Note de moi: Coucou! Donc comme vous l'avez peut-être constater, j'ai encore changé le sommaire, vu que j'ai eu un MP d'une certaine jeune fille ( dont je tairais le pseudo, évidemment ) qui m'a dit avoir été un peu choqué par certains trucs et que j'aurais pu écrire en présentation qu'il y avait du sadomasochisme ( Merci Pil' ).

La raison pour la quelle je n'ai pas écrit qu'il y en avait et simple: pour moi, on est un peu loin du SM - je vois la chose beaucoup plus glauque que ça -... Draco l'est un petit peu, ça d'accord mais c'est vis à vis de son passé, Pil' a choisi cette psychologie et tant mieux.

Donc qu'à cela ne tienne: PRESENCE DE SM ET EVOCATION DE VIOL ( pour la fic en général ) + LEMON DANS CE CHAPITRE.

Ce chapitre-là va être assez... Comment dire?... Noir. J'espère que cette suite vous conviendra, merci pour les petits messages, je poste et je vous réponds, bonne lecture à tous, bizouxxx et à la prochaine fois! Tcho!


Chapitre neuf: Tensions et Douleurs


- Harry -

" Harry... S'il te plaît, arrête de commander des verres d'alcool, tu vas finir par me faire honte. " Me souffle Ginny par dessus son assiette de saumon.

Ce n'est pourtant pas de ma faute...

Non, ce n'est pas de ma faute si tu te trouves à la table juste derrière la nôtre et que tu me fixes depuis près d'une demi-heure.

Pourquoi me regardes-tu comme ça?...

D'une traite, je vide mon cinquième verre du repas et prends délicatement la main de ma femme dans la mienne en plongeant mes yeux dans les siens.

Elle est réticente...

Je sais très bien ce qui la tourmente, et j'espère bien qu'elle ne va pas me poser une nouvelle fois la question.

" Pourquoi Malfoy t'a-t-il rendu ton couteau qui ne quitte jamais la poche arrière de ton jean? "

C'était sans compter sur sa curiosité et sa jalousie excessive.

Je me retiens à grand peine de ne pas soupirer et essaie de lui faire un doux sourire.

" Je t'ai déjà dit que j'étais allé dans les jardins. Peut-être y était-il aussi et qu'il a trouvé mon couteau sous le grand chêne. "

A ce moment-là, mon regard dévie un peu de l'océan chocolat pour se plonger dans l'eau glacée de tes iris.

Je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression que tu entends tout ce que je lui dis.

Peut-être parce que tu n'es pas si loin que ça - à combien de mètres?... - et peut-être aussi parce que tu n'as pas décroché une seule fois les dents depuis que tu es attablé avec ton épouse.

Neville a trouvé apparemment que ça serait plus romantique... Les fleurs, les papillons, l'ambiance tamisée, parfait pour un dîner en tête à tête, non?

Même la séance de chasse nocturne que tu as soit disant aidé à mettre en place.

Je ne te savais pas aussi fleur bleue, Malfoy...

Tu es bien plus pathétique que ce que je pensais.

Alors que Ginny me caresse distraitement les doigts, mon regard s'attarde un peu trop longtemps à mon goût sur ta bouche rouge et meurtrie.

Que vas-tu raconter comme mensonge à ta femme ou aux personnes qui te poseront des questions sur ces délicieuses blessures?

L'image de ton sang coulant lentement sur ton menton me revient tout à coup en mémoire, me faisant frissonner de délectation. Cette saveur métallique dans ma bouche m'a enivré plus que je ne saurais le dire. C'était presque... Paradisiaque.

Je n'ai jamais aimé voir le sang couler, Malfoy, trop d'innocents en ont perdu, mais le tien ne m'a jamais dérangé outre mesure. C'est même dans ces moments-là que je me dis que finalement, tu n'es pas l'homme intouchable que tu veux paraître mais que tu es comme tout le monde, avec un coeur qui peut saigner...

Un coeur qui peut saigner...

Un coeur qui peut pleurer...

Un coeur qui peut... Tuer.

Ces étranges états d'âme que tu te refuses, je suis sûr que tu peux les ressentir.

Ton fantasme le plus inavouable n'a-t-il pas toujours été de me voir mort?... Ou même mieux : n'as-tu pas toujours aimé être la cause de cette mort ?...

Pour la première fois depuis le début du repas, tu détournes ton regard du mien.

Peux-tu lire dans mes pensées?...

Tu regardes ta femme, et je me plais à m'imaginer que tu te demandes pourquoi j'ai couché avec elle il y a quelques semaines. Qu'a-t-elle de si particulier pour avoir suscité à ce point mon intérêt?

La réponse est très simple, Malfoy, même pour toi...

Parce qu'elle est à toi.

Parce que c'est ta femme.

Parce que j'ai adoré lui donner ce que toi, tu as toujours été incapable de faire.

Je suis capable de tellement de choses lorsqu'il s'agit de toi, t'en rends-tu compte, au moins?...

Te rends-tu compte que je pourrais me tuer si seulement tu me défiais de le faire?...

" Harry? M'appelle Ginny en me sortant de mes noires réflexions.

- Oui, ma chérie?

- A quoi penses-tu?... Tu as l'air... Bizarre. "

Je lui souris franchement cette fois et me penche vers elle pour l'embrasser délicatement, la faisant légèrement rougir.

Elle est toujours amoureuse. Même au bout de vingt ans, elle est toujours amoureuse...

" Je me demandais comment Neville et Malfoy s'étaient arrangés pour ensorceler la forêt de Dean en entier afin que nous puissions attraper quelques papillons.

- Je n'aurais jamais cru que tu t'intéresserais un jour à ces créatures. " Me répond-elle.

Moi non plus, Ginny... Moi non plus. Mais c'est sa passion.

Aimes-tu les papillons autant que tu aimes cette morbide perversité dans laquelle tu me plonges malgré moi ?

Tant de questions qui se bousculent dans ma tête, plus nombreuses que jamais à mesure que le temps passe.

« Tu ne manges pas ? Me demande Ginny en regardant mon plateau de fruits de mer que j'ai à peine entamé.

-Je n'ai pas très faim.

-Commandes ton dessert, alors ! Tu ne vas pas gambader dans la forêt le ventre vide, il n'en est pas question. »

Toujours ce ton exaspérant et maternel... Tellement différent du tien lorsque tu t'adresses à moi.

« ... Alors pour ce couteau ? »

Lentement, je lève mes yeux vers elle en serrant les dents.

« Pourquoi ne vas-tu pas lui demander, au lieu d'insister auprès de moi ! » Je réplique d'un ton acide.

Ses joues s'empourprent, mais cette fois-ci, ce n'est pas de plaisir mais de gêne. Elle n'a jamais aimé que l'on se dispute, surtout pour des choses sans importance comme celle-ci.

Je sens un regard brûler ma peau et je suis prêt à parier que c'est le tien.

Un sourire en coin se dessine sur tes lèvres, et je vois une minuscule goutte de sang perler qui tiraille douloureusement mon estomac.

Tu as entendu...

Je suis même sûr que tu t'exaltes.

Inconsciemment, je fixe à nouveau ta bouche. Pourquoi est-elle si envoûtante ?

Pourquoi ai-je toujours envie de l'embrasser lorsque tu es près de moi alors que les seuls sentiments que j'éprouve à ton égard sont haine et répulsion ?

Pourquoi fais-tu encore partie de ma vie ?...

Traîtreusement, la première lettre de notre échange me revient soudain en mémoire.

C'est moi qui ai commencé cet étrange jeu.

C'est qui t'ai donné tes cartes.

Mais c'est toi qui veux gagner...

Encore une fois, cherche l'erreur.

Pourquoi nous voyons-nous toujours comme un Gryffondor et un Serpentard ?

Pourquoi ne jouissons-nous que dans la souffrance de l'autre ?

Pourquoi ?...

Toutes ces questions qui tournent, telles des fantômes, dans ma tête vont finir par avoir raison de moi. Et si un jour cela arrive, cela voudra dire que tu auras gagné. Que la victoire sera tienne. Mais je ferai tout pour que cela ne se produise pas.

Je n'ai jamais supporté être perdant en face de toi, Malfoy, ce n'est pas maintenant, à 40 ans, que je vais commencer.

« As-tu choisi ton dessert ? » Me demande une nouvelle fois ma femme.

Je la regarde, sans trop la voir et réponds au hasard.

« Une crème brûlée.

-Il n'y en a pas...

-Un fondant au chocolat, alors.

-Non plus. Harry ! Ca fait dix bonnes minutes que tu regardes la carte, est-ce que tu vois ce que tu as sous les yeux ? »

A nouveau, je sens ton regard qui me brûle.

Je t'observe. Tu es moqueur. Tu jubiles, presque.

Que crois-tu ? Que je pense à notre petit moment ensemble, à l'abri des regards ?

A ce moment-là, malgré moi, mes yeux sont attirés par le coin reculé de la salle, juste à côté de la table des cocktails, où j'ai bien cru, quelques instants, que j'allais coucher avec un homme.

Ou plutôt un serpent.

Et pas n'importe lequel...

Toi...

Des flashs dansent devant mes yeux :

La blancheur de ta peau...

Sa douceur...

Nos souffles mêlés...

Ton sang...

Mon sang...

Ta bouche...

Tes lèvres...

Nos sexes tendus l'un contre l'autre...

Le désir dans tes yeux...

« Bon, Harry, pour ce soir, c'est fini avec l'alcool. Je ne sais pas combien de verres tu as ingurgités, mais tu es tout rouge, et je n'ai pas envie que le père de mes enfants fasse un coma éthylique. » Marmonne Ginny en me jetant des regards accusateurs.

S'il y a bien un responsable de mon ivresse pourtant, c'est bien toi, et ce n'est pas à moi qu'elle doit faire des remontrances.

« Je ne prendrai pas de dessert, finalement. » Lui dis-je d'une voix pâteuse en reposant la carte sur la table.

Elle se mord la lèvre inférieure, regrettant sans doute ce qu'elle vient de me dire et s'apprête à répliquer lorsque la voix de Neville – légèrement amplifiée – se fait entendre.

« Mes chers amis. C'est d'une voix enjouée et émue que je déclare officiellement la deux centre trente huitième chasse aux papillons de la forêt de Dean ouverte. Comme vous le savez certainement, cela fait presque un quart de siècle que nous n'avons pas eu l'occasion d'en faire une et c'est en exclusivité que vous pourrez chasser des Nymphalidae de nuit, grâce à l'aide très précieuse de Draco Malfoy qui sera l'un des chefs d'équipe. En effet, nous avons trouvé amusant de vous répartir en quatre équipes avec un spécialiste des Nymphalidae à la tête de chacune d'elles, pour que vous puissiez vous amuser pleinement. Celle qui attrapera le plus de papillons en deux heures sera déclarée vainqueur. Rendez-vous au tableau situé à l'entrée de la salle pour savoir qui est votre chef d'équipe. Bonne chance et que les meilleurs gagnent ! »

Des applaudissements enjoués fusent un peu partout dans la Grande Salle, alors que chacun se lève pour aller voir dans quelle équipe il se trouve.

Moi, je ne me presse pas, je sais parfaitement avec qui je vais être. Tu y as veillé, n'est-ce pas ?...

Ginny rejoint Hermione et Luna, toutes deux excitées comme des puces - j'ai l'impression de revoir ma meilleure amie le jour où elle a reçu les résultats de ses ASPICs... – et se dirigent ensemble vers l'entrée, alors que tu es toujours assis également et que tu me regardes avec un sourire goguenard.

Au bout d'un moment, alors que tout le monde est presque déjà dehors, je me lève et me dirige vers la sortie. En passant à côté de ta table, tu te lèves à ton tour et me devances à grands pas.

C'est sans surprise que je vois mon nom écrit en premier sous le tien.

Equipe numéro un... Même là, tu refuses d'être deuxième...

« Harry ! Je suis désolé, on a tiré au sort nos co-équipiers, et c'est Malfoy qui t'a sorti en premier... » Me dit Neville en accourant vers moi.

Il a l'air désolé.

Moi, je ne le suis pas. Au contraire. Ca ne fera que pimenter notre jeu...

Je te cherche du regard, tu discutes avec ma femme et une vague de chaleur traîtresse m'envahit.

Que lui dis-tu ?

Tu cherches à te venger ? Parce que j'ai échangé deux paroles inintelligibles avec ta femme juste après nos petits attouchements ?

La jalousie, toujours la jalousie...

Quand vas-tu enfin me l'avouer, que ce soit à mon tour de jubiler ?

J'arrive à côté de vous, et tu ne dis rien. Tu me regardes, tu souris amèrement et tu t'en vas.

« On transplane en dehors de l'enceinte. Bonne chance... Pour ta chasse. »

La voix de ma femme est sourde, presque cassante et je sens mon coeur battre douloureusement dans ma poitrine.

Elle s'éloigne, et je la regarde faire, incapable de lui répondre.

Si tu tiens à briser ma vie, Malfoy, prépare-toi à souffrir...


oOo


- Draco -

La forêt de Dean est illuminée et ressemble un peu à une attraction moldue géante.

Je parierais que Luna a personnellement choisi les teintes des petites lumières qui se déplacent d'arbre en arbre et scintillent dans l'obscurité. Quelques lucioles qui volètent gaiement ajoutent un caractère merveilleux à l'ensemble, et les convives rivalisent d'exclamations ravies.

Je regroupe mon « troupeau » sous un chêne, notant avec satisfaction que tu te tiens à l'écart, l'air maussade.

Tant mieux.

Je ne suis pas pressé, et je préfère te voir à part, seul à seul. Plus tard.

Le briefing est lapidaire : Merlin pour tous et chacun pour soi.

Arguant de mon humilité légendaire, je prétends les laisser chercher seuls dans un premier temps, afin de mieux occuper le terrain et ne pas gâcher leur surprise. Quelques gloussements féminins se font entendre. Je me fends de mon plus beau sourire pour charmer ces dames – qui n'en espéraient pas tant.

" Tu te rends compte, glisse une blonde plantureuse à sa voisine, on a la chance d'être dans l'équipe du Survivant !!

-Et de Draco Malfoy, aussi…Qu'est ce qu'ils sont séduisants… " chuchote sa voisine, visiblement sous le charme.

Même en ton absence, je ne les aurais même pas regardées. Seuls les Nymphalidae ont du charme à mes yeux.

Je leur donne quelques indications sommaires : comment tenir un filet sans le flanquer dans l'œil de son voisin. Comment reconnaître un Nymphalidae – nous avons volontairement introduit d'autres espèces, pour corser le jeu. Pourquoi il ne faut jamais toucher un papillon avec les doigts, et d'autres informations basiques.

Tout le monde m'écoute religieusement – sauf toi. Normal.

Toi, tu n'es pas le chasseur, tu es la proie. Mais ça, tu ne le sais pas encore.

Je distribue les lanternes et les laisse s'éloigner.

Je pars de mon côté, prétextant un mot à dire à Londubat. Je sais exactement où sont les papillons – puisque c'est moi qui les ai amenés, pour la plupart - et je sais exactement comment les attraper en un temps record. Entre temps je vais laisser toute cette joyeuse équipe se fatiguer avec ses filets à papillons, et je vais régler un petit compte avec toi.

Je me glisse dans les fourrés les plus sombres en éteignant ma bougie. Je sors ma baguette –totalement interdite selon le règlement- et grâce à un « Lumos Minima » je vois parfaitement à travers la forêt, sans lanterne.

La règle de base de la chasse, c'est le camouflage.

Je t'aperçois de loin. Tu suis le troupeau sans entrain, jetant des regards à droite et à gauche.

C'est moi que tu cherches, j'en suis sûr.

As-tu envie ou peur de me trouver ?

Un mélange des deux sans doute.

J'ai bien vu les efforts désespérés que tu faisais à table pour ne pas me regarder. En vain.

Tu n'as presque rien mangé, mais tu as beaucoup bu. C'est ça ton courage ? Pour un peu, tu me ferais pitié.

J'ai suivi ta conversation avec ta rousse, grâce à un sort peu connu. Elle devient bien curieuse, ton épouse. Et ça m'est très utile de le savoir, histoire de te faire souffrir un peu plus en brisant ta vie et ta réputation d'homme modèle, quand l'envie m'en prendra…

Je n'ai pas ce genre de souci avec Astoria. Son seul souhait étant de me croiser le moins possible dans notre manoir, elle ne se risquerait jamais à me demander des comptes.

L'avantage, c'est que je n'ai pas d'apparences à sauver, moi.

On commence à entendre les premiers cris de ravissement des chasseurs et je reste sur tes talons, invisible. Tu parais de plus en plus agité.

Je te manque tant que ça, Potter ?

Tu ignores délibérément de splendides occasions de capturer des spécimens rares et j'observe avec amusement que tu te laisses distancer de plus en plus par le troupeau. Tes groupies vont être déçues.

Mais je vais laisser monter la pression, encore un peu.

Au fur et à mesure que tu t'éloignes, le brouhaha de la foule diminue et les lumières sont plus espacées.

Je retrouve la forêt telle que je l'aime : déserte, sombre. Inquiétante.

Ton attitude ressemble de plus en plus à celle d'un animal traqué, et tu avances lentement et précautionneusement, tendant ta lanterne loin devant toi pour tenter d'apercevoir…quoi ? Pas les papillons en tout cas.

Je m'amuse ça et là à faire craquer une branche pour te voir sursauter. Tu te retournes à chaque fois mais je reste invisible.

Tu as peur, maintenant, et je sens un agréable frisson remonter dans mon dos.

Je retrouve l'instinct du chasseur, aux aguets. Sans que tu t'en doutes, je t'emmène exactement là où je voulais. Là où je t'attraperai.

Peu à peu, sur la pointe des pieds, je me rapproche. Ta nuque est à trois pas de mes mains et je sens comme une crispation familière.

Je contourne vivement une haie et je m'adosse à un arbre, que tu vas atteindre dans trois secondes. Mon cœur s'accélère. Ma proie approche.

Tu passes juste à côté de moi et je pose ma main sur ton épaule. Tu frémis.

" Alors Potter, tu es perdu ?

-Malfoy !! Toujours à te déplacer comme un serpent…Qu'as-tu fait de tes ouailles ?

-Je les laisse faire joujou seuls. Moi je chasse le gros gibier.

-C'est moi que tu traites de gibier, Malfoy ? Pourquoi tu me suis ? Tu ne peux donc plus te passer de moi ? "

Bien répondu. Je sens un mince sourire sur mes lèvres :

" Je suis venu à ton secours, Potter, voyant que tu t'étais perdu. Il faut être prudent la nuit en forêt, tu sais. On fait parfois de mauvaises rencontres.

-Je vois ça. Rassure-toi, je n'étais pas perdu.

-Oh ! Tant mieux… Et tu en as attrapé combien ? "

Devant ton air perplexe je m'autorise un sourire plus large :

" Tu veux que je t'aide, Potter ?

-Surtout pas. Retourne t'occuper de ton équipe, et fiche –moi la paix.

-Tss, tss…comment tu me parles, Harry, après ce qui s'est passé entre nous…J'espère que tu vas m'offrir des fleurs, la prochaine fois qu'on se verra.

-Il n'y aura pas de prochaine fois, Malfoy. Tu n'es qu'un malade doublé d'un pervers.

-Ca te va bien de me dire ça. Qui a amené un couteau ? Qui a débarqué chez moi pour baiser ma femme ? Tu crois que ce sont des comportements héroïques ?

-C'est toi qui m'as poussé à faire ça, tu le sais très bien…. "

Je te fixe avec mépris :

" Au fait, qu'est ce que tu disais à ma femme, tout à l'heure ?

-Ta délicieuse femme ? Je prenais de ses nouvelles, c'est tout…Un souci ?

-N'approche plus jamais d'Astoria, tu m'entends ?

-Pourquoi, tu as peur qu'elle prenne goût à l'orgasme ?

-Tais-toi, Potter. Je ne veux plus te voir auprès d'elle. "

Un mince sourire étire tes lèvres :

" De qui tu es jaloux, Malfoy ? De moi ou d'elle ?

- Laisse Astoria en dehors de ça, je réponds d'un ton sec, faisant disparaître ton sourire. Tout ça se joue entre toi et moi, et tu le sais très bien.

- Je ne joue à rien. Ce ne sont que tes idées de malade.

- Méfie-toi, Potter, ou tu vas bientôt être aussi fou que moi… Tu sais que c'est contagieux, ce genre de chose… ? "

Insensiblement, je m'approche de toi, te dévisageant avidement, et tu recules.

Encore un pas tu seras contre le tronc.

Je vois dans ton regard cette lueur que j'adore déceler dans les yeux des petits animaux que je torture. Un mélange de peur et d'espoir.

Je murmure :

" Est-ce que tu dors bien la nuit ?

-Quoi ?

-Je te trouve mauvaise mine, Potter. Tu as des cernes. De quoi tu rêves, la nuit ? A quoi tu penses, le soir ? "

Je baisse le ton de ma voix et tu cilles, déstabilisé.

" Je sais à qui tu penses, le soir, Potter. A moi. Je parie que tu passes et repasses dans ta tête les moments que nous avons passés ensemble.

-La ferme, Malfoy. Tu racontes n'importe quoi.

-Tu te souviens, quand tu étais attaché sur mon lit, les vêtements déchirés ?

-Tais –toi.

-Tu te souviens du parcours de la plume, et de la bougie ? Est-ce que ce moment t'a plu, Potter ? D'après tes gémissements, je dirais que oui. Tu as été bien docile, tu sais. Et fort habile pour nous faire jouir, je le reconnais. Qu'est ce que tu as préféré ? Le froid du scalpel ? La brûlure de la bougie ?

-Arrête. Je ne suis pas un malade, comme toi.

- Tu verras, ça viendra vite. J'imagine bien qu'avec le recul tu as honte et que tu veux oublier ce moment gênant. L'oublier ou l'habiller avec des sentiments. Pourquoi pas un pseudo amour qui serait tellement pratique pour justifier tes vices ? Tu verras, avec un peu d'expérience, c'est bon, la honte.

-Non. Je ne prendrai jamais goût à tes jeux vicieux. Je ne serai pas ta pute…

-Mais qui parle de payer ? Ces moments-là se paient en nature. Plaisir ou souffrance. Il n'existe pas d'autre monnaie d'échange, Potter. Aucune autre. Souviens-toi….

-Non. Tais –toi. "

Tu fais mine de vouloir partir mais je m'approche encore un petit peu, te bloquant contre l'arbre.

Tu connais le jeu du chat et de la souris ?

Je continue, d'une voix rauque et lente :

" Tu y repenses sûrement encore, à ce moment, sinon tu ne m'aurais pas attiré dans un coin sombre, tout à l'heure, soit disant pour te venger. Tu m'as coincé par surprise. Mais cette fois c'est moi qui t'aie attrapé. Et tu es un beau spécimen, Potter. "

Je passe ma langue sur mes lèvres écorchées.

Tes pupilles élargies et ta bouche entrouverte trahissent ton trouble. Ton souffle est court. Tu as envie de partir mais tu restes, hypnotisé par la peur et le désir. Comme toutes mes proies.

Je vais jouer avec toi comme je joue avec mes infortunées victimes. Sauf que toi tu es consentant.

Pour l'instant.

" Tu as aimé jouer avec le couteau, tout à l'heure, n'est-ce pas ? "

Tu fermes les yeux, écoeuré.

" Tu as aimé me taillader la bouche, et goûter mon sang, Potter. Rappelle-toi de cette sensation. Rappelle-toi ton cœur qui battait à tout rompre et les frissons dans ton dos, quand tu as vu perler le sang. Tu te souviens de son goût, de la saveur de mes lèvres ? Tu ne l'oublieras jamais plus. Ca t'a excité, le sang, Potter…Tu bandais, plus qu'avec aucune caresse de ta femme. Tu es un pervers, Harry…

-C'est…c'est faux.

-C'est la vérité…et bientôt il t'en faudra plus. Bien plus. "

Je chuchote à ton oreille, mon ventre légèrement appuyé contre le tien. Tu agites la tête négativement mais je devine ton érection contre ma cuisse.

" Imagine tout ce qu'on aurait pu faire avec ce couteau, Potter. Imagine. On le fera. Bientôt.

-Non. Jamais. Je ne suis pas un pervers. "

Ta voix faiblit tandis que ta respiration s'accélère. Tu es si proche que je sens ton odeur de savon bon marché. Je murmure :

" Tu prendras plaisir à me faire souffrir autant que j'en prendrai à te torturer délicatement. Et tu me supplieras de te faire des choses que tu n'imagines même pas… "

Je colle mon bas-ventre d'un coup contre le tien et tu gémis.

" De quoi tu as envie, Potter, juste là ? "

Tes yeux se voilent. Tu es entièrement à moi. J'attrape ton cou puissant entre ma main :

" Réponds ! De quoi tu as envie ?

-Embrasse-moi. Caresse-moi. "

Un frisson de dégoût me parcourt, et je lâche ton cou, comme si j'avais touché un insecte immonde :

" Quoi ? Tu en es encore à ces mièvreries ? Tu ne veux pas que je te dise que je t'aime, encore bien ? Tu m'écoeures. Tu n'auras jamais ça de moi. Jamais. "

Et je m'éloigne à grands pas, te laissant pantelant contre l'arbre. Tu n'es pas tout à fait prêt. Pas encore. Mais ça viendra, je le sais. Tu deviendras accro à nos petits jeux, plus vite que tu ne penses.

Je sors ma baguette, murmure un sort à mi voix, et immédiatement des dizaines de papillons emplissent mon filet.

Satisfait, je retourne retrouver mon équipe, pour une victoire bien méritée.


oOo


- Harry –

Les mots qu'il lui avait envoyés tournaient et retournaient dans sa tête, alors qu'il attendait silencieusement dans le jardin, au beau milieu de la nuit, le coeur battant, frappant régulièrement et douloureusement ses côtes. Son estomac était tellement contracté qu'il en avait la nausée. Mais à présent que Icare était parti avec l'une de ses lettres, il ne pouvait plus reculer. Et il n'en avait vraiment pas envie.

Une main dans la poche avant de son jean, il attendait en essayant de se détendre, tout en caressant des yeux le couteau qui avait déjà fait couler un peu de sang ce soir-là.

« Tu vas devenir mon ami le plus intime... « Murmura-t-il d'une voix étrangement sourde.

Cela faisait au moins vingt minutes qu'il était là, planté au milieu des rosiers écarlates en attendant avec une délectation morbide la morsure du Serpent.

Parce que c'était bien cela qu'il voulait.

Depuis longtemps.

Sans doute depuis toujours.

Et il s'en était rendu compte en écrivant sa lettre, quand les mots avaient jailli tout seuls...

« Ne crois pas que je t'ai fui en partant avant tout le monde, Malfoy. Mais te savoir vainqueur dans quelque domaine que ce soit me fait vomir d'écoeurment.

J'espère pour toi que tu vas savourer ta victoire sur ces petits êtres si « merveilleusement beaux « selon tes dires à en juger ce que m'a raconté Ginny, car je suis au regret de te dire que tu as perdu contre moi.

Oui, Malfoy...

Tu n'as pas eu le dernier mot...

Je t'ai dit que je voulais l'avoir. Et je vais t'avouer un autre de mes petits secrets : je veux t'avoir, toi.

Je ne veux pas devenir ta pute, je veux que tu deviennes la mienne.

Je ne veux pas me plier à tes jeux morbides et insignifiants, je veux jouer selon mes propres désirs.

Je ne veux pas t'embrasser amoureusement, je veux juste goûter encore une fois la saveur extatique de ton sang dans ma bouche.

Je ne veux pas te faire l'amour, Malfoy...

Je veux te baiser comme une chienne...

J'en ai vraiment marre que l'on se tourne autour.

Je veux du concret.

Je veux du charnel.

Je veux assouvir mon envie et si par la même occasion je peux faire de même avec la tienne...

Je veux que tu me supplies...

Je veux que tu m'apartiennes malgré toi...

Viens... Viens... «

L'attente fut longue. Elle fut douloureuse. Et ce qui devait arriver, arriva.

Harry entendit un léger « pop » signe qu'un sorcier venait de transplaner non loin de lui, et il se redressa en scrutant la pénombre.

Quelques secondes plus tard, il était littéralement écrasé contre le mur à l'arrière de sa maison, alors que sa femme devait certainement dormir profondément.

Il entendait une respiration rauque et précipitée alors qu'un corps ferme et vigoureux se frottait sans pudeur contre le sien, le faisant haleter et frémir d'envie.

« Qu'est-ce que c'est, ça, Potter ?... Hein ?... Qu'est-ce que c'est ? « Chuchota Draco contre son cou en collant contre son visage un morceau de parchemin froissé qui devait sans doute être sa lettre.

Harry ne répondit rien. Il ne pouvait pas. Il voulait juste ressentir, et Merlin savait à quel point il ressentait à ce moment-là.

Draco lui avait enlevé son t-shirt et il tentait lui-même désespérément de le débarasser de sa robe de sorcier.

Il voulait lui demander de l'embrasser alors que les mains du blond frottaient plus que caressaient son sexe tendu à l'extrême à travers le tissu de son pantalon, il voulait lui dire qu'il avait besoin de son sang, mais il était enivré. Enivré par quelque chose qui le dépassait complètement.

« Tu veux me baiser comme une chienne , Potter ? « Chuchota à nouveau Draco en mordant férocement sa veine jugulaire.

Harry laissa échapper un gémissement de douleur qui sembla sonner plus comme un râle de plaisir pour l'ancien Serpentard car il renouvela l'expérience et le Survivant sentit une fine goutte de sang perler le long de sa gorge.

Il ne voulait pas lui laisser le dernier mot.

Non...

C'était son idée, à lui ! C'était lui qui l'avait provoqué...

« Pas comme ça... « Grogna Harry en le faisant basculer à son tour.

D'un geste brusque, il fit retourner le blond de telle sorte à ce que ce dernier soit dos à lui.

D'une main tremblante, haletant d'anticipation, il fit descendre le pantalon de l'ancien Serpentard sur ses chevilles et entreprit de déchirer la chemise blanche avec son couteau. Il ne fit même pas attention aux légers grognements du blond, ni à la peau fine et souple qu'il éraflait dans son acte, il était au pororysme de la frustration et il voulait étancher sa soif de chair.

Il haletait dans son dos, il se frottait sans pudeur contre les fesses galbées, il voulait le prendre, le prendre maintenant mais il se retenait.

La victoire... La victoire était tellement proche...

A la lueur de la Lune, il voyait la paleur du dos de l'ancien Serpentard et il fit voyager la lame de son couteau tout doucement sur chacune des fines cicatrices qu'il appercevait. Il en fit saigner une ou deux et fut fasciné de voir le liquide sombre couler petit à petit, presque douloureusement, comme s'il ne voulait pas quitter cette enveloppe charnelle. Mais ces petites larmes rouges, bientôt, ne lui suffirent pas et il fit glisser la lame tout au long de sa colonne vertébrale, ouvrant sur toute sa longueur le dos sculpté.

« Et après tu vas me dire que tu n'es pas un pervers... « Murmura le blond en défaisant lui-même son boxer.

Harry savait ce qu'il allait faire... Il allait se masturber lui-même. Mais là non plus, il ne le le laisserait pas faire.

Il posa brutalement sa main libre sur le sexe chaud et palpitant du blond, le serra un peu trop fortement et le masturba avec force et lenteur.

Draco rejeta sa tête en arrière, intimant un mouvement rythmé avec son bassin, mais là non plus, Harry n'en tint pas compte. Il savait ce qu'il voulait lui faire, et c'était certainement pas ce que le blond avait en tête. Du moins, pas tout à fait.

Au bout de quelques minutes, il défit lui-même son propre pantalon et abaissa son boxer.

D'un geste brusque, il écarta les jambes de Malfoy et lui fit légèrement pencher le buste vers l'avant. Il savait que le blond allait jouir. Il le sentait dans chacune parcelle de son corps, il l'entendait dans sa respiration précipitée.

Il introduisit un doigt fin et moite dans l'orifice de l'ex Serpentard, le faisant gémir de plaisir. A ce son, Harry serra encore plus la prise qu'il avait sur le sexe pâle et regarda, émerveillé, le sang qui coulait le long du dos qui lui faisait face. Puis, tout en léchant quelques gouttes du liquide vital, il le pénétra.

Brutalement, l'ex Gryffondor lâcha le sexe du blond, et posa ses mains sur ses hanches, dont l'une tenait encore le couteau.

Il haletait dans le cou du blond, essayant de ne pas fermer les yeux, essayant de se dire qu'il n'éprouvait pas autant de plaisir qu'il semblait le ressentir, essayant de ne pas écouter les gémissements aphrodisiaques de Draco, ni ses mouvements de bassin désespérés pour le faire aller plus vite.

Il regardait le dos se contracter, oubliant qu'il avait envie d'embrasser avidement la bouche qu'il savait délicieusement meurtrie, oubliant aussi que tout ceci n'était qu'un jeu entre eux...

Et lorsque quelques minutes plus tard, il se recula pour éjaculer dans sa main, il remarqua que le blond finissait de se masturber désespérément.

Il resta là quelques secondes, à regarder cet homme qui ne se retournait toujours pas, et d'une main tremblante, il planta la pointe de sa lame dans la chair tendre, au niveau des reins, où il grava ses propres initiales. Il vit le blond se crisper, mais il ne bougeait toujours pas.

Harry sentait ses jambes trembler de plus en plus violemment et il préféra détourner les yeux, haletant toujours.

« Va-t-en « Réussit-il à souffler.

Il observa encore quelques instants la marque qu'il avait laissée dans la chair de son ennemi, puis, ce dernier transplana à nouveau alors que lui tombait à genoux, des larmes inexplicables coulant sur ses joues pâles.

A suivre...

En espérant ne pas vous avoir trop choqué... Merci encore et à la prochaine fois, bizouxxx!