Chapitre 9 : L'Honorable Miss Marian Angélique Doyle :

Derbyshire, Angleterre, Camden Place Manor :

Marian Doyle regardait d'un air attendri les animaux qui se prélassaient dans la ménagerie. Son regard marron embrassait toute la pièce, et s'arrêtait particulièrement sur la cage du serpent boa que son père lui avait offert l'an dernier. La jeune fille, passionnée par la botanique et le monde animalier, pouvait s'enorgueillir de posséder une belle collection d'animaux, de tous horizons, de toutes les formes, les couleurs et les races, en particulier de reptiles et d'animaux à sang froid qu'elle chérissait.

Marian s'approcha de la cage du serpent, et l'ouvrant doucement, elle prit calmement l'animal, le posa sur le sol et entreprit de nettoyer sa cage.

Le reptile s'éloigna dans un glissement discret vers le vivarium, spécialement aménagé par sir Winston Doyle, père de Marian, et qui reproduisait le climat exact qui convenait au délicat animal.

Une fois sa tache terminée, la petite blonde prit un grand sac lourd qu'elle avait du mal à porter et en sortit des rongeurs de ses petites mains gantées. Elle les posa dans la cage du serpent. Celui-ci, dans un sifflement ravi, glissa rapidement du vivarium à la cage où son festin l'attendait.

Elle le regarda avec affection, et sans piper un mot, elle réitéra la tâche avec la vipère à trois têtes, la couleuvre des sables, les deux hiboux respectivement petit-duc et grand-duc, qui appartenaient à ses parents, ainsi que sa chouette des terriers. Elle s'approcha finalement de l'espèce la plus rare, un couple d'oiseaux tropicaux aux couleurs vives et chamarrées. Marian les caressa avec admiration, leur offrit quelques biscuits, puis sortit de la ménagerie.

Un elfe de maison l'attendait devant la porte de la ménagerie.

-N'oublie pas Frémont de vérifier si tous les animaux vont bien avant d'aller dormir, recommanda Marian doucement. Et surtout rappelle-toi de bien régler le sortilège de Chaleur, pour les oiseaux tropicaux, ajouta-t-elle.

-Oui mademoiselle, chuchota Frémont. Si mademoiselle veut bien suivre Frémont, le dîner a été servi dans la salle des festins.

-Je viens. Répondit la petite fille, lasse.

L'elfe s'éloigna en trottinant.

*Comme cette vie est triste, je ne sais pas si je pourrais supporter une semaine encore à ce rythme. Je vais crever d'ennui.*

Depuis le début des vacances de Noël, Sir Winston Doyle avait organisé deux grandes réceptions, où toute la bonne société sang-pure s'était précipitée. Cette soirée-ci avait été organisée jusque dans les moindres détails, et permettrait à la maîtresse de maison de montrer tout son art.

Marian retourna dans sa chambre, où un autre elfe de maison disposait sur le lit la robe que devait enfiler la jeune fille. Sa mère mettait un point d'honneur à ce que sa fille soit élégante en toutes circonstances, et malgré son jeune âge, obligeait sa fille à assister à toutes les soirées et réceptions importantes.

*La poisse, je ne comprends pas pourquoi papa s'écrase si souvent devant mère… Je suis sa fille, tout de même ! Mon bonheur ne compte pas à ses yeux ?*

La jeune Serpentard se résigna à descendre dans la salle de réception, où sa mère Marion Beauregard Doyle, d'origine française, recevait ses invités.

Marian avait eu la bonne surprise, une semaine plutôt de voir son amie Angela Warren faire partie de la liste des invités avec sa mère, qui était roumaine, l'Honorable Katarina Ivanovna Warren. Son amie aux cheveux roux orangée ressemblait fort peu à sa mère, seules leurs chevelures similaires en couleur et forme suggéraient un lien de parenté entre la mère et la fille. A sa grande surprise, Marian avait passé une soirée amusante avec Angela, et lui avait même montré son animalerie personnelle, malgré l'aversion qu'avait la rousse pour les reptiles et animaux à sang-froid en tous genres.

Marian ne comptait malheureusement pas sur une nouvelle soirée d'amusement, étant donné que sa mère n'invitait jamais les mêmes personnes deux fois de suite. La mort dans l'âme, la petite blonde ne pouvait s'empêcher de ressentir une lassitude et un agacement profonds à l'égard de sa mère. Elles n'avaient rien en commun, si ce n'est leur physique proches, et le fait qu'elles dorment toutes deux sous le même toit : Marion Beauregard Doyle était une femme superficielle, indifférente, et complètement intéressée. Elle n'avait épousé Sir Winston Doyle que par intérêt, et non par amour celui-ci la dépassant de 19 ans, et tous deux ne partageaient rien.

Malgré une grande différence d'âge, Sir Winston Doyle était réellement épris de sa jeune épouse, et gâtait leur unique enfant en cédant à bon nombre de ses caprices, tout en faisant de Marian une jeune fille cultivée, au talent musical certain. Marian, depuis son plus jeune âge, idolâtrait son père, le considérant comme une icône très occupée par ses affaires, mais souvent disponible pour sa fille chérie. Même si son enfance fût relativement solitaire, la petite fille se consolait de l'absence de son père adorée avec les nombreux cadeaux qu'il lui prodiguait : d'abord des jouets, puis un violon, enfin des animaux divers qu'il rapportait de tous ses voyages. Mais Marian, même si elle en avait l'habitude, souffrait de l'absence d'affection de sa mère, et manquait cruellement du modèle féminin que sa mère pouvait éventuellement lui fournir.

Après s'être habillée de sa robe de petite fille, celle avec les rubans violets affreux, qui lui donnait envie de se gratter furieusement, Marian descendit les escaliers, quittant à regret sa chambre, et entra dans la salle de réception qui se remplissait doucement de convives.

La petite fille prit place auprès de sa mère silencieusement, et hocha la tête en esquissant un sourire avenant à chaque fois que Marion Doyle lui présentait une personne.

*Cette soirée promet d'être d'un ennui total… Vivement la rentrée et mon retour à Poudlard…*

Marion Doyle jeta un regard attentif sa fille, détaillant sa tenue, sa coiffure, et son maintien :

-Votre corset n'est pas assez serré Marian, jugea-t-elle froidement, et vous n'oublierez d'ajuster votre coiffure avant le dîner. Nous recevons de grandes familles, aujourd'hui, et vous devez faire honneur à votre père. Vous n'oublierez pas pour nos invités, tout à l'heure, de faire une démonstration de vos talents musicaux, au piano, bien sûr.

-Oui mère, répondit Marian d'une voix détachée, neutre, qui ne laissait rien paraître.

Elle détestait le piano c'était un instrument des plus ridicules ! Un son fade, sans aucune sensibilité artistique. Elle ne ressentait rien à son contact, aucun sentiment ne se dégageait de son jeu au piano. La jeune fille se contentait de reproduire comme un automate les notes, certes avec justesse, mais sans génie aucun.

La salle de réception commençait à se remplir rapidement de couples sur leur trente-et-un. Le bruissement des robes aux tissus variés, était tantôt accentué par le bruit de surcharge de broderies et de pierres précieuses tantôt altéré par la légèreté des étoffes. Ces dames étaient presque toutes accompagnées par leurs maris en cape et tenues de soirée quelques fois suivis par leurs enfants.

Marian reconnut peu d'élèves de Poudlard. Il y avait là surtout des élèves de Serpentard : Avery était là avec sa mère, une jolie femme longiligne au sourire glacé, au bras de Teodorus Avery Sr. Mulciber aussi, accompagné de son père en complet gris foncé. A sa grande surprise Marian reconnut Marlene McKinnon, entourée de ses parents. Ces derniers froncèrent les sourcils avec une moue désapprobatrice, en voyant Avery Sr et Sir Mulciber échanger une poignée de main cordiale. Les McKinnon étaient des « anti-voldemort », et connaissant les opinions neutres de Sir Winston Doyle, ils étaient venus sans trop de peines.

*Je suis sûre que mère a insisté pour revoir ses chères amies de Serpentard, si bien casées avec leurs mangemorts de maris.*

La jeune fille esquissa un sourire poli vers les McKinnon et serra avec chaleur la main de Marlene, puis les vit avec regret s'éloigner dans la salle de réception.
Malgré le fait qu'elle connaisse peu la jeune Poufsouffle, Marian sentit sa gorge se serrer en la voyant s'éloigner, comme si elle emportait avec elle toute évocation de Poudlard, qui manquait tant à Marian.

-Reprenez-vous Marian, lui souffla sa mère, Voilà les Blacks.

Marian regarda avec curiosité les quatre personnes qui venaient d'entrer. Le couple était déjà dans la force de l'âge. La femme semblait avoir une quarantaine d'années, l'homme était un peu plus vieux, comme cela se voyait souvent dans les mariages de sang-purs. Ses cheveux étaient gris, les bords de ses yeux gris striés de rides, et les traits de son visage peu animés et froids.

-Walburga, ma chère amie comment allez vous ? S'enquit Marion Doyle d'une voix suave.

Le visage de Walburga Black s'anima d'un sourire mince.

-Très bien, chère Marion. Cela faisait tellement longtemps que je voulais vous voir. Je disais justement à Orion que nous devions organiser une soirée comme celle-ci.

Orion hocha la tête.

-Comment va Sir Winston ? demanda froidement Orion.

-Très bien, il vous attend dans son bureau Mr Black, répondit la mère de Marian avec un sourire.

Orion Black hocha la tête et s'excusa auprès des dames, puis il s'éloigna rapidement. Walburga s'écria alors :

-Mais c'est la petite Marian ! Comme elle a grandi.

Marian fit une révérence, et sourit modestement, en espérant que cela suffirait à écarter d'elle l'attention de Walburga et de sa mère.

Mrs Black ne semblait pas de cet avis.

-J'ai avec moi justement mes deux fils, dit-elle avec un sourire qui avait légèrement refroidi. D'ailleurs voici Regulus, mon cadet, il est avec toi à Serpentard, ajouta-t-elle avec un regard presque tendre vers son plus jeune.

Regulus hocha timidement la tête, et sembla reconnaître Marian.

-Et voilà mon aîné, Sirius, il est dans ta classe je crois, dit-elle froidement en s'écartant.

Derrière la robe à panier gigantesque de sa mère, Sirius apparut, mal à l'aise. Il semblait plutôt en colère et mécontent d'être là.

-Bonsoir Sirius, salua Marian.

Walburga et Marion observaient la scène d'un œil attentif, en particulier Walburga, qui semblait vouloir se débarasser de son aîné le plus vite possible.

-Marian, montrez à Sirius votre collection d'animaux exotiques, rappela Marion Doyle avec un sourire insistant.

La jeune fille hocha la tête et les deux femmes s'éloignèrent en compagnie de Regulus, qui s'enfuit sans demander son reste.

-Bon, viens, je vais te montrer l'animalerie, dit Marian avec un ton où perçait l'exaspération.

Sirius obtempéra, et répondit d'une voix où perçait l'étonnement :

-Toi aussi tu n'aime pas ce genre de réceptions idiotes ?

-Si je pouvais choisir, je ne serai pas là avec toi, répondit-elle brièvement.

Il y eut un moment de silence.

-Tu n'as pas vu Scarlett ces derniers temps ? Demanda Sirius.

Marian hocha la tête.

-Non, sa famille devait venir ce soir, mais ils ont eu un imprévu.

*d'après ce que j'ai compris, cet imprévu est la famille qui débarque de Russie, et le cousin que Scarlett ne connaît pas encore*

Sirius hocha la tête.

-Et toi, demanda Marian, tu passes de bonnes vacances ?

*On n'est même pas amis, pourquoi je lui pose la question ?*

Sirius haussa les épaules avec un sourire ironique.

-Je m'ennuie beaucoup, répondit-il enfin, et toi ?

-Pareil.

*Palpitant.*

Un silence s'installa. Les deux enfants entrèrent dans l'animalerie. Marian ne put s'empêcher de ressentir une pointe de fierté en voyant le regard ébloui et admiratif de Sirius face aux animaux.

-Ils sont géniaux ! Dit-il, comment fais tu pour t'en occuper ?

- ça me prend beaucoup de temps, admit-elle, mais j'ai du temps à perdre justement. Et quand je ne suis pas chez moi, c'est l'elfe de maison qui s'en occupe.

Le jeune garçon hocha la tête l'air absent. Il semblait fasciné par les deux oiseaux tropicaux, et les caressait avec une admiration évidente.

Marian ne put s'empêcher de sourire avec sympathie devant l'ébahissement de son camarade.

-Ils te plaisent tant que ça ? Demanda-t-elle avec un sourire.

-Oui, répondit-il, j'ai toujours été passionné par les animaux exotiques.

- Je croyais que le Quidditch était ta passion, répondit-elle sarcastique.

-Pas autant, répliqua-t-il, ça c'est la passion de James.

Ils se turent un instant, puis quittèrent la ménagerie.

-Alors, c'est ce que tu fais en dehors de Poudlard, demanda Sirius avec un léger sourire.

-Pas seulement, répondit Marian, j'aime beaucoup la musique, et je joue du violon.

-Pas de piano ? Je croyais que les jeunes filles de bonnes familles maîtrisaient cet instrument, ajouta Sirius, un brin sarcastique.

Elle grimaça.

-Si j'en joue, mais je déteste ça, rétorqua-t-elle, le violon est un instrument bien plus intéressant et difficile.

Le visage pâle du jeune garçon s'anima d'un sourire, et son regard noir s'éclaira.

-Surprenant, je ne te savais pas si originale Marian.

-Merci, moi je te croyais ennuyeux.

-Tu ne devrais pas croire tout ce que te dit Scarlett, répliqua-t-il soudain.

Elle s'arrêta net, et fronça les sourcils dans un éclair de contrariété.

-Scarlett ne m'a rien dit sur toi, répondit-elle, et puis vos problèmes ne me regardent pas.

Elle se tut. Sirius ne répondit rien, se contentant d'un hochement de tête.

Ils rejoignirent la salle de réception, où leurs mères, devisant toujours, semblaient contentes de les voir parler ensemble. Les deux femmes étaient en compagnie d'une femme brune, vêtue d'une robe de velours rouge brillante.

Marian eut une désagréable impression de déjà-vu. Elle s'approcha, la mort dans l'âme et ne put éviter l'emprise du bras de sa mère sur son épaule.

-Marian, dit froidement Marion Doyle, regarde qui est venue spécialement de Paris pour te voir.

C'était la jeune femme à la robe rouge, qui souriait à Marian avec un air affecté.

-Bonjour tante Joséphine, dit-elle avec un sourire de circonstance, comment vous portez vous ?

-A merveille, ma chère Marian, répondit Joséphine Beauregard. Tu ne me présentes pas ton ami ? Ajouta-t-elle après avoir échangé un regard complice avec Walburga Black.

Marian se souvint soudain de la présence de Sirius.

-Tante Joséphine, voici Sirius Black un de mes camarades de Poudlard. Sirius, ajouta-t-elle d'une voix légèrement tremblante, Je te présente la jeune sœur de ma mère Joséphine Beauregard de Blois, qui nous vient de Paris.

Sirius s'inclina, un sourire froid aux lèvres.

-Un plaisir de vous rencontrer, Madame De Blois, dit-il.

-Moi de même Mr Black, répondit la jeune femme.

Puis elle s'éloigna avec Walburga Black et la mère de Marian.

Marian se sentit intensément soulagée, et accorda à Sirius une grimace peu gracieuse qu'on pouvait identifier comme étant un sourire. Le jeune Gryffondor ne répondit pas, se contentant de hausser les épaules, d'un air gêné, comme s'il se sentait en trop, inutile à la fête. Il semblait plongé dans ses pensées. Puis il dit soudain :

-Tu ne t'es jamais dis avant que tu n'étais pas à ta place au sein de ta famille ? Que quelque chose clochait chez toi ? Et que tu n'avais rien en commun avec tes parents ? Moi si, ajouta-t-il en baissant la voix, le regard sombre. Je ne m'en suis rendu compte que récemment, mais je sais maintenant que je suis le paria, le vilain petit canard de la famille, celui qui n'honorerait jamais assez son sang, celui que ses parents haïraient…

-Oh, Sirius, répondit Marian avec compassion, ne sachant que répondre, je vois ce dont tu veux parler, enfin, j'imagine que ta situation doit être difficile… Moi je ne m'entends pas avec ma mère, mais j'adore mon père. C'est lui qui me donne le courage de continuer, et de ne pas fuir loin d'ici…

Il se tut un instant la gorge serrée, durant un moment qui parut à Marian comme une éternité.

-Ce n'est pas comme ça pour moi. Mes parents me détestent. Je n'ai jamais reçu la moindre marque d'affection de la part de ma mère. C'est assez étrange, ajouta-t-il en souriant, quand j'étais plus jeune, ça me faisait mal, je pleurais souvent le soir dans ma chambre, en espérant devenir celui que mes parents voulaient faire de moi. Mon côté sensible, je présume, nota Sirius avec un sourire cynique. Mais depuis ce temps, j'ai compris que je ne voulais pas être comme eux, et je ne pleure plus… J'attends juste de pouvoir les fuir, un jour, quand je serai plus âgé.

-Je comprends Sirius, et j'admire ton courage, dit sincèrement Marian, mais je ne sais pas si je pourrai un jour t'imiter. Même si je le voulais.

Devant son regard interrogateur, la jeune fille ajouta :

-La condition d'une fille de la bonne société est précaire. Ma réputation, le regard de la bonne société sur moi, ne tient qu'à ma respectabilité… En attendant de pouvoir m'assumer financièrement, je suis pieds et poings liés, soit je me marie, soit je fais en sorte d'avoir une grande carrière, pour éviter de rester sous la tutelle d'une personne jusqu'à la fin de ma vie. Tu vois donc bien, que je n'ai d'autres choix devant moi, que celui de l'étude et de l'ambition.

Sirius hocha la tête lentement, et leva des yeux curieux vers Marian. Le jeune garçon avait l'impression de découvrir une nouvelle personne, d'ouvrir enfin les yeux sur la nature de la jeune Serpentarde.

-Je dois te dire Marian, que je t'ai mal jugée, dit Sirius. Je pensais que tu étais comme tous les autres Serpentards. Je t'en demande pardon.

-Excuses acceptées, Mr Black, répondit joyeusement Marian, l'erreur est humaine. Je suis bien contente en tout cas, que l'on ait discuté tout les deux, ajouta-t-elle avec un sourire avenant.

Voyant sa mère s'approcher vers eux, Marian soupira, serra la main de Sirius, et après un dernier sourire, les deux nouveaux amis se séparèrent.

Finalement, se dit Marian en se couchant ce soir-là, ce n'était pas si pénible que ça. Je n'aurai jamais imaginé que je passerai une bonne soirée en compagnie d'un Gryffondor…

Elle se laissa tomber doucement dans les bras de Morphée, en se disant que Sirius devait sûrement dire la même chose à son propos.