RAR
Zeugma : Pas sûr que Snape ait fait le rapprochement, lui...
Chapitre 8.
Partie 1.
A son réveil, Snape ne lui laissa pas le temps d'émerger qu'il lui reprochait déjà de se lever trop tard. Elle découvrirait plus tard qu'il en sera ainsi qu'il soit dix ou cinq heures du matin. Elle grommela quelque chose d'inaudible d'une voix ensommeillée mais sauta trop rapidement du lit, quitte à tituber jusqu'à la salle de bain. Où, le moment venu de se déshabiller, pleinement réveillée, elle se mit à hurler qu'il devait lui jurer de se débrouiller pour ne pas regarder.
« A quoi ça vous avancerait puisque vous ne pouvez pas vérifier que je tienne ma promesse ?
- Justement, faites-le puisque vous ne risquez pas de vous faire prendre !
- Je ne risquerais rien du tout, n'étant pas assez masochiste pour m'imposer le traumatisme d'une telle vision...
- MON-SIEUR !
- Je vous le jure, satanée lionne hystérique ! »
Peu convaincue mais n'ayant pas le choix, elle retira ses vêtements de nuit d'un sort et se glissa dans la précipitation à l'intérieur de la cabine de douche, comme si elle pouvait la dissimuler à son regard. Toujours à la hâte, elle se lava, se sécha et enfila sa tenue propre d'un autre sort. Pendant la manœuvre, elle guetta un ricanement ou une appréciation graveleuse. Or, le concerné observa un silence quasi-religieux, preuve de son désintérêt total de sa personne. S'efforçant d'ignorer la pointe de déception qui la piqua à cette constatation, elle se rua presque dans la cuisine pour y prendre le petit-déjeuner préparé par Linski qui, la saluant, vint lui tirer sa chaise avant d'aller s'asseoir en face d'elle.
« Je prends mes toasts natures.
- Contente de le savoir.
- Reposez immédiatement ce beurrier.
- Vous avez raison. Je vais plutôt prendre le pot de confiture.
- Ignoreriez-vous la définition de « nature » ?
- Vous avez une préférence pour le goût ?
- … à choisir, pêche.
- Très bien. Framboise, alors. »
De l'autre côté de la table, l'elfe de maison paraissait toujours aussi comblé d'avoir retrouvé son maître et affichait l'air béat d'une personne qui connaît un regain d'animation après avoir trop longtemps manqué de compagnie. L'idée qu'elle n'aurait ni à mentir ni à surveiller ses paroles en sa présence apporta à la sorcière un réconfort bienvenu. D'autant qu'elle aurait maintenant quelqu'un à qui se confier sur les difficultés relationnelles qu'elle rencontrait avec Snape. Quoique cela restait encore à voir...
« Le maître boit du thé le matin, Linski suppose que maîtresse Hermione voudra du café, dit la créature en lui en tendant une tasse qu'elle accepta, tout sourire.
- Tu supposes bien, merci. »
Ce ne fût que lorsqu'elle termina de la boire qu'elle comprit à l'absence de remarque Snapienne qu'elle s'était faite avoir.
« Bien joué, Linski.
- Merci, maître. »
Plutôt que de se vexer, la jeune femme dupée s'émut de l'étonnante complicité qui unissait ces deux-là. Elle ne broncha même pas quand ils se mirent à parler l'un avec l'autre comme si elle n'était pas là.
« Il faudra trouver autre chose pour les prochaines fois.
- Oh mais Linski a d'autres idées, maître...
- Je n'en attendais pas moins de ta part.
- Linski n'a pas oublié les leçons du maître.
- Miss Granger te donnera des occasions de me montrer ça. »
Hermione, lasse, leva les yeux au ciel en notant mentalement de penser à ne pas accorder une trop grosse confiance à l'elfe, finalement. Elle le regarda boire son jus d'orange sans cérémonie ni malaise, contrairement à ce à quoi on pouvait s'attendre du fait de son espèce, et ses yeux se posèrent sur ses vêtements, qui l'avaient déjà interpellée la veille.
« Dis-moi Linski, est-ce que tu es un elfe libre ? demanda-t-elle, n'y tenant pas plus longtemps.
- Oui, Linski n'a pas eu d'autres choix parce que... »
Ayant interrompu la créature en se raclant la gorge contre son gré, la sorcière en déduisit que Snape voulait couper court à la conversation. Ce qui eut pour effet de faire redoubler sa curiosité.
« Parce que... ? l'incita-t-elle à reprendre d'un ton qu'elle voulut le moins pressant possible.
- Le maître va se fâcher si jamais Linski dit à maîtresse Hermione que le maître a poussé Linski à s'affranchir...
-Je devine ce à quoi vous pensez et c'est non, Granger. Je n'ai pas fait ça par bonté d'âme, je ne supportais juste pas d'être constamment talonné par de la dégoulinante dévotion sur pattes. Ça tâchait le parquet. Avez-vous idée d'à quel point c'est difficile à ravoir, un parquet ?
- Dites plutôt que vous ne supportiez pas que sa servitude vous rappelle la vôtre. »
- Épargnez-moi votre psychologie de comptoir à deux mornilles ! »
La Gryffondor afficha un sourire opportuniste.
« Comme vous voulez. Parlons plutôt de notre accord, dans ce cas.
- Qu'avez-vous pensé de : Introduction à « la psychanalyse des névroses de guerre » ?
- Vous connaissez Freud ? Attendez, n'essayez pas de changer de sujet !
- Réfléchissez une seconde, croyez-vous vraiment qu'on puisse être un Legilimens et Occlumens de qualité sans rien connaître des études moldues de l'esprit ?
- Je vois mal Voldemort s'y être intéressé et pourtant, il paraît qu'il était plutôt doué dans ces deux pratiques.
- Oh il était doué, mais dépourvu de ces connaissances supplémentaires qui ont fait que je l'étais plus que lui.
- Et vous osez critiquer l'arrogance supposée des Gryffondor...
- Soyons clair, ce n'est pas votre arrogance que je critique, c'est votre vantardise injustifiée. C'est un fait établi que j'ai des dispositions exceptionnelles en matière de magie de l'esprit. N'ai-je pas été le meilleur espion qui ait existé ? »
Comme chaque fois qu'on lui posait une question, indifféremment banale ou existentielle, la jeune femme allait se faire un devoir d'apporter une réponse quand elle y renonça, gardant un instant la bouche bêtement ouverte. Si jamais elle le faisait, elle s'exposait à se laisser emporter et au final à en dire trop.
« Mais si... marmonna-t-elle en terminant de petit-déjeuner. »
Note de sevy4eveR : Eh ben, vive les vacances de luxe, hein… réveil en fanfare, matage dans la douche (si, si ! Parce qu'on ne m'enlèvera pas de l'esprit que Severus la reluque allègrement… même s'il dit le contraire ! XD) sans oublier l'elfe le plus machiavélique que le monde sorcier ait connu XD J'adoooore !
Bref, ce chapitre était très drôle ! J'avoue que je me suis surprise plus d'une fois à rire bêtement toute seule devant mon PC =)
Du coup (et sans surprise, hein) j'attends impatiemment la deuxième partie ^^
*** Sevy4eveR Touch ***
- A son réveil, Snape ne lui laissa pas le temps d'émerger qu'il lui reprochait déjà de se lever trop tard. Elle découvrirait plus tard qu'il en sera ainsi qu'il soit dix ou cinq heures du matin. (Génial… vive les vacances, hein… ^^)
- Or, le concerné observa un silence quasi-religieux, preuve de son désintérêt total de sa personne. (Mmmmh, et pourtant j'hésiterais à parier sur le désintérêt XD)
- Très bien. Framboise, alors. » (Hihihi, j'adooore XD)
- Le maître boit du thé le matin, Linski suppose que maîtresse Hermione voudra du café, dit la créature en lui en tendant une tasse qu'elle accepta, tout sourire. (Sans sent le coup fourré, ça…)
- Ce ne fût que lorsqu'elle termina de la boire qu'elle comprit à l'absence de remarque Snapienne qu'elle s'était faite avoir. (Qu'est-ce que je disais ^^)
- Comme vous voulez. Parlons plutôt de notre accord, dans ce cas. (Bonne idée, j'voudrais quand même quelques éclaircissements, hein ! ^^)
- Qu'avez-vous pensé de : Introduction à « la psychanalyse des névroses de guerre » ? (O_o… nan mais oh ! Ca va aller avec le coq à l'âne, oui ?! XD)
- Oh il était doué, mais dépourvu de ces connaissances supplémentaires qui ont fait que je l'étais plus que lui. (Et toc ! XD)
