Pureté Morbide

Written by Dairy22


Titre : Pureté Morbide

Résumé : - Tu sens cette odeur Malefoy ? – C'est l'indescriptible parfum de la mort. […] Peut-être que tu le porteras plus vite que prévus Granger. – Je le crains aussi.

Bêta-lectrices : Fiind-L0ve & Sayuri. Deux pour le prix d'une =)

Genre : Drame [Thriller] & Romance

Rating : M – Pour la violence et la sexualité

Personnage principale : l'inconnu ou l'ombre

Couples : Draco Malefoy & Hermione Granger [DM & HG] et d'autres couples secondaires.

Cadre spatio-temporel : A Poudlard, école de sorcellerie durant la cinquième année d'étude d'Harry Potter.

Fréquence de postage : Environ tout les vendredi soir ou samedi.

Avis au lecteur : Cette fanfiction peut heurter les plus sensibles. Donc si vous ne vous sentez pas apte à lire et à vivre un drame veuillez ne pas poursuivre. Merci

Préface de la fanfiction : J'ai voulus écrire quelque chose de terrible en y mêlant la volupté et la beauté. En somme, une tragédie et peut-être bien plus. Les personnages devront faire face à des situations extrêmes en passant du « je », « moi » et « sur-moi » [Théorie de Freud]. On se rend compte de la valeur d'un individu que lorsqu'on le pousse à bout. Arriveront-t-ils à garder leur sang froid lorsque celui-ci coulera partout autour d'eux ? Je me le demande.


Chapitre 8 : Soleil Noir

« Toujours, quand l'affection commence, le drame commence. » [Henry de Montherlant]

Quand on s'aperçoit que cette personne ne nous est pas insensible.


OOO

Ronald Weasley était inquiet pour son meilleur ami. Cela faisait déjà deux jours qu'il ne mangeait presque plus rien et sortait à peine dehors sauf pour se rendre en cours. La plupart du temps, Ron était resté avec lui afin d'apporter son soutient dans la période difficile qu'il traversait. Mais rien n'y faisait. Harry demeurait inconsolable bien qu'il persistait à ne pas vouloir le montrer. Opprimé par cette ambiance lugubre, Ron avait décidé de changer d'air. D'aller respirer l'air frais du parc. Il sortit de sa salle commune dimanche matin et se dirigea vers le parc qui offrait un paysage enneigé. Son regard s'était levé vers le ciel plein d'espoir. Des espoirs que tout cela cesse et s'arrange. Mais au fond de lui il savait qu'il se mentait. Même si les meurtres s'arrêtaient, les élèves allaient mourir autrement, dans un autre endroit ou par quelqu'un d'autre. La guerre approchait. C'était un fait indéniable bien que le Ministre de la magie continuait à être borné. Ron s'avança doucement, la neige fondue par endroit faisait enfoncer ses jambes dans l'étendue glacée. Il s'en moquait. Il voulait juste se retrouver en liberté. Dans un ailleurs. Avec quelqu'un d'autre que son meilleur ami dégageant toute les énergies négatives du moment.

- Où vas-tu Ron ?

Le Gryffondor se retourna et vit Clio Hunter dans son uniforme noir à bordures jaune. Ron prit aussitôt conscience qu'il ne l'avait jamais détaillé bien qu'il eu de nombreuses occasions. Ses cheveux noir jais était coupés au niveau de son cou et étaient légèrement ondulés. Elle avait des yeux sombres qui comportaient néanmoins une certaine lueur qui propageait des sortes d'étincelles. Ceux-ci étaient mis en valeur par un crayon noir, seul trace d'artifice. Sa peau était couleur ébène, seule manifestation du Soleil dans cette saison hivernale. Une Vénus Noire.

Clio Hunter descendit les escaliers recouverts de givre en prenant quelques précautions puis s'arrêta à la hauteur de Ron.

- Je n'ai pas eu le temps de te remercier de ce que tu as fais pour moi.

- Ce n'est rien. Déclara le Gryffondor en rougissant.

Clio éclata de rire.

- Ce n'est rien ? Plaisanta-t-elle. Tu m'as sauvé la vie. Tu as empêché cet homme de me faire plus de mal encore. Grâce à toi j'existe.

- On n'existe plus que lorsqu'on nous a oubliés. Répondit sagement Ron.

- C'est vrai. Confirma la jeune fille. Mais cela reste un fait. Le courage des Gryffondor est bien souvent utile.

- Si j'étais arrivé plus tôt, il ne t'aurait pas fais vivre tout ça… Je… J'aurais du me douter qu'il se passait quelque chose... Venir plus rapidement.

- Enlèves-toi immédiatement ce sentiment de culpabilité de la tête Ronald Weasley. Il y a des choses qu'on ne peut pas changer. C'est comme ça et pas autrement. Il m'a fait du mal, certes, mais tu t'es conduis comme peu de personne l'aurait fait. Tu as mis ta propre vie en danger pour me sauver et je ne t'en serai jamais assez reconnaissante.

- C'est vraiment gentil de dire ça.

- C'est sincère plus qu'autre chose. Prononça-t-elle.

Clio l'embrassa sur la joue et rentra se réfugier à l'intérieur du château laissant alors un Ron rouge cramoisi…

OOO

Harry avait enfin décidé de sortir de sa chambre en ce jour glacial. Il y avait une occasion toute spéciale à ça. Ginny rentrait au Terrier. Depuis qu'elle s'était faite kidnapper et avait perdue la mémoire, ses parents avaient résolus qu'il n'y avait plus aucune raison pour qu'elle reste encore à Poudlard. Luna et Neville avait insisté pour la raccompagner jusqu'aux grilles de Poudlard. Ron tenait fermement sa sœur par ses épaules tandis qu'Hermione marchait devant, déblayant la neige grâce à un sortilège de chaleur. Harry était en queue de file, trainant la valise avec un sort d'attraction.

Une fois arrivé, le petit groupe s'arrêta et serrèrent fort dans leur bras la nouvelle Ginny, tout aussi inexpressive qu'une poupée de cire. Elle accepta toutefois ces multiples étreintes et passa le seuil de l'école de sorcellerie avec sa malle qui la suivait toujours. De l'autre côté, Arthur et Molly Weasley attendaient leur fille avec impatience.

Avant de disparaître avec un transplanage d'escorte, Ginny jeta un dernier regard vers ses amis désormais ôté de sa mémoire…

OOO

- Tu veux faire une partie d'échecs ? Proposa la voix enrouée de Ron.

Cela faisait plusieurs jours qu'il n'avait pas prononcé un mot à l'adresse de qui se soit. La dernière fois qu'une parole avait franchit ses lèvres, s'était pour discuter avec Clio. Il n'avait toujours pas oublié sa manière de se tenir, son inflexion de la voix, son sourire réconfortant en dépit de tout ce qu'elle avait vécu. Lorsqu'ils se croisaient dans les couloirs, ils se souriaient en guise de salut. Vous savez, ce petit sourire timide qui passe inaperçu aux yeux de tous et qui pourtant fait toute la différence. Ces regards, ces yeux qui se croisent en quelques secondes et qui nous réchauffe le cœur. Un sentiment de manque lorsqu'on ne voit pas la personne souhaitée. Ou même une nette inquiétude qui s'accroit en période de trouble. C'était la première fois que Ron ressentait une chose pareille. Il ignorait la nature profonde de ses sentiments. Mais en général, les amis étaient toujours là pour vous le faire remarquer…

- Oui je veux bien. Répondit machinalement Harry en lui proposant un siège.

Ronald posa le plateau de jeu sur la table basse de la salle commune et disposa les pièces avec une précision exemplaire. Les deux garçons commencèrent à jouer dans un silence religieux. On n'entendait que le crépitement des flammes et les pièces qu'on déposait sur la surface plane en bois de l'échiquier. Tandis que Ron envoyait son pion se sacrifier, il fixa Harry et affirma :

- Je sais bien que ça ne va pas. Arrête de le cacher, ça devient pénible.

Le brun releva la tête et planta ses yeux vert émeraude dans celui de son meilleur ami :

- Tu voulais que je me mette à danser le Mambo en entendant la mort de Cho ? Supposa-t-il. Ma réaction était tout à fait prévisible. Je tenais à elle. Je ne dis pas que j'étais amoureux. Mais, ça mort m'atteint tout de même. J'ai l'impression d'avoir perdue une amie ou quelque chose du genre.

- Ouais je vois. Répondit automatiquement Ron.

En fait, il ne voyait rien du tout. Mais il se contentait d'épauler son meilleur ami comme il le pouvait. Ne me dites pas que vous n'avez jamais fais ça, sinon vous seriez de sacrés menteurs. Il nous est souvent arrivé d'approuver certains choses que nous racontaient nos amis, juste pour qu'ils expriment leur sentiments. Il y avait des phrases comme ça, qui servaient dans ces moments là et Ron les connaissait par cœur.

- Toi aussi. Finit par dire Harry après avoir reprit le jeu depuis plusieurs minutes.

- De quoi ?

- Toi aussi tu ne vas pas bien. Annonça le Survivant. Enfin, tu es plus mystérieux qu'autre chose et j'ai la vague impression d'avoir raté un épisode en m'isolant dans ma chambre.

Ron sourit largement et déclara :

- C'est Clio. Je crois qu'elle me plaît…

OOO

Il était dix-neuf heures moins le quart. Derrière une tapisserie du premier étage deux adolescents étaient dissimulés de la vue des autres qui regagnaient rapidement leurs dortoirs. Les pas pressés retentissaient en échos dans les couloirs. Néanmoins, dans ce lieu intime, ce fut plutôt le froissement des étoffes qui se distinguaient le plus.

- Non Draco, on ne peut pas faire ça ici. Dit une voix suppliante de jeune fille. Il y a des toiles d'araignée et les patrouilles ne vont pas tarder à commencer. Il faut qu'on retourne dans notre salle commune…

- Rassure-toi ça ne sera pas long. Répliqua la voix presque étouffée du Serpentard.

On ne voyait plus que la tapisserie se mouver plus ou moins rapidement en fonction des gestes vifs qu'il accomplissait. De loin, on aurait pu croire qu'il s'agissait d'un tapis volant attendant sagement son maître. Mais de près, quiconque aurait vite compris d'après les râles de plaisir que c'était une toute autre affaire. Dix minutes plus tard, les deux adolescents se rhabillèrent et sortirent de leur cachette satisfait de leur prouesse charnelle. Millicent Bulstrode affichait un sourire radieux et dévala rapidement les marches qui conduisait jusqu'au cachot. Le couvre-feu était prévu pour les cinq prochaines minutes. Draco, quant à lui, adoptait une attitude moins pressé et marchait d'un pas de sénateur.

Seul ombre au tableau, on les avait surpris. Et pas n'importe qui…

Je vous laisse aisément deviner.

Le tueur les avait donc vu et comptait bien faire ressortir son sentiment qui rongeait ses entrailles. Une émotion qui dépassait de loin la raison. Et c'est en les regardant disparaître au coin d'un couloir qu'il décida. Millicent Bulstrode allait mourir.

A suivre


Héhé, je sais ce chapitre est un peu sadique surtout pour notre chère Millicent. Sinon vous en pensez quoi du couple Clio & Ron ? Et vous avez des pronostics quant à la future petite amie d'Harry. Bon pour Hermione il n'y a pas vraiment de secret même si la rencontre Draco & Mione prend du temps à venir - dans deux chapitres ! - . Je m'en suis rendue compte que bien trop tard lorsque j'avais vraiment avancée dans l'écriture des chapitres. Bref, mais ne vous inquiétez pas ça restera des scènes intenses. Biz à vous et au prochain chapitre qui arrivera très vite.

Merci à LittleBeattle & aux Bêtas-lectrices