Hello tout le monde !

Alors tout d'abord merci à clem2605 pour ta review.

Pour ceux qui avait du mal avec les familles, j'ai (enfin) fait le blog que j'avais promis ! L'adresse est dans mon profil mais je le remet ici : ,

Bon voici le chapitre 8

Bonne lecture ! :D


La gamine au deux anges

chapitre 8

[Mois de Novembre]

La tension était à son comble en ce 24 Novembre. La première épreuve était dans quelques heures à peine et les discussions dans le château allait bon train, ainsi que les paris.

Attablé au côté de Franklin, Isidore et Roxanne, James n'avait pas touché à son repas, son estomac noué l'en empêchait. Même les mots rassurant de sa cousine n'y faisait rien.

Une grande claque virile dans le dos le sorti de son mutisme et il se retourna vers la source. Ce n'était qu'Al', son frère.

- Bonne chance, souffla-t-il. Et sors vivant de cette épreuve. Tu as intérêt de toute façon.

Le gryffondor lui accorda un léger sourire qui se voulait amusé mais qui ne trompait personne. La main du cadet des Potter resta posé quelques minutes sur l'épaule de l'aîné, grande, fine et rassurante. Un instant, elle lui rappela celle de leur père.

- Merci Al', dit James en lui tapotant la main.

Le serpentard hocha la tête et salua les autres gryffondors d'un signe de la main avant de rejoindre Scorpius à sa table. Le brun reporta son attention sur son assiette où le morceau d'agneau et les pâtes que Roxanne lui avait servi était réduit en charpie. Il n'avait vraiment pas faim. Inquiet, il jeta un coup d'œil à la table des jaunes et noirs où sa petite amie et Matthew l'imitait. La jeune femme n'avait pratiquement rien avalé et le batteur lui, semblait vouloir hypnotiser son repas avec la force de son regard. Tentative infructueuse.

La blonde releva la tête et croisa le regard de James, tout aussi angoissé que le sien avant que le professeur Mcgonagall n'arrive à leur table et leur intime, à elle et au joueur de quidditch, de la suivre. Ce que firent les deux adolescents sans un mot. Puis James arriva à ses cotés et lui prit doucement la main. Ce simple contact la rasséréna un peu avant que les trois élèves de Poudlard et les deux champions étrangers n'entrent dans une petite salle attenante, juste derrière la table des professeurs. D'un souffle, une tornade rousse s'abattit sur le jeune Potter, faisant lâcher la poufsouffle qui sourit devant l'image de Madame Potter en train de couver son fils. Elle aurait aimé elle aussi connaître ça...

Son regard dériva alors dans la salle et un sourire immense lui fendit le visage alors qu'elle alla prendre son grand père dans ses bras. Elle se recula légèrement et détailla le vieux visage tendre. Il semblait avoir pris encore quelques rides, sûrement dû à l'inquiétude que le tournoi lui procurait. Sa si petite fille allait risquer sa vie... Il ne voulait pas y croire. Les deux parents discutèrent longuement, tout bas dans leur coin quand une main fine et grande vint se poser dans le dos de la jeune femme. Elle tourna la tête et reconnu son oncle, venu saluer son père et encourager sa nièce.

- Tu es prêtes ? s'enquit le professeur en fronçant les sourcils, inquiet.

- Si je te réponds oui, tu me crois ? Essaya-t-elle de plaisanter.

Mais son rire mourra bien vite dans sa gorge comme la légère flamme que la joie de retrouver son grand père avait allumer dans son regard. Ce dernier lui prit alors le visage et planta ses yeux dans les siens, si semblables. La lumière qui vit Ivy réveilla des souvenirs longtemps enfouis de son enfance, quand avec le monstre qui lui avait servi de père, elle allait rendre visite à Aegnor au manoir. A cette époque là, elle s'accrochait avec désespoir à la robe du vieil auror quand il était l'heure de partir. Mais ces souvenirs furent bien vite balayer par un pincement à la poitrine qui la ramena à la réalité.

- On sera là, souffla le vieil homme en lui accordant un sourire doux. On t'attendra. Il ne t'arrivera rien je te le promet, mon enfant.

Et c'est sur un baiser paternel sur le front que la jeune femme dû quitter son grand père, à contre cœur. Pourtant, la chose qui l'habitait, rit doucement. Elle l'ignora, comme à chaque fois.

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La main de Ivy serrait fort celle de James, au point qu'elle aurait pu lui casser d'un geste. Mais cela lui était égale. Lui aussi était sur le point de craquer. L'épreuve allait démarrer dans quelques minutes et aucun des deux adolescents n'avait envie de la démarrer. D'ailleurs aucun des deux n'auraient dû être là, ayant était inscrit à leur insu au légendaire tournoi. Les aurors n'avait toujours pas retrouver le coupable et même Albus Dumbledore n'aurait su dire qui était l'auteur. Mais pour l'instant, l'occupation était à l'entrée de la première épreuve. Comme les adolescents l'avaient prémédité, c'était un labyrinthe dans une partie abandonnée du château. Et l'ordre se faisait par âge décroissant. Le plus vieux démarré et ainsi de suite. Ce fut donc Alek Krum qui s'avança vers l'entrée, la tête haute et le regard défiant qui ou quoi que ce soit de lui barrer le chemin. Si Ivy n'avait pas était elle même dans la compétition, elle aurait rit gentiment du champion. Mais elle s'en contrefichait maintenant. Tout ce qu'elle voulait, c'était entrer et sortir de ce labyrinthe au plus vite et vivante.

Le sifflet résonna et le champion de Durmstrang s'avança dans le passage sombre avant de disparaître rapidement sous les acclamations et les encouragements de ses camarades.

Au bout de quelques minutes, ce fut le tour de Matthew qui jeta un coup d'œil à ses camarades puis leur accorda un sourire et entra d'un pas de conquérant dans le labyrinthe sous les cris de Poudlard. La pression montait chez les deux plus jeunes, faisant trembler la poufsouffle. James serra sa main encore plus si possible et l'embrassa furtivement sur la joue tandis que l'attention du public était pris par la française s'avançant vers l'entrée, un sourire sûr plaqué sur les lèvres.

Cela leur arracha un sourire anxieux. Puis vint le tour d'Ivy. Dumbledore fit signe à la jeune femme de s'avancer. Ce qu'elle fit en lâchant à regret la main de James. Une fois devant le passage, l'illustre homme posa sa main sur son épaule et la sonda de son regard perçant.

- N'écoutait que votre cœur Miss, lui conseilla-t-il avant de la pousser d'une légère pression sur son épaule.

La jeune femme tourna la tête derrière elle, lançant un dernier regard vers ses amis et James puis prenant une grande inspiration, entra dans le passage noir. Il ne lui fallut que quelques pas pour se retrouver totalement dans l'obscurité. Elle glissa sa baguette de sa manche et alluma le bout d'un "lumos" informulé. Le couloir était étroit et désert. Tant mieux pour commencer. D'un pas hésitant et mal assuré, la poufsouffle avança dans le passage et atterri rapidement dans un carrefour. Aucun détour ne lui inspiraient confiance et les murmures qui commençaient à s'élever dans l'endroit firent dégringoler un frisson glacé le long de son dos, sa respiration se saccadant. Ne cherchant pas à réfléchir et se rappelant les paroles d'Albus, elle suivit ce que son cœur lui dicta et pris celui qui allait tout droit. D'un pas prudent et silencieux, elle continua son chemin jusqu'à se trouver dans une impasse. Soupirant et essayant de ne pas se laisser prendre par l'inquiétude, elle se tourna et se trouva alors face à un sphinx. Oui, un sphinx. Alors là, vraiment, ils avaient mis la barre haute. La créature s'approcha et s'assit donc en face de la jeune fille, qui était plaqué contre le mur, baguette allumée et pointée vers le mi-lion mi-femme.

- Pour pouvoir passer,

A ma question tu répondras.

Si tu venais à échouer,

Alors ta tête tombera, dit le sphinx d'une voix féline.

Vraiment rassurant pensa la poufsouffle. Mais pour toutes réponses, la blonde hocha la tête.

- Écoute bien, je ne répéterai pas. Et tu as 30 secondes pour répondre.

" Sans voix, il crie;

Sans ailes, il vole;

Sans dents, il mord;

Sans bouche, il murmure."

L'énigme laissa perplexe la jeune femme. Elle n'avait jamais réellement était forte pour cela et le fait que sa vie soit en danger ne l'aidait pas mais alors pas du tout. Bon, il fallait qu'elle réfléchisse et vite. "Sans voix, il crie...". Au bout de 20 secondes, une brise légère apportant des murmures lui chatouilla l'oreille et la réponse explosa en elle comme une évidence.

- Mais bien sur , s'exclama-t-elle. C'est le vent ! Le vent est la bonne réponse !

Le soupir mécontent du sphinx la fit sourire et la créature dégagea la passage de mauvaise grâce. Quand elle passa à coté d'elle, la créature lui retint la jambe d'une patte inoffensive.

- Vu que tu as répondu rapidement à mon énigme, tu as le droit à un indice, dit avec détachement l'animal qui trouvait une attirance dans cette humaine blonde. La sortie se trouve là où le vent te mènera.

Puis il la lâcha et s'allongea de tout son long dans le cul de sac, attendant sûrement une nouvelle victime. Écoutant les bonnes paroles du Sphinx, la poufsouffle se détacha les cheveux et laissa le vent jouer avec , la guidant à travers le dédale obscure. Elle marcha longtemps, très longtemps, sans rien rencontrer, dans un silence pesant, laissant les murmures s'intensifier autour d'elle. Elle avait l'impression d'être entouré par des milliers de fantôme ravivant brutalement ses vieux démons. Elle devait y faire abstraction rapidement avant de perdre la tête. Un grand courant se fit alors sentir et Ivy arriva devant un semblant de tour creuse. Elle leva et baissa la tête . Elle était sans fin et elle ne voyait aucun passage. Pourtant le courant d'air qui faisait voler ses cheveux long lui indiquait d'aller de l'autre coté du trou, où continuer le passage.

Elle soupira et intensifia la lumière de sa baguette, scrutant tout autour d'elle. Il n'y avait rien à part le très fin rebord qui faisait tout le contour du trou. Une mission suicide à coup sur. Mais avait elle vraiment le choix ?

D'un geste sûr, elle rendit ses mains adhérentes et pris sa baguette entre ses dents puis glissa une pointe de pied sur le rebord, collant ses mains contre le mur de pierre. Elle avança lentement, craignant de tomber à chaque pas. Alors qu'elle arrivait à la moitié de son chemin, un cri bestiale résonna tout autour d'elle, lui faisant tourner la tête de là où elle venait. Une lumière se rapprochait ainsi que des bruits de courses. Soudain, surgit James du passage, s'arrêtant à temps pour ne pas tomber dans le trou, la baguette à bout de bras, illuminant un peu plus la tour. Il fit rapidement le tour et remarqua Ivy qui détacha une main, dans un équilibre précaire et enlevant la baguette de sa bouche.

- Utilise le sort de colle-au-mur , lui cria-t-elle alors qu'elle le voyait paniquer.

Un éclair de compréhension se fit dans le regard bleu paniqué du gryffondor qui s'exécuta et commença à suivre le chemin de sa petite amie, bien plus rapidement. Ne voulant pas savoir ce qui poursuivait l'aîné des Potter, la jeune femme repris elle aussi son chemin chaotique avant d'être rejointe rapidement par le brun. Elle entendit alors les bestioles qui avait pris en chasse James tomber une à une dans le trou béant de la tour dans un dernier cri. Au bout de plusieurs minutes, les deux élèves atterrirent sur le balcon que faisait les restes de pierres qui devaient sûrement faire parti d'un pont.

Ils reprirent leur souffle avant que la jeune femme n'enlace le jeune homme, rassuré de l'avoir retrouvé.

- Tu n'as rien ? Fit elle en se détachant de son petit ami, l'inspectant sous tout les angles. Ses choses ne t'ont rien fait ? Merlin que j'ai eu peur.

La réaction de la poufsouffle fit légèrement rire James qui la reprit contre lui, plus pour se rassurer lui-même qu'elle. Lui aussi avait eut très peur quand il l'avait vu disparaître dans le passage. Un bruit de claquement les surpris et les fit se séparer. A temps pour éviter un dard dégoulinant de venin. Merlin, qu'est ce que c'était que ça ? La jeune femme ne se posa pas plus en regardant la bestiole, semblable à un scorpion pourvu d'un énorme dard, de nouveau prêt à le cracher. Sans plus réfléchir, James attrapa sa main et l'entraîna dans sa course à travers les dédales faiblement éclairé de la lumière de leurs baguettes. Course qui fut de courte durée, interrompu par une pierre trop haute. Se raccrochant instinctivement à la première chose, Ivy en somme, il chuta brutalement alors que le sol s'affaissait en une pente raide. Les deux adolescents glissèrent longtemps avant d'atterrir sur une surface plane et stable. Serré l'un contre l'autre, le cœur battant la chamade et le souffle erratique, ils restèrent quelques instant dans la même position, n'en pouvant plus. Puis se fut Ivy qui se redressa et tâta autour d'elle pour retrouver sa baguette. Elle n'était pas loin ainsi que celle du brun. D'un mouvement souple du poignet, elle ralluma sa baguette et inspecta tout autour d'elle. Il était dans une petite pièce, recouverte de crasse et de poussière, avec quelques petites araignées par ci par là. « Rien de bien menaçant » pensa-t-elle.

Son regard se tourna alors vers le gryffondor, le sentant se crisper contre elle. Il se tenait le bras en grimaçant, celui ci formant un angle étrange.

- Je crois que je me suis un peu déboîté le bras, dit il en essayant d'esquisser un sourire amusé.

Tentative qui échoua quand il essaya de se relever, aidé par la jeune femme. Essayant d'examiné les moyens de sortir, elle enleva le pull qu'elle avait enfilé par dessus son maillot blanc et immobilisa le bras du jeune homme. Celui ci retint ses cris de douleurs comme il le pu mais la douleur était trop intense. Il allait perdre conscience rapidement si ça ne s'atténuait pas.

- D-désolé James, souffla la poufsouffle en nouant l'atèle de fortune qu'elle lui avait fait. Je ne connais pas les sorts d'anesthésie…

- C'est rien, la rassura-t-il en lui caressant la joue de sa main intact. Il faudrait qu'on arrive à sortir d'ici.

- J'aimerais bien, fit-elle en grimaçant. Seulement, il n'y en a pas d'autres. Juste la pente par laquelle on vient d'arriver.

Le gryffondor récupéra sa baguette et inspecta la pièce du regard. Effectivement, aucun passage visible. Un fin sourire se dessina sur son visage et il se tourna vers les murs.

- On ne peut pas remonter, c'est perdu d'avance avec cette pente. Trop raide. Seulement, Poudlard regorge de passage secret. Et nous sommes….

- Dans un partie de Poudlard, s'exclama la jeune femme en l'interrompant, suivant le raisonnement de James. Donc il doit sûrement avoir un passage secret dans le coin.

- Exactement, sourit il en inspectant un premier mur.

- Mais comment tu les reconnais ?

- C'est simple. Même avec un puissant sort de désillusion, il y a toujours une fente d'air. Et l'air passe.

La poufsouffle hocha la tête et alla inspecter le mur opposé. Il n'y avait rien. Même pas le plus léger déplacement d'air. Elle soupira et continua de passer sa main sur les murs, se salissant plus qu'autre chose. Elle allait dire au brun que son hypothèse ne fonctionnait pas quand celui ci émit un cri de victoire. Elle s'approcha rapidement de son petit ami. L'aîné des Potter tâta le mur de sa main libre, semblant chercher un mécanisme. Celui ci se déclencha avant qu'ils n'aillent eut le temps de dire « Quidditch », laissant entrevoir un passage, éclairé par des torches. Intrigués et pas vraiment rassuré, les deux adolescents amorcèrent quelques pas dans le nouveau couloir. Le mur se referma derrière eux subitement, les faisant sursauter et se retourner. Ça sentait mauvais pour les deux Poudlardiens. D'un geste simultané ils détaillèrent alors la pièce dans laquelle ils étaient. Ce n'était qu'une simple pièce avec deux vieilles portes brunes.

James s'avança vers celle de droite et effleura la poignée avant que la main de la blonde ne l'arrête.

- Attend, souffla-t-elle. J'ai un mauvais pressentiment.

Son regard se porta vers la porte devant elle. La chose au fond d'elle lui ordonnait de ne pas entrer par cette porte. Elle ne l'écoutait jamais habituellement mais son propre instinct lui disait de lui obéir. D'un pas décidé, la jeune femme alla vers l'autre porte, pris la poignet et la tourna doucement. Un vent soudain violent ouvrit la porte et l'aspira avant de refermer la porte sèchement sur James et de la libérer de son emprise. Sans réfléchir, elle se précipita sur la porte.

- James ! James ! Tu m'entends ? Hurla-t-elle, sentant la panique monter en elle.

- Ivy ! Tu vas bien ? Répondit le brun, la voix étouffé par le bois de la porte.

-Oui, ça va, je suis dans un couloir étroit et j'arrive pas à ouvrir la porte, dit elle après quelques assaut sur la poignet.

- Recule toi, je vais essayer.

La jeune femme s'exécuta.

Le brun essayait tant bien que mal de garder son sang froid, mais la pièce l'angoissait de plus en plus. Et cette fichue porte qui ne voulait pas s'ouvrir malgré tous les sorts qu'il jetait.

- J'y arrive pas non plus, dit il presque en crachant de rage. Je vais essayer de l'enfoncer.

- Non ! Ne va pas te blesser plus que nécessaire. Écoute… Reste ici jusqu'à ce que je reviennes. Je vais chercher un moyen d'ouvrir la porte.

- D'accord, soupira le brun en posant sa main sur la porte. Mais promet moi d'être prudente.

- Promis, dit elle en caressant le bois. Mais ne fait rien d'irréfléchi toi aussi. Soit prudent.

-Prudent, c'est mon deuxième prénom, répliqua-t-elle en riant un peu malgré la situation.

Cela fit sourire Ivy, lui réchauffant un peu le cœur. C'était une des choses qu'elle appréciait le plus chez l'aîné des Potter. Malgré une situation dramatique, il arrivait à trouver une bonne réplique. Soupirant un bon coup pour reprendre son courage de gryffondor qu'elle n'était pas, elle se tourna vers un nouveau couloir. « Encore » pensa-t-elle. D'un pas lent et silencieux, baguette tendue, elle s'avança. Les murmures qui traînaient auparavant dans le labyrinthe s'étaient tus et seul son souffle saccadé troublait le silence quasi religieux. Elle détestait le silence. Une fois chez son grand-père, elle avait toujours vécu dans le bruit, son elfe de maison jouant et discutant avec elle, le crépitement du feu ou le bruit de la plume sur le parchemin quand son aïeul écrivait, la sonnerie de l'horloge la nuit quand le manoir dormait et puis il y avait eu Poudlard, plein de vie de jour ou de nuit, grouillant des bruits. Maintenant que le silence régnait en maître dans l'étroit conduit, elle redoutait la chose en elle. Elle n'arrivait que dans les moments de silence parfait, quand le vide se faisait en elle. La voix au fond de ses entrailles ne tarda pas à se manifester, son sifflement résonnant dans tout son corps et elle dû l'écouter, incapable de la museler.

-Aie confiance mon enfant… Je ne te ferais jamais de mal… Tu es de mon sang… Tu es mon héritières…

Ivy ferma les yeux, se bouchant les oreilles, tentant de faire taire la voix.

- Vas-t-en, siffla-t-elle en fourchelang. Vas-t-en, je ne veux pas de toi !

- Tu ne me connais pas encore, s'adoucit la voix, caressante.

- Et je ne veux pas ! Je ne veux pas savoir ! Laisse moi tranquille !

Le silence se fit d'un coup en elle, la laissant vide, seule, apaiser. Les larmes qui avaient menacé de tomber se séchèrent. Elle resta quelques instant contre le mur, calmant la cavalcade de son cœur et se redressa, reprenant son chemin, la baguette tendue, les émotions se brouillant en elle. Elle bifurqua alors quand une lumière l'aveugla.

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Cela faisait à peine quelques minutes qu'elle était partie et déjà sa patience lui faisait faux bond. Dans un soupir, il regarda l'autre porte, tenté, puis se redressa et demanda pardon à la jeune femme mentalement avant d'ouvrir la porte, baguette tendue. Pour sa plus grande chance, rien ne l'attendait derrière. Pour l'instant. D'un pas rapide mais prudent, il entra et la porte se referma doucement derrière lui. Le silence s'abattit alors, ne laissant que résonner sa respiration. Il n'était pas rassuré du tout mais il devait avancer, quoi qu'il arrive. Il marcha un moment, le couloir n'étant qu'en ligne droite puis arriva à la tournure d'un angle. Il flaira de suite le gros piège et se prépara à attaquer. Il surgit d'un bond de son couloir et fit face à une énorme araignée, aussi haute que le magicobus et large comme deux camions moldu, ses pinces claquant dans un bruit inquiétant, sûrement excitées, le venin dégoulinant de ce qui semble lui servir de bouche. Un instant paralysé par le monstre en face de lui, le brun se ressaisit et commence à lancer sort sur sort, essayant de voir par où partir. Aucune issu à part celle derrière la tarentule géante. Inspirant profondément, le gryffondor s'élança vers l'acromentule à toute vitesse et se laissa glisser sous elle, en profitant pour lui jeter quelques « stupéfix », lui paralysant certaines pattes. Il se releva, une fois sa glissade terminée et se remit à courir vers la fin du couloir, menant vers une lumière éclatante, faisant fit de son épaule qui l'aurait fait hurler de douleur en temps normal. Dérapant pour prendre la bifurcation , il fut aveuglé par une lumière vive, trébuchant et tombant au sol, sur le flanc encore valide. Les yeux fermés, écroulé au sol, endoloris par la douleur, il entendit tout d'abord le brouhaha de la foule lui exploser aux oreilles avant que des mains ne viennent le toucher. Il ouvrit doucement les yeux et reconnu de suite Pomfresh, son air de grand-mère poule inquiète sur le visage, marmonnant des injures qu'il captait par intermittence.

- On a pas idée de les faire jouer…. A cette âge là… Fichu règlement de mes deux…

-James !

Le cri le secoua comme une armée et il se redressa en grimaçant, avisant Ivy, les cheveux entourant son visage d'ange, ses joues salies par la poussière et la crasse du labyrinthe tout comme son jean et son t-shirt blanc, son regard exprimant le plus grand des soulagements. Elle se jeta à son cou, faisant fi de son bras et l'enserra. Elle avait eu peur quand elle avait compris qu'elle ne pourrait pas aller chercher James et avait bien failli décapiter l'auror qui l'en empêchait mais le directeur avait su lui faire entendre raison. Alors elle avait attendu avec ses amis qui étaient tout aussi silencieux qu'elle et s'était rongé les ongles jusqu'au sang. Puis quand il était apparu, s'écroulant au sol, son cœur avait bondi de soulagement.

Se calmant, elle s'écarta un peu, le détaillant du regard. Elle sentit alors le bras valide du brun la plaquer contre lui, soulager de même de l'avoir retrouvé. Les deux adolescents ne se lâchèrent que quand l'infirmière s'impatienta, voulant soigner son patient.

La blonde s'écarta de nouveau à regret mais resta à ses cotés, jetant un regard à la sortie du labyrinthe. Ce jeu allait mal finir, elle le sentait. Et elle détestait ce qu'il commençait à réveiller en elle.

Fin chapitre 8.

Une petite review ?

Allez, au prochain chapitre !