hey!

Comme promis, après deux semaines, la suite! Le prochain chapitre ne sera que dans deux semaines, j'en suis navrée...

On pose les bases pour les deux chapitres à venir. Le 11, je l'annonce de suite, sera bien plus long.

Merci à la mise en follow de Venin du Basilik, ainsi qu'à 14thallen, Trafalgar-Anna, Taouret et ANonyme pour leurs reviews qui me motivent!

Merci à Minaraii qui a pris le temps de me recorriger. Pas la peine de chercher ici, je sais qu'il y en a des fautes, mais j'ai pas trop le temps de faire mieuuuux! Désoléééé! Je recorrigerai tout quand j'aurai le temps. Un jour. Peut-être.

Note importante : l'Arc Marine Ford se passe en 1522 (trame originale de l'œuvre). Nous sommes actuellement en août 1521. Ace est né en 1502 : il a actuellement 19 ans ½ (né le 1er janvier). Il a rejoint l'équipage il y a un environ 1 an 1/2 an, soit 7-8 mois après avoir pris la mer, à 17 ans. (ça semble crédible?).

Marine Ford est l'année suivante, mais on ignore en quel mois. Considérez qu'il reste facilement 1 an avant ça.

Il y a une date dans ce chapitre, alors j'ai jugé bon de faire un point chronologique qui rapproche de la trame originale.

Chapitre 9

Résumé : l'équipage est arrivé sur une île non explorée nommée Roseré. Elle a été attaquée il y a 12 ans par des pirates. Un groupe est à bord du Moby Dick et rejoint les vestiges de la ville, au Nord. A l'ouest de la Montagne, 2 groupes : Marco/Vista et Namur/Bleinheim, avec leurs divisions. A l'Est, Shirohige/Ace, Joz/Thatch. Tous doivent se rejoindre à l'ancienne ville. Une première nuit vient de se passer sans encombre.

Du côté de Shirohige, qui venait de joindre Marco, deux groupes se formèrent pour ratisser plus de terrain. Le capitaine resta avec la 2eme division pour s'approcher de la montagne, alors que la 3eme de Joz et la 4eme de Thatch se mirent ensemble pour ratisser la côte est.

Le Moby Dick, lui, naviguait non loin de la côte Ouest. Pour l'instant, aucune trace de vie humaine n'avait été trouvée depuis la cabane non loin de la plage de débarquement.


Groupe de Marco et Vista.

Le groupe marchait au pied de la montagne sur des faux-plats rendus boueux par les pluies automnales. Les racines des chênes aux feuillages rouge et or formaient des marches naturelles qui facilitaient la progression. La nature avait repris ses droits sur cette île. Kira, ainsi que les quatre autres possédant le haki, sentaient bien la faune fuir leur groupe. Le ciel était clair aujourd'hui, et les oiseaux en profitaient. Il suffisait de lever la tête pour voir des volées de corneilles à travers les fines veines de ciel qui striaient la cime des arbres. Seul bémol dans ce beau cadre forestier, une forte odeur d'humus, résultat de la décomposition des feuilles et des fougères sous les assauts de la pluie, rendait l'air un peu lourd et peu agréable à respirer. Le groupe, en traversant ces terres sauvages, créait un chemin au milieu de la végétation, inviolée depuis plus d'une décennie. Un peu comme les premiers pas sur une neige intacte.

Après plusieurs heures de marche, ils firent halte dans une très vaste clairière où l'herbe montait jusqu'au genoux. Ils prirent enfin une bouffée d'air frais. Le groupe marcha dans tous les sens pour aplatir l'herbe et en faire un tapis végétal où ils s'assirent en petits cercles. La montagne était à environ 5 ou 6 kilomètres à vue d'œil. Marco prit son envol pour analyser le flan du relief. Kira vit l'oiseau bleu s'envoler, depuis l'autre côté de la clairière où se trouvait le groupe de Vista. Elle voulait voir la forme Phénix de Marco de plus près, et s'avança vers la 5eme division.

Marco volait au-dessus des arbres, se rapprochant des pentes rocheuses de l'unique relief de l'île, haut d'environ 800 mètres. A partir d'à peu près 200 mètres d'altitude, la pente devenait très rude, et les gros buissons de ronces remplaçaient les arbres. De 400 mètres jusqu'au sommet, c'était presque une falaise qu'il fallait escalader, couverte de plantes grimpantes et de mousse, ne permettant pas toujours de voir les prises. Il remarqua une anfractuosité dans le bas de la partie « falaise », qui était à peine cachée par des lianes de verdure. Il traversa le rideau de plantes en redevenant humain, et fut étonné de sa découverte.

Des formes géométriques harmonieuses étaient sculptées dans la pierre. A l'entrée de la cavité se trouvait un gros anneau de fer enfoncé dans le sol : il devait permettre d'accrocher une corde pour grimper jusqu'ici. Il était cependant très rouillé. L'air était frais et un peu humide. Le plafond était bas, à peine deux mètres de haut. Ne voyant rien du fond, Marco prit une forme hybride mi-homme mi-phénix pour faire un peu de lumière avec ses flammes. Au fond de la cavité d'environ 10 mètres de profondeur, un porche sculpté et décoré donnait sur un escalier descendant, qui menait droit dans l'obscurité. Il vit des inscriptions sur le mur à droite, et s'en approcha. Il enleva un peu de mousse et parvint à déchiffrer :

« ici vivent les Andins, réfugiés ici après l'attaque pirate de leur village en 1510.

Ne sont autorisés à entrer que les membres de ce village.

Nous avons subit la mort une fois mais cette fois, les attaquants seront les victimes.

Nous sommes faibles, mais nous savons nous protéger.

Nous n'accepterons personne en ces lieux

entrez et vous mourrez, repartez et vous vivrez»

Les Andins... c'est bien ça. C'était il y a 11 ans, ça colle avec l'article au sujet de l'attaque.

Avec son haki, il sonda la montagne, mais il n'y avait aucune voix. Etait-il possible que des gens vivent encore ici, 11 ans après ? Il n'avait croisé aucune trace d'activité humaine jusqu'à maintenant. Son haki pouvait perdre légèrement d'efficacité dans les souterrains, à cause des couches de roches et de terre. En tout cas, le réseau souterrain devait être énorme, si un village avait vécu ici. Les ruines qu'il avait vu avaient semblé-es assez grandes, de loin, pour héberger des centaines d'habitants.

Il fit demi-tour pour retourner vers ses hommes et parler de cette découverte à Vista. Il se mit au bord de la falaise, prit un peu d'élan et sauta dans le vide en reprenant sa forme de phénix. Il adorait les sauts de l'ange, c'était si agréable, cette montée d'adrénaline, puis le sentiment d'apesanteur durant la chute...Depuis quand n'avait-il pas sauté du haut du mat ? Quelques mois... Il se sentait revivre, sans trop savoir pourquoi. Peut-être commençait-il à tourner la page de l'incident...

Il revint vers son groupe en cinq minutes. Il remarqua que Kira, qui était au fond de la clairière avec les autres de la première quand il était parti, était maintenant au milieu des gars de la 5eme. Elle le regardait les yeux grand ouverts. Maintenant qu'il y pensait, c'était la première fois qu'elle devait le voir ainsi, et d'aussi près. Apparemment, il avait son attention.

Avec un sourire en coin plus mental que physique à cause de son bec, il atterrit à quelques mètres seulement de Kira, pour voir sa réaction.

Kira admira les plumes bleues et or légèrement enflammées de Marco, ainsi que ses griffes acérées et sa queue d'or. Il était assez gros pour faire monter une personne sur son dos, et était plus haut qu'elle. Son envergure faisait bie mètres. C'était un oiseau majestueux. Les flammes se dissipèrent pour laisser place à l'homme musclé au cheveux blonds qu'était Marco. Il regardait Kira avec amusement, satisfait de son petit effet.

-Alors, impressionnée ? Demanda-t-il en souriant, avec un ton un peu taquin.

Kira se rendit compte qu'elle avait la bouche entre-ouverte. Les autres la regardait en ricanant. Quoi ? On voyait pas un zoan mystique tout les jours ! Rougissant de gêne d'avoir été pincée dans son observation par... l'observé, elle décida d'user de la même stratégie que la dernière fois pour détourner de son embarras et se justifier : expliquer qu'elle enviait son pouvoir, ce qui était vrai ! Pas la peine de m'enfoncer !

-On échange nos pouvoirs ? J'aime bien le vôtre !

-Ahh, non, désolé, je le garde !

-Qu'elle est meugnonne quand elle rougit ! L'enfonça Mei.

-La ferme.

-Vista ! Appela Marco, de nouveau sérieux. J'ai trouvé quelque chose d'intéressant.

Les deux commandants eurent une discussion avant d'appeler le Moby Dick, tandis que leurs hommes se reposaient aux pieds des arbres, assis contre les troncs, ou allongés par terre avec leurs sacs comme coussins. Seuls quelques hommes montaient la garde autour de la clairière. Kira, elle, revint vers ses amis avec Mei.

-Oui ? C'est Curiel, répondit le commandant de la 10eme division, resté sur la bateau.

-Curiel, c'est Vista. On a trouvé une planque, va a la bibio pour confirmer un truc. Je te passe Marco.

-Compris. J'y vais, racontez-moi pendant ce temps.

-J'ai trouvé l'entrée d'un souterrain dans la montagne, et à l'entrée, c'est écrit que c'est un refuge pour les Andins, depuis l'attaque de leur village il y a 11 ans. Tu peux confirmer avec l'article ?

-Où ça ?

-Va dans la section « anthropologie : peuples », catégorie « Grand Line ». Dans une pochette bleu, y a un article et la référence à un livre. J'ai un peu oublié le contenu. Expliqua Marco qui connaissait la bibliothèque par cœur.

Un bruit de pas se fit entendre, signe que Curiel marchait entre les étagères.

-J'ai la pochette usée, avec...(bruit de feuilles) un article de journal, et une référence dans un livre.

-Alors, tu peux confirmer tout ça ?

-L'article date d'il y a 11 ans, et dit que les Andins, peuple pacifique d'une île de Grand Line, s'est fait attaquée, et que personne n'a été retrouvé vivant. Beaucoup de corps n'auraient pas été retrouvés, et les autorités pensent à un kidnapping de masse.

-D'accord. Donc, ça tient la route qu'au lieu d'avoir été kidnappés, ou en tout cas pas tous, ils aient réussi à se retrancher dans la montagne.

Les deux commandants se regardèrent d'un air entendu : ils avaient peut-être du lourd. Si personne n'avait mit le pied sur l'île depuis des années, ou en tout cas n'avait pas trouvé cette planque, ce qui était assez probable, ça devenait intéressant.

-Le village a du être pillé en grande partie. Il n'y a sans doute plus grand chose là-bas, mais ça vaut le coup de vérifier. Le moindre bijou pourrait valoir cher. On va contacter Oyaji pour la planque de la montagne. Annonça Vista.

-Compris. Bonne chance, je reste à dispo. Gotcha.

Les deux commandants raccrochèrent pour immédiatement contacter le Paternel et les autres commandants, via trois den den mushi. Les groupes Ace/Oyaji, Joz/Thatch et Namur/Blenheim étaient contactés en même temps. Marco et Vista firent part de leur découvertes. Les réactions ne se firent pas attendre.

-Trop cool ! Cria Ace.

-T'emballes pas, gamin, tempéra Shirohige.

-Intéressant, en effet, ça les Marines ne l'ont sans doute pas vu quand ils sont venus constater l'attaque... Les gens étaient planqués, et ils n'ont sans doute pas vu la Marine passer. dit Blenheim. Et puis, les habitants pouvaient avoir des raisons de cacher leur planque à la Marine, vu qu'ils étaient assez riches...Ils étaient réputés pour leur prévoyance et leur méfiance.

-Bon, ça semble effectivement solide pour faire une petite explo. Marco, comment est le souterrain? Demanda le Capitaine.

-Je n'y ai pas été, mais il est étroit au début. Tout le monde ne pourra pas y aller.

-Prends des gars n'ayant pas peur des profondeurs, ni des espaces restreints, et qui sont de taille moyenne, voir petite. Aussi...je te demande de prendre Kira.

-Mais vous m'avez dit...

-Je t'ai dit qu'elle est un atout, et qu'elle doit faire les chose qu'elle seule sait faire. Son pouvoir de construction peut s'avérer plus qu'utile si vous faite face à certains obstacles matériels. Et elle est petite, enfin, disons plus petite que la moyenne des gars, en plus d'avoir le haki. Mais ménage-la, n'abusez pas de sa capacité, laisse la prendre l'initiative pour s'en servir au maximum. D'accord ?

-Compris. Qui vient, alors ?

-Tu fais une petite équipe, les autres explorent les alentours, mais il doit toujours y avoir des hommes à la sortie, et un de vous deux, d'accord ? Histoire qu'au moins une personne au camp maîtrise le haki, et que si vous revenez blessés, vous puissiez être aidés.

-D'accord. Et nous ? Demanda Namur pour lui et Blenheim.

-Vous poursuivez, en vous divisant en deux pour couvrir l'espace que l'équipe Marco/Vista ne va pas pouvoir explorer tout de suite.

-Compris.

-Ace et moi allons aller vers la montagne, flan Est, avant de remonter vers le Nord. L'équipe Joz/thatch, vous poursuivez vers le Nord. Ajouta Shirohige.

-Compris ! Dirent ensemble les deux commandants.

-Bien. Les denden mushi ne fonctionnent pas toujours avec la surface dans les profondeurs, faites bien attention de repérer des endroits où le denden mushi est apte à communiquer. Si vous avez besoin de renforts, il faut pouvoir appeler.

-Compris, dit Marco.

-Bien. Des questions ? Demanda Shirohige.

-Je peux aller avec eux ? Demanda Ace. Bam ! Aïeuuuuu ! Okay, okay, je reste !

-T'es commandant, t'assumes, rigola Thatch.

-Bon, fin de communication. Bonne chance, mes fils!

Gotcha.

Tout le monde avait raccroché. Il fut décidé que Marco irait mener l'expédition, son pouvoir étant plus pratique pour sortir de situation délicates.

Lui et Vista firent le topo à leurs hommes, qui furent déçu en apprenant que seuls une dizaine d'entre eux iraient dans la grotte.

-Je prends avec moi...Vlad, Ed...Rom, Saul, Ivan...

-Et je te propose Rick, Od, et Seg, de ma division. Conseilla Vista.

-Êtes-vous claustrophobes ? Demanda Marco.

Les désignés firent un signe de tête négatif.

-Y en a un dernier. Ou plutôt une dernière. Kira, le Paternel pense que c'est une bonne idée que tu te joignes à l'explo. Ça te déranges ou pas ? Demanda Marco.

Surprise, elle répondit :

-Pas de problème.

-Bien. Les désignés, je vous laisse 10 minutes pour vous préparer. Rendez vous ici. Les autres, vous êtes sous les ordres de Vista.

Les hommes acquiescèrent. Marco partit faire son sac et remplir sa gourde, tandis que Vista prenait le relais en expliquant le programme, qui se résumait surtout à attendre le retour du groupe « spéléologie ».

Kira revint prête dans les temps. Ses compagnons étaient impatients et surexcités. Elle ne put s'empêcher de jeter un regard inquiet à ses tongs. Les autres avaient des sandales avec des semelles plus épaisses, comme Marco, ou des chaussures fermées et lacées. Bah, elle ferait avec, elle n'avait pas le choix.

Le groupe se mit en route vers la montagne sur un sentier inexistant. Les ronces accrochaient leurs vêtements, à tels point que Rick proposa sérieusement de faire flamber leur route en crachant du feu. C'était sa spécialité, en soirée, et pour impressionner les ennemis. Mais ne souhaitant pas déclencher un incendie de forêt, Marco refusa la proposition.

Au bout d'une heure, le chemin se mit à grimper, et des cailloux traîtres glissaient sous leurs pas, menaçant de faire l'effet jeu de quille si les premiers du groupes glissaient. Les plus légers furent donc mis devant pour être retenus par les plus lourd derrière. Bien entendu, Kira fut donc première du groupe. Ses 67 kilos étaient loin des 80 à 90 kilos de muscles, en moyenne, des autres. A la fin de la journée, épuisés à cause de la chaleur et de la montée, ils arrivèrent à la partie escalade. Il fallait grimper sur 20 bons mètres pour arriver à la cavité. Kira regarda ses tongs, les enleva et les mit dans son sac. Elles ne feraient que la faire glisser. Ses camarades commencèrent l'ascension. Le mur de roche beige et gris tacheté de touffes d'herbe et de mousse lui faisait face. Elle s'apprêtait à se saisir d'une première prise, quand elle entendit Marco derrière elle :

-Kira, je vais te porter avec ma forme zoan, ça sera plus simple pour toi.

C'était hors de question pour elle. Elle ne voulait pas être ridicule à côté des autres, ni avoir un traitement de faveur ou une aide parce qu'elle était trop faible ou pas assez équipée. Et puis, ça ne semblait pas insurmontable...

-Ça ira.

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre et s'accrocha aux premières prises.

Elle ne voulait pas être trop lente elle pouvait faire ce mur d'escalade, malgré le sac et l'épée sur son dos qui l'alourdissaient, mais en combien de temps ? Il ne fallait pas qu'elle soit à la traîne. Elle fit donc de son mieux, et se félicita d'avoir passé tant de temps en salle de muscu. Marco l'observa : elle était agile, le pied sûr, ses muscles aux bras et aux jambes lui permettaient une ascension facile. Malgré ses pieds nus ! Arrivée en haut, elle regarda la falaise et eu un regard surpris : elle croyait qu'elle serait dernière, mais elle avait en fait dépassé deux de ses camardes ! Marco le remarqua. Avait-elle si peu confiance en ses capacités ? Il s'envola vers la cavité. Quand il atterrit, Kira était en train de remettre ses « chaussures ».

-Et sinon, tu n'as pas pensé à faire une échelle pour faciliter la vie de tout le monde ? Demanda-t-il avec un air sérieux.

Elle s'arrêta de lacer ses chaussures et le regarda avec des yeux ronds, avant de les fermer très fort en faisant un sourire crispé typique des moments où on se sent bête. Marco voyait clairement -et à raison- que dans sa tête, Kira se criait : « non mais quelle CONNE ! ». Marco eu un petit rire pour montrer qu'il s'agissait d'une blague, et ses camarades enfin tous arrivés rigolèrent.

-On se demandaient si t'allais penser à te servir de ta capacité, ou si tu ferais bêtement comme nous. Dit Ivan.

-En tout cas t'en a dans les bras ! Dit Rick, un brun basané de la 5eme.

-Fallait qu'on se dérouille un peu !

Marco était content de voir que Kira suivait le rythme depuis ce matin. Était-elle déjà à son maximum, ou avait-elle encore de la ressource ? C'était important pour lui de savoir cela, car les nouveaux, souvent, ne disaient rien par honte ou par fierté, le cachait, et puis il leurs arrivaient une inattention à cause de la fatigue, ou bien ils tombaient dans les pommes. Il la prit à part pendant que les autres s'hydrataient.

-Kira, honnêtement. Tu te sens comment ? Me dis pas que tout vas bien si tu est déjà au max. C'est important.

-Je vais bien ! C'est pas parce que je suis une femme que je peux pas suivre.

-Je veux pas que l'orgueil t'empêche de me dire comment tu te sens vraiment. Réponds.

-...Physiquement, ça va, un peu crevée par la rando, mais je suis loin d'avoir trop sollicité mon corps. Je suis juste hyper-stressée car j'ai peur de pas avoir le niveau. J'appréhende. Je me plain p-

-Je sais, je sais, tu ne te plains pas. Pour le physique, dis-nous quand ça ne va plus. C'est important, on te connais pas assez pour savoir tes limites, et on préfère que tu te reposes que-

-Je veux pas être avantagée ! J'ai peur de décevoir, je sais vraiment pas ce que je vaux dans ce groupe ! C'est quoi la norme physique ici ? J'en sais rien ! Et je suis la seule femme à bord, je veux pas passer pour une princesse en détresse !

Marco voyait de la sincérité dans son regard. Et surtout, elle avait peur. Peur de ne pas être à la hauteur, d'être trop lente, trop faible, de manquer d'endurance. Et elle avait une autre pression : elle était la première femme de l'équipage, et à ce titre, elle voulait faire bonne impression, montrer qu'elle était tout aussi capable qu'un homme. Beau rêve, mais dans les faits, elle savait tout autant que Marco que la musculature des femmes était longue à développer, que même avec tout les efforts du monde, un homme aurait souvent l'avantage en force brute, et ses cours d'escrimes montraient qu'elle avait encore beaucoup à apprendre. Elle se jetait dans l'inconnu sans savoir si elle avait le niveau ou non pour cette aventure, pourtant passionnante. Il fallait la rassurer.

-Bon. Kira, tu t'entraînes souvent n'est-ce pas ?

-Oui.

Plus que vous le croyez ! Pensa-t-elle sans savoir que Marco était au courant de ses entraînements nocturnes.

-Donc, tu as un minimum de niveau en physique. Même s'il est faible, je ne peux rien te reprocher, je sais que tu es l'une des plus régulière à faire du sport en salle d'entraînement. Et si jamais tu as un gros pépin, tu peux utiliser ton fruit du démon, non ?

-Mhm.

-Alors stresse pas. Tu as un bon mental sur le bateau garde le ici, sinon, tu vas faire n'importe quoi. Le paternel n'envoie pas ses fils, ni ses filles, au casse-pipe. Il t'as demandé car il sait que tu as des capacités, et qu'il faut voir ce dont tu es capable.

-Mais si je le déç-

-Il ne t'as pas sur-estimée. Ni sous-estimée. Il veut voir ce que tu sais faire, et nous sommes là pour rattraper si ça ne va pas. Et rassure-toi, on fait ça avec tous les nouveaux, pas qu'avec toi parce que tu es une femme. Tu sais faire des choses, Kira, c'est pour ça qu'il t'a proposé une place parmi nous. Tu as fait tes preuves avant même d'entrer dans la famille.

Il la regarda avec un regard plus amical, plus profond:

-Tu m'as montré ta force lors de notre première rencontre. Quand tu as arrêté les trois pirates recherchés, et que je connaissais même pas ton nom. Tu te rappelles ? Puis, tu as massacré un vaisseau Marine à toi seule. Tu as le haki : c'est pas un coup de chance, c'est de l'entraînement, j'en sais quelque chose, rien que pour ça tu peux être fière. T'as du niveau, Kira, et en tant que Commandant, avec ce que j'ai vu de toi, je t'estime facilement dans la moyenne pour ce qui est des compétences de combat. Sois rassurée, je ne dis jamais ça juste pour faire plaisir. Tu as des progrès à faire, mais tu es un bon élément. Maintenant, on veut juste te cerner, pour savoir ce que tu dois travailler ou non, et voir ta résistance au stress, aux différents environnement, et ton endurance. Aie confiance en toi. Dis-moi juste sincèrement quand ça ne va pas pour que je puisse correctement m'organiser. Le but, c'est d'explorer et de revenir sans encombres. D'accord ?

Elle hocha timidement la tête. Il savait remonter le moral de ses hommes, et sans avoir l'air d'un supérieur, mais d'un ami. Bien sûr, il avait dit ça pour la rassurer, se dit-elle, mais il y avait du vrai. Elle devait suivre son conseil.

Mais Marco, lui, avait bien pensé tout ce qu'il avait dit, et il espérait que cela avait suffit pour la rassurer. Elle ne tarderait pas à voir qu'elle avait le niveau de l'équipage : pour cela, elle devait vivre des aventures avec eux. Cette expédition allait s'avérer révélatrice pour elle.

-Nous allons dormir ici, et demain, nous entrerons dans le souterrain. Déclara Marco.


Côté Shirohige/Ace, non loin de la montagne flan Est

-Oyaji ! On peut s'arrêter ici pour la nuit ? Demanda Ace alors qu'il débouchait sur une petite prairie de mousse et d'herbe basse agrémentée de quelques rocs.

-C'est convenable. Tout le monde, installez le campement ici !

Les hommes posèrent leurs sacs et firent automatiquement leur travail : chercher du bois, de l'eau, préparer le matériel de cuisine, et placer des collets pour avoir du gibier le lendemain matin.

Le Paternel contacta les autres groupes, excepté Marco. La même chose se déroulait chez eux. Si tout allait bien, les groupes allant au nord se rejoindraient non loin des ruines le lendemain, car ils avaient tous bien avancé.

Les tours de gardes s'organisèrent. Le groupe de Shirohige et de Ace était désormais près de la montagne. Ace parti faire un tour, cherchant principalement à manger. Il n'avait pas le haki, mais son ouïe et son flair faisait de lui un bon chasseur. Il s'était formé à la chasse dans la forêt, au royaume de Goa, East Blue, et ce genre d'environnement lui manquait parfois à bord. Ça lui faisait du bien de renouer avec ça.

Il était maintenant à environ dix minutes du campement, quand il trouva un chemin très large dans des buissons de mûres. Le chemin était en fait des buissons...écrasés. Par quelques chose large d'un mètre. Il observa le sol. Il se faisait tard, la lumière était désormais faible dans la forêt. Il enflamma son poing et mit un genou au sol. Une, non deux traces de pas... allant vers la montagne...plus grosses que sa main. Comme des traces de pattes de chien. Mais de très gros chien.

Il suivit la piste, trouva un arbre cassé, et à côté, une charogne de chevreuil. Il s'en approcha, se pinçant le nez en raison de la puanteur dégagé par l'animal. Éclairé par son poing, il analysa les restes de la carcasse autour de laquelle tournaient des mouches dans un bourdonnement agaçant. La charogne avait été brisée, les côtes cassées. Elle avait été dévorée par une bête carnivore. Il vit aussi sur un tronc proche une trace de griffe à environ un mètre du sol. Quelque chose était agressif dans cette forêt, quelque chose qu'ils n'avaient encore pas vu, et qui semblait assez massif. Il revint sur ses pas, préférant informer immédiatement le paternel de sa découverte. Il faisait désormais très sombre, et l'ambiance devenait lugubre. Une chouette hulula, annonçant l'arrivée imminente de la nuit, sur cette terre belle, inconnue et aussi, selon Ace, dangereuse.

Des avis, des opinions? Ce n'est peut-être pas le genre d'île que vous attendiez. Je voulais vraiment une chasse au trésor, moi ^^ et sans carte! Juste un pillage de tombes en règle sur un île détruite!

J'ai du remanier le scénario, pour que le fait que l'île n'est pas été trouvée/explorée en 11 ans puisse paraître plausible. J'espère que ça marche, le coup du faible magnétisme et de la planque.

A la prochaine!