J'étais sûre de me faire disputer, mais en même temps faut dire que je l'ai cherché. Mais vos messages m'ont bien fait rire.

Je m'excuse par avance pour ce chapitre car il est assez court, mais je ne voulais pas vous faire attendre plus longtemps. J'espère que vous ne serez pas trop déçu.

LooserKyo: J'ai retrouvé ton pseudo et t'ai laissé un message:)

Quelqu'un m'a demandé si j'allais faire intervenir d'autres personnages comme Luciole ou Akari. Je n'ai pas du tout prévu de les faire entrer en scène.

Bonne lecture!


-Fais-moi l'amour, Kyo !

Les yeux du démon s'écarquillèrent de stupéfaction, son cœur ratant un battement. Avait-il bien entendu ? La planche à pain lui demandait de lui faire l'amour. Visiblement, le choc reçu à la tête l'avait vraiment sonnée. Elle n'était plus elle-même.

Face au manque de réaction de Kyo, Yuya se sentit devenir nerveuse et angoissée. Pour autant, cela ne l'empêcha pas de faire glisser le long de ses frêles épaules le peignoir en dentelle qui tomba à ses pieds en un léger froissement, offrant ainsi une parfaite nudité au regard rouge posé sur elle. Elle tentait le tout pour le tout.

-A quoi est-ce que tu joues planche à pain ? Claqua Kyo.

Kyo ne comprenait pas. Que se passait-il avec cette fille ? Agissait-elle en désespoir de cause ? Il avait longtemps convoité le moment où il pourrait la toucher, la posséder, la faire sienne, et alors que ce jour arrivait enfin, il n'était plus sûr de rien. En temps ordinaire, il n'aurait pas réfléchi et aurait poussé la fille dans sa chambre pour la prendre sauvagement, sans réfléchir, la jetant l'instant d'après. Mais avec Yuya tout était différent. Trop différent, et cela le troublait bien plus qu'il ne l'aurait voulu.

-Je ne joue pas. Murmura Yuya contrariée et gênée. J'ai seulement envie que tu me fasses l'amour. Tu ne veux pas, Kyo ?

Elle leva son beau visage vers lui tentant de cacher de ses bras sa nudité. Kyo mourait d'envie de la prendre dans ses bras et de lui offrir ce qu'elle demandait. Mais était-ce bien raisonnable ? Que cherchait-elle donc à prouver en s'offrant ainsi à lui ?

Comme il gardait le silence n'esquissant pas le moindre geste, Yuya se baissa pour récupérer son peignoir s'apprêtant à fuir dans sa chambre, honteuse de la situation. Mais il lui glissa de nouveau des mains quand Kyo l'attrapa par le poignet et l'attira à lui. Il passa une main délicate dans son dos sentant les fines cicatrices laissées par les coups d'Oda, et de l'autre, il souleva son menton l'obligeant à le regarder fixant leurs regards l'un à l'autre.

-Si c'est vraiment ce que tu veux, je suis d'accord. Ça ne me dérange pas de te rendre service. Répondit-il de manière narquoise un sourire libidineux au coin des lèvres.

Perdue dans le regard brûlant de l'homme qu'elle aimait elle hocha doucement la tête et ferma les yeux en signe d'abandon. L'instant d'après elle sentit les lèvres de Kyo se poser sur les siennes, douces et sensuelles comme un pétale de rose. Elle se laissa faire quand il chercha à approfondir leur baiser et que leurs langues s'entremêlèrent dans un rythme lent avant de devenir farouche et passionné. Sentant le feu du désir embraser tout son corps, Kyo souleva Yuya du sol et l'emporta dans sa chambre sans plus attendre. Il la déposa sur le lit tel le plus précieux des trésors, et sans la lâcher du regard entrepris de se déshabiller. Rouge de confusion, Yuya n'osait le contempler ne sachant où poser les yeux.

-Qu'est-ce qui t'arrive planche à pain ? Tu es déjà sans voix ? Pourtant il ne s'est encore rien passé. Se moqua le grand brun.

Yuya se mit à paniquer quand elle le vit s'approcher et cacha son corps sous les draps. Elle qui avait pensé pouvoir maîtriser ses angoisses se retrouvait confrontée à sa plus grande peur. Et si Kyo lui faisait mal ? S'il la forçait ? Non ! Impossible !

-Non ! N'approche pas Kyo ! Le supplia-t-elle soudainement, tremblante de peur.

La respiration haletante elle avait beaucoup de mal à maîtriser les battements précipités de son cœur. Elle voulut s'enfuir mais les bras de Kyo se refermèrent sur elle lui interdisant toute évasion.

-Du calme planche à pain, je ne suis pas Oda. Murmura Kyo dans son oreille. Tout ira bien, tu peux me faire confiance.

La voix douce et rassurante de Kyo l'apaisa et elle retrouva son calme.

-Tu me le promets, Kyo ? Demanda-t-elle craintive.

-Je suis le meilleur dans ce domaine. Ricana-t-il en retournant face à lui la jeune fille.

Kyo pensait déjà entendre Yuya lui crier dessus pour s'être vanté de la sorte, mais contre toute attente il l'a vit lui adresser un doux sourire, quelques larmes perlant à ses yeux.

-Alors dans ce cas je te fais confiance Kyo. Je n'ai pas à avoir peur alors, puisque c'est toi.

Désarçonné par ce sourire et ces mots, il ne put qu'émettre un simple « bien sur » de fierté en fermant les yeux.

Alors comme si Yuya était le bien le plus précieux de l'humanité, Kyo l'enveloppa de ses bras la maintenant fermement contre lui, la tête posée sur sa chevelure blonde. Jamais auparavant il n'avait traité une femme d'une manière aussi délicate et attentionnée. Il n'avait aucun désir de la brusquer ni même de l'effrayer. Elle semblait si fragile, si menue. Il ne pouvait penser qu'à la protéger.

Il passa une main dans ses cheveux soyeux et lui releva légèrement la tête pour l'embrasser, d'abord doucement puis avec ardeur. Ne se retenant plus, il partit à la découverte du corps de sa planche à pain et il la sentit retenir sa respiration quand il posa une main possessive sur sa poitrine. De par son expérience il cherchait délibérément à éveiller tous ses sens suscitant chez elle un cruel désir. Il le faisait avec un tel art que Yuya défaillait, perdant totalement pied.

Profondément troublée par les mains de Kyo se baladant avec envie sur son corps, Yuya tremblait d'émotion et de désir. Elle répondait avec ferveur à ses baisers guidée par un instinct de pur plaisir. Jamais elle ne se serait attendue à réagir ainsi. Pas après ce qu'elle avait subi dans ce domaine qu'elle avait considéré comme un véritable sujet tabou. Pourtant Kyo était extraordinaire et elle comprit qu'il ne lui ferait jamais le moindre mal. Elle avait follement envie de lui, qu'il la possède et qu'il lui fasse oublier tous les malheurs d'autrefois, que par sa marque il efface à jamais celle d'Oda le monstre.

D'abord hésitante elle toucha du bout des doigts le torse musclé de son amant et fut étonnée de sentir une peau si douce sous ses paumes. Elle laissa enfin libre court à son envie et entoura Kyo de ses petites mains timides.

-Tu as la peau si douce Kyo. Murmura-t-elle entre deux baisers.

Le démon sourit à sa remarque et sans plus attendre il l'allongea sur le dos n'y tenant plus. Son envie de la posséder le submergeait presqu'entièrement et il se sentait devenir fou de désir.

Il lui saisit alors un sein et pencha la tête pour l'embrasser dans le cou. Yuya sentit aussitôt milles aiguillons brûlants lui transpercer le ventre. Kyo la désirait. Elle pouvait le sentir corps et âme. Elle avait connu l'horreur, elle avait été violée à maintes reprises, battue et humiliée, mais dans les bras de cet homme c'était comme si tout ses soucis s'envolaient, comme si elle renaissait de ses cendres pour prendre un nouvel envol. Elle avait désespérément foi en Kyo et elle se sentait redevenir elle-même.

Heureuse de ce bonheur, ses mains vinrent se poser naturellement sur les courbes nues de Kyo, laissant ses doigts se promener sur son dos et ses hanches. Tout son univers se résumait à présent à la caresse des paumes du démon sur sa peau, à la force incroyable des émotions qu'il éveillait en elle, un mélange de peur, d'allégresse, et de crainte qu'il ne cesse soudain, qu'il ne l'abandonne, pantelante de désir.

-Kyo ! Souffla-t-elle, émue de se sentir si bien pour la première fois depuis longtemps.

Rassuré, Kyo s'autorisa à glisser une main entre les cuisses de la belle la caressant d'une manière telle qu'elle en perdit aussitôt la tête. Elle poussa un léger cri, un gémissement de plaisir, auquel il répondit en la caressant de manière plus charnelle. Il allait lui offrir le plus beau des souvenirs, une deuxième vie et une résurrection parfaite en tant que femme. Elle oublierait Nobunaga pour n'avoir plus que lui en tête, gravé à jamais dans son cœur et son esprit.

Bouleversée par les sensations et le plaisir auquel Kyo la soumettait, Yuya s'agrippa à son cou et le supplia de faire cesser ce supplice. Vigilant aux gémissements et désirs de sa planche à pain, il retira ses doigts pour pouvoir enfin la pénétrer. Même si pour son plus grand malheur elle n'était plus vierge, il prit soin de ne pas lui faire mal et la pénétra en douceur, lui laissant le temps d'accepter cette lente intrusion en elle et ancra son regard dans le sien.

-Je vais bien Kyo. Lui dit-elle dans un sourire.

-J'espère car ça ne fait que commencer. Répondit-il tout en l'embrassant.

C'est ainsi que Yuya découvrit le véritable plaisir des sens perdant toute notion du temps et de la réalité. Kyo était l'amant idéal, l'amant que toutes les femmes rêveraient d'avoir. Sous ses airs de parfait démon arrogant, alcoolique et cruel, il était en vérité un être doux et attentif. Il avait prêté attention au moindre de ses soupirs, veillant à ne pas frôler sa blessure à la tempe. Près de lui, au creux de ses bras, elle était persuadée que la vie serait belle et que les portes du bonheur s'ouvriraient à elle. Mais qu'en était-il de Kyo ?

Blottie dans les bras de son amant la tête dans son cou, Yuya ferma les yeux, prête à succomber à un sommeil bien mérité. Épuisée par ce merveilleux passage dans l'abime des délices dans lequel Kyo l'avait fait voyager pendant plus d'une heure, elle aurait voulu lui témoigner son bonheur et le remercier pour l'avoir aussi bien traitée, mais les mots lui manquaient. Parfois le silence est d'or paraît-il ? Dans ce cas tout était bien.

Heureuse et comblée de ce moment d'intimité, elle souffla de bien être et murmura avant de s'abandonner aux bras de Morphée une confession que Kyo n'oublierait jamais.

-Je t'aime, Kyo.

Avant même que les paroles de Yuya atteigne son cœur elle s'était déjà endormie un léger sourire flottant sur les lèvres. Kyo sourit à son tour, satisfait de son effet et de son emprise sur sa précieuse planche à pain. Jamais encore il n'avait autant aimé prendre une femme, la toucher, la caresser, la posséder toute entière. Il réalisa alors combien toutes les femmes qu'il avait connu avant étaient fades et sans intérêts aucun. Les sentiments pouvaient-ils autant changer la vie d'un homme et le rendre presque gentil et tendre ? Lui qui ne s'était jamais attaché à aucune femme se retrouvait épris et dépendant d'une gamine aux petits nibards. C'était parfaitement ridicule mais pourtant si vrai. Il soupira face à cette réalité esquissant malgré tout un sourire en coin. Comment pourrait-il jamais admettre qu'il était tout simplement enchanté d'avoir Yuya dans sa vie ?

Il resserra son étreinte autour d'elle et enfouit son visage dans ses cheveux prêt à la rejoindre au pays des rêves. Pour la première fois de sa vie Kyo allait tolérer la présence d'une fille dans son lit pour une nuit entière. Une nuit qu'il ne serait pas prêt d'oublier car Yuya n'était pas n'importe quelle fille. Elle était à la fois sa planche à pain, sa propriété…sa femme. Et cette femme lui avait avoué son amour.

Pour la première fois de sa vie, Kyo était amoureux…


Voilà pour ce chapitre. Je pense que j'aurai pu faire mieux et plus long.