Chapitre 9 : J'aurais du, mais il était trop tard
Deux jours avant notre départ en Somalie, chacun des agents choisis ainsi que moi fûmes obligés de passer une visite médicale. Officiellement cela avait pour but de prendre soin de notre santé, vérifier que tout allait bien et qu'une mauvaise grippe ne s'était pas attaquée à notre système immunitaire. Officieusement, c'était uniquement à but politique que cette visite médicale était obligatoire. Une façon de s'assurer que l'état Israélien n'envoyait pas ses agents au casse pipe. Cependant, personne ne prenait en compte les avis des médecins et je fus en tête de liste lorsqu'il s'agit d'ignorer leurs recommandations.
J'aurais du les écouter, j'aurais du capituler face à leurs arguments mais non ! Cela lui aura couté la vie…
Inspirer, expirer. Rien d'autre. Je me devais de garder mon calme face à eux. Ne pas flancher ! L'avion avait déjà atterri depuis plusieurs heures et j'étais assise sur un lit d'hôpital depuis maintenant deux heures. J'avais eu le droit à la fameuse radiographie, aux prises de sang en passant par toutes les étapes nécessaires à l'élaboration d'un check-up complet.
- Fumez-vous ?
- Non !
- Est-ce que vous buvez ?
- Occasionnellement. Je n'ai pas bu depuis plusieurs mois si c'est-ce que vous voulez savoir.
- Prenez vous de la drogue.
- Non !
Toutes ces questions commençaient sérieusement à m'énerver mais ce n'était certainement pas le moment de faire un esclandre. Je repris possession de moi-même et continuai de répondre aux questions du médecin avec beaucoup de sérieux mais aussi beaucoup de lassitude.
- Mademoiselle David, nous avons constaté la présence de quelques hormones de…
- Je l'ai perdu, dis-je en le coupant malgré moi.
- Vous…
- Je l'ai perdu, répétai-je en sentant mes nerfs à rude épreuve.
- C'est une interruption volontaire ou… ?
- Je l'ai perdu, hurlai-je. Vous ne comprenez toujours pas ?, ajoutai-je l'air menaçante.
- Si, bien sur, répondit-il l'air repentant. Je suis sincèrement désolé.
Je ne l'écoutai déjà plus. Un mois que cela s'était produit. Un mois déjà qu'il était parti, que je l'avais senti mourir… Cette douleur, cette peine, cette souffrance… Cette mort !
Je ne crains rien, avais-je dis après qu'ils aient tentés de me mettre en garde. J'étais sûre de moi, sûre de mes capacités, sûre de mon équipe. J'étais sûre que cette affaire serait l'affaire de deux ou trois semaines tout au plus. J'y avais cru dur comme fer. Je serais rentrée au pays l'air de rien, j'aurais fais mes valises discrètement et je serais partie pour ne plus revenir. J'aurais fuis le MOSSAD, mon père, la guerre et la haine qui me consumait de l'intérieur. J'avais rêvé d'une vie meilleure pour nous…
J'avais menacé les médecins, leur interdisant de dire quoi que ce soit à mon père parce que j'étais sûre de moi. Et pourtant, j'aurais du les écouter…
Je pense que tout le monde à compris, inutile d'en rajouter. Ziva à vécue un moment extrêmement difficile qu'elle n'est pas prête d'oublier alors croyez moi ce problème est loin d'être réglé !
Encore merci pour vos reviews, ça m'encourage à continuer. A vous les claviers…
