Bonne année 2010 à tous mes lecteurs!

Petite explication: Je sais que je suis en retard pour les posts et que j'ai l"un ou l'autre inquiets ;) Mais n'ayez crainte, je finis toujours mes fanfictions et celle-ci a encore quelques beaux jours devant elle. Je suis en Master à l'université donc parfois je croule littéralement sous les examens et autres joyeusetés. Mais non, non je n'abandonne jamais une fic.

Excellente lecture et on n'oublie pas la petite review :)


18 juillet – 9h02
Appartement de Harmon Rabb

Tara fut réveillée en sursaut par la sonnerie du téléphone. Il était à peine neuf heures et elle grogna en se levant. Essayant mettre la main sur le téléphone, elle s'arrêta étonnée devant le miroir. Ses cheveux étaient emmêlés et elle se détourna de son but pour se refaire une beauté.

Dans la chambre, la sonnerie réveilla aussi notre duo qui était maintenant tendrement enlacé. Harm roula délicatement sur le dos, emmenant avec lui Sarah, tandis qu'il tendait la main pour attraper le combiné téléphonique.

- Rabb à l'appareil.
- Vous avez une heure de retard.
- Amiral ?!
- Nous sommes lundi. Vous avez une affaire de vol sur les bras.
- Bien. Monsieur, je…
- Aucune explication. Dans mon bureau. Vous avez 30 minutes.

La communication se coupa et il put reprendre ses esprits un instant. Le réveil n'avait pas sonné. Pire, ils n'avaient absolument pas songé à mettre le réveil. Sarah avait un effet dévastateur sur lui. Sa mémoire ne prenait que les informations purement… essentielles. Qu'elle mettait délicatement ses cheveux derrière ses oreilles lorsqu'elle était nerveuse et lorsque Tara s'approchait à moins d'un mètre de lui, qu'elle se blottissait inconsciemment contre lui la nuit et que…

Se reprendre, il n'avait qu'une demi-heure pour rejoindre le JAG. Et…

- Mac ?

Il faisait des petits cercles de son pouce sur son épaule pour la réveiller.

- Oui ?
- L'amiral vient d'appeler. Je dois être là dans une demi-heure.
- Oh. Mais pourquoi ? Il a des ennuis ?
- Mac… Il est 9h.

Il eut à peine le temps de finir sa phrase qu'elle était déjà debout. Elle prit son uniforme dans l'armoire et sortit celui de Harm par la même occasion. Cette situation était étrange, trop étrange en ce lundi matin.

Tara arriva dans la chambre et tomba nez à nez avec le couple qui semblait comme figé.

- Il y a un problème ?
- On doit aller bosser.
- Oh. D'accord. Je peux vous accompagner ?
- Nous n'aurons jamais le temps de tous nous laver en moins d'un quart d'heure…
- Mais vous pouvez vous laver ensemble non ?

Tara se mordit la langue pour se punir de cette idée. Elle était là pour les séparer pas pour leur organiser des rencontres romantiques sous la douche !
Un peu gauchement, Harm ouvrit la porte de la salle de bain et laissa entrer Sarah avant de la suivre.

- Mac, si vous préférez…
- Non, ça ira. Nos priorités sont ce qu'elles sont et je doute que l'amiral accepte de nous excuser pour une question de… Vous voyez.
- Il n'est pas au courant pour vous.
- Vous pensez que mon retard passera moins aperçu ?

Le ton de sa voix était amusé. Il arrivait à la surprendre. Lui, l'avocat à la réplique bien sentie, avait encore des difficultés à lui dire clairement les choses. Et il lui semblait qu'elle était la seule à profiter de ce traitement hasardeux. Il ne lui parlait jamais clairement de ce qui était. Et il avait même réussi à la faire passer pendant des années comme son épouse.

- Il vous aime bien.
- Harm ! Voyons ! Vous ne pensez quand même pas qu'il…
- Oh que si.
- Harm !

Elle ouvrit l'eau et lui en lança pour le faire taire. Ni une ni deux, il la prit dans ses bras pour la contrôler et l'amena avec lui sous la douche. Il ouvrit l'eau froide prétendant faire le dur mais même sans les hurlements de Sarah, il aurait rajouté un soupçon d'eau chaude. Leurs pyjamas étaient trempés et être dans ses bras était une torture pour Sarah. Elle ne devait pas céder. Ils avaient des priorités.

- Harm, ne m'obligez pas à vous dénoncer à l'amiral pour le retard.
- Vous voyez que vous pactisez avec l'ennemi.

Sortant la tête haute de la douche, elle glissa sur le carrelage et fut heureusement rattrapée de justesse par le fourbe Harm.

***
18 juillet – 9h43
Quartier Général du Jag

Harm se dépêchait dans les couloirs tandis que Sarah, elle, se contentait de saluer tout le monde. Elle fut sur le plateau cinq bonnes minutes après lui et salua Harriet qui semblait très amusée.

- Dites-moi tout.
- Le capitaine est encore en retard. L'amiral va lui passer un sacré savon.
- J'espère. Il n'a rien dit à mon sujet ?
- Non. Il était persuadé de vous avoir vu ce matin… Vous venez d'arriver, madame ?
- Un souci avec ma voiture.
- Rien de grave j'espère ?
- Non, du tout. Merci de vous en inquiétez.
- Regardez, voilà l'amiral et le capitaine.

Discrètement, elles se mirent de manière à pouvoir admirer la scène. L'amiral demanda le silence et lorsque cela fut fait, il fit un grand sourire. Loin de rassurer Harm sur son sort, il perdit encore quelques centimètres en se tassant. Sarah avait un grand sourire devant cette situation et il grandit encore et encore en entendant les paroles de l'amiral.

- Je pense que notre ami le capitaine Rabb a un problème avec l'horlogerie. Un très gros problème même. C'est pour cela que nous devons l'aider… » Il s'arrêta pour donner un ton dramatique à la scène. « L'un de vous pourrait-il me prêter sa montre pour les… disons les 100 heures à venir ?

Bud, dans son immense bonté, donna sa montre. En plus de se faire bien voir de l'amiral, cela lui permettrait de pouvoir parler à sa tendre épouse à maintes et maintes reprises.

- Merci, Roberts. Donc, capitaine, je vous confie cette montre. Prenez-en grand soin.
- Monsieur, j'ai déjà une montre et…
- Capitaine, à partir d'aujourd'hui, vous êtes prié de faire l'horloge parlante. Toutes les heures pile et demi.
- Mais…
- Votre affaire de vol passe au colonel Mackenzie.
- A vos ordres, monsieur !
- Et, prenez un peu plus exemple sur elle. La ponctualité !

Il repartit dans son bureau en marmonnant tandis que Sarah et Harriet, hilares, venaient le voir.

- Quel talent.
- Quel honneur.
- Vous allez être…
- Ponctuel !

Chacun partit à ses occupations et peu de temps après, on entendit un capitaine criant sur le plateau « 10h ! Il est 10h ! »