Chapitre 8 : Harry Potter contre Lord Voldemort : acte I.

- Harry, réveille-toi Harry ! Murmura une voix agitée. Le dénommé Harry s'agitait dans son lit sans sembler pouvoir s'arrêter. Il transpirait, et surtout, sa cicatrice brillait d'un rouge anormal sur son front.

- Harry, dit d'une voix plus forte Draco. N'y tenant plus, il secoua son ami pour le sortir de son sommeil agité. Harry se réveilla alors en sursaut. Il tremblait de partout et ses yeux ne cessaient de faire le tour de la chambre avec fébrilité, comme s'il cherchait quelque chose sans pouvoir le trouver.

- Harry est-ce que ça va ? demanda un Draco inquiet. Harry entendit son ami et posa ses yeux sur lui. Au bout d'une dizaine de secondes qui parurent une éternité pour Draco, Harry eut l'air de comprendre la question qui lui avait été posé et daigna y répondre.

- Voldemort, il va aller chercher la pierre ce soir, murmura-t-il. Puis, se ressaisissant, il sortit de son lit et entreprit de se rhabiller. A côté de lui, Blaise remua sur son lit mais ne se réveilla pas.

- Attends qu'est ce que tu fais ? Chuchota Draco, pour ne pas réveiller leurs condisciples.

- A ton avis, répliqua Harry avec agacement. Je vais l'en empêcher ! Tu crois que je vais rester dans mon lit à essayer de me rendormir alors que Voldemort essaie de revenir à la vie ! Sur ces derniers mots il mit ses chaussures et se dirigea vers la porte.

- Attends ! dit Draco qui s'était relevé. Son visage était soudain devenu très résolu et ses yeux s'étaient emplis de détermination. Alors qu'Harry lui faisait face, il ajouta.

- Je viens avec toi.

Harry et Draco étaient emmitouflés sous la cape d'invisibilité des Potter, et pour la première fois depuis son duel manqué avec son frère, Harry se réjouit d'avoir pu mettre la main sur la fameuse cape qu'il n'avait jamais pu essayer, même quand il était petit, son père l'en avait toujours empêché. Contrairement à Ryan. Harry se demanda quelle serait la tête de son père si celui-ci découvrait qui avait hérité de la cape.

Les deux Serpentards se dirigeaient vers la tour de Serdaigle. Harry avait en effet décrété qu'il n'irait pas à l'aventure sans ses deux meilleurs amis, et Draco n'avait aucunement cherché à le contrarier. Après tout, ils allaient avoir besoin de toute l'aide possible.

Sur le chemin, Harry avait entrepris d'expliquer à son ami de quoi il en retournait. Il lui expliqua ce qu'était la pierre philosophale et le fait qu'elle était gardée notamment par un chien à trois têtes dénommé Touffu (Draco avait d'ailleurs fait une drôle de tête en apprenant ce détail mais n'avait fait aucun commentaire). Mais, ajouta Harry, la pierre est gardée par de puissants enchantements mis en place par les professeurs. Harry lui expliqua enfin que Voldemort possédait un homme qui pour l'aider à survivre s'abreuvait de sang de licorne.

Les deux garçons arrivèrent devant la tour Serdaigle, et après avoir donné le mot de passe, rentrèrent à l'intérieur. Ils avaient de la chance, Elisabeth ne dormait pas encore mais se trouvait dans un fauteuil, en train de lire. Elle était la dernière présente dans la salle commune, mais cela n'étonnait pas Harry, qui savait que la jeune Black souffrait d'insomnies et lisait souvent la nuit.

Ils la mirent rapidement au courant et en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Chocogrenouilles, elle s'était levée de son fauteuil et les suivait à l'aventure.

Tous les trois se retrouvèrent très rapidement devant la tour Gryffondor, et après un rapide conciliabule, Elisabeth partit seule chercher Neville. Il ne fallait pas risquer que deux Serpentards ne soient remarqués chez les lions.

Au bout de dix minutes la Serdaigle sortit de la tour en compagnie d'un Neville qui avait l'air encore un peu endormi.

- Qu'est ce qui se passe Harry ? demanda le Gryffondor d'une voix endormie. Eli dit qu'on doit aller sauver la pierre philosophale, c'est quoi cette histoire ? ajouta-t-il entre deux bâillements.

- Viens, on va t'expliquer sur le chemin, dit Harry d'une voix pressée. Neville vint rejoindre les trois adolescents sous la cape d'invisibilité, et tous étaient légèrement à l'étroit.

- J'ai eu une vision cette nuit, commença-t-il à raconter, j'ai vu Voldemort, ou du moins ce qui reste de lui, chercher à s'emparer de la pierre philosophale.

Harry se trouvait dans le couloir qui menait au troisième étage. Il suivait un homme, un homme qui portait un turban, et que Harry reconnut comme étant le p-pr-professeur Quirrel. Que faisait-il dans ce couloir à une telle heure de la nuit ? se demanda Harry. Le professeur avançait à grands pas, et très vite il se retrouva devant Touffu, qui s'endormit quand le professeur eut conjuré une harpe. Puis tout devint noir, Harry se sentit comme happé, comme lorsqu'il prenait un portoloin. Il se vit dans une immense pièce où régnait un jeu d'échecs grandeur nature, Quirrel qui murmurait, probablement un enchantement de la vieille McGo, puis une pièce sombre et étroite, avec une table sur laquelle se trouvaient des fioles. Tout se déroulait très vite, Harry avait à peine le temps de se poser que les images et sensations défilaient.

Puis, tout d'un coup, il se retrouva dans la pièce qu'il avait déjà vue en rêve à plusieurs reprises. La pièce où se trouvait le mystérieux miroir. Quirrel enleva alors le turban, et Harry hurla en voyant la tête de Voldemort comme encastré dans le crâne du professeur de défenses contre les forces du mal. Tout ce qu'il entendit avec de se réveiller fut un sifflement perçant 'il me faut la pierre philosophale Potter, vient la chercher'.

Harry avait alors été réveillé par Draco, et sans même prendre le temps d'y réfléchir, il avait décidé d'aller sauver la pierre philosophale. Il ne pouvait décemment prévenir personne de toute façon, qui croirait le frère jaloux et frustré du garçon-qui-avait-survécu ?

- Alors Voldemort est à l'intérieur de Quirrel ? demanda Neville avec incrédulité alors qu'ils arrivaient à proximité du troisième étage. Mais c'est dégoûtant, dit-il en frissonnant.

Harry ne répondit rien, sa mâchoire se serra et son visage prit un air déterminé en pensant à la tâche qui les attendait. Il se rendait compte qu'il pouvait mourir ce soir. Après tout, on parlait de Voldemort, du plus grand sorcier de tout les temps qui apparemment était assez puissant pour défier la mort, ce qui était pour le moins terrifiant. Mais Harry n'avait pas peur. Il était résolu, déterminé. Il n'était peut-être pas le garçon-qui-avait-survécu, mais il savait qu'il devait le faire. Il ne pouvait pas rester tranquille dans sa petite vie alors que Voldemort pouvait revenir au pouvoir et que personne ne faisait rien pour l'en empêcher.

Il y a des choses qui vaillent la peine qu'on se batte pour, même si cela inclut de sacrifier quelque chose, songea-t-il.

Elisabeth Black n'avait pas peur. Absolument pas. Quand son meilleur ami et son cousin étaient venu la chercher pour qu'ils aillent sauver une pierre qui permettait de devenir immortel des mains d'un sorcier démoniaque, le premier sentiment qui l'avait alors traversé n'avait pas été la peur, ce qui aurait été naturel, pour une sorcière d'à peine douze ans, mais une fière détermination, à l'instar de son meilleur ami.

Elisabeth Black n'était peut-être qu'un bébé quand la guerre contre Voldemort avait pris fin, mais elle savait. Elle savait que des centaines de personnes étaient mortes, des familles déchirés, dont celle de sa mère, qui était la dernière descendante de la grande famille Partison, la grand-mère de Neville tuée par les Lestrange peu après la chute de Voldemort à coup de Crucio, la famille de Ted Tonks également tué parce qu'ils étaient des moldus et que leur fils était un sang-de-bourbe qui avait osé épouser une Black et la liste continuait indéfiniment. Elle savait que Voldemort au pouvoir signifiait danger pour les nés-de-moldus, les sang-mêlés et les traîtres à leurs sangs dont elle faisait indubitablement partie. Aussi, quand Harry lui avait dit qu'il allait l'en empêcher, bien sur qu'elle l'avait suivi aussitôt. De toute façon, elle aurait suivi Harry n'importe où.

Si il y avait bien une personne qui était capable d'empêcher Voldemort de s'emparer de la pierre philosophale, dans l'esprit d'Elisabeth cela ne pouvait être que son meilleur ami. Elle savait qu'il était puissant, elle l'avait observé toute cette année s'entraîner, et elle savait, tout simplement que son Harry valait bien plus que ce que les gens ne pensaient, valait bien plus que son bon à rien de frère. C'était évident, il suffisait de le connaître pour savoir qu'il était très puissant, c'était comme si cela irradiait de lui, il suffisait de voir en cours avec quelle facilité déconcertante il réussissait tout du premier coup, avec quelle facilité il pouvait apprendre et maîtriser de nouveaux sorts. Elisabeth se demandait quelque fois si ce n'était pas ce talent inné chez Harry qui rebutait Ryan et le rendait aussi mauvais envers son frère aîné, car peut-être qu'inconsciemment, il se sentait menacé par son frère.

Elisabeth jeta un coup d'œil à son meilleur ami, et ce qu'elle vit la rassura. Il était déterminé, il n'avait pas peur, où si c'était le cas, il le cachait très bien, mieux que Draco et Neville à côté. Neville tremblait légèrement et Draco essayait de cacher sa peur sous un air bravache qui ne lui réussissait qu'à moitié. Mais en voyant Harry, les craintes d'Elisabeth disparurent aussitôt. Non, rien ne pouvait lui arriver tant qu'Harry était là.

- On y est, dit Harry d'une voix ferme alors que les trois enfants étaient arrivés devant la porte derrière laquelle se trouvait Touffu.

- Attends deux minutes Potter, interrompit alors Draco en voyant Harry s'apprêtant à ouvrir la porte. Comment on fait pour maîtriser la bête à trois têtes ?

- Quirrel l'a endormi avec une harpe, expliqua celui-ci. Se retournant vers ses amis, il leur demanda.

- Vous êtes prêts ? Tous les trois hochèrent la tête, et sans en demander plus, Harry ouvrit la porte qui menait au couloir interdit du troisième étage.

Harry avait eu raison, Fluffy était déjà endormi, tout prés de la harpe. Les quatre jeunes sorciers se dépêchèrent de se rendre vers la trappe.

- Je vais descendre en premier, annonça alors Harry. Il leva la main pour couper court aux protestations d'Elisabeth et de Neville. Si jamais quelque chose arrive, ne faîte pas quelque chose d'idiot et allez chercher le professeur McGonagall ou Dumbledore. Ses amis acquiescèrent de la tête, et Harry, après avoir pris une profonde inspiration, souleva la trappe et après un rapide coup d'œil à l'intérieur, sauta.

- Harry, tout va bien ? demanda Elisabeth.

- Affirmatif, répondit ce dernier. Vous pouvez venir c'est bon, il y a quelque chose pour amortir la chute !

- En entendant cela, Elisabeth poussa un petit soupir de soulagement, puis s'empressa d'aller rejoindre son ami, suivie par les deux garçons.

Ils sautèrent à l'intérieur et atterrirent sur quelque chose de mou qui avait amorti leurs chutes.

- Encore heureux qu'il y avait ces plantes, commenta Draco avec nonchalance, tentant ainsi de masquer la peur qui montait en lui.

- Restez tous immobile, ordonna alors Neville d'une voix ferme. Tous les trois se retournèrent vers lui et constatèrent avec surprise qu'il ne se trouvait plus sur les plantes mais s'était relevé et éloigné. Son visage était concentré et il avait sorti sa baguette.

- Qu'est ce qui se passe ? demanda Harry. Mais avant qu'il n'ait pu rajouter autre chose, il sentit quelque chose saisir sa jambe.

- C'est un filet du diable, expliqua alors Neville aux trois sorciers qui tentaient de se débattre pour échapper à l'emprise de la plante. Arrêtez de vous débattre, il faut vous détendre sinon il vous tuera très vite! dit-il d'une voix plus forte.

- Très rassurant Londubat, et maintenant qu'est ce qu'on fait ? demanda Draco d'un ton narquois. Rester immobile alors que des tentacules tentaient de vous étouffer était plus facile à dire qu'à faire.

- Si je me souviens bien, un filet du diable aime l'obscurité et l'humidité, donc je dois allumer un feu, marmonnait Neville dans sa barbe.

- Alors vas-y ! cria Elisabeth qui s'enfonçait de plus en plus dans la plante.

Neville leva sa baguette et marmonna quelque chose d'indistinct pour les trois autres. Un jet de flammes bleus sorti de sa baguette et jaillit en direction de la plante. En quelques instants Harry, Elisabeth et Draco sentirent la plante desserrer son étreinte et ils retrouvèrent leurs libertés. Se relevant en vitesse, ils rejoignirent Neville prés du mur, leurs visages ruisselants de sueur.

- C'était pas mal, pour une première épreuve, tenta de plaisanter Neville, mais les trois regards noirs qu'il reçut le dissuadèrent de continuer sur cette voie.

- Aller, on y va, ordonna Harry en lissant sa robe de sorcier. Les trois autres jeunes sorciers le suivirent sans dire mot. Ils s'engagèrent dans un long couloir sombre et humide. Harry sentit Elisabeth frissonner à côté de lui, il ne savait pas si c'était la peur ou le froid. Ce couloir semblait durer une éternité. Une chose était sûre, il devait se trouver des kilomètres sous le château.

Bientôt ils arrivèrent devant une massive porte en bois, qu'Harry réussit à ouvrir d'un simple alohomora. A l'intérieur, se trouvait un haut plafond en forme d'arche, la pièce était emplie de petites clés étincelantes qui voletaient un peu partout. Sur le mur de gauche étaient déposés des balais, il y en avait exactement trois.

- Qu'est ce que c'est que ce bordel ? murmura Draco.

Elisabeth s'approcha prés de la porte de sortie et l'examina avec attention. Elle essaya silencieusement plusieurs sorts, puis, au bout de cinq minutes, se retourna vers les trois garçons.

- Il faut attraper une des clés pour pouvoir ouvrir la porte, rien d'autre ne marche, déclara-t-elle. Harry, ajouta-t-elle, je crois qu'il est temps de mettre à profit tes talents d'attrapeur.

- Tes talents d'attrapeur, murmura Draco, se retournant vers Harry, mais celui-ci lui coupa la parole.

- Draco, Neville, prenez un balai et suivez-moi, ordonna-t-il d'un ton ferme. Eli ne le prends pas mal mais tes talents au Quidditch laisse à désirer.

La jeune fille laissa échapper un petit soupir nonchalant mais ne répondit rien. D'un mouvement commun, les trois garçons se dirigèrent vers les balais et en saisirent chacun un.

Harry n'avait peut-être pas eu beaucoup l'occasion de jouer au Quidditch, mais il était évident qu'il avait ça dans le sang, et qu'il était incroyablement doué, comme avaient pu le constater ces deux meilleurs amis. Observant son condisciple sur un balai, Draco fit la remarque suivante.

- Je te préviens Potter, l'année prochaine tu fais partie de l'équipe de Serpentard même si je dois te traîner de force !

Harry sourit à cette réplique mais ne répondit rien, trop absorbé par sa recherche de la clé qui pourrait ouvrir la porte. Il finit par la repérer, au milieu de toutes les autres, une grosse clé d'argent aux ailes bleues vif, les ailes légèrement ébouriffées étant donné qu'elle avait déjà servie. Il fonça vers elle et ne lui laissa aucune chance de s'échapper. Une fois qu'il la tint dans ses mains, il fit signe à ses deux amis qui redescendirent en douceur.

La salle suivante était immense, et s'éclaira dés que les quatre sorciers y entrèrent. Au centre de cette pièce se trouvait un immense échiquier, avec des pièces taillées dans la pierre, et de taille humaine.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? murmura Neville avec ébahissement. Tous les quatre s'avancèrent lentement vers le centre de la pièce, et constatèrent que s'ils voulaient se rendre dans la pièce d'à côté…

- On doit prendre la place des pièces et jouer une partie d'échecs grandeur nature, expliqua alors Elisabeth d'une voix calme, et Draco acquiesçait de la tête, visiblement impressionné.

- Aucune n'offense les gars mais vous n'êtes pas terrible niveau échec, dit Elisabeth en se retournant vers ses deux amis d'enfance, qui hochèrent la tête d'un air entendu. Ce n'était pas qu'ils étaient mauvais, ils savaient se débrouiller un minimum, mais en comparaison de leur amie, et de Draco, ils ne valaient absolument rien. La dernière partie d'échecs qui avait eu lieu entre les deux cousins, qui avaient par ailleurs du mal à reconnaître leur lien de parenté étant donné leurs parents, avait duré plus de sept heures et avait abouti à un match nul. Il semblait que le don des échecs était un gène purement Black, partagé par Sirius et Narcissa.

- On va suivre vos ordres, répondit Harry, et Neville hocha la tête pour acquiescer. Draco et Elisabeth échangèrent un long regard entendu, avant de se mettre en position.

La partie débuta. Aux yeux de Harry et Neville, qui suivaient aveuglement les ordres des descendants Black, ces deux derniers leur semblaient être des maîtres d'orchestre : jamais aucune hésitation, c'était comme s'il réfléchissait d'un seul esprit commun, et c'était impressionnant. Cela dura plusieurs dizaines de minutes et l'équipe adverse semblait perdre.

Tout d'un coup, Elisabeth et Draco se consultèrent du regard puis jetèrent un regard tendu à leurs deux condisciples.

- Qu'est ce qui se passe ? demanda Harry, qui sentait bien que quelque chose n'allait pas.

Il n'y a plus qu'un seul mouvement possible pour gagner la partie, expliqua Draco d'une voix lente. Toi ou moi Black ?

- Quoi ? Qu'est ce qui se passe ? demanda Neville avec une légère pointe d'affolement dans la voix.

- Un de nous deux va devoir se sacrifier, expliqua Elisabeth. Elle examina la scène autour d'elle d'un air songeur, mais ce fut Draco qui reprit la parole, alors que Neville et Harry les regardaient la bouche grande ouverte, éberlués.

- Il vaut mieux que ce soit moi, plutôt que toi. Tu es la plus intelligente de nous deux, admit-il avec un air détaché, Harry peut encore avoir besoin de toi.

Elisabeth hocha la tête, et avant que Harry et Neville ait pu dire quoi que ce soit, Draco s'était avancé sur la case sur sa gauche. Un cavalier s'avança alors vers lui et donna un immense coup de lance au cheval sur lequel se trouvait le Serpentard. Celui-ci fit un vol plané de plusieurs mètres et atterrit à l'autre bout de la pièce. Il poussa un petit cri de douleur, et les trois autres jeunes sorciers se dépêchèrent d'avancer vers le bout de l'échiquier et de gagner la partie. L'équipe adverse s'inclina, et Harry vit la porte s'ouvrir, mais tous les trois se ruèrent vers Draco. Celui-ci saignait à plusieurs endroits et était évanoui.

- Neville tu vas retourner dans le château avec Draco et l'accompagner à l'infirmerie. Si tu ne nous revois pas dans plusieurs heures, préviens Dumbledore ou McGonagall, ordonna Harry d'une voix très ferme. Neville hocha la tête et entreprit de faire léviter Draco. Avec un dernier regard à ses amis, il leur souhaita bonne chance d'une voix enrouée et se dépêcha de ramener Draco au château.

Harry et Elisabeth se regardèrent d'un air entendu, puis se dirigèrent vers la pièce suivante.

Ils furent coupés dans leur entrain par une odeur absolument pestilentielle. Sur le sol de cette petite pièce sombre se trouvait un immense troll qui occupait toute la pièce complètement répugnant. -Apparemment, Quirrel l'avait déjà tué. Elisabeth et Harry durent l'enjamber pour passez dans la pièce suivante.

- Tu crois que c'est Quirrel qui a fait entrer le troll dans le château à Halloween ? demanda soudainement Elisabeth alors qu'ils ouvraient la porte. Après tout la coïncidence est un peu grosse !

Harry haussa les épaules mais ne dit rien et les deux amis entrèrent dans la pièce suivante.

- Tu crois qu'il y en a encore combien comme ça ? demanda Elisabeth avec un petit ton exaspéré.

- Il n'y en a plus pour longtemps, lui assura Harry.

Dans cette salle se trouvait une table en bois marron foncé sur laquelle étaient alignés sept fioles de formes différentes. Aussitôt que les deux jeunes sorciers furent entrés dans la pièce complètement, un feu apparut, qui bloqua complètement la porte d'entrée et la porte de sortie.

Elisabeth et Harry s'approchèrent de la table où ils virent un bout de parchemin sur lequel était inscrit.

Devant est le danger, le salut est derrière.
Deux sauront parmi nous conduire à la lumière, L'une d'entre les sept en avant te protège
Et une autre en arrière abolira le piège, Deux ne pourront t' offrir que simple vin d' ortie, Trois sont mortels poisons, promesse d' agonie, Choisis, si tu veux fuir un éternel supplice, Pour t' aider dans ce choix, tu auras quatre indices.
Le premier : si rusée que soit leur perfidie
Les poisons sont à gauche des deux vins d'ortie ;
Le second : différente à chaque extrémité, Si tu vas de l'avant, nulle n'est ton alliée.
Le troisième : elles sont toutes de tailles inégales, Ni naine ni géante en son sein n'est fatale.
Quatre enfin : les deuxièmes, à gauche comme à droite,
Sont jumelles de goût, mais d'aspect disparates.

(Harry Potter à l'école des sorciers)

Une énigme, de la logique, murmura Harry. Aussitôt, les deux sorciers se mirent à réfléchir. Elisabeth marmonnait dans sa barbe, et Harry songea que si quelqu'un pouvait trouver la solution, c'était bien elle. Il n'était pas mauvais en logique et le savait, mais il n'était rien à côté de se meilleure amie, un des esprits les plus brillants qu'il n'ait jamais rencontre. Harry et Elisabeth se complétaient à merveille. Lui possédait la puissance et une certaine facilité à maîtriser tout sortilège, en métamorphoses ou en potions, et elle, c'était tout simplement l'intelligence à état pur, une certaine brillance d'esprit qui la rendait exceptionnelle aux yeux d'Harry. Il l'observa, ses yeux bleus saphir si concentrés, son front plissé et ses sourcils froncés. De temps à autre elle repoussait une mèche de cheveux derrière son oreille et se mordillait la lèvre inférieure, signe de concentration intense. Au bout de quelques instants, elle releva les yeux et croisa le regard de son meilleur ami. Elle lui sourit, et déclara.

- Je crois que j'ai trouvé la solution, commença-t-elle. Sur ces sept bouteilles, trois contiennent du poison, deux du vin, une permet de franchir les flammes devant la porte d'entrée, la dernière de franchir les flammes de la porte de sortie. Et si mes déductions sont bonnes, c'est la fiole la plus petite qui permet d'accéder à la salle suivante.

Harry laissa échapper un profond soupir. La plus petite bouteille contenait assez de potion pour deux personnes, mais une partie de lui voulait forcer la jeune fille à retourner en arrière et éviter le danger qui s'annonçait, après quelques secondes de réflexion, il parvint à un compromis.

- On va tous les deux boire de cette potion, annonça-t-il, et l'air surpris d'Elisabeth lui indiqua que de toute façon elle ne lui aurait pas laissé le choix contraire, mais tu vas mettre ma cape d'invisibilité. Je sais que la salle devant est la dernière, là où se trouve la pierre philosophale. Tu vas rester sous la cape et ne la retirera que si je te le dis, compris ? dit-il d'un ton si ferme qu'Elisabeth, malgré son caractère têtu, n'eut même pas l'idée de le contredire.

Ils burent tout les deux la potion dans la petite bouteille et frissonnèrent, la potion était glaciale, comme s'ils venaient de prendre une douche froide. Prenant leurs courages à deux mains, Elisabeth revêtit la cape et tous les deux franchirent les flammes noires.

Devant eux se tenait une très grande salle éclairée et juste en face de la porte, le fameux miroir, qu'Harry avait déjà entrevu en rêve. Oubliant toute précaution, ou même où il se trouvait, il se précipita vers le miroir et se posta devant. Ce qu'il vit alors allait le poursuivre pendant des années.

Il se voyait dans le miroir, mais il n'était pas seul. Autour de lui se trouvaient ses parents, mais aussi les Black, les Londubat et Remus. Ses parents avaient leurs bras autour de ses épaules et le regardaient avec amour et fierté. Les autres personnes présentes souriaient et faisaient des grands signes de la main. Dans ce miroir, il avait un tel sourire sur les lèvres, il avait l'air tellement heureux. Et Ryan n'était nulle part présent, il n'y avait aucune cicatrice sur son front.

Harry recula devant cette vue, ne comprenant pas pourquoi ce miroir lui montrait cela. Puis, brusquement, l'image changea. Il se vit tel qu'il était actuellement, mais son reflet dans le miroir lui adressa un coup d'œil, et il sentit quelque chose tomber dans sa poche. Il comprit aussitôt de quoi il s'agissait.

- Alors Potter, le surprit alors un des professeurs qu'il appréciait le moins. Vous avez réussi à franchir toutes les épreuves ? Impressionnant, commenta-t-il d'une voix lente et cruelle. Il était tout prés d'Harry, à sa gauche, mais ne faisait aucun signe pour se rapprocher. Harry recula un peu, et espéra qu'Elisabeth s'était réfugié dans un coin, à l' abri.

- Je sais que vous avez Voldemort dans votre tête, lança alors Harry avec plus de courage qu'il n'en ressentait. Il fit fi du frissonnement de Quirrel en entendant le nom de son maître. Je sais que vous êtes ici pour la pierre philosophale, mais vous ne l'aurez pas, il n'en est pas question.

Les yeux du professeur prirent alors une teinte rouge effrayante, mais Harry essaya de ne pas montrer à quel point il avait peur, il ne montra pas qu'il était en train de se demander ce qu'il faisait là. Car il ne fallait pas se leurrer, il n'avait qu'une chance minuscule de pouvoir s'en tirer en bonne santé. Il espérait que Neville et Draco était déjà remonté dans le château, et que Elisabeth ne tenterait rien de désespéré et qu'elle aurait le bon sens de partir avant qu'il ne soit trop tard.

- Je ne vous comprends pas Potter, vous devriez pourtant être le premier à vouloir nous rejoindre, vous qui êtes rejetés de votre famille et de tous ces traîtres et sangs-impurs. Je vous ai observé cette année, et j'ai vu un très grand potentiel en vous, une très grande puissance. Cela serait tellement dommage de voir tout ce talent gâché.

Harry secoua la tête. Il ne pouvait nier que le discours de Quirrel alias Voldemort lui parlait. Mais il ne pouvait y adhérer complètement.

- Vous avez tort, et jamais je ne me rallierai à Voldemort ! S'exclama le jeune sorcier. Plutôt mourir !

Laisse moi lui parler ! Siffla alors une voix, qui semblait venir du crâne même de Quirrel.

- Mais maître, répondit alors celui-ci avec une voix tremblante, vous êtes sûre que…

Laisse moi Quirrel ! Ordonna la voix d'un ton féroce. En tremblant, Quirrel ôta lentement le turban qui enveloppait son crâne et se retourna, faisant dos à Harry.

Celui-ci hurla en sentant sa cicatrice lui brûler, comme si quelqu'un lui avait appliqué un chalumeau sur le front. Aveuglé par la douleur, il ne put faire face à l'immonde spectacle qui s'offrait à lui. Elisabeth elle put et elle dut réprimer un hoquet de dégoût.

Dans le crâne de Quirrel s'encastrait le visage d'un homme en forme de serpent, translucide, aux yeux injectés de sang. C'était tout simplement une vue horrible, car ce visage semblait irradier le mal à l'état pur, une sorte de folie cruelle et malveillante. Elisabeth dut faire un immense effort pour ne pas montrer sa présence, surtout en voyant Harry s'écrouler sur le sol, hurlant. Elle trembla devant la scène qui se déroulait devant elle. Peu importe ce qu'avait dit son ami, si les choses se passaient mal, elle n'hésiterait pas à ôter la cape d'invisibilité.

Harry se redressa, tremblant. Voldemort lui faisait face, un air triomphant sur ce qui lui servait de visage.

Alors Potter, on a changé d'avis ? Se moqua Voldemort. Tu as tort de t'entêter tu sais ? Je te donne une seule et unique chance de pouvoir acquérir pouvoir et reconnaissance. Tu vaux bien mieux que toute ta famille de traîtres et sang-de-bourbe ! Rejoins moi, tu ne le regretteras pas je te le promets.

- Tu ne peux rien me promettre, tu n'est même pas vivant, dit d'une voix cruelle le jeune Serpentard. Et cela ne va pas changer de sitôt ! C'est moi qui ait la pierre philosophale, ajouta-t-il d'une voix forte.

Le semblant de visage de Voldemort se crispa sous la fureur en entendant ces paroles, et il voulut s'élancer vers Harry, mais celui-ci était prêt.

Sa main se trouvait dans sa poche gauche, serrée autour de sa baguette. D'un mouvement brusque et ferme, il sortit sa baguette, et lança le premier sort qui lui vint à l'esprit.

- REDUCTO ! lança-t-il en direction de Quirrel. Le sort fut rapide et sans bavure. Le professeur Quirrel, abritant Lord Voldemort dans sa tête fut réduit en miettes par Harry Potter, Serpentard, onze ans.

Le coup avait été si rapide, si brutal qu'Elisabeth n'en crut pas ses yeux. Harry venait juste de tuer…

- Harry, s'écria-t-elle, ôtant la cape d'invisibilité et se ruant vers son meilleur ami. Celui-ci avait ses mains sur ses genoux, courbé en avant. Il était pâle et transpirait à grosses gouttes.

- Harry ça va ? répéta-t-elle une fois qu'elle fut tout prés de lui. Elle se pencha et leurs visages se cognaient presque.

- Harry, répéta-t-elle plus doucement. Celui-ci leva les yeux et leurs regards se croisèrent. Ce qu'elle vit la bouleversa. Ses grands yeux vert émeraude étaient comme hantés.

- J'ai tué un homme Eli, dit-il d'une voix hagarde. J'ai tué un homme, répéta-t-il. Il se releva, et Elisabeth ne se fit pas prier pour le prendre dans ses bras.

- Ça va aller, ne t'inquiète pas, dit-elle en le serrant très fort. Elle le sentit, si tendu, tremblant comme une feuille. Il ne cessait de répéter, j'ai tué un homme, j'ai tué un homme.

- Ecoute moi Harry, dit-elle alors d'une voix ferme, le prenant par les épaules, l'obligeant ainsi à lever la tête. Tu n'avais pas le choix, c'était toi ou lui, c'était toi et moi contre le sorcier le plus maléfique de l'histoire. De toute façon Quirrel était condamné, jamais Voldemort ne l'aurait laissé vivre, même après avoir récupéré la pierre philosophale. Tu as fait ce qu'il fallait !

Il hocha faiblement la tête et elle le relâcha. Ils restèrent quelques secondes dans un silence tendu.

- Pourquoi moi Eli ? demanda Harry soudainement d'une voix faible. Ce n'est pas moi le garçon-qui-ait-survécu ! Ce n'est pas moi qui ait vaincu Voldemort à l'âge d'un an ! C'est Ryan qui aurait du faire ce boulot, c'est lui l'élu du monde sorcier, le sauveur, dit-il à bout de souffle.

- Harry, répliqua Elisabeth d'un ton sévère, tu sais pertinemment que ton frère ne vaut absolument rien. Face à Voldemort, il ne tient pas la distance, il n'aurait tenu que deux secondes, et encore je suis d'une gentillesse extrême ! Et ce n'est pas seulement une question de force ou de puissance, mais de courage et de justice. Tu t'es battu parce que tu savais que c'était juste, parce que c'était ce qu'il fallait faire. C'est ça qui te rend différent de ton frère, qui fait de toi quelqu'un de puissant, quelqu'un d'exceptionnel qui est capable de grandes choses. J'ai confiance en toi Harry, ajouta-t-elle d'une voix très douce. Et je suis tellement fière de toi, tellement, finit-elle avec un immense sourire. Des larmes perlaient dans ses yeux bleus, et cette vue fut le plus grand baume que Harry pouvait recevoir. A travers les larmes de douleur et de peur qui coulaient sur ses joues, il lui rendit son sourire.

- Qu'est ce qu'on fait maintenant ? demanda Elisabeth au bout de quelques minutes. C'est vrai que tu as la pierre ?

Harry lui fit un clin d'œil et sortit la pierre de sa poche.

- J'ignore comment elle y est arrivée, expliqua-t-il en lui montrant la pierre, qu'elle observa avec attention. J'étais en train de regarder dans le miroir, soudain je m'y suis vu et la pierre est tombée dans ma poche.

- Cela doit être un enchantement de Dumbledore, dit une Elisabeth songeuse. Elle s'approcha du miroir et l'examina de plus prés.

Le miroir, dont Harry avait tant rêvé par le passé, était absolument magnifique. Aussi haut que le plafond d'une classe, avec un cadre d'or sculpté, il était posé sur deux pieds pourvus de griffes. Elisabeth remarqua une inscription gravée au-dessus du miroir 'Riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej'. Elle regarda cette phrase avec attention pendant plusieurs minutes, puis se retourna vers Harry, qui l'observait.

- C'est un miroir qui montre ton désir le plus profond, dit-elle d'une voix lente. Si mes suppositions sont justes, Dumbledore a du caché la pierre dans le miroir, et seul quelqu'un avec de bonnes intentions pouvait l'obtenir.

- Harry, ajouta-t-elle après quelques hésitations. Est-ce que tu as vu ton désir le plus profond? Qu'est ce que c'est?

Harry haussa les épaules mais ne répondit rien. Clairement il n'avait pas envie d'évoquer le sujet, et même si cela lui faisait de la peine, elle respectait cela. Elle jeta un dernier coup d'œil à l'image de son plus grand désir reflété dans le miroir puis retourna aux côtés d'Harry, puis, lentement, tous deux retournèrent au château.

Environ une demi-heure plus tard tous les deux se trouvaient au troisième étage.

- Tu vas aller à l'infirmerie voir si Draco et Neville vont bien, dit alors Harry d'un ton ferme. Moi je vais aller donner la pierre à Dumbledore.

Elisabeth hocha la tête et lui fit une rapide bise sur la joue. Elle partit en direction de l'infirmerie tandis qu'Harry se rendait au bureau du directeur de Poudlard.

Sur le chemin, les événements de la nuit ne cessaient de rejouer dans sa tête comme dans un mauvais film. La réalisation de ce qu'il avait fait, les implications de son geste, tout cela se bousculait dans sa tête et l'angoissait. Et si Dumbledore ne le croyait pas ? Et s'il le jetait à Azkaban pour avoir tué un professeur ? Il n'avait aucune preuve que le pr-pro-professeur Quirrel était possédé par Voldemort, réputé être mort depuis une décennie maintenant.

Il finit par arriver devant la gargouille qui gardait le bureau du directeur. Harry savait, de par Remus, que le mot de passe du bureau de Dumbledore était systématiquement le nom d'une friandise, moldus ou sorcière. N'ayant aucun autre choix, il énuméra un à un des noms de sucreries. Ce fut au bout du vingt-troisième, nid de cafards, que la gargouille s'ouvrit et révéla à Harry un escalier tournant sur lequel il monta.

Il arriva dans le bureau du directeur de Poudlard, très anxieux. Le bureau de Dumbledore était grand et spacieux. Sur les murs se trouvaient des portraits des anciens directeurs de Poudlard, certains dormaient, d'autres le regardaient avec curiosité ou surprise. Dans un coin se trouvait un phénix, dont Harry avait déjà entendu parler, et juste à côté, le Choixpeau.

Le Choixpeau qui m'a mis à Serpentard, songea le jeune sorcier, qui m'a définitivement coupé de ma famille et a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Je ne sais pas si je dois en être fier ou non.

Il n'y avait aucune trace de Dumbledore, et Harry n'avait pas le courage de se rendre dans ses appartements personnels.

- Excusez-moi, dit-il d'un ton poli en direction des tableaux. Est-ce que vous savez si le professeur Dumbledore est en train de dormir ? demanda-t-il à personne en particulier.

- Qu'est-ce que tu fais à cette heure-ci dans le bureau du directeur ? demanda le portrait d'un gros homme à l'aspect rude. Harry reconnut le portrait, il s'agissait de son très lointain ancêtre, Bowan Potter, directeur de Poudlard entre 1821 et 1844.

- Laisse le tranquille Potter, répondit le portrait de Phineus Black d'un ton irrité. Le professeur Dumbledore n'est pas à Poudlard en ce moment, répondit-il plus gentiment à l'intention d'Harry. Il est en déplacement à Londres.

Harry hocha la tête en signe d'acquiescement mais ne dit mot. Il savait qu'il devait voir Dumbledore pour lui expliquer ce qui s'était passé. Mais d'un côté il ne dirait pas non à une absence de confrontation.

Mais il devait lui rendre la pierre pour que Dumbledore la remette à l' abri. Peut-être que je peux la déposer dans son bureau, puis partir. Ce n'est peut-être pas très Gryffondor, mais après tout, je suis à Serpentard. Et si Dumbledore veut des explications, il n'aura qu'à venir me voir, après tout il n'aura qu'à demander aux portraits.

Harry prit sa décision. Il sortit la pierre de sa poche et la posa lentement sur le bureau. Après un dernier coup d'œil en direction de la pierre, il se retourna et sortit du bureau de Dumbledore.