Titre: Un ange qui te ressemble
Rating: M
Genre: fantastique, dramatique, romantique, heu... indéfinissable...
Pairing: aucun pour l'instant.
Dsiclaimer: Au cas où vous ne vous en doutiez pas, seule l'histoire (fictive) m'appartient. Les persos sont pas à moi (c'est pô juste! ) si ce n'est quelques uns de ci de là...
Petit mot de l'auteur:
Alors alors... sortira, sortira pas?
La réponse est-elle dans ce chapitre?
A vous de voir ^^
Chapitre 8:
-Il répond toujours pas? s'enquit Yoshiki.
-Non...
Sugizo raccrocha son téléphone pour la enième fois.
Ce matin, il était allé voir le blond pour parler boulot et en avait profité pour lui raconter leur escapade de la veille. Yoshiki avait lui aussi été attendri par les réactions de leur jeune ami et ils avaient finalement décidé de passer la soirée avec lui.
Seulement voilà, ils appelaient depuis midi et Miyavi ne leur répondait toujours pas...
-On va chez lui? proposa le guitariste.
-Je sais pas, il est peut-être occupé...
-Tu plaisantes?! Si on le faisait pas bouger un peu, il ne sortirait jamais de chez lui!
Yoshiki dût admettre que son ami avait raison ce qui était d'autant plus inquiétant. Une sorte de vague pressentiment commençait à lui nouer l'estomac... oh qu'il n'aimait pas ça!
-Allons-y. dit-il simplement.
Sugizo acquiésça et le suivit. Il laissa sa voiture dans le parking du studio et pris place côté passager.
Yoshiki mit rapidement le moteur en route et ils foncèrent chez le plus jeune.
A l'interphone, une nouvelle fois et malgré leur insistance, personne ne répondit.
Ils durent attendre que quelqu'un sorte de l'immeuble pour pouvoir y pénétrer et c'est plus anxieux que jamais qu'ils se précipitèrent sur l'ascenceur.
Ils firent retentir la sonnerie encore et encore mais sans succès... Pour le coup, ils étaient vraiment inquiets là...
-Mais qu'est-ce qu'il fou?! s'exaspéra un Sugizo sur les nerfs.
Yoshiki n'en menait pas plus large...
Sans conviction, il tenta tout de même d'ouvrir la porte... Et contre toute attente, la poignée s'abaissa.
-C'est quoi ce bordel? grogna-t-il. Miyavi ferme toujours sa porte, même quand il est chez lui...
Sugizo ne répondit pas et entra à la suite du blond dans l'appartement un peu trop silencieux et visiblement désert.
-Miyavi? T'es là? cria-t-il
-Apparement pas.
-Yoshiki...
-Quoi?
Sugizo ne répondit rien, désignant simplement le sol près de la porte. Le mur et la moquette semblaient un peu abimés mais surtout...
-On dirait...
-Du sang. confirma le guitariste.
Yoshiki se tendit et s'approcha des tâches sombres. Pas de doute possible, c'était bien du sang...
-Et merde! jura le plus jeune en balançant rageusement son poing contre un mur.
-ça sert à rien de t'énerver Sugi...
-Mais Yoshiki bon sang tu te rends compte?! Il lui est arrivé quelque chose et on sait même pas où il est!
-Je sais.
-On, on lui avait promis de s'occuper de lui... On lui avait dit que tout irait bien... Yoshiki, ça se voit qu'il s'est battu... Il est tellement fragile...
Le blond soupira, totalement abbatu et la voix brisée de Sugizo ne lui serrait qu'un peu plus le coeur.
Pourtant, il avait raison.
Ils lui avaient juré qu'ils seraient là, quoi qu'il arrive, et aujourd'hui, il fallait se rendre à l'évidence... Miyavi avait été kidnappé...
-On va le retrouver.
-Et comment?
-Je sais pas encore... Mais on va le retrouver, il le faut...
----------
Tiens bon mon bébé... tout ira bien...
Miyavi n'était plus qu'une vague loque humaine.
Il était étallé sur le flanc, la chaîne ayant finalement été quelque peu relâchée lui permettant de s'allonger de tout son long mais il était toujours attaché et bien trop faible pour ne serait-ce que penser à se débattre. Il était totalement à la mercie de l'autre homme qui venait lui rendre viste bien trop souvent à son goût...
De temps à autre, il prenait la peine de le nourir un minimum et, bien qu'il n'avait qu'une envie, tout lui cracher à la figure, il se forçait à manger. Pas pour lui, non, mais pour son enfant. Il se devait de le protéger.
Il grogna soudainement alors que la lumière l'aveuglait. La porte venait de s'ouvrir et il se recroquevilla un peu sur lui-même, par réflexe. Il ne pouvait de toutes façons rien faire d'autre, attendant simplement le prochain coup, la prochaine douleur, encore, la prochaine souillure...
-Bonjour ma poupée. Bien dormi?
Bien entendu, Miyavi ne répondit rien mais il savait que l'autre s'en foutait. Tant que ce n'était pas un ordre, il ne craignait rien.
Et, une nouvelle fois, tout recommença...
----------
-Qu'est-ce qu'on fait Yoshiki? souffla un Sugizo totalement démoralisé.
-On se renseigne.
-Hein?
-S'il y a vraiment eut une bagarre et qu'il s'est débattu, quelqu'un a forcément entendu ou vu quelque chose!
Sugizo acquiésça, c'était la logique même!
-On fait tout l'étage alors?
-Oui.
Les deux amis sortirent alors dans le couloir et commencèrent à sonner à toutes les portes, espérant vaguement que quelqu'un pourrait les aider...
----------
Je veux pas mourir...
Un frisson parcourut le corps frêle et nu lamentablement étallé sur le sol. Miyavi fut soudainement pris d'une violente quinte de toux et ses gémissements résonèrent dans le silence de la pièce vide qu'il avait identifié comme étant probablement une cave ou quelque chose dans le genre...
Il luttait et luttait encore pour se maintenir éveillé.... Il avait peur de ne pas rouvrir les yeux s'il s'endormait...
Mais il avait mal, il était frigorifié, épuisé... comment lutter?
Je dois... vivre... Allez, courage Miyavi! 'Faut pas dormir, pense à ton bébé...
Mais la fatigue était plus forte que sa simple volonté et il sombra finalement, à bout de forces...
----------
-Vous êtes sûre?
-Absolument! Il avait vraiment pas l'air bien le p'tit...
-Et vous n'avez prévenu personne?!
Sugizo semblait visiblement enragé et Yoshiki eut du mal à le raisonner pour l'empêcher de sauter à la gorge de la pauvre vieille dame qui servait de voisine à Miyavi. Elle avait apparemment entendu des bruits étranges la veille au soir et n'avait bien entendu pas pu s'empêcher de regarder ce qu'il se passait dans le couloir, comme toujours...
Et elle avait vu un homme l'emporter, visiblement inconscient... Il n'allait pas bien ces derniers temps, tout le monde le savait alors, elle avait simplement pensé qu'il l'emmenait à l'hôpital...
-Vous ne pouviez pas savoir. fit poliment le blond. Merci encore et désolé de vous avoir dérangé.
La vieille femme acquiésça et referma la porte.
-Attend... on lui demande rien d'autre? fit Sugizo.
-Elle ne sait rien de plus...
-Mais on n'a toujours rien!
-Si. On est sûr qu'il a été enlevé maintenant.
-Et ça change quoi?
-Je sais comment le retrouver...
----------
Des mains sur lui, l'explorant, le griffant parfois, rouvrant ses plaies... ça faisait mal...
-Tu bandes mon coeur...
La voix cruelle lui fit ouvrir les yeux et il se maudit intérieurement. L'homme avait raison, il était dans un état d'excitation bien visible alors qu'il n'en avait strictement aucune envie... Erection matinale? Ou bien simplement son corps et ses hormones qui ne comprenaient plus rien...
Il avait mal mais dans son sommeil, son corps n'avait pas vraiment sur faire la différence entre les mains caressantes de son bourreau et le dégoût qu'il lui inspirait...
-Tu vois que tu m'aimes aussi Miyavi. sussura-t-il à son oreille, visiblement ravi.
Le jeune homme retint un gémissement alors que les doigts honnis se refermaient sur son membre dressé. Son corps réagissait bien malgré lui alors que son esprit était ailleurs...
-Laisses-toi aller bébé...
Il se détestait, se haissait au plus haut point, se maudissant intérieurement d'être incapable de se contrôler.
Malgré tout, il aimait ça... et jamais le plaisir n'avait été aussi douloureux...
Lorsqu'il le prit cette fois-ci, Miyavi ne pu empêcher un gémissement de franchir sa gorge ce qui excita encore plus le violeur. Il le pilonnait violemment en le masturbant avec un immense sourire et, malgré toute l'horreur de la chose, le jeune homme finit par jouir puissement dans un cri rauque
Et puis, tout retomba et l'homme s'en alla, laissant un Miyavi plus anéantit que jamais.
Je me dégoûte...
----------
-ça fait presque trois jours Yoshiki...
-J'ai confiance en eux, ils le retrouveront.
Pour la millième fois de la journée au moins, Sugizo soupira, se sentant totalement impuissant..
Yoshiki passa un bras autour de ses épaules et le rapprocha de lui pour le serrer contre son coeur. Son angoisse était toute aussi forte que celle du plus jeune mais pour l'instant, il se maîtrisait autant qu'il pouvait.
Il avait fait appel à des gens... des gens dont il était proche bien malgré lui mais il savait que c'était la seule solution...
Et puis parfois, avoir des relations parmis les Yakuza pouvaient aider... Ils savaient s'infiltrer partout et il était persuadé qu'ils étaient les seuls à pouvoir le retrouver.
-Yoshiki... et si...
-Si quoi?
-Si, s'il était déjà...
-Tais-toi!
Le brun tressaillit. Le ton, le regard de Yoshiki étaient durs, déterminés et Sugizo baissa les yeux.
-Pardon... souffla-t-il.
Le blond soupira à son tour et resserra son étreinte sur le plus jeune, déposant un baiser dans ses cheveux pour se faire pardonner.
-C'est moi... désolé, j'aurais pas dû réagir comme ça mais, il faut garder espoir...
-Oui.
----------
Il n'avait même plus la force de pleurer, totalement anéanti. Il se sentait sale, tellement sale et puis, il se dégoûtait lui-même... Il se haissait d'avoir aimé ça, ne serait-ce qu'une fois... Comment avait-il pu le laisser s'emparer de lui ainsi jusqu'à répondre à son désir?
Je suis un faible...
Son cerveau semblait finalement comme, anésthésié... Il était enfermé dans sa douleur et le dégoût, ne ressentant plus rien. Il n'avait même plus l'impression d'être humain et il n'aspirait plus à rien...
Je t'ai souillé... pardon...
Souillé, salit... Oui, à travers cette retenue qu'il avait perdu, il avait l'impression d'avoir anéantit la pureté de son enfant et s'en voulait terriblement.
Il ne valait plus rien...
----------
-Sugi? T'es là?
Sugizo se passa rapidement le visage sous l'eau pour dégonfler un peu ses yeux rougis. Il avait encore la serviette dans les mains quand Yoshiki entra.
-Te cache pas...
-Je me cache pas, je vais très bien!
Le blond eut un petit sourire désabusé alors que son ami tentait de rester fier. Il ne voulait pas craquer mais cette attente, cette angoisse constante, c'était beaucoup trop pour lui, trop d'un coup...
-Allez viens.
Abdiquant, Sugizo se laissa enfermer dans l'anneau protecteur des bras de son ami et il pleura doucement. Yoshiki sentait lui aussi les larmes lui monter aux yeux et quelques gouttes coulèrent sur ses joues.
-Je suis sûr qu'il est vivant... souffla Yoshiki.
-ça va faire une semaine...
-On va le retrouver.
Sugizo redressa la tête et lui adressa un sourire à travers ses larmes.
Il voulait y croire.
----------
Il s'étouffait.
Une nouvelle quinte de toux le submergea violemment.
Il avait de plus en plus de mal à respirer et les va et vients qui le tiraillaient de nouveau ne l'aidaient absolument pas.
Je veux mourir.
Quand la porte se referma, Miyavi ne tenta même pas de se recroqueviller sur lui même pour essayer de conserver un peu de chaleur... il n'en avait ni la force, ni la volonté. Désormais, il ne voulait même plus lutter, il n'avait plus aucun espoir et n'aspirait plus qu'à une chose: que tout s'arrête enfin...
----------
-C'est ici.
-Vous êtes sûr Takai-sama?
Le Yakuza acquiésça et Yoshiki eut un frisson. Ils étaient perdus au milieu de nul part et l'immeuble délabré qui se dressait devant eux n'avait rien d'engageant...
-Allons-y. fit Sugizo aussi sûrement que possible.
Le blond acquiésça et ils pénétrèrent dans le bâtiment. Tout y était glauque, sombre et semblait à deux doigts de s'effondrer. Les escaliers étaient condamnés et l'ascenceur n'était plus qu'un trou béant dans le mur.
-Par ici.
La porte menant aux caves semblait ouverte et ils descendirent prudement les marches en pierres sales qui menaient au sous-sol.
Sugizo semblait de plus en plus affolé à mesure qu'ils avançaient dans les couloirs humides, totalement anéantit par l'idée que Miyavi avait passé plus de dix jours ici... Bon dieu, faites qu'il soit encore vivant!
De chaque côté d'eux, des portes rongées par la rouille, défoncées ou même carrément absentes défilaient, marquant l'entrée de quelques pièces terriblement sales où des dizaines de graffitis s'affichaient sur les murs. Mais même les squatteurs semblaient avoir préféré déserter cet endroit...
-C'est fermé ici. souffla Yoshiki.
Ils se regardèrent et Takai sortit simplement son impressionnant révolver muni d'un silencieux et fit sauter la serrure.
Pendant quelques instants, ils ne virent que l'obscurité ambiante, agressés par l'horrible odeur de moisi qui se mêlait à celle d'excréments et de sexe...
Et puis finalement, ils l'aperçurent...
---------
Mon dieu que je suis sadique de m'arrêter là ^^
Alors d'après vous... vivant ou pas? Et le bébé?
Bref, vous fait pleins de bisous quand même et je vous dit à lundi pour la suite!
Lilys
Ah oui,un truc bête mais concernant le nom du Yakuza, sachez que "takai" veut dire haut/grand ou cher concernant un prix... En réalité, c'est assez important pous la suite ^^
