un câble ? Et bien ça n'a pas tardé, j'en peux plus de tourner en rond !
- Je vois ça.
Abandonnant ses cents pas, Naruto se dirigea droit vers le vampire. Le doigt pointé en sa direction.
- C'est de votre faute. J'ai tout accepté croyant à ce que vous me disiez. C'est fini maintenant, je me laisserais plus avoir et vous vous allez me payer tout ça....
Dans un geste rapide, Sasuke l'empêcha de continuer en plaquant sa main sur sa bouche. Naruto lui saisit le bras afin de se libéré.
- Tu veux te venger ? Et je pourrais savoir comment ? La seul option qui s'offre à toi, c'est de continuer de te taire et d'attendre jusqu'à ce week-end.
Naruto se demanda, anxieux, ce qui l'attendait à la fin de cette semaine. Il n'avait jamais été aussi stresser depuis qu'il avait fait la connaissance du brun. Cherchant le regard de Sasuke, Naruto frissonna devant le regard sérieux que celui-ci posait sur son cou.
Ah ça ! Sûrement pas !
Reprenant ses sens, Sasuke évita de justesse le poing de Naruto. Il le saisit et le tint en hauteur.
- Tu risques de te faire mal en faisant ça !
Usant de sa force, il le fit pivoter et cala son dos contre son torse. Quelques mèches de cheveux blond lui chatouilla la joue. Sasuke ne comprenait pas pourquoi il n'arrivait pas à garder une distance raisonnable entre lui et Naruto. C'était comme si une force surnaturel le poussait à rechercher son contact. De sa main libre, il caressa la joue du blond.
- Tu as déjà cicatrisé ? C'est parfait...
Naruto lança sa tête en arrière, qui vint frapper le menton de Sasuke. Celui-ci le lâcha sous le coup de la douleur et se frotta doucement la zone endolori.
- Toi...
- Je vous avait prévenu. Le temps où vous vous moquiez de moi est fini.
Sasuke se redressa, le regard plus sombre qu'à l'accoutumée.
- Ton éducation est vraiment à refaire.
- C'est vous qui le dites, moi je trouve que je suis très bien comme ça !
Naruto tenta de mettre un peu d'espace entre eux, mais la réalité était tel, qu'ils étaient belle et bien coincé dans la même pièce sans endroit où se cacher. Il tenta le tout pour le tout et courut vers la salle-de-bain, slalomant entre les débris au sol. Malheureusement pour lui, Sasuke le devança et c'est avec un cri de rage, qu'il se sentit soulever de terre.
- Laissez-moi descendre ou je vous jure...
Sans douceur, le brun le jeta sur le lit et enleva sa veste. Naruto se retourna et essaya d'atteindre l'autre côté du lit. C'était sans compter Sasuke qui lui attrapa les hanches et le traina vers lui.
- J'ai horreur des animaux mal dressés.
Le brun le retourna et l'immobilisa en l'écrasant de tout son poids. Naruto suffoquait presque, tandis que les lèvres de Sasuke se posèrent sur son cou. Resserrant les poings, il sentit la morsure devenu familière et vit ses forces diminués.
Le sang se rependit sur le palais du vampire, qui grogna presque de contentement. Son corps bouillonnait à nouveau et son cœur tambourinait. Les mains du vampire s'aventurèrent sous les vêtements du blond, qui se rappela par flash, ce qui s'était passé la dernière fois. Il frappa, poussa, hurla, jusqu'à ce que le vampire relève la tête.
Sasuke le regarda les sourcils froncé, Naruto était plus résistant qu'à son souvenir. Il y avait longtemps qu'il aurait dû être sans connaissance. Il fixa le visage rouge du blond et ses yeux se posèrent sur ses lèvres pour ne plus les quitter.
Rougie par la maltraitance de leur propriétaire, entrouverte comme un appel silencieux, elles étaient là, offertes. Sasuke se hissa et rapprocha son visage du blond.
C'était mal, c'était contre nature, c'était une erreur abominable, qu'il commit sans hésitation.
Fondant comme un prédateur sur sa proie, Sasuke écrasa sa bouche sur celle de Naruto. Le blond ouvrit de grand yeux horrifié, avant d'encercler le visage du brun de ses mains afin de le repousser.
Sasuke l'imita mais dans le but contraire de le maintenir contre lui. Il attrapait ses lèvres pour ensuite les libérés, se moquant éperdument que Naruto s'obstine à garder la bouche close. Il ferma les yeux continuant à défier le brun, jusqu'à ce que Sasuke lui morde la lèvre inférieur. Cela lui fit pousser une petite plainte qui permit au vampire d'approfondir le baiser.
D'instinct, le brun y engouffra sa langue, et bien que ne sachant pas très bien le mode d'emploi, commença à la faire onduler contre celle du blond. Sasuke l'embrassait comme si sa vie en dépendait, comme s'il n'avait jamais et n'allait plus jamais embrasser personne de toute sa vie. Un baiser violent, que Naruto essayait à tout prix de rompre et qui en même temps provoquait en lui de grands frissons.
C'était mal, c'était une erreur abominable, mais avec une brève hésitation, il y mit fin.
Naruto mordit allègrement la langue de son agresseur, qui se dégagea précipitamment en se redressant, une main sur la bouche. L'expression neutre de Sasuke avait instantanément reprit sa place sur son visage.
Sasuke étudia Naruto, se demandant ce qui lui était passé par le tête. Une folie passagère, qui le laissait sans voix. S'était sûrement de sa faute à lui, ce parasite lui avait forcément fait quelque chose pour qu'il puisse agir ainsi ? Il ramassa sa veste et se glissa vers la sortie. Naruto essuya fiévreusement ses lèvres meurtri par le baiser. Il prit le dernier chandelier ayant survécut à sa colère et l'envoya, lui également sur la porte.
- Je suis pas un putain de jouet.
Il déambulait à travers les couloirs, tel une ombre. Car c'est ce qu'il était. Sa vie n'avait pas de raison d'être, elle n'avait pas de sens et pas de but, à part celui d'obéir aux ordres. Ceux-ci étaient clair : Se rapprocher des héritiers Uchiwa et Hyuuga.
Pourquoi ? Cette question ne lui avait jamais traversé l'esprit. Et de toute façon, il le saurait bien assez tôt. Dans son monde à lui, il n'y avait pas de quand, de où, de pourquoi et il n'y avait surtout pas de qui. Dans son monde, il n'y avait que les ordres. Mais récemment son univers avait commencé à changer
Douce : Oh qui vois-je ? Une revenante ? ça faisait longtemps que l'on avait pas vu ta tronche ! (ben ouai je m'insulte avant que vous le fassiez, c'est moins dur à suporter XD). Mais vous savez bien que je vous aimes, et que vous m'aimez aussi, de toute façon !
Non ? Comment ça je me trompe ? C'est sur ? T^T
Donc voilà le chapitre 9, c'est moi ou mes chap sont de plus en plus long ? A ce rythme la je me demande quand le chapitre 10 seras posté ? ^^
Encore merci à toutes et à tous (s'il y en a, comme d'hab) pour vos reviews et encouragements. Avant que je n'oublie, j'ai refait la mise en page de chacun de mes chap, afin que le passage entre les différents couples soit plus clair et distinct (les séparations que j'avais mise on été éffacé). J'espère que ça vous éviteras de vous embrouiller. Bisous à tout le monde.
