Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, scénario de moi.

Auteur : Lolie-Lili

Note de l'auteur : Bonjour !

Je suis désolée, j'ai une journée de retard (quoique, je suis sensée poster le dimanche à la base^^) mais j'ai eu pas mal de boulot cette semaine et je ressemble au professeur Rogue, d'Harry Potter (cheveux gras, teints cireux, grosses cernes violettes...il me manque juste le nez crochu^, le mien est un peu en trompette^^^). Bref, chapitre un peu gastronomique, pas d'action miraculeuses entre Edward et Bella, désolée^^ Autant vous dire, ce chapitre n'est pas vraiment essentiel, mais il y a un début. Il a surtout pour but de vous faire rire^^ (s'il vous plaît, ne vous moquez pas de Bella, parce que tout ce qui est conté dans ce chapitre vient de ma propre expérience personnelle^^ Un peu de pitié pour l'auteur^^). J'espère que malgré son caractère un peu inutile, il vous plaira quand même. Merci encore à tous pour vos super reviews ! Bonne lecture !

Réponse aux reviews des non-inscrits :

-Nini : Oué, j'ai pas trop été sympa avec Alice...Et oui, Jessica : bye bye (pour le moment). Lol quelque chose de génial, tu mises un peu trop sur moi^^ Ils vont se rapprocher t'inquiètes...mais doucement. Sinon, contente que tu aies aimé la soirée en boîte^^ Merci et j'espère que ce chapitre va te plaire !

-Lilie13 : Une admiratrice de ma soirée bourrage de gueule avoue^^ C'est vrai qu'elle est pas mal la réplique de Rosalie (j'ai honte, j'ai sorti la même à un copain il y a trois semaines^^). J'y suis allée mollo avec la Jessica. Et merci pour tous ces compliments ! J'espère que tu vas aimer ce chapitre !

-Tim Tell Will : Ravie que tu aimes ! Je devrais compter les fans de cette soirée en boîte^^ C'est vraiment très gentil ce que tu dis sur les auteurs et tout... Merciiii :D J'espère que tu vas aimer celui -là !

-Galswinthe : Lol, je ne me suis pas reconnue quand tu as dis Lolie-Lili^^ Lolie c'était le nom de ma poupée quand j'avais 4 ans (elle est morte...). "Génial", "génialissime" : oulah rougissement très rouge^^ J'aime bien quand on me dit qu'on rigole devant mes chapitres, c'est ma plus grande fierté ! J'espère que tu vas aimer ce chapitre ! et merci !

-Laurie : Ne t'inquiètes pas, il va en baver un peu^^ Merci beaucoup, j'espère que cette suite va te plaire !

-Mrs Esmé Cullen : Nouvelle ? Enchantée, moi c'est Lisa^^ Ravie que ça te plaise et surtout que tu passes un bon moment en la lisant ! J'espère que tu aimeras ce chapitre !

Résumé : Bella est amoureuse d'Edward. Pour l'anniversaire d'Alice, le petit groupe va au parc aquatique. Jessica les a suivi et crée une mascarade où Bella est accusée de ne pas l'avoir aidée lorsqu'elle a manqué de se faire violer. Edward en veut à Bella mais Alice lui remonte les bretelles et il comprend que ceci n'est qu'un coup monté. Alice et Bella sont blessées par Edward et Jessica disparaît. La soirée des filles se finit en boîte de nuit avec une sacrée cuite et les garçons s'inquiètent de ne pas les voir rentrer. Ils les retrouvent et Jasper achète un appartement à Boston. Alice l'accepte et entreprend de créer un magazine féminin avec Rosalie et Bella en associées.


CHAPITRE 9 : Ré-approche progressive


Rosalie, Bella et Emmett n'avaient pas attendu le retour d'Alice et Jasper pour partir. Esmée avait pour mission de leur transmettre leur salut et de les remercier pour ce weekend. Cela faisait une heure que le petit groupe était de retour chez Emmett et Bella. Rosalie s'étira lascivement sur le canapé du salon et bailla.

-Quel weekend ! commenta-t-elle.

Emmett, assis à côté d'elle, hocha la tête et passa son bras sur l'épaule de la jeune fille. Bella était plongée dans ses pensées, fixant, depuis qu'ils étaient installés là, un programme télévisé.

-Belle ? demanda doucement son frère.

La jeune fille secoua la tête, sortant de sa réflexion, et leva les yeux vers Emmett.

-Bon, je vais me coucher, déclara-t-elle après un moment de silence. Bonne nuit.

Elle fit une bise sur la joue de Rosalie et une sur le front de son frère puis monta le vieil escalier grinçant. Elle alla dans sa chambre, enfila son pyjama et s'introduisit dans son lit. Elle resta allongée sur le dos, fixant le plafond noir, pendant un bon moment, lorsque la porte s'ouvrit discrètement. Sans mot dire, Bella se décala dans son lit, permettant à Rosalie de s'installer à côté d'elle. Bella recommença à fixer le plafond.

-Que vas-tu faire, maintenant ? demanda Rosalie.

-Rien du tout, répondit Bella en soupirant. Strictement rien.

-C'est triste...

-De ?

-Que votre histoire soit déjà finie.

-A-t-elle seulement commencé ! s'esclaffa Bella.

-Bien sûr, répliqua Rosalie. Le temps que vous avez passé ensemble ! J'ai vu les regards qu'il te lançait à la patinoire et au parc.

-Tu as donc pu remarquer le regard qu'il m'a lancé lorsqu'il m'a dit que j'étais pire que la fille la plus immonde de la planète, déclara Bella, sarcastique.

-Écoute. Je comprends que tu sois blessée, et que tu aies besoin de temps. Mais, je pense qu'il n'est pas foncièrement mauvais. Dans quelques temps, peut-être pourrais-tu lui laisser une chance ?

-C'est une conversation que nous avons déjà eu je crois...Je sais qu'il n'est pas méchant mais bon sang, il est si changeant ! Je ne sais pas sur quel pied danser avec quelqu'un d'aussi versatile à mes côtés ! Dès qu'il passait un moment avec moi, l'instant d'après, il était si revêche. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi, à la réflexion. Mais alors, par contre, il a remporté le pompon avec l'histoire du parc aquatique.

-Je comprends. J'espère seulement que tu feras le bon choix, Bella. Tu l'aimes malgré cela. Sinon, cela ne te toucherait pas autant.

-Je lui ai dis qu'on pourrait devenir amis à condition qu'il en vaille la peine.

-Ne t'a-t-il pas aidé ce matin ?

-Si...

-C'est un début. Il aurait très bien pu te laisser sécher là-bas comme une crotte. Alice pense qu'il changeait d'humeur car il se sentait mal vis à vis de Jessica. Elle pense qu'il a besoin de toi, et que rester et se rapprocher de toi ressemblait pour lui à de l'infidélité. Mais maintenant, tout cela est fini n'est-ce-pas ?

-Je lui ai pardonné, seulement je suis méfiante. Il ne faut pas qu'il s'attende à ce que hop ! demain je vienne chez lui et que je me jette dans ses bras en l'embrassant ! Quand au fait qu'il ait besoin de moi, je demande à voir.

-On verra bien avec le temps. Mais s'il était si affreux et qu'il n'avait rien dans le gadin, il n'aurait pas tenu à s'excuser, il ne s'en voudrait pas, il n'aurait pas l'air abattu. Sérieusement, s'il s'en souciait comme d'une guigne, je ne vois pas pourquoi il aurait quitté Jessica, qu'elle fusse ou non désobligeante envers toi.

Bella ne répondit pas. Rosalie avait en partie raison, et cela semblait si simple énoncé ainsi. Mais ce garçon ne devait pas penser que la partie était jouée ! On n'humilie pas une Swan sans en subir les conséquences ! Bella échappa un gloussement. Rosalie tourna la tête vers elle et Bella put deviner son regard intrigué.

-Hier encore tu voulais le tuer, quelle ironie, expliqua Bella.

Rosalie lui sourit, sachant que cette remarque ne masquait aucune méchanceté.

-J'ai réfléchis. Mûrement. Franchement, cette famille est fantastique, pourquoi le fils serait-il un abruti ? Je veux dire, il fait des erreurs, il est crétin, mais quel homme n'a jamais été manipulé par sa nana ? Mais en lui-même, je pense que, bon certes hier je lui en voulais à mort, mais ses réactions, et sa volonté de se faire pardonner...enfin je pense qu'en lui-même, c'est un type bien. Et bon sang, je suis certaine qu'il se sent con !

-On l'a mis en garde, il se fait avoir donc il assume. Nous dénigrer ainsi, s'emporta Bella.

Elle se calma rapidement et laissa échapper un rire.

-C'est vrai qu'il s'est vraiment fait avoir. Arrête Rose, ce n'est pas drôle, répliqua Bella, des hoquets de rire dans la voix, entendant son amie s'esclaffer bruyamment.

Elle sourit et laissa Rosalie se calmer. Somnolente, elle entendit le bruit faible de la porte refermée avec précaution avant de s'endormir.


Réveillée par la sonnerie du téléphone fixe, Bella se redressa comme un diable dans son lit, avant de se jeter sur le sol et de partir précipitamment vers les escaliers, qu'elle dévala, manquant plusieurs fois de trébucher.

-Allo ? demanda-t-elle, enfin, hors d'haleine.

-C'est moi. Aujourd'hui, journée shopping, rendez-vous chez toi dans une heure.

-Bonjour Alice. Comment vas-tu ?

-Rosalie est-elle déjà chez toi ? demanda Alice.

-Je ne sais pas, vois-tu, je viens, enfin non, tu viens de me réveiller, répondit Bella, sa voix pleine de reproches.

-Dis-lui de faire vite, répondit Alice, ignorant la remarque de son interlocutrice. On a du boulot. Bon je te laisse, je dois finir de me préparer.

-Attends Alice, demanda précipitamment Bella. Comment ça, "on a du boulot" ?

-Relookage, Belle. Ciao.

-Oh.

Et Alice raccrocha. Bien qu'un peu ennuyée d'être tirée du lit de cette façon, Bella ne put s'empêcher de trouver que l'idée d'avoir des vêtements plus féminins était plutôt bonne.

"Quel dommage que pour avoir de nouveaux vêtements, il faille courir les magasins avec deux cinglées atteintes de folie dépensière", pensa Bella, en se dirigeant vers la cuisine.

En entrant dans la pièce, Bella ne fit pas cas de Rosalie, à moitié endormie au dessus de son thé, et alla chercher un bol. Elle prit ensuite le paquet de corn flakes et posa le bol bruyamment sur la table, faisant sursauter la blonde.

-Toujours pas de lait ? demanda Rosalie, ensuquée.

-Je déteste le lait, répondit Bella. Rose ?

-Huuum ? demanda Rosalie en relevant la tête.

-Shopping, ça te dit quelque chose ?

La visage de la blonde s'éclaira et Bella sut qu'elle monopolisait toute son attention.

-Alice vient de téléphoner, elle passe ici dans une heure. On prend sa voiture sûrement. Centre commercial je présume.

-Oh oui ! Oh oui ! Oh oui ! s'exclama Rosalie, sautillant frénétiquement sur sa chaise. Encore heureux, que nous ne prenons pas ta voiture, ajouta-t-elle. Si c'est pour faire du vingt à l'heure tout le long, nous n'y serons pas avant demain.

-Je t'en pris ! s'offusqua Bella. Ne dénigre pas ma voiture ! Vous serez satisfaites qu'elle soit là quand les vôtres ne pourront pas rouler cet hiver.

Rosalie éclata de rire, et héla Emmett qui passait dans le hall à ce moment là.

-Nous allons en commissions aujourd'hui, annonça Rosalie.

-Profitez-en pour faire le plein du frigo, il n'y a plus rien à manger, répondit Emmett en faisant un bisou à sa sœur Moi, je vais courir au bord de la rivière avec Jasper et Edward.

Rosalie lança à Bella une œillade entendue. Bella lui répondit par un regard noir et secoua vivement la tête. Rosalie insista, fronçant les sourcils, tandis que Emmett observait l'échange, perplexe. Bella soupira soudainement, et passa sa main sur son front, signe de défaite.

-Propose-leur de venir dîner ce soir, Emmett.

Rosalie poussa un petit cri de victoire, se leva pour poser sa tasse dans l'évier, et se jeta sur Emmett pour l'embrasser à pleine bouche. Bella, s'accoudant sur la table, prit une énorme cuillerée de céréales qu'elle mâcha avec élégance. Ignorer les bruits de bouches qui provenaient des échanges buccaux entre son frère et sa meilleure amie était une tâche relativement complexe, mais cette situation ne semblait pas gêner les amants passionnés qui se bécotaient et se caressaient sans gêne. Lasse, Bella toussa discrètement et les deux jeunes cessèrent leur activité.

-Quand Alice doit-elle arriver ? demanda Rosalie, le regard noir de désir.

-Dans trop peu de temps pour que tu puisses faire ce à quoi tu penses, répondit Bella en avalant sa bouchée.

Elle prit la main de Rosalie, l'arrachant ainsi de l'étreinte de son frère qui protesta, et l'emmena à l'étage. Elle la fit asseoir sur son lit et alla ouvrir son armoire.

-Il faut faire un inventaire de ce dont j'ai besoin, déclara Bella. Bon sang, je n'aurais jamais cru qu'un jour, je dirais ça.

-Hun hun, répondit Rosalie.

Bella fronça les sourcils et se retourna vers Rosalie qui était absorbée dans la rédaction d'un message, probablement destiné à Emmett. Bella l'atteignit en quelques enjambées et lui prit le cellulaire des mains. Elle fouilla ensuite dans le sac à main de la jeune fille et saisit les deux autres téléphones qu'elle éteignit et les jeta sur le petit sofa qui se trouvait à côté de l'armoire.

-Je disais donc, nous allons faire l'inventaire de ce dont j'ai besoin, reprit Bella, retournant vers l'armoire.

-Inutile, répondit Rosalie. Il te faut des pantalons, autres que de vieux jeans usés...

-Qui sont très confortables, répliqua Bella.

-Je n'en doute pas, répondit Rosalie. Ensuite des hauts un peu plus efféminés, je ne sais pas, des T-shirts avec de jolies coupes, des débardeurs, des blouses, des chemisettes.

-Peut-on privilégier le coton au synthétique ? Je suis allergique. Avec la transpiration...

-Bien sûr. Ensuite de nouvelles paires de chaussures -d'été- et...

-Tu veux m'acheter de ces choses à doigts de pieds apparents ? s'indigna Bella.

-Pourquoi pas, répliqua Rosalie. J'en mets bien moi.

-Toi tu mets des souliers dont les talons sont presque aussi grands que mon avant-bras.

-Nous diminuerons la taille du talon si ceci t'inquiète tant. L'essentiel est de trouver quelque chose de plus stylé que tes vieilles baskets de sport, sales et trouées. Mais le plus important, ce sont les sous-vêtements.

Bella se retourna brusquement vers la blonde, un air horrifié sur le visage.

-Que..quoi ? balbutia-t-elle.

-Attends, ta lingerie, si je peux appeler cela ainsi, c'est vraiment l'hécatombe. Tu dois presque laver ta culotte chaque soir pour pouvoir en mettre une le lendemain. Idem pour les soutiens-gorge -qui paraissent trop petits d'ailleurs.

-Ceci est-il vraiment nécessaire ? grogna Bella, avec humeur. Quand j'ai dis que je n'étais pas contre le fait d'avoir des habits un peu plus classes, je parlais de vêtements qui se voient ! Qui irait regarder mes soutiens-gorge ? demanda-t-elle en ricanant.

-Je ne sais pas, répondit évasivement Rosalie. Bon, retire ton T-shirt.

-Pardon ? s'écria Bella.

-LES FILLES ? hurla une voix provenant du hall.

-VIENS ALICE ! lui répondit Rosalie. Allez Bella.

-Je...non ! s'indigna la jeune brune.

-Que se passe-t-il ? demanda Alice en entrant dans le pièce. Oh malheur, vous n'êtes donc toujours pas habillées ?

-Bella voulait faire la liste des vêtements qu'il conviendrait d'acheter. Nous en étions aux sous-vêtements et mademoiselle s'offusque. Je veux donc voir l'état de son deuxième soutien-gorge, puisqu'elle n'en a que deux, répondit Rosalie en brandissant un soutien-gorge devenu grisâtre à cause des trop nombreux lavages, et troué sur un côté.

-Tiens, oui, acquiesça Alice.

Bella soupira et retira son haut de pyjama. Les deux jeunes filles poussèrent un cri d'horreur et Bella se mit dos à elles immédiatement.

-Quelle joie, marmonna-t-elle sarcastique. Trop aimable les filles.

-Tu l'as depuis quand ? demanda Alice. Tes 15 ans ? Bella, mon dieu, il est trois fois trop petit !

-Non, depuis mes 18 ans. Je n'avais pas beaucoup d'argent, j'en ai donc acheté un pas très cher au supermarché de Forks et j'ai pris la taille la plus grande que j'ai trouvé.

-Il était donc déjà trop petit, déclara Alice.

-Je ne comptais pas rester deux heures dans ce supermarché, dans le rayon des sous-vêtements, alors que toutes les anciennes et des gens que je connaissais étaient présents.

-Bon, habille-toi, nous y allons. Nous allons t'emmener dans un magasin de lingerie et tu trouveras quelque chose à ta taille. Hop ! annonça Rosalie en tapant des mains.

La jeune fille retira son peignoir et fouilla dans son sac pour trouver des vêtements. La porte de la chambre s'ouvrit à ce moment là, laissant apparaître Jasper.

-Alice, nous y allons et...OH MON DIEU ROSE ! s'écria-t-il en apercevant sa sœur nue qui l'observait, droite comme un "i".

Il referma précipitamment la porte et les jeunes filles éclatèrent de rire. Bella sortit de la chambre pour le rejoindre. Elle le rejoignit dans le salon, en riant.

-Jazz, ne soit pas gêné, c'est ta sœur, déclara-t-elle, en voyant le jeune homme rouge de honte. Elle, elle ne l'est pas en tout cas.

-Bella, la dernière fois que je l'ai vu nue, elle était à peine pubère ! Crois-moi, la différence depuis cette époque n'est pas moindre.

La jeune fille éclata de rire à nouveau et s'essuya les yeux. Elle aperçut ensuite Edward et Emmett, assis dans le canapé. Son sourire se figea un instant alors que Edward, mal à l'aise, baissait la tête. Rosalie entra dans la pièce à ce moment là et remarqua la gêne entre Bella et Edward. Elle allait donc faire la bise au jeune homme et revint vers Bella, lui mettant un coup d'épaule au passage. La jeune brune fit la même chose qu'elle et alla saluer Edward, qui fut surpris.

-Vas te vêtir, Bella, ordonna Rosalie.

Bella sortit donc du salon, non sans avoir adressé un signe d'au revoir aux garçons, et remonta à sa chambre. D'office, Alice lui tendit une chemise en coton, blanche, acquisition faite durant la précédente sortie shopping, ainsi qu'un pantacourt noir. Bella alla donc s'habiller dans la salle de bain, se coiffa rapidement et retourna dans sa chambre pour mettre ses baskets. Alice lui tendit son sac à dos et les deux jeunes filles sortirent. Les garçons étant déjà partis, Rosalie les rejoignit et elles montèrent dans la voiture d'Alice.

-Bon, j'ai téléphoné hier soir à la rédactrice d'un magazine féminin. Stylistic, cela vous dit quelque chose ?

-Bien sûr, s'écria Rosalie, en retirant ses lunettes de soleil. C'est un des magazines féminins les plus réputés des États-Unis Il traite non-seulement de la mode, mais aussi de la beauté, de la décoration d'intérieur, des voyages, de la psychologie. Il défend l'image de la femme, tous les vêtements photographiés sont super sophistiqués, et portés par des mannequins relativement rondes. J'aime beaucoup.

-Exactement, conclut Alice, souriante. La rédactrice en chef veut laisser sa place à une femme qui aime la mode et qui s'y connait un peu, et de préférence une femme qui souhaite se lancer dans le métier. Grâce à l'aide de son équipe, elle veut que celle qui lui succédera puisse bénéficier d'un support déjà solide, pour comprendre le fonctionnement et ensuite pouvoir créer son propre journal. Elle devait une faveur à ma mère qui a été leur décoratrice et designer. Elle me connaissait déjà, et elle m'a dit qu'elle pensait que je serais totalement dans mon élément et qu'avec mes diplômes, je serais apte à diriger ce journal. Elle m'a proposé un essai pour la publication d'un exemplaire, celui du 24 octobre, et j'ai accepté. Elle est également d'accord pour vous accueillir et a proposé que vous fassiez vos stages respectifs avec des professionnelles qui travaillent pour le journal. Rosalie, si tu acceptes, tu aideras Senna Kabaco avec le défilé de New York, début octobre. Bella, toi tu resteras avec Chelsea Volturi. C'est une jeune journaliste italienne et elle va te faire goûter à plusieurs reportages, autant dans le domaine du stylisme que dans la décoration, tu iras même à Cusco pour faire un article sur les femmes de là bas. Donc, vous êtes toujours partantes, on commence le boulot le 25 septembre...

Les deux autres filles hurlèrent de joie,et se jetèrent sur Alice, qui rigola et prit un air faussement énervé.

-Les filles, les réprimanda-t-elle, je conduis.

-C'est merveilleux, s'écria Rosalie, des étoiles dans les yeux. Senna Kabaco...Défilé de New York...Oh !

-De quoi ? demanda Bella.

-Si je dois aller à New York, il me faut une belle robe pour le défilé.

-Inutile, la coupa Alice. Tia -la rédactrice- m'a dit que lorsque des sorties de ce genre sont prévues, la styliste du journal crée des tenues.

Bella se boucha rapidement les oreilles et soupira de bien être lorsque le cri de Rosalie fut atténué.

-Alice, je ne sais pas quoi dire à part merci, déclara Bella, un grand sourire aux lèvres.

Rosalie, qui était devant avec Alice, lui fit un énorme bisou sur la joue et Alice éclata de rire.

-Au fait, Lilice, tu as commencé à t'occuper de ton mariage ? demanda Rosalie.

-Eh bien, j'allais y venir. Jeudi j'ai un premier rendez-vous pour les essayages de robes et j'aimerais beaucoup que ma demoiselle d'honneur et mon témoin soient là avec ma mère. Donc, vous venez ?

Il y eut un grand silence. Bella se racla la gorge et sourit, tandis que Rosalie abaissait lentement ses lunettes de soleil.

-Alice, commença Rosalie, d'une voix calme.

-Tu veux bien être mon témoin, Rose ? demanda Alice d'une petite voix.

-Tu parles que je veux être ton témoin ! hurla Rosalie en se jetant sur la jeune fille.

Alice rit puis gara la voiture sur le parking du centre commercial. Bella prit appui sur les sièges avant et passa sa tête entre les deux.

-Est-ce-que le fait que je sois demoiselle d'honneur signifie que je devrai être habillée d'une quelconque robe et de talons aiguilles ?

Alice et Rosalie se jetèrent un coup d'œil et tournèrent la tête vers elle.

-Évidement, répondit Alice, un énorme sourire aux lèvres, tandis que Rosalie hochait vigoureusement la tête.

-Oui, c'était évident, conclut Bella, en grimaçant. Prévoie une vingtaine de répétitions pour que je ne m'étale pas comme une larve devant toutes les personnes présentes dans l'église le jour J, conseilla-t-elle à Alice alors que les deux autres filles explosaient de rire.

Bella saisit son sac à dos et sortit de la voiture, imitée Rosalie et Alice.


-Bon, que mangeons-nous, ce soir ? demanda Bella, postée devant le rayon boucherie de l'hypermarché situé dans le centre commercial.

-Un truc bon, répondit Rosalie.

Bella leva les yeux au ciel.

-Rosalie, je ne vais pas cuisiner quelque chose de dégoûtant, où est l'intérêt ?

-Oui, c'est vrai, convint Rosalie.

-Bon, Alice, Jasper est-il toujours allergique à la morue ? demanda Bella.

-Aaaaaah Bacalao, commenta Rosalie.

-Oui, répondit Alice.

-Edward ou lui sont-ils allergiques aux crevettes ? Ce serait dommage qu'ils gonflent comme des ballons de baudruche.

-Non.

Les jeunes filles se dirigèrent alors vers le poissonnier et Bella commanda quatre poignées de crevettes. Elles allèrent ensuite vers les fruits et légumes et Bella choisit des avocats, une botte de radis, des tomates, du céleri en branche, des poivrons jaunes, un concombre et des oignons.

-Bon, nous en avons pour un bon moment de préparation donc il faut faire vite. Alice, peux-tu aller me chercher des gousses de vanilles ainsi que de la crème, s'il te plaît ? Rose, prends-moi trois boîtes de thon émietté et de la chair de crabe, tu veux ? Je vais chercher des œufs et des olives. On se retrouve devant le papier toilette dans trois minutes.

Bella partit donc à la recherche d' olives et d'œufs frais et, après avoir trouver sa douzaine, alla vers le rayon hygiène. Rosalie était déjà là avec son crabe et son thon. Alice les rejoignit quelques secondes plus tard et les filles se dirigèrent vers les caisses.

-C'est tout ce que tu prends, Bella ? demanda Rosalie.

-Je reviendrai demain, il faut que je fasse une liste. On prend déjà cela pour ce soir.

Bella paya à la caisse et prit un des sac en papier dans ses bras. Elles posèrent leurs commissions dans le coffre de la voiture, entre les nombreux sacs de vêtements et de chaussures et s'installèrent pour retourner chez Bella. Alice les aida à décharger les sacs de vêtements de Bella ainsi que les courses et Rosalie monta chercher son sac de voyage.

-Tu ne restes plus ici ? demanda Bella.

-Tu veux bien ?

-Bien sûr !

-Bon, bah c'est d'accord, mais il faut quand même que je passe chez moi aérer un moment, je n'y suis pas allée depuis presque deux semaines. Et je vais faire une machine et remettre à jour mon sac. Puis je ramènerai deux ou trois trucs et ma voiture. On revient dans une heure, répondit Rosalie en s'éloignant vers la porte d'entrée.

Les deux jeunes filles partirent donc et Bella, après avoir monté ses sacs à l'étage, redescendit à la cuisine préparer son repas français. Elle prépara d'abord la crème vanillée, la répartit dans des ramequins de terre cuite, et mit chaque plat au frigo pour que la crème fige.

Elle mit ensuite les œufs à cuire dans de l'eau et lava chaque légume avec soin. Après avoir pris un énorme saladier de verre, elle tapissa le fond avec les tomates, les radis, les concombre, retira les branches du céleri qu'elle ajusta au dessus des tranches de concombre, coupa les poivrons jaunes en rondelles et les recouvrit avec les tranches d'oignons, non sans avoir versé quelques larmes. Elle alla retirer les œufs durs du feu, et laissa l'eau glacée couler dessus pendant un moment. Elle égoutta le thon qu'elle disposa au dessus des oignons, coupa ensuite les œufs durs et les plaça en cercle par dessus le thon, fit tomber quelques olives noirs, et ajouta des feuilles de basilic. Elle prit ensuite le saladier et le mit au frigo. Elle prépara une sauce avec du vinaigre et de l'huile d'olive, qu'elle versa dans une saucière ainsi qu'une mayonnaise.

Elle était en train de décortiquer les crevettes lorsque Rosalie et Alice revinrent.

-Besoin d'un coup de main ? s'enquit Alice.

Bella tourna la tête à droite et à gauche et acquiesça.

-Euh oui, est-ce-que tu peux m'égoutter la chair de crabe qui est là-bas ? demanda-t-elle en pointant de son doigt recouvert d'écaille de crevette, la boîte qui reposait sur le plan de travail.

-Et moi ? demanda Rosalie.

-Tu coupes les avocats en deux, tu m'enlèves le gros noyau, tu les vides à la petite cuillère et tu mets la chair dans le petit saladier qu'il y a dans le placard au dessus du micro-ondes, s'il te plaît.

-A vos ordres, Maître Cuisto, plaisanta Rosalie.

Les deux jeunes filles s'exécutèrent et Alice brisa le silence.

-Sais-tu que tu as fière allure avec ce tablier ? demanda-t-elle, en souriant.

Bella jeta un coup d'œil sceptique à son tablier dont le dessin placé sur la poitrine était un énorme groin de cochon rose, et rit.

-Les canards te vont bien, dit-elle à son tour, alors qu'Alice éclatait de rire.

Un quart d'heure plus tard, Bella avait fini sa purée d'avocat et de crabe et avait disposé le tout dans les verrines recouvertes de crevettes et de mayonnaise. Les jeunes filles étaient donc allées se préparer et Bella était allée prendre sa douche. Elle était en train de mettre une blouse à fleurs rose et marron avec un short en jean lorsqu'elle entendit la porte d'entrée claquer. Des voix d'hommes retentirent et elle enfila ses ballerines, acquisition dont elle était très satisfaite. Elle se regarda dans le miroir et se dit que les cheveux au dessus des épaules ne lui allaient pas si mal. En effet, les filles l'avaient traînée chez un coiffeur et elle avait choisit un carré très dégradé et qui tombait un peu au dessus des épaules. La voix d'Alice la ramena sur terre et les jeunes filles descendirent. Elles allèrent directement dans la cours arrière et Bella prit en passant le plateau où étaient disposés les couverts. Lorsqu'elle rejoignit le petit groupe, un sifflement admiratif provenant de son frère retentit, ce qui la fit rougir.

-Hey, pas mal, les filles ! commenta Emmett, en rigolant. Elle ressemblerait presque à une femme, ma petite sœur

Jasper lui mit un coup de pied sous la table et le rire d'Emmett diminua d'intensité sous l'effet de la douleur. Le regard noir qu'il lança à Jasper fit rire les filles et les joues de Bella profitèrent de cette accalmie pour retrouver une couleur normale. Alice se proposa ensuite pour aller chercher les verrines tandis que Rosalie mettait la table. Bella allait pour s'asseoir à côté de Rosalie lorsque celle-ci la coupa dans son élan.

-Désolée, il y a Emmett, lui chuchota-t-elle en lui faisant un clin d'œil

Bella en devint presque blanche et secoua la tête pour retirer les images suggestives qui se trouvaient à l'intérieur.

-Ce n'est pas grave, je me mets à côté d'Alice.

-Impossible, il y a Jasper.

-Oui, mais de l'autre côté.

-Moi.

-Bon, bah à côté de Jasper alors, répliqua Bella, quelque peu agacée.

-Non, il y a Edward, répondit Rosalie avec un sourire contrit.

-Ma parole, vous avez fait un plan de table ou quoi ? commenta Bella. Bon, je vais me mettre à côté de mon frère.

-Excellente idée, commenta Rosalie.

Bella lui jeta un regard étonné puis alla à côté de son frère pour s'asseoir. Elle eut un mouvement d'arrêt et comprit qu'elle s'était faite avoir. Elle lança à Rosalie un regard noir qui lui répondit par un sourire et Bella soupira. Alice, qui revint à ce moment-là, sourit à son tour, et Bella lui lança un regard mauvais. Elle se laissa donc tomber sur la chaise située entre Emmett et Edward. Le jeune homme, qui avait compris ce que signifiait l'échange muet, lui fit un petit sourire désolé avant de baisser la tête et Bella s'en voulut. Elle sentit son ventre se nouer puis prit une grande inspiration.

-Alors, comment était ta journée ? demanda-t-elle.

Edward releva rapidement la tête, plus que surpris, et Bella rougit à nouveau.

-Euh..je..euh pa-parfaite, enfin, bégaya-t-il.

-Ah...c'est cool...répondit Bella, mal à l'aise.

-Oui...c'est cool...oui, répéta Edward, sa voix s'éteignant petit à petit.

Bella se gratta le front puis se tourna vers sa verrine.

-Excellent Bella ! commenta Jasper.

-Chè ma p'tite shœur, compléta fièrement Emmett, la bouche pleine.

-Merci, murmura-t-elle, rougissante.

"Suis-je donc la seule à rougir pour n'importe quoi ! ", pensa-t-elle.

Les autres commencèrent une discussion animée sur le futur emploi d'Alice et Bella se leva pour aller chercher le reste. Le saladier étant très gros, Bella craignait qu'il ne chût par terre à cause de sa maladresse légendaire. Elle le porta donc à la hauteur de son visage, à bout de bras, essayant de regarder ses pieds. Lorsqu'elle parvint à atteindre la porte fenêtre de la cours, elle doubla de précaution pour descendre la petite marche. Edward, qui était face à la porte, fut le seul à la voir arriver. Il comprit rapidement que Bella n'avait pas vu le poteau de l'étendage à linge devant elle, et imagina le désastre. Il se précipita vers elle, tandis que Bella ne cessait de regarder ses pieds et d'avancer.

-Attends, cria-t-il, alors qu'elle se rapprochait dangereusement.

Bella se stoppa immédiatement, et Edward lui prit l'encombrant saladier des mains. Bella ne comprit pas tout de suite son intervention, et une fois sa vue libérée, aperçut à quelques centimètres d'elle le poteau. Elle souffla de soulagement et remercia Edward avec un sourire franc. Sous le regard moqueur des autres, ils allèrent s'asseoir et Alice servit tout le monde.

-C'est quoi ? demanda Emmett en regardant d'un œil suspicieux la salade.

-C'est français, répondit Alice.

-Oui, mais c'est quoi ? insista Emmett.

-En quoi savoir le nom de ce plat peut-il t'aider à le manger ? soupira Rosalie.

-Eh bien, j'aimerais savoir ce que je mange, répliqua Emmett vivement.

-Une salade niçoise Emmett, répondit doucement Bella. Il y a du concombre, du céleri, des radis, des tomates, du thon, des œufs, des olives, des oignons, des...

-As-tu pleuré ? la coupa Emmett, avec un sourire moqueur.

-Oui, soupira Bella en levant les yeux au ciel.

Ce geste fit rire le groupe de jeunes et Bella esquissa un sourire.

-Eh bien, ta salade n'est pas mauvaise, conclut Emmett.

-Tout ce cinéma pour cela ! s'écria Rosalie, exaspérée.

-Oui, ma biche, répondit Emmett en souriant.

Il passa sa main sur le haut de la cuisse à Rosalie et Bella détourna vivement le regard.

-Tu cuisines vraiment bien, Bella, lui murmura Edward.

-Merci, répondit-elle en levant les yeux vers lui.

Ils se sourirent franchement cette fois-ci et reportèrent leur attention à la conversation. Une demi-heure plus tard, seule une olive demeurait dans le saladier. Bella retourna donc à la cuisine accompagnée de Rosalie. Elle sortit six ramequins et les disposa les uns à côtés des autres sur le plan de travail. Rosalie les saupoudra généreusement de sucre et Bella chercha frénétiquement dans les placards.

-Je suis pourtant certaine de l'avoir rangé ici ! s'écria-t-elle, agacée.

-De qui ?

-Ma récente acquisition.

-Qu'est-ce ?

-Un chalumeau ! répondit-elle, énervée.

-Ce n'est pas celui-ci ? demanda Rosalie, en désignant un chalumeau bleu situé sur l'étagère au dessus de Bella.

La jeune fille se redressa et fixa le chalumeau avant de s'en emparer.

-Oui, c'est celui-ci, grogna-t-elle.

-Mademoiselle est troublée, se moqua Rosalie.

-Pas du tout ! répliqua Bella avec humeur. Bon, je ne l'ai jamais utilisé, donc nous allons voir comment il marche.

Rosalie ouvrit de grands yeux et s'éloigna rapidement de la plaque de cuisson que Bella venait d'allumer. Bella s'approcha du feu et mit l'embout du chalumeau à proximité. Rien ne se passa.

-As-tu ouvert l'arrivée de gaz ? s'enquit Rosalie avec anxiété.

-Bien sûr, sinon il n'y aurait pas de feu sur la plaque de cuisson, répondit Bella, exaspérée.

-Celle du chalumeau !

Bella se pencha alors vers le chalumeau pour trouver où se situait l'ouverture de l'arrivée de gaz. Rosalie n'eut pas le temps de lui dire de retirer sa tête d'au dessus du feu que Bella enclencha la molette et qu'une gigantesque flamme se créa.

-AAAAAAAAAAAAAAHHHHHH !

-NOM DE DIEU BELLA ! hurla Rosalie. ETEINS-LE ! ETEINS-LE !

-ROSE J'ARRIVE PAS !

Rosalie saisit le chalumeau et le jeta dans l'évier.

-Oh bon sang Rose, que fait-on !

Les filles poussaient des hurlements démentiels, s'agitant alors que du feu s'élevait de l'évier.

-OH BORDEL ! hurla Emmett qui venait d'arriver en courant.

Il se précipita vers l'évier, ouvrit le robinet et profita de la puissante arrivée d'eau sur le chalumeau pour le saisir et l'éteindre. Il ferma ensuite le robinet et posa bruyamment le chalumeau sur le plan de travail en soufflant.

Rosalie éclata de rire et Bella ne tarda pas à la rejoindre. Emmett leur lança un regard noir.

-Désolée...c'est nerveux...expliqua difficilement Rosalie.

-Vous avez failli nous faire cramer la baraque ! hurla Emmett.

-Quand je vous disais que ça sentait le roussi, se défendit Jasper.

-Tu as un sacré nez, mon chéri, déclara Alice pour détendre l'atmosphère.

Bella prit le chalumeau à nouveau et se dirigea vers la plaque de cuisson.

-Tu...tu comptes faire quoi, là ? demanda son frère. Tu veux vraiment nous faire griller comme des cochons !

-Mais ! Mes crèmes ! Ils faut les brûler !

Emmett lui prit le chalumeau des mains et l'alluma lui-même, réglant l'intensité de la flamme. Il alla ensuite brûler les six crèmes et éteignit le chalumeau, grimpa sur une chaise et se mit sur la pointe des pieds pour placer le dangereux objet au dessus du plus haut buffet.

-Tu ne l'utiliseras plus toi-même, expliqua-t-il. Je ne veux pas me retrouver à la rue sans même un slip.

Jasper et Edward éclatèrent de rire et Bella leur lança un regard mi-amusé mi-agacé. Elle plaça ensuite les ramequins sur le plateau et se dirigea vers l'extérieur, suivie des autres.

-Je n'arrive pas à l'apprécier pleinement, mais elle est bonne, commenta Emmett, encore pâle.

"Il a vraiment eu la trouille pour ses slips" se dit Bella.

Les autres sourirent à sa remarque et continuèrent leur conversation.

-On nous entendait beaucoup ? demanda-t-elle à Edward.

Celui-ci s'étrangla avec sa cuillère de crème, et lui offrit un sourire en coin.

-A vrai dire, je ne sais pas si Emmett a eu le plus peur quand il a vu le feu ou quand il vous a entendu hurler. Ses cheveux étaient presque droits sur sa tête et il est devenu tout blanc. En fait, ça m'a fait froid dans le dos aussi.

Bella éclata de rire, et les autres lui jetèrent un regard surpris. Edward sourit et se retourna vers sa crème.

-Cela vous dit de faire un petit tour dans le parc ? proposa Rosalie.

-Oui tiens, accepta Jasper.

Alice, Emmett et Edward hochèrent la tête. Bella débarrassa donc avec l'aide d'Alice et alla chercher un petite veste. Elle rejoignit les autres dans l'entrée et sortit avec Rosalie et Alice. Emmett ferma derrière elle et Rosalie laissa Bella pour aller avec lui et Jasper. Alice les rejoignit, et Bella resta un peu un retrait avec Edward.

-Chouette soirée, dit-il.

-C'est vrai ?

-Oui, j'ai bien aimé.

-Je suis contente alors.

-Et, j'ai déjà eu l'occasion de le savoir, mais j'aime beaucoup ta société.

-Edward, justement. Je ne sais pas trop comment me comporter avec toi...

-Bella...

-Non laisse-moi finir. Je veux dire, avec ce qu'il s'est passé, je ne sais pas si je peux me permettre de réapprendre à te connaître tout de suite, ou si je suis sensée attendre plusieurs mois. J'ai vraiment beaucoup aimé les moments que nous avons passé, mais néanmoins je n'arrive pas à faire l'impasse sur cette journée au parc aquatique. A la fois fantastique et monstrueuse. J'espère que tu comprends, je...

-Bella écoute-moi. Tu n'as pas besoin de savoir quand tu es "sensée" me parler. Il n'y a pas de date charnière. Cela viendra tout seul, avec le temps. Quand tu réapprendras à me faire confiance -ce qui j'espère arrivera un jour- et quand tu seras prête. Il n'y pas un jour spécifique où tu te dis "de toute façon ce jour-là, c'est obligé que je parle à Edward". Surtout si tu n'es pas prête. J'attendrai ce moment avec impatience, même s'il doit arriver dans plus d'un an. Je me suis comporté avec couardise et lâcheté. J'ai vraiment été un sombre crétin, et j'ai choisi la solution de facilité. Je le regrette mais j'accepte ce qu'il m'arrive, je le mérite. Je trouve déjà fabuleux que Alice m'ait pardonné, je ne pensais pas que cela puisse arriver. J'ai vraiment beaucoup de chance mais je ne peux pas espérer plus que ce que j'ai déjà.

-La solution de facilité ? demanda Bella.

Edward rougit violemment ce qui intrigua Bella. Il s'agita, gêné.

-Bella, regarde ça ! s'écria Emmett, plus loin devant.

Edward parut soulagé de cette interruption.

-Bella ! Vite ! Aïe Rose ! Pourquoi tu me fais mal ?

Bella sourit en voyant le regard noir que Rosalie lançait à son petit-ami.

-Tu viens Bella ? demanda Edward.

-Attends Emmett j'arrive ! Deux minutes.

-Non, bah c'est trop tard.

-Edward, pourquoi la solution de facilité ?

Le groupe se dirigeait à nouveau vers la maison des Swan et Bella se rendit compte que le temps était passé très vite.

-Je...j'aime beaucoup être avec toi. Et j'étais un peu perdu avec Jessica et je me sentais mal parce que je restais avec toi. Et dans son changement, j'ai vu là un signe comme quoi il fallait que je reste avec elle. Mais en fait, ce n'était qu'un coup monté...Qu'est-ce-que je me sens stupide ! Je me demande ce qui a pu déclencher en elle une telle envie de vengeance.

Bella baissa la tête, mal à l'aise.

-Elle a peut-être entendu quelque chose qu'elle a mal interprété, continua-t-il.

-Ou qu'elle a bien interprété, corrigea Bella en murmurant.

-Pardon ? demanda Edward qui n'avait pas compris.

-Rien, rien. Bon nous y sommes, déclara Bella, une fois devant la maison.

Ils entrèrent sans un mot et retrouvèrent les autres dans le salon.

-Bon, nous y allons, déclara Jasper. Merci beaucoup !

Après avoir salué tout le monde, le petit groupe partit et Bella alla nettoyer la table dehors.

-Alors ? demanda Rosalie.

-Rien de plus que je ne sais déjà. Il s'en veut terriblement je crois. Et, il m'a dit qu'il aimait être avec moi. Et voilà. Bonne nuit Rose.

Bella se dirigea vers la maison pour aller se coucher et eut un petit sourire lorsque elle entendit Rosalie se faire une remarque à elle-même.

-Ca prend forme, ça prend forme.