Hey les gens! Désolée d'avoir mis autant de temps pour poster le chapitre, mais, révisions y obligent, je n'ai pas eu trop le temps d'écrire... Et puis j'ai eu un passage de femmardite aiguë, ce qui n'a pas beaucoup aidé (en vrai j'ai l'impression de m'excuser à tous les nouveaux chapitres... Et c'est pas qu'une impression xD ). M'enfin bref, je suis de retour !
Content(e)s ? Nan ? Vous vous en foutez ? Okay... *victime*
Un grand merci à Bleu-ah, Eava, Enamor56, Virtuel, Zalaine et Jeanettefabre2002 de suivre la fanfic', et merci beaucoup pour toutes vos reviews qui m'encourage vraiment à écrire !:)
Autre chose, j'ai passé la fic' en rating M parce qu'il va y avoir de plus en plus de violence (OUAIS DU SANG, DES MORTS, DES CADAVRES, J'AIME ÇA). Ce qui est logique, si on y réfléchit.
Mais comme je réfléchis rarement, eh bin j'ai attendu le neuvième chapitre pour m'en rendre compte.
Donc si vous n'aimez pas trop la violence, les cadavres, la mort, voire même la torture (sait-on jamais O:-) Aussi bien physique que morale) alors il ne vaut mieux pas continuer à lire cette fanfiction. Pour les autres (les sadiques-psycopathes, quoi), eh bien... Bonne lecture! ^^
Chapitre 9
L'enfer sur terre
Mathieu, pétrifié, fixait l'homme à la cicatrice, et plus précisément le canon braqué sur sa tête. Le Patron, lui, se tenait à quelques pas, tout son corps tendu comme un arc, prêt à bondir.
Squale les regarda tour à tour puis geignit:
-Les gars, sérieux, quelqu'un peut réagir un minumum à ma phrase stylée?! Ça faisait cinq minutes que je cherchais une bonne punchline, derrière la porte!
Toujours aucune réaction.
-Bon, soupira l'homme au flingue, tant pis. (Il releva son pistolet en direction de Mathieu) Aller, à plus!
Il appuya sur la gâchette et le coup partit.
Le Patron bondit en direction de Mathieu.
Mais tout n'est pas comme dans les films, où le héro peut limite courir après la balle, l'attraper et la remettre gentiment dans la main du méchant en lui tapotant la tête d'un air faussement fâché.
Il heurta Mathieu de plein fouet alors que la balle traversait celui-ci de part en part, qui vola ensuite sous la force de sa personnalité la plus sombre, se frappant violement la tête contre la baignoire.
Il s'affaissa comme un bout de chiffon, du sang coulant abondamment de son torse et de sa tempe.
Le criminel en noir fixa son créateur, choqué.
-Fais pas c'te tête, c'est QUE ta plus ancienne connaissance, ricana le tueur défiguré.
Le visage dissimulé, l'homme en noir se redressa et se tourna lentement vers son allié, ses lunettes à la main. Il les posa délicatement sur le rebord de la baignoire, face au visage de son ancien camarade, et pencha sa tête à la manière d'un prédateur observant sa proie. Son regard glacial se plissa et un sourire carnassier apparut soudain, faisant frémir Squale.
Il tritura quelque chose dans sa manche et un minuscule couteau surgit tout à coup de nulle part.
Un pas.
Squale recula inconsciemment.
-Tu vas mourir.
-Euh... Patron? T'étais plus avec lui, tu sais...
Deux pas.
-D'abord un coup dans l'intestin, histoire de te faire taire.
-Mais...
-Ensuite un coup dans la mâchoire. Puis une longue coupure en travers de ton ventre pour libérer tes boyaux, sussura l'homme en noir, son regard gris clair étrangement calme. Bien trop calme...
-Patron, je...
Squale décida qu'il n'arriverait pas à le raisonner et sortit à reculons, terrifié.
-Et pour bien finir, je vais te briser la nuque, lentement, en savourant.
-T'es complètement taré!
L'homme au flingue tritura avec fébrilité la sécurité, mais sous le stress fit tomber l'arme. Son regard horrifié croisa celui horriblement tranquille du Patron, qui sourit alors.
Un sourire féroce.
Un sourire de vainqueur.
Il se précipita hors de la chambre en glissant sur le carrelage immaculé et se rattrapa au mur d'en face. Puis il sentit un étau d'une force surprenante se refermer sur son bras, le monde tourna sur lui-même dans un mélange de couleur, et il se retrouva nez à nez avec son "allié", puis il eut brusquement le souffle coupé sous l'impact du poing de son ennemi dans son abdomen.
Une voix chuchota à son oreille:
-J'espère que tu crois au paradis.
Une douleur innommable surgit alors dans son ventre, puis se déplaça lentement jusqu'à sa hanche gauche, le faisant hurler. Le couteau se détacha brusquement de sa chair et le Patron recula, contemplant avec satisfaction son oeuvre.
Squale se plia en deux, les mains sur la plaie béante, retenant difficilement les intestins qui se déversaient par terre.
L'homme aux yeux extrêmement clairs s'adossa contre le mur, à côté de sa victime et lui passa un bras amical sur ses épaules.
-Ça va mieux? Tu te sens un peu plus léger, non?
Sa prise autour de Squale s'affermit tout à coup et son deuxième bras se ferma autour de son cou. Il serra alors en forçant la tête de sa victime à tourner dans un angle de plus en plus improbable, le faisant gargouiller de douleur.
Soudain, un craquement retentit et tout son corps se détendit d'un coup. Le Patron le repoussa dédaigneusement et époussetta sa chemise alors que le corps sans vie de Squale s'écroulait par terre dans un bruit sourd.
Soudain, des bruits de pas claquèrent dans un couloir adjacent et une dizaine d'hommes en habits anti-émeutes surgirent. L'un hurla alors:
-En voilà un autre, attrapez-le!
Le criminel jeta un regard dans la cellule de Mathieu, un bras de ce dernier dépassant de la baignoire, puis tourna les talons et courut dans un autre couloir pour échapper à la patrouille.
Maître Panda se réveilla en sursaut dans un endroit qu'il connaissait bien: sa chambre, dans la maison accueillante de Mathieu.
-P'tain, un rêve, c'était qu'un putain de rêve...
Il se leva doucement en savourant la douceur de son lit et sortit dans le couloir qu'il conaissant par coeur, pouvant traverser les yeux fermés, frôlant les murs du bout des doigts, tellement soulagé d'être chez lui, loin des morts, de la peur, de la douleur...
Devant la porte de son créateur, il hésita: devait-il le réveiller?
Il poussa tout de même la porte, voulant revoir la tête du jeune schizophrène pour se rassurer, encore ébranlé, et commença:
-Mathieu? T'es réveillé? T'imagineras jamais le rêve gore que j'ai fait cette n...
Il se tut et fronça les sourcils: le lit était vide et même pas défait. Par terre, la poussière s'accumulait, signe que personne n'était venu ici depuis un long moment. Les volets étaient fermés, et seul un mince rayon de soleil se faufilait dans la pièce obscure jusqu'aux pieds du lit.
-Qu'est-Ce la ...
Le chanteur au kigurumi tourna les talons et ouvrit la porte la plus proche: la chambre du Patron.
Les rideaux étaient tirés, assombrissant la pièce sans pour autant la plonger dans le noir. Là non plus, rien n'avait changé: le placard ouvert laissait entrevoir une demi-douzaine de chemises, costard et pantalons noirs; les draps du lit à baldaquin n'étaient pas froissés non plus.
Tout semblait figé dans le temps.
La seule chose anormale était une pochette noire, ouverte à plat sur le lit, dévoilant une dizaine de couteaux de toutes tailles, dont un, particulièrement effilé, couvert de sang.
-Mon dieu, qu'est-ce qu'il s'est passé ici?
Il se précipita dans le corridor, dévala les escaliers et déboula dans le salon, où le Hippie et le Geek discutaient tranquillement, sur le canapé.
-Les gars! J'suis tellement soulagé de vous voir! Où est le Patron?
Le drogué se tourna vers lui avec un visage beaucoup trop neutre:
-Parti. Il y a un bail, Panda. T'es sûr que ça va?
-Et...Et Mathieu? Demanda l'homme au kigurumi, craignant de tout son coeur la réponse.
Ce fut le gameur qui prit la parole cette fois-ci, regardant le jeune chanteur comme si celui-ci avait perdu l'esprit:
-Bin... Il est mort, Panda... Ça fait des années, tu sais. Il a glissé dans la baignoire et bim, commotion cérébrale, sans pouvoir appeler à l'aide...
-NON! C'est pas possible! Mathieu ne peut pas...
Sa voix s'entrecoupa de sanglots et il partit en courant dans la cuisine, loin de l'indifférence du Hippie et du regard triste du petit...
Il claqua la porte derrière lui, s'adossa contre celle-ci et reprit le contrôle de sa respiration, se forçant à respirer calmement. Il essuya ses joues mouillées avec sa manche duveteuse et rouvrit les yeux. La pièce était plongée dans le noir.
L'amateur de bambou grogna et se déplacer à tatons, prudemment:
-P'tain, où est passé cette merde d'interrupteur? J'étais pourtant sûr qu'il était là...
Soudain, juste derrière lui, il sentit quelque chose bouger. Il s'immobilisa, raide comme un piquet, et ferma les yeux, tous ses sens en alerte.
Des infimes bruits de pas retentirent et il sentit un souffle chaud, contre sa nuque, puis une joue frôla la sienne, alors qu'une voix rauque et sexy chuchota à son oreille:
-Je t'ai manqué, gamin?
Le jeune chanteur ne bougea pas d'un cil, totalement pétrifié. Le corps du criminel se colla contre son dos, provoquant de longs frissons à l'animal protégé. Les lèvres du Patron se déplacèrent dans le cou de ce dernier, et leur propriétaire souffla sensuellement:
-Je te fais autant d'effet?
Une de ses mains glissa le long de son bras pour finalement lui attraper la taille, accentuant le contact les deux hommes.
-J'aurai tellement aimé que ça se passe autrement, soupira le psycopathe.
Maître Panda déglutit quelques fois avant de pouvoir prononcer distinctement sa question:
-Comment ça?
Pour toute réponse, le Patron plaqua un objet froid et terriblement effilé contre sa gorge.
-Pour ça.
La lame trancha d'un coup sec la trachée et Maître Panda s'effondra sur le carrelage glacé, en s'étranglant peu à peu dans son sang qui se déversait aux pieds du criminel.
L'homme au kigurumi se redressa en sursaut sur son lit d'infirmerie, dans le bâtiment réservé aux participants du Jeu, en hurlant de toutes ses forces, sortant du monde des rêves.
Les autres personnes dans la pièce lui jetèrent un regard noir, certains ayant fait une mini-crise cardiaque.
Le fautif se prit la tête dans les mains, encore secoué, ne sachant pas trop s'il préférait son rêve où il mourrait chez lui, presque tranquille, ou cette réalité, vivant, mais en enfer.
" Mathieu est en danger, je le sens" pensa-t-il, angoissé. "Et pourquoi j'ai vu le Patron me tuer? Je suppose que mon subconscient me montrait mes peurs envers ce connard..."
Repensant au comportement du criminel dasn son rêve, il frémit en maudissant son fameux subconscient un peu trop révélateur...
Il resta prostré un long moment, les yeux vitreux, sous les regards inquiets de Laurie, la jeune femme enceinte, et de Raph. Ce dernier se risqua à briser le silence pesant:
-Rhm... Maître Panda? Ça va?
L'interpellé tourna lentement la tête vers lui, une expression de profond désespoir sur le visage:
-Mathieu...
Dans le couloir, des cris s'élevèrent:
-Amenez-le dans la salle de chirurgie, vite!
Ils entendirent des bruits de course s'éloigner ainsi que le bruit crissant de roulettes sur le carrelage, puis le silence revint, encore plus lourd qu'auparavant, seulement ponctué de bips paresseux des machines tout autour d'eux.
-C'était Mathieu? S'enquit Raph sans aucun tact, recevant pour toute réponse le regard noir de Laurie.
-Maître Panda? Fit-elle d'une voix douce.
Celui-ci prit une grande inspiration et il planta ses yeux dans ceux de la jeune femme en reprenant un visage neutre, débarassé de toute émotion:
-Oui, c'était lui. J'en suis sûr. Bon, expliquez-moi ce que j'ai raté.
Ses deux camarades échangèrent un regard inquiet, mais Raph répondit:
-Reprenons du début: au moment où tu envoyais Mathieu se cacher, Zoé s'est fait...(Sa voix se brisa)...S'est fait touché en pleine tête. On a dû empêcher Thomas de se précipiter au milieu du couloir pour aller la chercher... On s'est replié dans un couloir adjacent. On voulait te prévenir mais tu étais hors de portée de voix et...
-Et là, quelqu'un m'a assommé dans mon dos, grogna le chanteur.
Claire reprit:
-On s'est tous éparpillé alors que les tarés nous pourchassaient. Ils ne pouvaient pas tous nous suivre... Et là, les soldats du Jeu habillés en tenue anti-émeute sont enfin arrivés, ils ont immobilisé tout le monde en cherchant dans toutes les cellules, et ils nous ont tous parqué dans les salles d'infirmerie. Ensuite les infirmières nous ont emmené un par un, drogués, faire on ne sait pas quoi. Et enfin retour ici, où tu t'es enfin réveillé... Tu n'as pas raté grand chose finalement.
-Et les Organisateurs du Jeu, ils en pensent quoi?
-D'après les vagues bribes de conversations que j'ai entendu dans le couloir, ils ne sont pas contents du tout... Mais personne ici ne sait trop ce qu'ils vont faire, ni les infirmières ni les soldats.
Quatre infirmières débarquèrent avec fracas dans la pièce en poussant avec elles un lit où un homme inconscient gisait, relié à d'innombrables machines et poches de liquides.
"Mathieu."
Maître Panda dut attendre des jours entiers, entassé avec une douzaine d'autres joueurs dans la petite pièce. Personne n'avait le droit de sortir, même ceux qui n'avaient que des blessures minimes. Il fallait faire la queue pendant des dizaines de minutes pour pouvoir prendre une douche rapide ou tout simplement pour pouvoir aller aux toilettes. Laurie, Raph et lui se relayèrent pendant trois jours pour s'occuper de Mathieu, trop faible pour bouger.
Ce ne fut que deux semaines plus tard, quand tout le monde fut capable de bouger normalement, enfin rétablis, que le présentateur, vêtu de son éternel costume fluo débarqua dans la pièce:
-Bonjour à vous, j'espère que vous vous êtes bien remis de... l'incident survenu il y a quelques semaines, car vous aurez besoin de toutes vos capacités pour ce qui va suivre.
Un murmure inquiet envahit la pièce.
-Car l'épreuve numéro trois, surnommée "Les équipes explosives" par les Organisateurs, va débuter!
Tous se mirent à parler en même temps, certains soulagés d'enfin sortir de là, d'autres terrorisés par la perspective de l'épreuve potentiellement mortelle, d'où ils n'étaient même pas sûrs de ressortir vivants. Le Présentateur essaya de rétablir un semblant de silence, et parla haut et fort:
-Vous serez en équipe de six (il y en aura dix en tout) et deux équipes de trois, étant donné qu'il reste soixante-six joueurs. Les équipes ont déjà été choisies, il vous suffit de suivre un soldat qui viendra vous chercher quand ce sera votre tour.
Une voix fluette retentit:
-Et... Qu'est-ce qu'on devra faire, une fois là-bas?
L'homme en fluo eut un sourire mystérieux:
-Un massacre.
À suivre...
Et voilà, j'espère que ça vous a plû !
Si oui, n'hésitez pas à me le dire par review, ça me ferait vachement plaisir et ça m'encouragerait à finir le prochain chapitre au plus vite, et si non... Bin expliquez-moi ce qui n'allait pas, que je puisse corriger ça pour la suite ! ^^
Bizous tout pleins !
