Bonjour à tous. Tout d'abord :

Veuillez m'excuser pour le chapitre de la semaine dernière qui n'est pas sorti. J'ai passais une très mauvaise période ( ça s'arrange mais bon... c'est pas génial génial -_- ) Bref. Je vous donne ce chapitre PLUS un dessin, vous le trouverez sur mon tumblr ( voir mon profil )

Les reviews :

OoCristeloO : Merci comme toujours X3. C'est une preuve que Shouto aime Katsuki, il n'aurait jamais parlé de ses problèmes à quiconque ( par contre c'est normal qu'il ne parle pas de sa fratrie et de son père, il ne se souvient pas d'eux. )

Megumieto : Je suis du genre à imaginer que les petits amis avec un sale caractère vont être des genres de mamans poules jalouses, possessives et puis bon... c'est juste trop mignon X3. J'essaie de rythmer mon histoire avec des moments doux et des moments qui seront plus triste et sombre. Je sais déjà que ça ne sera pas parfait, mais je fais de mon mieux, et si tu apprécies c'est le principal. Encore merci de mettre un petit com à chaque fois, c'est si gentil :)

Koakiwa : On est d'accord, il faut plus de BakuTodo dans ce monde ! Ownh, si tu savais comme j'aime quand quelqu'un me dit qu'il a '' dévore '' tout les chapitres d'un coup, ça donne du prestige à ce que je fais Ohohohohhhh ( ne me prend pas au sérieux, je par dans mes délires ) Merci beaucoup en tout cas, gros bisous.

Ryubacca : Merci comme toujours ! Vous êtes tous juste beaucoup trop gentil X3. Je te souhaites une bonne lecture.

C'est parti !


Samedi était arrivé, comme tout les weekend, Katsuki devait aller au chantier. La seule chose qui changea c'est qu'avant d'y aller, il avait insisté pour accompagner Shouto jusqu'au cabinet de son psychiatre. À l'approche de ce fameux rendez-vous, le blond avait recontacté Aizawa, angoissé à l'idée que son petit-ami ne retrouve l'homme qui l'avait menacé quelques temps plus tôt. Seulement, le policier dût lui avouer que les recherches qu'il avait fait sur cet étrange personnage s'étaient révélées infructueuses.

* Katsuki * Avait-il dit par message. * Je n'ai rien trouvé sur lui qui puisse l'incriminer. D'après ce que j'ai vu, c'est un homme sans histoire, son casier est vierge. *

* Purée... Mais si vous aviez pu le voir... Il avait le regard d'un gars prêt à tuer ! *

* Je ne sais pas trop quoi penser de cette histoire... Bon écoute, si ça peux te rassurer, j'essayerais de contacter ce type, cette histoire est un peu obscure pour moi, je n'ai pas vraiment de quoi me faire ma propre idée sur lui. *

L'adulte avait terminé sur ces mots, et le blond avait éteint son portable, il ne savait pas si il devait être frustré et se poser plus de questions ou être rassuré par le fait que l'albinos était '' apparemment '' un homme sans histoire. Bref, ce matin là, il s'était levé en même temps que son camarade de chambre. Après avoir prit le bus, ils marchèrent ensembles jusqu'au centre de Kunitachi. Lorsqu'ils furent arrivés devant le cabinet, le blond enlaça son camarade et lui embrassa le front.

- On se revoit ce soir, fais pas de conneries.

Le garçon pouffa.

- Comme si ! Bon courage !

Ils s'embrassèrent avant de se séparer, et finalement l'albinos ouvrit la porte à son patient.

- Bonjour Shouto ! C'est toujours un plaisir de te rev...

Le médecin s'arrêta lorsqu'il vit le blond traverser la route un peu plus loin : Ce dernier c'était retourné une dernière fois et leur regards s'étaient croisé, ce dernier lui avait lancé un regard mauvais avant de partir. Il n'en revenait pas de le voir à nouveau ce gosse ! Venir ici après qu'il l'ait menacé, il ne manquait pas de culot ! Refrénant une grimace d'agacement, il se concentra à nouveau sur son précieux patient et lui offrit un sourire.

- Entres, je t'en pris.

Le garçon ne se fit pas prier, s'installant dans la pièce comme si il était chez lui, il contempla Aidowa avec une pointe de curiosité : Quelque chose avait eu l'air de l'avoir perturbé, il fallait bien connaitre cet homme pour s'en apercevoir, l'adulte aux cheveux blancs était un maître dans l'art d'être impassible.

- Tu veux un thé, un chocolat chaud ?

- Oh ... Je veux bien un chocolat.

- Je te fais ça tout de suite. Lui répondit-il avec gentillesse.

Il s'éloigna pour préparer deux tasses, il tria rapidement dans sa tête les questions qu'il comptait lui poser, surtout concernant Katsuki : Bordel, est-ce que cette petite crapule l'avait accompagné jusqu'ici ? Premièrement, ça voulait dire que Shouto lui avait parlé de certain de ses problèmes, deuxièmement, ils étaient devenus plus proches qu'avant pour que cela ait pu arriver. Est-ce que ce sale gosse avait parlé de leur '' petite discussion '' ? Ça ne lui plaisait pas, mais il fallait ne rien laisser paraître. Alors toujours dos à lui, il demanda d'un ton léger.

- Tu as bonne mine, ça veut dire que tout va bien n'est-ce pas ?

- Oh ! Oui ça va. J'ai passé de super vacances.

L'albinos sourit, appréciant le ton joyeux de sa voix. Le manque de tension dans l'attitude de Shouto le rassura, le blond n'avait certainement pas parlé de leur échange. Il se tourna pour lui donner sa tasse et s'installa à son bureau. Il déclara d'un ton plus professionnel.

- Bon allons-y. Racontes-moi un peu ce dernier mois passé.

Shouto posa sa tasse sur la table basse, puis il commença à raconter un peu tout ce qui lui passait par la tête : La semaine avec les vacances, le fait que Katsuki l'avait protégé d'une bande de harceleurs, bien qu'il préféra ne pas parler de la façon dont ses camarades l'avaient déshabillé. Il raconta les vacances, toutes les petites choses agréables qu'ils avaient put faire.

- Je n'étais pas très emballé par le fait que les vacances arrivent aussi vite. Vu que je n'ai nul part où rentrer et que je devais rester au lycée, je m'imaginais déjà passé les deux semaines tout seul. Mais au final, Katsuki est resté au pensionnat lui aussi. Du coup on a passé beaucoup de temps ensemble et c'était génial.

- Je vois. Répondit l'homme sans laisser aucune émotion négative venir troubler sa voix. Et ces trois semaines depuis la rentrée ?

- J'ai reçu mon bulletin du premier trimestre, j'ai à peine la moyenne mais je m'en doutais déjà. Je trouve quand même ça encourageant de ne pas me retrouver avec une note en dessous de dix. Mes notes sont bonnes depuis que je fais mes devoirs avec Kat, donc je suis sûr qu'en faisant les efforts qu'il faut, je pourrais avoir une moyenne bien meilleure au deuxième trimestre.

L'adulte tiqua au surnom '' Kat '', néanmoins, il s'évertua à répondre naturellement

- Si tu t'en sors maintenant, il n'y a pas de raison pour que ça recommence à aller mal, un temps sois peu que tu continue à bien travailler, mais je te connais, tu fais toujours de ton mieux. Comment tu appréhendes la suite ?

- Je suis un peu stressé, mais ce n'est pas du mauvais stress. Je suis sûr maintenant que ça va aller. Il y a quelque mois, je me sentais vraiment à la ramasse, là ce n'est plus du tout le cas. Je comprends beaucoup plus de choses, comme si j'avais réduit mon retard.

Un sourire sincèrement gentil se forma sur le visage du médecin.

- Tu es un enfant intelligent, tu peux être fier de toi. Je ne dis pas cela pour te glorifier mais s'en sortir de cette façon alors que tu dois faire plus d'effort que tout le monde est une preuve que tu as beaucoup de force.

Le garçon rougit à ces mots, ça faisait toujours plaisir lorsqu'on lui donnait de tels compliment.

- Bon et bien, je suis heureux de ce que j'entends pour l'instant. Ton avenir et tes cours sont importants, mais ta sérénité l'est tout autant surtout après les épreuves que tu as traversé. Maintenant que j'y pense, racontes-moi, comment ça se passe avec tes camarades ?

- Je n'ai plus de problèmes depuis cette rentrée.

L'albinos hocha la tête, invitant l'adolescent à lui raconter.

- En fait, dès le premier jour, j'ai reçu une insulte de la part d'un camarade, mais Katsuki est aussitôt intervenu et il m'a défendu devant tout le monde.

Il eut un rire gêné.

- Sur le coup, j'étais un peu embarrassé, mais quand j'ai vu que tout les autres étaient intimidés par lui, ça m'a soulagé. Maintenant qu'on traine tout le temps ensemble, plus personne ne m'embête.

L'adolescent parla de son ami pendant plusieurs minutes, au bout d'un moment, abordant un regard énigmatique, Aidowa dit.

- Tu parles beaucoup de Katsuki dis donc !

Shouto se figea à cette phrase : Le psychiatre le regardait droit dans les yeux, le visage détendu, un léger sourire au lèvres. Pourtant malgré cette expression indéchiffrable, il avait l'impression que quelque chose n'allait pas.

- Tu t'es énormément rapproché de lui n'est-ce pas ?

- Hum... et bien...

- Tu as un sourire si joli à chaque fois que tu parles de lui. C'est assez déroutant.

Soutenant sa tête avec ses mains, les coudes posé sur le bureau, il demanda.

- Je suis sûr que tu ne me dis pas tout, il s'est passé quelque chose entre vous deux n'est-ce pas ? Je sais qu'il y a quelque chose avec lui.

Shouto sembla hésiter un instant, il n'était pas très à l'aise avec la situation. Cependant, l'albinos voyait tout en lui, il lisait en lui comme dans un livre ouvert, et puis au fond, pourquoi devait-il le cacher ?

- En fait... Katsuki et moi... On sort ensemble maintenant.

Il baissa les yeux sur sa tasse et Aidowa eut un rictus nerveux,comme si quelque chose l'empêchait de bien assimiler l'information. Il se racla la gorge.

- Vous sortez ensemble ?

-Hé bien...

Le garçon avala sa salive avant de dire.

- C'est vrai qu'à notre rencontre, on a eut du mal à s'approcher. Mais justement, c'était juste le tout début ! Comment j'aurais pu le juger à ce moment là, je ne savais rien de lui. Ce que je sais, c'est que dès lors qu'on a appris à se connaitre, il n'a pas arrêté de m'aider, de me pousser en avant. Il m'a défendu, il a fait des efforts pour être agréable avec moi. Je me sens bien quand je suis avec lui. Il a mauvais caractère c'est vrai, mais ça n'empêche pas que derrière ses airs colériques, il est vraiment incroyable !

Il serra nerveusement son pantalon.

- C'est quelqu'un de si complexe et de... fascinant. Il est fort, intelligent. Je le trouve beau... Il a l'air très intimidant, inapprochable et sûr de lui, mais quand on est seuls, il a parfois l'air mélancolique et vulnérable. Je crois qu'il n'est comme ça qu'avec moi et ça me touche énormément parce que du coup, je me sens important pour lui. J'ai l'impression qu'il me fait confiance et qu'il m'aime.

L'albinos souffla, arrêtant son patient, ce qui déstabilisa ce dernier.

- Shouto. Ecoute moi s'il te plait.

Il leva la tête pour le regarder avec sérieux, il ne souriait plus.

- Je ne veux pas briser ta quiétude, ni même te faire du mal. Mon rôle envers toi, c'est juste de te protéger toi et ta sérénité en te guidant du mieux que je peux, tu en as conscience ? Dis moi que tu sais cela.

- O...Oui. Répondit-il stressé par ce soudain changement d'ambiance.

- Alors prend bien en compte ce que je vais te dire. Tu ne devrais pas commencer ce genre de relation. Très franchement, ça m'inquiète.

Le garçon fronça les sourcils sans comprendre.

- Mon petit... Est-ce que je me tromperais si je disais que tu ne connais quasiment rien de ce Katsuki ?

Shouto ouvrit la bouche pour répondre avant de se taire pour réfléchir. Devant cette réaction, Aidowa reprit sûr de lui.

- J'en étais sûr, tu ne sais pas qui il est. Et ça ne fait même pas un an que vous vous connaissez. Ta façon de parler de lui alors qu'il y a trois mois, tu disais que vous ne pouviez pas vous supporter, c'est perturbant.

Il soupira légèrement.

- Shouto je ne sais pas si tu t'en rends compte... Sentimentalement, tu es encore fragile, et comme tu n'as plus le recul nécessaire à cause de ton amnésie, tu t'emballes trop vite. Ce garçon que tu ne connais pas, ce n'est pas un héro sorti tout droit de tes rêves. Il pourrait très bien te décevoir, te blesser et même te manipuler. C'est très dur à entendre mais l'homme est un loup pour l'homme, et je ne pense pas qu'une personne vulnérable comme toi devrait se mettre dès maintenant à entamer une relation d'ordre intime avec un parfait inconnu dont tu ne sais rien. J'ai peur tu sais en entendant ça, parce que je sais comment tu es, dès lors que l'on te tend la main, tu vois facilement des anges. Tu n'es pas assez méfiant.

Le garçon se mordit la lèvre, il n'aimait plus du tout cette conversation. C'était bizarre, jamais Aidowa n'avait fais ça ! D'un seul coup, on aurait dit qu'il le faisait passer pour un idiot. '' Tu es fragile, tu ne te méfie pas assez, tu as tendance à voir des anges partout ''. C'était vrai qu'il ne connaissait pas totalement Katsuki, mais c'était bien borné de sa part de lui dire ça. C'est lui qui ne le connaissait pas ! Et puis Katsuki l'avait aidé, sauvé, protéger. Comment aurait-il voulut qu'il réagisse à cela ? Le blond avait trop fait pour lui pour que ça ne soit que de la manipulation ! Il ne comprenait juste pas.

Oui... Il était peut-être tombé vite amoureux de lui, mais Aidowane pouvait pas comprendre, il ne pouvait pas voir cette connexion invisible qu'il y avait entre eux.

Voyant l'air sombre que prenait le garçon, le médecin ferma doucement les yeux et se massa les tempes. Il tenta de reprendre une voix douce.

- Ne sois pas en colère. Je dis ça pour ton bien.

Cependant, le garçon ne se décrispa nullement, l'adulte se leva alors pour s'asseoir auprès de lui.

- Shouto, regardes-moi s'il te plait.

Ce dernier leva les yeux à contre-cœur, Aidowa posa une main sur ses omoplates.

- Je ne veux pas te faire de peine tu sais. Mais essais de te mettre à ma place : Je ne peux même plus te suivre régulièrement, je ne fais plus parti de ton quotidien. Malgré tout, je me fait encore beaucoup de soucis pour toi. J'ai entendu des choses depuis le début de l'année qui m'ont vraiment fait peur. Des gens qui ne te traitent pas comme il faut, tes angoisses parce que tes cours étaient trop durs, mais j'accepte tes choix malgré tout vu que tout va bien maintenant apparemment. Mais ce garçon, Katsuki. Tu disais que tu ne t'entendais pas du tout avec lui. Et d'un seul coup, il y a ce retournement de situation. Alors voilà, je suis incapable de dire si il est juste gentil avec toi, ou si durant les deux premiers mois, il a put voir que tu étais vulnérable et facile à manipuler. Alors je me fais du soucis c'est comme ça.

Shouto déglutit, il avait envie par pur entêtement, de lui répondre qu'il se trompait totalement et qu'il était sûr de ce qu'il faisait, mais les mots d'Aidowa étaient pertinents, et il manquait d'arguments.

- Il ne m'a rien fait de mal... Pourquoi est-ce qu'il aurait de mauvaises intentions ?

- Parce que la plupart des êtres humains sont des égoïstes qui ne pense qu'à eux et qui se fichent de blesser les autres. On ne sais pas ce que cache les gens au fond d'eux. Tu es si pur, Je veux juste que tu fasses attention, que tu prenne ton temps et que tu fasse un peu plus preuve de méfiance.

L'adolescent ravala sa salive, il ne savait pas quoi répondre, Pour la toute première fois, il n'était pas d'accord avec l'albinos, mais il aurait été bien incapable de trouver des arguments pour qu'il change sa manière de pensée. Ce qu'il éprouvait envers son petit-ami ne s'exprimait pas avec des mots. En même temps, il savait pertinemment que l'adulte ne voulait que son bien. Peut-être que son comportement ressemblait à ceux de parents qui donnaient des avertissements à leur enfant.

- Si vous pensez que je dois être un peu plus méfiant je le serais. Mais je vous jure que Kat est quelqu'un de bien. C'est inutile de se faire autant de soucis.

- Si il est quelqu'un de si bien que ça, et si tu veux une relation saine et pleine de confiance mutuelle, tu devrais au moins te renseigner un peu lui. Etre l'amant de quelqu'un, ce n'est pas comme être juste un ami. Si tu t'engage dans une relation, il faut au moins que tu sache qui est la personne en face de toi.

Le regard rouge sang se teinta de colère.

- Qui sait, les apparences sont parfois trompeuses, on peut tomber sur quelqu'un qui à l'air parfait tandis que dans la réalité, cette même personne est une crapule qui a commis des fautes gravissimes et honteuses.

Shouto eut l'air très surpris par cette dernière phrase et par le ton étrange que l'homme avait employé. L'adulte changea presque aussitôt de comportement, souriant à nouveau gentiment.

- Après, je dis ça... ce n'est qu'une supposition. Un loup peut facilement se cacher sous un masque d'agneau. Tout ce que je te demande, c'est de faire attention à toi.

- Je.. D'accord.

Après cette discussion houleuse, les deux personnes changèrent de sujet ce qui permit à l'ambiance empreinte de malaise de retomber. Le temps passa et c'est à contre-cœur que l'albinos déclara au garçon qu'il était temps de le libérer. Il accompagna son patient jusqu'à la sortie, alors que Shouto s'apprêtait à partir, le docteur l'attrapa par le poignet.

- Attends ! J'ai oublié de te dire.

- Oui je vous écoute ?

Il passa sa main sur son épaule, bon sang que c'était dur de devoir être adulte et psychiatre responsable envers ce jeune homme, il avait envie à ce moment précis de l'enlacer. Mais ce n'était pas approprié. Tellement frustrant. Il dit sans le quitter des yeux.

- Tu as toujours mon numéro de téléphone. Tu sais que tu es spécial pour moi. Je ne veux que ton bien. Alors si à un moment tu as des doutes, de la peur où des mauvaises pensées, tu as le droit de m'appeler absolument quand tu veux.

L'attitude d'Aidowa était étrange aujourd'hui, mais le garçon n'aurais pas pu remettre en cause sa sincérité. Il ne pouvait qu'être touché mais aussi inquiet de tout ce soucis que l'homme se faisait à son égard, alors il promit en le regardant dans les yeux.

- Je le sais bien. Merci beaucoup.

Après lui avoir doucement ébouriffé les cheveux, l'albinos avait regarder le jeune homme partir. Puis il était retourné à l'intérieur de son cabinet. Maintenant qu'il était parti, il n'y avait plus besoin de porter un masque d'impassibilité.

- Ils sortent ensemble... Quelle connerie ! Vociféra t-il en grinçant des dents.

Un tas de sentiments désagréables l'assaillaient. Il était d'une part, violemment tiraillé par son affection pour le garçon et son profond désir de le voir heureux, serein, en bonne santé. Et d'une autre part...

Il voulait détruire ce couple tout de suite avant que cela ne devienne trop solide entre eux. Bon sang ! Shouto ne savait même pas que son '' Katsuki '' était un sale petit délinquant qui avait semé de la merde autour de lui. Ce sale gosse ne le méritait pas !

De plus, il avait du mal à se l'imaginer aussi bienveillant que ce que le garçon aux yeux vairons lui avait raconté. Ce garçon était un emmerdeur qui avait des problèmes avec les flics, on devinait son sale caractère rien qu'à voir ses sourcils constamment froncé et sa pathétique attitude de caïd.

Non ! L'esprit malade d'Aidowa était persuadé que ce blondinet était forcément toxique pour son patient.

Ce garçon est une crapule, et les crapules sont toxiques, toujours a rapporter des emmerdes. Si ça se trouve en plus, ce n'est qu'un sale petit manipulateur pervers ! Et si il essayait de conditionner Shouto ? Si il le manipulait en lui mettant la pression pour le forcer à se... à se laisser faire par exemple ! Shouto est un jeune homme si magnifique ! Si ce sale enfoiré essayait de le toucher ou même de coucher avec lui !

Plus l'adulte pensait, plus son cerveau entrait en ébullition, s'auto persuadant que Katsuki était une ordure qui n'avait rien à faire avec un garçon pur et merveilleux comme Shouto.

'' Je me suis trop éloigné de lui... Je l'ai laissé aller dans ce lycée à la con, à la merci de tout ces trou du cul ! Putain... Il faut reprendre les choses en mains. Je dois faire quelque chose... J'ai juste besoin de lui prouver que j'avais raison depuis le début, il n'aurait jamais du entrer dans ce lycée, jamais. ''

Si il devait se mettre à l'espionner, il le ferait. L'adolescent avait eu beau lui répéter de nombreuse fois, il ne serait jamais serein en sachant son précieux patient entre de mauvaises mains.


Le midi arrivait doucement, Katsuki passa sa main derrière sa nuque, se massant le cou en grognant doucement, le chef de chantier cria.

- C'est l'heure de la pause !

Un jeune homme aux cheveux rouges s'écria avec un grand sourire.

- Ah purée, c'est pas trop tôt, ça fais deux heure que je crève la dalle en silence.

Le blond fronça les sourcils en lui envoyant sans douceur, une tape dans le dos.

- Tu te fous de ma gueule ? Tu te plains depuis qu'on est arrivé !

Le garçon ria, ils marchèrent ensembles jusqu'au vestiaire, alors qu'ils se changeaient, l'adolescent aux yeux rouges consulta rapidement son téléphone, il fut rassuré lorsqu'il lu un message de la part de son petit-ami.

* Mon rendez-vous est fini, ça c'est bien passé. J'ai pas trop envie de rentrer au lycée vu que tu ne seras pas là alors je vais faire un tour au centre-ville. *

Il étira un sourire doux. Sourire qui fut vite balayé lorsque la voix d'Eijiro commenta.

- Tu texte qui ? Ta petite amie ? C'est qui Shouto ? C'est pas un nom de fille ça !

- Mais d'où tu regardes par dessus mon épaule toi !? Hurla t-il.

- Shouto c'est ton pote du lycée, le mec dont tu m'as déjà parlé ?

- A ton avis ? T'es sérieux d'espionner les gens comme ça ?

Sans prêter nullement attention au remarques emplies de reproche que lui faisait son ami, il continua avec un petit sourire en coin.

- Tu dois être proche de lui non ?

- Qu'est-ce qui te fais croire ça ?

- Tu as fais un petit sourire étrange quand tu as regardé ton portable. Tu fais tout le temps la gueule alors ça m'a surprit !

- Tu veux bien aller te faire foutre s'il te plait ?

Kirishima était bien unique, c'était vraiment le seul que le comportement sec, agressif et grossier de Katsuki faisait rire. Après quelque vacheries échangés, le roux reprit plus sérieusement.

- Plus sérieusement, tu le connais depuis longtemps ?

- Pas vraiment. Je sais pas ce que tu appelles longtemps. On se connait depuis le début de l'année.

- Ouais... Donc ça fait quand même cinq mois. Mais euh... Le prend pas mal mais... y'a quelque chose entre vous ?

Katsuki se redressa à cette question avant de souffler doucement.

- On sort ensemble, t'es content ? Pourquoi je devrais le prendre mal ?

- Oh ! Ne te braques pas, je dis ça parce que je sais que t'es du genre à vite monter sur tes grand chevaux et comme j'en étais pas très sûr. Du coup tu sors avec lui, je comprend un peu mieux pourquoi à partir d'un moment t'es devenu moins chiant. Ria t-il.

- Tu trouves que je m'énerve vite, mais regardes-toi un peu, tu passes ton temps à me clasher !

- Hahaha, mais du coup, il est en centre ville là maintenant ?

- Bravo t'as bien lu !

- Tu veux pas lui demander de venir manger avec nous ?

Le blond s'arrêta un instant, pensant au premier abord que c'était une bonne idée. Puis il se rapella d'un seul coup pourquoi il était sur ce satané chantier.

- Non, c'est pas une bonne idée.

- Hein ? Pourquoi ?

- Parce que...

Il se frotta la tête, abordant une expression très frustré.

- Putain... parce que je ne lui ai pas dit pourquoi j'étais obligé de bosser le weekend.

- ... T'es sérieux ?

- Il pense que j'ai un travail étudiant, il sait pas que c'est des travaux d'intérêts.

- Mais mec... Pourquoi tu lui a pas dit ?

- Parce que...

Parce qu'il avait honte, il n'était pas du tout à l'aise avec le fait de parler de son parcours désastreux et de sa '' punition '' pour l'accident qu'il avait causé. Et maintenant qu'il savait ce que Shouto avait pu traverser, il se sentait encore plus honteux : Son formidable petit-ami qui avait eu un accident si terrible et qui s'était accroché si courageusement et lui... un sale voyou des bas quartiers qui se trimbalait la surveillance des flics et qui devait se faire chier à faire ces putains de travaux.

- ça te regardes pas. répondit-il finalement d'une voix basse, traduisant un soudain changement d'humeur. Bien qu'habitué au sale caractère du blond, Kirishima savait lorsqu'il ne fallait pas rire avec lui. Alors il dit d'une voix plus sérieuse.

- Sérieusement, si tu commences une relation de ce genre avec lui et si tu veux que ça dure, tu devrais éviter de lui cacher ce genre de chose.

Le garçon ne répondit pas immédiatement.

- Je sais pas... Je dis ça pour toi, si c'est parce que vous vous êtes mit à vous côtoyer que t'as changé depuis le début de l'année, c'est que tu dois certainement tenir à lui non ? Imagine si lui il te cachait des trucs importants à son sujet.

- C'est bon ! Je sais ! Aboya t-il en réponse, puis alors qu'il prenait son manteau pour partir, il dit plus doucement.

- J'ai plus envie de parler de ça.

Mal à l'aise, Kirishima se tut et se contenta de le suivre.


Une nouvelle semaine débuta, Shouto et Katsuki étaient en cour lorsque le professeur déclara soudainement.

- Il y aura un voyage à Londres organisé pour la fin de l'année. Si vous voulez y participer, vous devez allez vous renseigner à la vie scolaire pour les prix.

Une myriade de têtes se levèrent, captivées par cette information inattendue, parmi eux, il y avait Shouto.

- Les places sont limitées donc dépêchez vous d'y réfléchir !

Le ton enjoué, le garçon aux yeux vairons se tourna vers son petit ami.

- On ira voir après ce cours ? ça m'intéresserais trop de pouvoir partir à l'étranger.

- Si ça coûte pas la peau du cul, je veux bien qu'on s'inscrive, ça te ferais plaisir ?

Les yeux du jeune homme brillèrent. Il répondit d'une voix rêveuse.

- Oui ! Je ne connais pas encore très bien le japon alors... imagines un peu, pour moi, partir dans une ville dans un pays que je ne connais pas ! C'est la grande aventure !

- Ouais. Répondit le blond. Je me doute. J'chuis jamais sortit du pays non plus, ça pourrait être sympa.

Lorsque l'heure passa, les deux garçons se dirigèrent promptement à la vie scolaire. Si ils voulaient aller à ce voyage, mieux valait qu'ils se renseignent vite. Après avoir discuté plusieurs minutes avec le responsable de l'événement, ils entrèrent dans le couloir en discutant.

- Tu crois que ça sera possible du coup ?

- C'est un peu chaud vu le prix. Mais j'ai pas touché à ma bourse et je sais pas vraiment quoi foutre avec donc ça vaux le coup. En plus c'est dans plusieurs mois alors on as le temps d'économiser un peu.

- Avec les sous de ton travail étudiant, ça devrais aller en plus non ?

à cette question le blond ravala sa salive. Il se hâta de répondre pour éviter de s'attarder sur le sujet.

- T'inquiète... J'ai dis que ça ira.

Alors qu'ils marchaient doucement à travers le couloir, une personne les arrêta.

- Euh ! Excusez-moi, je vous ai entendu parler, vous allez au voyage en Angleterre ? Vous pouvez me dire où aller pour s'inscrire ?

Katsuki toisa de haut en bas le jeune homme qui les avait interpellé : ça n'était pas un garçon de leur classe et pourtant, il devait avoir le même âge qu'eux, il avait les cheveux verts en bataille, de grand yeux émeraudes et des tâches de rousseurs. Il abordait en cet instant, un immense sourire rayonnant et un air gêné. Shouto lui répondit tout simplement.

- Oh, c'est dans la salle 230, on a parlé avec le surveillant qui s'occupe des inscriptions. Il doit toujours y être.

- Merci beaucoup ! Le garçon fit mine de repartir mais il se figea et se retourna vers eux.

- Oh mais ... Du coup vous y allez aussi ?

Le bicolore acquiesça silencieusement sans remarquer que son petit ami avait soufflé d'agacement. Le vert reprit.

- Vous connaissez les tarifs ? Vous avez récupérés des documents auprès d'un surveillant ?

Le garçon continua de poser des questions et Katsuki fit la grimace, mettant un terme à la conversation, il répliqua :

- On a pas que ça à foutre, vas à la vie scolaire te renseigner comme tout le monde. Tu nous as pris pour des pions ou quoi ?

Puis il partit promptement en poussant Shouto dans son sens, le garçon aux cheveux bicolore se retourna légèrement pour observer le jeune homme aux cheveux vert qui était resté prostré dans le couloir en balbutiant quand au comportement sec de son petit-ami : Il avait à quelques reprises croisé brièvement ce garçon dans les couloirs, ça n'était pas l'un de ses camarades qui avait l'habitude de lui chercher des noises, C'était juste un inconnu qu'il apercevait de temps en temps. Mais rien qu'à sa tête, on devinait qu'il était gentil, alors Shouto eut un peu de remords à ce que Katsuki l'envoi aussi froidement balader.

Mais bon, il n'avait pas la tête à se faire du soucis, il chassa donc ces pensées alors qu'il avançait dans le couloir avec son petit-ami.