Salut le monde !
Voici la suite de cette fic. Vous me pardonnerez l'absence de réponses à vos coms (Merci pour ça!), mais j'ai autre chose en tête.
Pour la longueur, plaignez-vous à WJ !
Chapitre par : Washington-Jones (et une phrase par PBG ^_^)
Prochain chapitre par : Gwenetsi
Chapitre 9 - Une histoire de génétique
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Pourquoi la poisse était-elle dans les gènes des individus séduisants, charismatiques et carrément adorables ? Voilà le sujet qu'Abigail Sciuto envisageait d'étudier pour sa prochaine thèse.
Après tout, elle avait un véritable sujet sur son lieu de travail, monsieur Anthony D. DiNozzo Jr. Plus poissard que celui-ci, elle n'avait jamais vu. Même Luka ne pouvait rivaliser. Comme réponse à sa question, elle hésitait entre "c'est plus équitable pour les gens fadouilles et sans qualités" et "Il faut détacher l'individu DiNozzo du commun des mortels". Sachant que les deux réponses, en réalité, se complétaient : Tony étant bien plus séduisant, charismatique et adorable que le commun des êtres vivants. Et voilà pourquoi elle tournait en rond dans son labo en se triturant le bout des doigts : elle se disait qu'avec sa poisse légendaire, Tony devait être dans un guêpier sans fin.
Après tout, il y avait DEUX DiNozzo à Washington. Et la loi de l'Univers le disait bien : deux DiNozzo au même endroit, ça fait toujours un DiNozzo de trop...
- Tony ? Tonyyyyyy ?
L'agent David appelait son collègue alors qu'elle inspectait le parking qui, hormis une fréquentation massive de... voitures, se trouvait être particulièrement vide.
- Tony, ce n'est pas drôle ! s'écria-t-elle alors qu'elle inspectait pour la troisième fois le niveau -4.
Mais elle n'obtint aucune réponse. Espérant que Gibbs aurait plus de succès qu'elle, elle composa le numéro de téléphone de McGee. Il aurait peut-être des informations, lui.
- DiNozzo... bon sang, mais comment as-tu pu atteindre l'âge adulte alors que tu n'as absolument aucun instinct de préservation ?
Gibbs inspectait lui aussi le parking, à l'étage supérieur. Il commençait à se demander si Tony ne s'était pas fait capturer, finalement. Il n'y avait rien : aucune piste, aucune trace de sang, aucun signe de son agent. Et, au fond de lui, il savait bien qui était à l'origine du problème. Un homme dont il aurait bien botté le derrière pour n'avoir pas su prendre soin du plus beau cadeau que la vie lui ait jamais donné, un homme qui n'avait pas eu la décence de venir voir son fils quand celui-ci avait eu la peste (la peste...
Sérieusement, quel père indigne ne va pas voir son fils alors qu'il est mourant ?), il avait fait vérifier par un technicien du MTAC, Tony avait bien téléphoné à son père lorsqu'il était malade. Il n'avait certes pas eu accès à la conversation téléphonique, mais il connaissait assez son agent pour savoir qu'il avait dû en parler à son géniteur, même si ce n'était que pour dire "oh tu sais Papa, tu peux mépriser mon boulot, mais il est super ! J'ai même réussi à choper la peste ! Comme quoi, tu vois, on s'ennuie bien moins que dans un bureau d'avocat véreux..."
Connaissant Senior, pas la meilleure manière d'aborder la question. Connaissant Tony : la SEULE manière d'aborder la question. Mais il connaissait assez son agent pour savoir que, même s'ils étaient provocateurs et maladroits, ses appels au secours n'en étaient pas moins réels. Et le rôle d'un père, c'est de passer outre la maladresse ou la colère de son enfant, pour l'aider. Quand Tony devenait houleux, mesquin et blessant, c'était, en général, parce qu'il se sentait mal, lui.
L'agent spécial regretta une fois de plus de ne pas être le père biologique de son agent senior. Il lui aurait appris à passer outre ce sentiment d'angoisse, pour qu'il ne se sente pas constamment en interrogatoire face à une simple discussion père-fils. Voilà pourquoi, même si son agent était adulte, il s'efforçait de tout reprendre par les bases, ce qui faisait que, pour lui, Tony devait avoir à peine dans les onze ans. Ce qui était terriblement jeune pour se faire capturer par une bande de malfrats. Ce qui signifiait que, en comptant juste, Tony avait eu la peste à quatre ans. Que le jeune agent était étonnamment précoce pour son jeune âge, et qu'il se devait, quand l'occasion viendrait, de dire ses quatre vérités à Anthony D. DiNozzo Sr. Mais avant cela, il avait une organisation de salopards à démanteler à coups de fusil. Car personne, Personne ne faisait
de mal à son fils. PERSONNE.
Il aurait vraiment dû insister pour que Junior soit chef d'entreprise, ça lui aurait évité de courir dans un parking souterrain, puant et sombre à sept heures du matin.
Mais, maintenant qu'il courrait dans ledit parking, il se disait que, au fond, Junior n'aurait pas été heureux en chef d'entreprise. Déjà petit, Junior détestait rester assis à un bureau. Junior avait toujours été particulier. Petit, il trouvait son bureau ennuyeux et préférait cuisiner avec Maria, la bonne... Les enfants sont d'une étrangeté. Mais il avait toujours aimé Junior. Même s'il avait rarement compris ce qui se passait dans la tête de son fils.
Quand Junior avait eu la peste, il lui avait dit au téléphone "Tu ne me demandes jamais comment ça va ! Qu'est-ce qui te fait croire que je vais bien ? Et si j'avais la peste, hein ? Et si j'avais la peste ? Tu me dirais Junior, est-ce que ça va ? Et je te répondrai, non Papa, j'ai la peste.". Sur le coup, il n'avait pas relevé l'information, perdu dans le raisonnement sans logique de son fils. Il avait cru à de la rhétorique Junioresque. Mais il avait appris plus tard par l'agent Gibbs que Junior avait réellement eu la peste. Un véritable choc. Et maintenant, il cherchait désespérément son fils, priant pour qu'il n'ait pas hérité de la malchance légendaire de sa mère lié à la sienne. Les DiNozzo n'avaient jamais été chanceux. Et sa femme n'avait que décuplé son coefficient poisse en prenant le nom de "DiNozzo". Priant pour ne pas perdre son fils, il se promit de venir vivre à Washington, au moins douze mois dans l'année, histoire de garder Junior en sécurité.
Malgré la longueur, il est bien, hein !
