Chapitre 9
BONSOIR ! ENCORE UNE FOIS, MERCI A TOUS CEUX QUI ONT POSTES DES COMMENTAIRES SUR LE DERNIER CHAPITRE ! =) J'ESPERE QUE CE CHAPITRE VOUS PLAIRA TOUT AUTANT:) JE VOUS PREVIENS, C'EST UN CHAPITRE PLUS CALME MAIS COMME ON DIT C'EST LE CALME AVANT LA TEMPETE X) AUTRE INFO, J'UTILISERAIS LE POINT DE VUE DE FELICITY ET DE DIGGLE CETTE FOIS:) FAITES_MOI SAVOIR CE QUE VOUS PENSEZ DE CE CHAPITRE:) LAURA.
Point de vue de Felicity :
_ Est-ce que tu es en train de … de me virer ?
Je le vis soupirer avant qu'il ne commence à se lever du bureau pour se diriger vers la porte, en m'évitant soigneusement.
_ Ne rends pas les choses plus compliquées qu'elles ne le sont déjà...S'il te plait.
« Ne rends pas les choses plus compliquées qu'elles ne le sont déjà ». Ses paroles résonnaient dans ma tête encore et encore tandis qu'Oliver tenait la porte de son bureau ouverte, invitation silencieuse pour que je sorte. Une fois la surprise passée, tandis que j'obligeais mon esprit à comprendre ce qui était en train de se passer, je ne savais pas comment je devais réagir exactement. Et plus précisément, je ne savais pas si je devais rire ou pleurer face à la situation. Si je voulais tenter vainement de comprendre, je devais répondre quelque chose et tout de suite. De préférence avant de me faire jeter littéralement dehors. Après cela, il serait trop tard pour essayer de dire quoi que ce il y a une seule chose dont j'étais sûre à 99,99% : mes paroles ne changeraient rien à sa décision.
Son regard seul suffisait à me le faire comprendre. Ce genre de typique de regard qu'il avait et qui disait « quoi que tu dises, ma décision est prise et je n'ai pas la moindre petite intention de revenir dessus ». Ce genre de regard là. J'allais répliquer un simple « pourquoi ? » mais il ne m'en laissa pas le temps.
- Prends ta journée Felicity.
Je ne pus empêcher un rire nerveux de s'échapper de ma gorge.
- Non, Oliver. Pas de « prends ta journée Felicity » qui tienne. Je veux savoir ce qui se passe. Que tu tiennes à ne plus me voir est une chose mais comprendre pour quelle raison en est une autre. Si tu...Si tu as quelque chose à dire alors dis-le.
L'espace d'une seconde, j'ai sincèrement pensé qu'il allait répondre quelque chose. Et je me fichais que ce quelque chose me plaise ou non. Ca aurait toujours mieux que ça. Parce qu'il finit par ne rien répondre du tout, en évitant consciencieusement mon regard. Même le voir cligner des yeux m'aurait donner un peu...d'espoir j'imagine. Parce que ça aurait signifié quelque chose. Ca aurait signifié qu'il avait peut-être, quoi, des regrets ? Ou peut-être que ça aurait appuyé la théorie que j'avais déjà en tête : que tout n'était qu'un malentendu et que la vrai raison était ailleurs. Mais non. Il ne laissa rien transparaitre du tout. Il avait juste ce regard froid sur le visage. Et rien d'autre.
- Fais la sortir, Diggle.
Recevoir l'un de ses flèches dans le cœur m'aurait sans aucuns de doute fait moins de mal que ça. Que la manière dont il avait eu de prononcer cette seule phrase. Je sentais déjà Diggle avancer vers moi et je ne tarda pas à sentir sa main s'enrouler autour de mon bras et me pousser gentiment vers la porte. Je me demandais s'il avait été au courant de tout cela avant moi. Peut-être que oui. Sinon pourquoi ne pas chercher à m'épauler au lieu d'exécuter les ordres d'Oliver sans rechigner ? Je le compris que lorsque je détacha mon regard de celui d'Oliver pour me rendre compte que les quelques employés qui trainaient dans les couloirs nous regardaient déjà. Je tentais vainement de me dégager de l'emprise de Diggle mais ses doigts se raffermirent autour de mon bras tandis qu'il m'entrainait vers l'ascenseur. Je gardais le silence jusqu'à ce que les porte se refermèrent derrière nous.
- Digg, il faut que je retourne là-haut. Juste...pour comprendre.
- Tu n'arrivera à rien aujourd'hui.
Il avait raison et je le savais. Retourner voir Oliver maintenant serait une erreur. Pour pleins de raisons. Et la première d'entres elles était que je ne savais pas comment je pourrais réagir. Je ne ferais probablement qu'empirer la situation en débitant des longues phrases dénuées de sens.
- Je lui parlerai, c'est promis me dit Diggle en même temps que nous quittions l'ascenseur pour entrer dans le parking souterrain. Je lui rendis un maigre sourire et acquiesçai. « En attendant, rentre chez toi, je t'appellerais ».
Je le remerciais d'un signe de tête et entrais dans ma voiture avant de quitter le parking. Je ne sais pas si je suis la seule personne à vivre ça mais quand une journée commence mal, il y a absolument aucunes chances pour qu'elle se finisse bien. Non, au contraire. Elle ne fait qu'empirer. C'est ce qui se passa ce jour là. Pour résumer, je m'étais levé en retard, je n'étais même pas tout à fait réveillée quand j'avais commencé à conduire pour me rendre à mon travail et avait découvert moins d'une heure après qu'en l'occurence, je n'avais plus ce travail. En quittant le parking sous l'oeil de Diggle, je m'étais dit que la journée ne pouvait pas s'empirer parce que le pire venait d'arriver mais non. Sur la route qui me conduisait à mon appartement, je m'étais retrouvé coincée dans les embouteillages, le clignotant de l'essence me menacait et pendant l'espace d'une seconde, j'étais pratiquement persuadée que j'allais me retrouvé au bord de la route avec une voiture en panne. Dieu merci, ce n'est pas arrivé. Et maintenant hein ? Maintenant, après avoir passé le triple du temps que j'aurais du mettre pour rentrer chez moi, j'avais découvert que mon appartement n'avait plus d'électricité. Banal, oui, peut-être. En temps normal, j'aurais sans doute passer des tas de coups de téléphone pour faire en sorte que l'électricité revienne parce que sans ça, non, je ne pouvais pas utiliser d'ordinateur. Mais aujourd'hui, je me contenta simplement d'attendre que tout rentre dans l'ordre. J'étais beaucoup trop épuisée pour devoir faire face à une autre chose dans la journée.
Pour être honnête, je n'attendais qu'une seule chose. Que Diggle m'appelle. Qu'il me dise qu'il avait parlé à Oliver et qu'à défaut d'avoir arrangé la situation, il avait pu avoir quelques explications. Mais ça n'arriva pas et je m'étais convaincue que ça n'arriverait pas ce soir quand j'entendis quelqu'un toquer à la porte. Dire que je n'étais pas réellement en tenue pour recevoir qui que ce soit serait un euphémisme. J'avais décidé de troquer l'une des robes que je portais pour me rendre à Queen Consolidated contre un vieux t-shirt et une paire de jogging qui commençait sérieusement à montrer quelques signes de fatigue si vous voulez mon avis.
Diggle avait esquissé un petit sourire lorsqu'avais ouvert la porte en voyant ma tenue mais s'était abstint de faire un commentaire. Je vis Diggle observer mon appartement plongé dans le noir total ou presque.
- Je n'ai plus d'électricité lui expliquais-je tandis qu'il faisait déjà quelques pas à l'intérieur du salon.
- Où est ton disjoncteur ?
- Dans la salle de bain...Pourquoi ?
Sans répondre Diggle rejoint la salle de bain en prenant soin de prendre l'une des bougies placées sur la table basse. Il ne suffit que d'un « clic » pour que l'électricité revienne. Diggle réapparut, un sourire au coin des lèvres.
- Capable de pirater n'importe quel système informatique mais incapable de remettre l'électricité en place ! Ce n'est pas une coupure de courant, ça a juste disjoncté.
Oui. « Disjoncter » était le verbe qui convenait parfaitement à cette journée.
- J'ai fais des études d'informatique, John, pas des études pour devenir électricienne !
Je n'eus pas le temps de lui demander s'il avait pu parler à Oliver. Ou plus exactement, je n'eus pas besoin de le faire. Parce que le regard que je lui adressa du sans doute être suffisant pour qu'il comprenne ce que j'avais en tête exactement.
- Je ne lui ai pas encore parlé, Felicity. Je passais juste...voir comment tu allais.
- Comment crois-tu que j'aille ? Lui répondis-je plus froidement que je ne le voulais au départ. « Il se passe quelque chose, Digg. Je ne peux pas croire... Je ne peux pas croire qu'il ait décidé de...m'écarter sans raison. Tu dois savoir ce qui se passe ».
Digg me saisit les épaules et me força à lui faire face avant de m'adresser un sourire.
- Je le ferais. Je t'ai promis que j'allais le faire.
Je lui rendis son sourire avant de me détacher de son étreinte.
- Je sais. Mais au cas où tu n'y arriverais pas...;commençais-je en même temps que je faisais quelques pas dans le salon jusqu'à ce que j'atteigne mon bureau, duquel j'en sortais un petit carton que je ne tardais pas à présenter à Digg.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Un plan C, dis-je en sortant un objet du carton.
Diggle suivit mon geste du regard et ses yeux s'arrêtèrent sur l'objet avant qu'il ne relève la tête vers moi.
- Felicity, si c'est ce que je pense que c'est, c'est une mauvaise …
- Une mauvaise idée, je sais. Mais il se passe quelque chose, quelque chose qu'Oliver ne nous dit pas. Et je dois savoir ce que c'est, alors...En partant dans l'hypothèse, qu'éventuellement et probablement, Oliver ne te dira rien...
- Tu sais ce qui se passera s'il le découvre ?
- Il va t'en vouloir, m'en vouloir au moins, ça lui donnera une bonne raison de m'adresser la parole réellement, hmm ?
Diggle laissa échapper un soupir mais pas une seconde je ne doutais du fait qu'il accepterait de faire ce que je lui demandais. L'attitude d'Oliver de ce matin l'avait surpris autant que moi et il était plus expérimenté que moi pour savoir que quelque chose n'allait pas quand c'était le cas.
- Tu auras juste à le placer à proximité des ordinateurs. Ca enregistrera tout. Toutes les recherches qu'il aura effectué, toutes les données et je pourrais...
- Tu pourra savoir ce que sera sa prochaine mission et avec un peu de chance, tu pourra comprendre ce qui se passe.
J'acquiesçais en silence. Croyez-moi quand je vous dis que je voulais pas impliquer Diggle dans tout cela. Je ne voulais pas le placer entre Oliver et moi et encore moins l'obliger à agir derrière son dos. Mais je n'avais que cette solution. Je n'avais pas eu besoin de me rendre au Verdant pour savoir qu'Oliver avait déjà changé les codes d'accès et je ne pouvais rien faire seule.
- Je sais que ça ne te plait pas et je sais qu'Oliver nous en voudra à tous les deux s'il comprend quoi que ce soit mais il n'y a pas d'autre options John. S'il te plait.
- D'accord, finit-il par dire en soupirant une nouvelle fois. Mais je lui parlerai avant.
J'avais accepté le compromis sans rechigner. J'espérais encore qu'Oliver puisse être capable de donner une explication à Diggle. Je me fichais qu'elle soit personnelle ou non pour être honnête et je me fichais que Diggle soit au courant ou non. Après le départ de John, j'avais passé la moitié de la nuit à réfléchir. A réfléchir aux options que nous avions. Et il y en avait que trois : Le premier consistait à croire en la façon dont Diggle pourrait pousser Oliver à se confier. Le deuxième consistait à plus ou moins, d'accord plutôt plus, traquer les moindres faits et gestes d'Oliver. Quant à la troisième...disons juste qu'elle complèterait l'option 1 et j'allais devoir mettre en place cette option 3 dans quelques heures seulement.
C'est exactement pour cette raison que je retrouvais dans l'ascenseur de Queen Consolidated à 9h précis du matin pour me diriger dans le bureau d'Oliver. A peine arrivée, je constatais la présence d'un homme qui m'était inconnu dans son bureau, sans doute pour un énième meeting et celle de Diggle au coin de la porte, en retrait. Je toquais légèrement à la porte vitré, suffisamment pour attirer l'attention d'Oliver et entra dans la pièce sans prendre le temps d'attendre son autorisation.
- Mr Queen, je suis sincèrement désolée de vous déranger mais je voulais juste vous communiquer une information, dis-je en m'approchant de son bureau en prenant soin d'adresser un sourire à l'homme présent et d'éviter le regard de Diggle.
La seule chose que je puisse dire en ce moment est qu'Oliver ne s'attendait probablement pas à me voir entrer dans son bureau aujourd'hui et encore moins lorsqu'il était en plein meeting. Il se redressa sur sa chaise avant de croiser mon regard pour la première fois depuis que j'étais entrée.
- Excusez-moi dit-il à l'homme avant de reporter son attention sur moi. De quoi s'agit-il ? Me demanda-t-il en se raclant la gorge.
J'avançais jusqu'à son bureau, fouilla dans mon sac à main quelques secondes avant d'en sortir un papier que je pris soin de déposer devant lui.
- Je démissionne; déclarais-je simplement.
Prononcer ces mots fut plus difficile que je ne l'avais prévu parce que je ne voulais pas les dire et que je n'avais jamais imaginer dire ça un jour. Pas à Oliver Queen. Je ne voulais pas faire ça, pas faire comme si ce travail ne m'intéressait plus, je ne voulais pas faire comme si Oliver n'avait plus d'importance pour moi et je ne voulais pas faire comme si je n'en avais rien à faire. Mais si ces mots pouvaient pousser Oliver à avoir une quelconque réaction alors je devais le faire. Peu importe ce que je ressentais.
Oliver me fixa quelques secondes et je serais incapable de vous dire combien de secondes passèrent avant qu'il ne brise le contact.
- Mr Diggle, pourriez-vous raccompagnez Melle Smoak jusqu'à la sortie ?
Diggle s'avançait déjà vers moi mais je croisa le regard d'Oliver une dernière fois avant de trouver assez de force pour répliquer encore quelques mots.
- Ca ne sera pas utile, Mr Queen. Je connais le chemin.
…...
Point de vue de Diggle :
J'observais Oliver s'entrainer depuis pratiquement trente minutes maintenant et il n'avait toujours pas dit un seul mot. Ni sur ce qui l'avait poussé à écarter Felicity de tout ce qui se rapprochait de près ou de loin des missions ni sur l'apparition de Felicity dans son bureau ce matin. Les bras croisés sur ma poitrine, je le regardais donner des coups sur le punching ball au-dessus des matelas. Il évitait de croiser mon regard et en fait, il ignorait totalement ma présence. Je n'aimais pas devoir briser le silence mais je finis par le faire.
- Est-ce que tu vas finir par me dire ce que ça se passe ? Ou tu vas seulement continuer de prétendre que je ne suis pas dans la même pièce que toi ?
Il donna un dernier coup avant de se tourner vers moi. Je lui lança une bouteille d'eau, il l'attrapa et prit quelques gorgées avant de me répondre.
- Il n'y a rien à expliquer Digg.
- Rien à expliquer ? Hmmm. Tu dois avoir raison. Tu vire Felicity, tu ne prends même pas de ses nouvelles et quand elle vient te dire qu'elle démissionne, tu ne fais rien. Pas un seul petit geste. Mais c'est vrai, il n'y sans doute rien à expliquer.
En guise de réponse, il m'adressa un regard agacé. La conversation commençait mal.
- Je n'ai rien fait parce que c'est mieux comme ça finit-il par dire.
- Pourquoi tu ne me dis pas ce qui se passe réellement, hmm ?
- Il ne se passe rien ! Il se passe que je peux pas continuer de la mettre en danger. Est-ce que tu mesure dans l'état où elle se trouvait la dernière fois, dans l'état où elle se trouve encore ?
- C'était sa décision, pas la tienne Oliver. Elle savait dans quoi elle s'engageait quand elle a décidé de rejoindre l'équipe et elle l'a fait pour toi. Pour t'aider.
- Et c'est la seule façon que j'ai de l'aider en retour !
Oliver me contourna pour prendre une serviette. Il mentait et Felicity avait raison. Encore une fois. Alors qu'Oliver se dirigeait déjà vers la salle de bain, je l'arrêtais d'une seule question, ma dernière carte.
- Si tu voulais l'aider, si tu voulais la...protéger en la mettant en dehors de ta vie, pourquoi est-ce que l'as embrassé ?
Je vis les poings d'Oliver se serrer et l'espace d'un moment je pensa que l'un de ses poings s'écraseraient sur moi. Mais il ne le fit pas.
Si mes décisions ne te conviennent pas, la porte est ouverte pour toi aussi.
Ce fut la dernière chose qu'il me répondit avant de se diriger vers la salle de bain et il referma la porte derrière lui. La discussion était close. J'attendis quelques secondes et finit par entendre l'eau couler. Je sortais le petit objet donné par Felicity de ma poche et l'observais quelques secondes. Je détestais être dans cette position. La loyauté, l'honnêteté et la confiance avait toujours été trois choses que j'avais respecté et que j'attendais qu'on respecte en retour. Pourtant je m'apprêtais à trahir au moins l'une de ses trois valeurs. En jetant un regard vers la salle de bain, je me dirigeais vers les ordinateurs et plaçais le traqueur, en suivant à la lettre les instructions données par Felicity.
