« J'ai une surprise pour toi. Ferme les yeux, et ne les rouvre que lorsque je te le dis, d'accord ? »
Killian était arrivé sans prévenir à l'appartement d'Emma un soir où il savait que son fils dormait chez son autre mère. Il n'avait pas pris le temps de dire bonjour à sa bien-aimée que déjà, il l'avait prise par la main, la forçant à sortir de chez elle et l'intimant à le suivre sans poser de questions. Durant tout le trajet, elle tenta de savoir ce que lui préparait le pirate, en vain. Il s'était donné tant de mal, aidé par Henry et David, pour lui faire cette surprise que pour rien au monde il ne la lui aurait dévoilée. Elle dut donc attendre patiemment qu'ils arrivent jusqu'à destination, s'obligeant à garder les yeux fermés malgré sa curiosité piquée au vif : rien qu'au son de sa voix, elle pouvait sentir le sourire qui ornait le visage de Hook en ce même instant et elle ne voulait rien gâcher de ce qu'il avait préparé pour elle. Ils traversèrent la ville entière et arrivèrent jusqu'à un bateau sur lequel il la fit monter doucement. Ils naviguèrent ainsi une quinzaine de minutes avant de s'arrêter, enfin à destination. Killian demanda à la blonde de patienter un moment avant de la rejoindre, se positionnant derrière elle, entourant ses hanches de ses bras. Il approcha son visage de l'oreille de sa partenaire et, son souffle se perdant dans ses cheveux, murmura :
« Nous voilà arrivés, princesse. Tu peux regarder, maintenant. »
Doucement, Emma ouvrit les yeux et ne put retenir un hoquet de surprise lorsqu'elle vit ce qui se présentait à elle : une couverture était déposée sur le sable chaud de cette île déserte sur laquelle se trouvaient des bougies ainsi qu'un pique-nique pour deux. Elle n'avait jamais été très romantique mais elle ne put empêcher son cœur de battre plus fort et ses yeux se remplir de larmes de joies devant tous les efforts qu'avait dû faire le pirate pour lui faire plaisir. Elle se retourna donc vers ce dernier, un sourire sincère illuminant son visage et l'embrassa passionnément sans cesser de le remercier entre deux baisers. Heureux de voir que sa surprise lui plaisait, Hook la porta telle la princesse qu'elle était jusqu'à la couverture et la déposa tendrement dessus tout en s'asseyant à ses côtés. Ils passèrent le dîner à parler de tout et de rien, ne se lâchant pas une seconde des yeux ni sans jamais perdre le sourire qui barrait chacun de leur visage, ce dernier ne les quittant que lorsqu'ils se trouvaient séparés. Une fois le repas terminé, Emma se rapprocha un peu plus de Hook, prenant sa main valide dans la sienne, et lui posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis qu'ils avaient quitté son appartement :
« Pourquoi… Pourquoi est-ce que tu fais tout ceci pour moi ?
– Parce que je t'aime, tout simplement. »
Il avait prononcé cette phrase comme une évidence. Bien sûr, la jeune femme savait qu'il l'aimait, il le lui avait démontré à de nombreuses reprises même lorsque cette dernière ne cherchait qu'à le repousser. Cependant, l'entendre dire était une toute autre chose et elle sentit des larmes perler au coin de ses yeux et son cœur se serrer face à ces mots. Elle s'était tellement persuadé que plus jamais elle ne ferait confiance à un homme, à personne, qu'elle ne trouverait finalement pas la fin heureuse dont elle rêvait tant qu'elle avait encore du mal à s'habituer à tout le bonheur que pouvait lui procurer le pirate. Elle resta quelques secondes interdite, ne sachant quoi faire ni quoi dire, avant de décider qu'il était temps qu'elle aussi fasse des efforts, montre à Killian qu'elle tenait à lui plus que ce qu'il ne pouvait se l'imaginer. C'est pourquoi elle réduisit encore la distance qui séparait leurs deux corps jusqu'à ce qu'ils soient complètement collés et, ses lèvres posées sur celles de son partenaire, elle murmura une phrase qu'elle avait cru ne jamais réutiliser pour personne :
« Je crois que je t'aime aussi… »
En même temps que ses mots sortaient finalement plus naturellement de sa bouche que ce qu'elle n'avait cru, elle put sentir le sourire de Hook s'agrandir petit à petit. Ils restèrent alors tous deux dans les bras l'un de l'autre à s'embrasser, seuls au monde, loin de tous les problèmes qu'ils avaient pu rencontrer au cours de ces dernières années et proches du bonheur dont ils avaient tout deux tant rêvé.
