Chapitre 9 :
L'être humain a toujours cru à quelque chose d'autre. Il y a toujours quelqu'un pour être influencé par l'occulte, la divination ou la magie. Tout ce qui demeurait caché, invisible et mystérieux attirait systématiquement les gens. C'était une recherche constante pour voir au-delà, de s'émerveiller d'autres monde, de ne pas rester sur cette planète qui ne cessait de les abattre l'un après l'autre. C'était sûrement la vie qui était la coupable de tout ça. Une vérité cachée sous les yeux des autres. Une multitude de secrets cachée au centre de l'univers qui ne cessait d'aller de l'avant oubliant d'en dire plus sur les mystères de la vie. La Terre était comme une vieille personne qui oubliait petit à petit son sens après des siècles de sa première vie, la multitude de sa conscience.
Le secret de la vie, l'alchimie. C'était des questions que tout le monde se posait. Comment être en vie, y être immortel sans mourir ? La réponse la plus simple, c'était de ne jamais naître. C'était ça être immortel, la vie ne te prenait pas et la mort non plus. C'est être là sans être là. Un moment dans la réalité, dans les pensées des autres. Au moins, il n'y avait pas de mal ni de bien, des concepts d'être humain qui ne voyait que leur bout de leur nez.
Comment savoir si un souvenir était vrai ou faux ? Comment savoir si les souvenirs ont bien eu lieu ? Comment savoir si cela s'est vraiment passé comme il s'en souvienne ? C'était ces mêmes souvenirs qui témoignaient des premières années et aidaient à comprendre les adultes à devenir. Et si, même complètement faux, ils véhiculaient toujours quelque chose de vrai. Le cerveau était un organe incroyable, où les informations étaient difficiles d'accès alors que le temps passait. Parfois, l'adolescent en devenir modèle ses souvenirs de l'enfance pour que ça apparaît plus joyeux et moins triste. Essayant de chercher des souvenirs qu'il avait tellement enfouis depuis longtemps était devenu un piège qui continuait à l'enfermer comme une douce mélodie. Ces mêmes souvenirs que le blandin avait essayé de fuir depuis tellement longtemps. Se plongeait dans le cœur du problème, essayant de lâcher prise, chose difficile à faire. N'avait-il pas essayé de tout oublier et pourtant une porte s'était ouverte et il fut transporté dans sa ville de son enfance.
C'était un souvenir très agréable, un très bon moment de sa vie. C'était une chaude journée d'été. C'était la première fois qu'il faisait aussi chaud, une chaleur écrasante, lui se plaignant de tout et de rien. Ses vêtements étaient trop chauds lui collant à la peau, il avait tout le temps soif et empêchait son père de travailler, lui disant qu'il allait mourir de chaud. Même le ventilateur ne faisait rien du tout, l'envoyant de l'air chaud que de l'air frais. Le gamin qu'il était, était allongé au sol du salon écoutant son père jouer, de temps en temps il émettait des gémissements plaintifs tout en soupirant fortement pour que son père puisse bien l'entendre.
– Papa'' en se roulant de droite à gauche,- j'ai chaud'' Allen avait une de ses frustrations et de l'irritation. La chaleur l'énervait.
– Si tu t'arrêtais de te plaindre et de ne pas bouger, tu n'aurais pas aussi chaud'' Mana arrêta de jouer dans ces conditions avec cette chaleur et son fils qui avait décidé de le coller comme un paresseux, c'était mal barré,- tu veux quoi ?'' en regardant le petit corps bouger dans tous les sens, cherchant un coin plus frais.
– J'en sais rien, je veux une glace'' dit-il d'une petite voix.
– Al, ce sera ta quatrième glace. Ça suffit pour aujourd'hui. Tu auras mal au ventre plus tard.
– C'est pas vrai'' bouda-t-il.
– Comme la dernière fois, j'aurais jamais dû accepté de te donner une glace de trop'' murmura-t-il en s'approchant de son fils et s'agenouilla. Allen le regardait à l'inverse.
– Mais c'était trop bon'' en tapotant le sol demandant à son père de s'allonger à côté de lui, ce que Mana fit. Le sol était frais enfin les parties que son fils n'avait pas pu atteindre,- alors du jus !
– Non plus, il y a de la pastèque au frigo. Cela va t'aider'' dit Mana en étirant ses bras, la petite main d'Allen les attrapa.
– C'est de l'eau.
– Mais c'est rafraîchissant, tu as soif non'' Mana tourna la tête pour voir son fils jouer avec ses mains.
– D'accord, mais cette pastèque n'a aucun goût. Celle de la dernière fois était sucrée, Mana'' en boudant. Allen se recroquevilla sur lui-même. Il posa sa tête sur ses deux petites mains,- pourquoi on va pas à la mer.
– Aujourd'hui, on peut pas.
– À la piscine'' avec enthousiaste.
– Non plus, j'ai du travail à faire jeune homme.
– Quelqu'un d'autre peut m'emmener'' les yeux d'Allen étaient fixés sur son père en fronçant les sourcils ce que Mana trouvait adorable.
– Je ne connais personne de confiance pour t'emmener'' bouda Allen alors qu'il allait dire quelque chose soudain le temps changea.
Le ciel se couvrit, l'orage approchait en entendant les bruits, des énormes éclairs qui déchiraient le ciel annonçant la pluie. Les deux habitants de la maison Walker regardèrent par la fenêtre, allongés sur le sol, la pluie tombait rebondissant sur la maison, sur les fenêtres. C'était tellement bienvenu qu'ils restèrent là à observer cette pluie de bon cœur. C'était une inondation rapide et rafraîchissant. Et dans une seule pensée commune, les deux se levèrent rapidement fixant la porte. Leur pas les ramenèrent dehors sous la pluie. C'était une tradition surtout en été. C'était tellement bon sur leur peau. Les deux rigolèrent sentant la pluie couler sur eux. Mana commença à pourchasser son fils qui lui échappait à chaque fois. Il n'y avait que les rires et les éclaboussements de leurs pieds. La chaleur n'était plus, juste une agréable sensation de voler et de plus sentir leur corps.
Comme la pluie était venue, elle était repartie laissant encore le père et fils en train de jouer. Pour Allen, se souvenir était un bon, ni douloureux ni heureux. De pouvoir sentir encore les fleurs que lui et son père avaient planté, sentir l'odeur de la pluie chaude sur lui. S'imprimer de tous les petits détails comme l'odeur de la terre en jouant avec, ses petites feuilles vertes qui étaient sur ses vêtements, la boue sur son visage, ses bras après que son père l'ait laissé pour jouer avec d'autres enfants du quartier. Tout était redevenu à la normale, le ciel était redevenu d'un bleu magnifique avec quelques petits nuages rendant le moment encore plus marquant dans la petite tête d'Allen. Le contexte était flou, mais il y avait que la tradition qui était vraie. C'était peut-être une reconstruction de son souvenir mais qu'importe, c'était là.
L'enfance était une période extraordinaire. C'était une période d'éveil et de grande transformation, qui laissait des souvenirs impérissables et déterminants pour le cours de la vie. Ses souvenirs remontaient petit à petit comme la fois alors que son père et lui étaient assis à table en train de dîner dans le calme et la bonne humeur où les conversations allaient de bon train, Allen avait posé des questions sur l'existence même de leur vie sur Terre.
– Je ne comprends pas, j'ai lu beaucoup de livres voulant savoir ce que c'était la mort et ce que c'était d'être vivant'' Mana l'écouta, le père de famille n'était même pas surpris. Allen, lorsqu'il avait besoin de réponse même dans son jeune âge, cherchait par lui-même n'attendant pas une âme charitable qui allait répondre à ses questions,- je veux dire pourquoi on vient au monde ? Pourquoi on est là ? Quel est notre but ? Ou juste en air sans savoir quoi faire.
– C'est très compliqué de répondre à ces questions, Al'' Mana fit une pause pour que son fils intègre bien ce qu'il allait dire,- chacun à sa propre vision des choses, toi aussi, tu feras ta propre opinion. Il n'y a aucune personne que je connaisse qui ne cherche pas un but, quelque chose à faire ou juste profiter de son temps. Pour moi, ma vie est faite de petit bonheur avec toi, mon travail que j'adore faire et aussi organiser des spectacles. De pouvoir te voir grandir, de créer quelque chose que le monde souviendra.
– Il y a ceux qui sont rares, qui font une place et le monde se souvient comme Einstein, Victor Hugo, Rimbaud, Mozart, Picasso, Marie Curie. Ce genre de personnes ont fait des choses incroyables, le monde va s'en souvenir jusqu'à la fin du temps. Pour les personnes comme nous, c'est les familles jusqu'à la dernière génération. Mais après les traces vont s'effacer. Beaucoup d'inconnus sont venus sur cette Terre et sont partis sans qu'on le sache'' dit Allen d'une voix d'enfant et pourtant une réflexion assez poussé.
– C'est vrai mais c'est plus compliqué que ça mon fils. Pour nous oui pour une ou deux personnes non. C'est triste de voir les personnes disparaître, mais tu sais…
– Oui je sais, la nature fait bien son job'' il sourit à son père. Ce genre de conversation, Mana et lui l'avait tout le temps. Son père le préparait mentalement à ce monde. Allen savait que tout le monde allait mourir un jour, son père le préparait quand il allait mourir. Le blandin s'était imaginé perdre son père lorsqu'il aura cent ans, deux cents ans ou que son père était immortel. Pas le perdre brusquement lui laissant un vide en lui.
Allen se souvenait aussi de son premier mal de dent. C'était la chose la plus horrible pour un enfant. La douleur, l'irritation de ne pas pouvoir l'enlever. Les pleurs chaque nuit, ses mauvaises nuits, seul dans sa chambre, essayant de cacher sa douleur. C'était bête mais enfant, il ne voulait pas embêter son père qui avait des soucis à cette époque-là. La chose la plus débile qu'il avait faite alors que sa dent de lait l'irritait, il avait pris une ficelle l'avait entouré autour de la dent et commença à jouer avec en tirant doucement petit à petit même si la douleur était irritante et d'un coup sous le coup de l'énervant, il avait tiré plus fort et la douleur s'était estompée, car la dent était partie. C'était une sensation tellement agréable, sa langue passait sur le trou qu'il avait fait comme une caresse. C'était tellement doux qu'il avait dormi comme un bien heureux et quand son père avait eu connaissance de toute l'histoire, Mana lui expliqua qu'importent les problèmes que l'adulte avait, son fils devait toujours lui dire ce qui se passait dans sa vie d'enfant.
La fois où il était parti en colonie de vacances avec d'autres enfants. Le bus était plein à craquer. C'était le début de l'été, le temps était magnifiquement beau. Il avait passé les meilleures vacances là-bas surtout les compétitions et les jeux que le camp organisait. Il avait même gagné une médaille, se mettant à la deuxième place. C'était une course dans la forêt pour aller chercher des objets cachés. Et c'était ce même jour-là dans l'insouciance qu'un moniteur était venu le chercher pour aller parler avec son père et ne s'attendait pas à ce que Mana lui dise que quelqu'un avait cambriolé leur maison. C'était bizarre, les paroles étaient dites mais ne savait pas quoi ressentir et il se souvenait d'avoir parlé avec un ami au camp de ce cambriolage. Quelqu'un avait volé de l'argent et des bijoux qui valaient beaucoup.
Ou un autre souvenirs, mais cette fois-ci raconté par son père quand il avait trois ans. Il jouait au parc avec son ami imaginaire. Mana lui avait raconté qu'il se fatiguait vite, il courait un peu et s'essoufflait un peu. C'était toujours comme ça même lorsqu'il ramassait des cailloux qu'il appelait « cayouyou » pour les mettre dans ses petites poches pour lui montrer à chaque fois, leurs donnant des noms. C'était ses trésors, disait son père. Le blandin avait même eu la bonté de partager ses trésors avec un garçon qui pleurait pour le calmer mais celui-ci l'avait poussé et blessé et lui aussi commença à pleurer sous le regard de son père qui avait vu toute la scène. C'était un chagrin pour lui probablement et pourtant il ne se souvenait pas parce que ce genre de truc, ça marque. Une personne qui rejette une autre même sans savoir le sens du pourquoi et du comment.
Il y avait ce souvenir où son père lui racontait que quand il avait quatre ans, le petit qu'il était avait dit tout simplement « Il faut pas que tu meures, je suis petit, je serais seul. Je ferais quoi, ah Papa ? » des paroles qui résonnaient encore en lui aujourd'hui. Son père n'avait pas respecté sa promesse parce que Mana l'avait rassurée et dit qu'il sera encore bien là. Des moments qui embêtaient le blandin. C'était faux, mort dans un accident de voiture en allant le chercher à l'école. C'était tout bonnement de sa faute. Son père était mort à cause de lui et ça, il ne se le pardonnerait jamais. Son père ne l'avait jamais présenté à sa famille adoptive, l'expliquant que la famille de sang ne faisait pas tout. C'était une expérience brutale et si Mana le voyait aujourd'hui, son père aurait bien honte.
– J'aime bien l'histoire de la dent'' murmura le brun. Ils étaient toujours au lit, ne trouvant pas sommeil et Allen avait décidé de lui raconter des souvenirs. Allen rit :
– J'ai eu mal et les suivantes étaient encore pires'' le visage de son gardien n'était qu'à quelques centimètres de lui, leurs fronts se touchaient. Cette fois-ci Allen ne disait rien pour ne pas voir Kanda s'éloigner,- ce sont des souvenirs que j'essaye d'oublier mais ça ne marche pas. Un moment à l'autre, cela vient quand je suis en stress.
– Pourquoi tu es stressé ?'' demanda Kanda, alors que leurs mains se touchaient à peine. C'était un moment de communions. C'était agréable.
– Tu demandes vraiment !
– Je ne suis pas dans ta tête'' Allen avait aperçu un sourire fugace avant de disparaître.
– Celui-là je l'ai bien mérité'' en passant une main dans ses cheveux blancs.
– Pourquoi tu as les cheveux blancs ?'' demanda curieusement Kanda comme un enfant mais qui ne laissait rien paraître.
– J'en sais rien, mon père a cherché à comprendre mais sans résultat. Je m'en fiche'' le blandin ferma les yeux quelques instants sentant la main de son gardien sur ses cheveux,- c'est une partie de moi que je ne prête plus attention. Ici au moins je n'ai plus de regard bizarre comme quand j'étais enfant. Ici, tout le monde est préoccupé par leur vie et leurs problèmes et même j'ajoute leurs démons.
– Tu en as conscience maintenant…
– Oui hélas même les vampires, loup-garou'' Kanda leva un sourcil,- non je rigole.
– T'es vraiment bizarre. Pourquoi tu ne demandes pas ce que tu veux vraiment savoir ?
Allen lui sourit :
– Et ton enfance à toi ?!
– Compliquée dans la famille Tiedoll. Ce que tu as besoin de savoir c'est que j'ai un frère et un père.
– Pas de mère'' pourquoi il ne réfléchissait pas avant de parler.
Bravo Allen. Tu es génial. Tu ne vas pas marquer de point comme ça. La voix, sa voix était plutôt sarcastique .
– Pas de mère'' dit nonchalant son gardien,- je ne l'ai jamais connu.
– Elle vous a abandonné'' pied dans le plat et puis quoi encore. Il n'y avait pas de solution pour aborder ce genre de problème ça passe ou ça casse.
– Mon père a trompé sa femme avec ma mère et quand le conseil l'a su. Cela avait été un vrai scandale. Et pour ce genre de truc notre monde ne rigole pas, ma mère a été sauvé de la mort, car elle était enceinte de moi mais fut envoyée sur Terre après ma naissance oubliant tout de notre monde devenant une humaine, il y a des siècles de cela. Et comme mon père était dans le conseil, il n'a rien eu. Le pouvoir dépassait les règles et m'éleva avec mon frère Marie qui prenait beaucoup trop soin de moi.
Allen lui sourit, leurs doigts s'entrelacèrent. Connaître un peu plus était toujours formidable, pensa le blandin.
– Un vrai pot de colle'' dit Allen, le brun fronça les sourcils ne comprenant pas cette expression,- c'est une personne qui ne te laisse pas tranquille d'une seconde.
– Pourquoi un pot et une colle ? Vous êtes bizarre.
Vraiment, je le mangerais…
– Mais c'est logique l'expression, Kanda. Une colle, ça colle contre les parois du pot donc impossible de s'échapper, mais revenons à quelque chose de plus important. Le sort que la personne t'a jeté, tu peux le défaire ?!
– Non, parce que les souvenirs sont déjà partis donc impossible de les récupérer.
– Ça doit être chiant de ne pas se souvenir.
– Pas vraiment, je ne ressens aucun manque.
– Tu l'acceptes tout simplement.
– Oui ? la dernière fois que j'ai essayé de contrer ce sort, j'ai failli mourir et mon frère n'a pas du tout apprécié.
– Je vois, vos formules sont dangereuses.
– Tu n'as même pas idée. Avant tout était permis mais en s'avançant, en voyant notre monde tuant pour avoir plus, les règles ont été instaurées sans poser de question. Il y a des sorts interdits qui enlèvent petit à petit la vie de la personne, d'autres qui tuent instantanément, d'autres encore qui font souffrir la personne qui les utilise.
– Je n'ai pas du tout envie de vivre dans votre monde, Kanda'' se plaignit le blandin en se mettant sur le dos, regardant le plafond de sa chambre,- ton monde est pareil que le nôtre.
Il y a un long silence, chacun pensait de son côté quand la porte fut ouverte brusquement ne laissant pas le temps à Kanda de s'évaporer. Allen sortit vite de son lit sachant pertinemment qui s'était :
– Zack, ce n'est pas une bonne idée de venir ici'' dit froidement Allen, essayant de cacher son gardien de mieux qu'il pouvait.
– Tu m'as promis'' le pauvre gamin était en pleure et en rage,- tu as dit que tu allais le faire apparaître.
Allen soupira :
– Tu es en train de délirer'' sa voix était devenue plus douce, essayant de contrôler cette situation.
– C'est qui lui ?'' en regardant son gardien,- oh maintenant tu m'as remplacé par un autre'' dit Zack en colère, le brun ne comprenait rien à cette situation.
– Tu vas très loin'' sa voix était rauque, Zack s'écarta en voyant les yeux du blandin qui lui intimida de se taire avec un doigt à la bouche, ne voulant pas que Kanda ne remarque.
– Tu vas le faire comme tu as fait avec lui ah et moi dans tout ça, j'ai tout donné. Tu m'as promis ?! J'ai tout sacrifié pour toi, connard'' dans sa colère, il s'avança vers Allen qui ne bougea pas en soupirant. C'était toujours le même spectacle avec celui-ci. Toujours faisant sa drama queen.
Comme on dit, il y a des bons et des mauvais jours et cet instant était le mauvais. Zack s'approcha de lui son corps tremblant alors qu'Allen restait impassible. Kanda quant à lui, se leva pour regarder mieux le spectacle qui se jouait devant lui.
– Tu lui as dit qui tu es,'' dit Zack en le regardant droit dans les yeux,- tu penses qu'il va t'aimer s'il le sait ou tu attends le contraire'' c'était des murmures que le brun avait du mal à distinguer sous la colère de ce Zack.
– Calme-toi'' dit froidement, Allen sentant quelque chose prendre possession de lui. Il ne voulait pas de ça, pas maintenant, pas devant Kanda surtout pas devant lui.
– Hey toi là, tu sais pour Tap'' dit Zack communiquant directement avec son gardien. Allen vit rouge et lui sauta dessus.
Pourquoi il y avait toujours un connard qui venait foutre la merde chez lui. Il était tranquillement allongé avec son gardien en papotant de tout, pas besoin d'un autre drama. Mais Zack était obligé de venir dans sa chambre pour lui parler de son existence dans ce monde. Il cogna fort pour faire sentir à l'autre à quel point il était en colère contre lui. C'était violent, quant à Zack, il se laissait faire appréciant ce qu'Allen lui donnait, lui faisait. C'était un pur bonheur de sentir les mains d'Allen sur lui, lui donnant du plaisir. C'était quasi un orgasme à l'état pur et Allen le remarqua mais pas ébranlé pour le moins du monde connaissant les penchant de son ami Zack. Lui appréciait ça pour une autre raison.
– Ça suffit'' dit Kanda d'un ton autoritaire. Les deux avaient oublié qu'il y avait une troisième personne dans la chambre.
Kanda n'avait pas le droit d'intervenir, une règle simple qu'il avait du mal à tenir. Aucun humain ne devait être blessé par un gardien ou séparé à cause de la destinée qui voulait ça. Allen s'arrêta et son visage se tourna pour voir Kanda le regarder et sentit une vive douleur sur son torse. C'était juste quelques secondes et Zack avait profité pour le planter un couteau dans le torse. La douleur était intense alors qu'il reculait et vit son gardien tomber par terre et comprit que Kanda absorbait sa blessure en partie. Zack se leva en trompe voulant sortir de la chambre comprenant la connerie qu'il venait de faire.
– Je souhaite que Zack disparaisse à jamais'' dit Allen en regardant Zack sortir de la chambre avec le couteau en sang.
Kanda le fit sans réfléchir à cause de la douleur qui entravait ses pensées. Juste le son du couteau tombant dans le couloir. Allen avait le souffle coupé, essayant d'arrêter le sang qui ne cessait de venir tâchant ses vêtements. Il tomba brutalement dos contre le sol, sa tête cognant durement le sol. Penchant sa tête à l'envers pour voir Kanda luttant contre quelque chose qu'Allen ne voyait et fut surpris, un éclair frappa Kanda plusieurs fois. C'était assourdissant et comprit pourquoi. Il venait de souhaiter quelque chose d'interdit et le brun s'était exécuté sans le penser. Le corps de Kanda devenait noir à mesure que les éclairs devenaient plus forts.
– Je suis désolé'' dit le blandin à bout de souffle,- je n'ai pas voulu. Cela m'a échappé'' en essayant de se tourner, la douleur était intense,- Kanda, reste avec moi'' alors que le corps du brun commençait à partir en poussière. Allen s'approcha faisant de son mieux et traça quelque chose au sol.
Rien ne devait se passer comme ça. Ils étaient installés tranquillement dans le lit alors pourquoi son gardien partait en poussière. C'était son dernier souffle avant d'entendre un cri venant de dehors, certainement quelqu'un demandant de l'aide pour lui.
À suivre…
