Bonjour

nouveau chapitre de cette fic

Info : ma bêta a été obligée de m'abandonner pour des raisons personnelles. J'ai tenté d'en trouver une autre, mais je n'ai pas eu de réponse de sa part depuis quelques semaines... Du coup, je suis pas sûre qu'elle ait vraiment le temps de me corriger..

je lui ai passé le chapitre 9 (celui-ci donc,) mais comme ça traîne trop à mon goût, je poste le chapitre sans avoir attendue qu'elle ait travaillée dessus.

voilà,

pour le reste : Je fais un petit mot pour répondre aux rws

: concernant les hivers rudes d'Autriche dont parle Gellert en chapitre 8 et qu'il donne comme excuse pour le fait qu'il reste dans son ''château'' avec ses fidèles. Dans ma tête, ça sonnait bien évident comme une excuse à la con. Bien sûr qu'ils ont tous les moyens de lutter contre ça, mais Gellert avait juste envie de rester à Nurmengard (peu importe la raison) et c'est la seule excuse qu'il a trouvé à dire.

en ce qui concerne Travers dans cette fic. pour moi, il n'est pas homophobe, c'est juste un connard qui prend n'importe quel moyen de pression pour arriver à ses fins. Je l'imagine ainsi, prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut de Dumbledore, quitte à passer pour une ordure.

Voilà, je tenais juste à répondre à ceci.

pour le fait qu'ils se comportent pas toujours comme des hommes d'âges mûrs... ben franchement, je crois que tout le monde agit comme ça parfois, surtout quand des sentiments forts et contradictoires entrent en jeu et sèment le bordel dans les pensées et les corps.

Bonne lecture du chapitre 9.

à bientôt

KitsuneA


Grindelwald s'assit sur le canapé du salon dans l'appartement dont ses associés avaient chassés les habitants presque un an plus tôt et qui désormais leur appartenait. Croyance, debout au milieu de la pièce, regardait autour de lui et scrutait les objets présents sur les étagères.

- Je voulais jeter tout ça, mais j'ai eu d'autres choses à faire. Au final, ce n'est pas très important. Il y a une chambre pour toi au bout du couloir.

- Merci. Ça ira très bien. Par quoi va-t-on commencer ?

- Rassembler des fidèles ne se fait pas en quelques heures. Il nous faudra un peu de temps. Quelques semaines, je pense. Un ou deux mois, maximum. Pour commencer, nous allons parler avec un type du Ministère des affaires magiques ici en France. Je vais envoyer Abernathy.

- Pensez-vous que, Nagini soit encore à Paris ?

- Le femme serpent qui t'accompagnait ? Celle du cirque ?

- Oui.

- Je doute qu'elle veuille te revoir, Croyance. Tu as choisi ton camp, elle a choisi le sien. N'y pense plus, murmura Gellert, assez fort pour que Croyance l'entende quand même de là où il était.

Le jeune homme acquiesça et il partit visiter le reste de l'appartement.

- Vous devriez être plus doux avec lui, il est fragilisé par la vie qu'il a eu et les mensonges que les gens lui ont dit, expliqua doucement Queenie, assise dans un fauteuil en face de Gellert qui lui lança un regard dénué d'émotion.

- Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps à retrouver des gens qui n'ont pas voulu rejoindre nos rangs. Nous sommes bien mieux sans eux, crois-moi Queenie.

La jeune femme abdiqua et baissa les yeux se faisant la réflexion intérieure que Grindelwald était devenu moins compréhensif qu'il y a quelques temps. Est-ce que quelque chose avait changé récemment ? Malheureusement, Queenie ne pouvait pas le savoir, car l'esprit de Grindelwald était l'un des rares dont elle ne pouvait lire les pensées.

Le mage noir se leva et quitta la pièce, l'air contrarié.


oo00oo

Albus avait préparé ses affaires dans une valise, puis il avait ensorcelé un de ces livres pour le transformer en portauloin qui lui servirait à rejoindre Paris. Il regarde sa salle de classe en se maudissant d'être aussi lâche et de céder stupidement aux demandes du Ministère, puis il vit le livre se mettre à trembler sur le bureau. Il le toucha, attendit dix secondes et disparu soudain.

Il atterrit dans une rue de Paris et regarda autour de lui. C'était la première fois qu'il voyageait hors de l'Angleterre ou de l'Écosse. Il se retourna et vit qu'il se trouvait exactement là où il comptait se réfugier pour quelques temps, chez son ami Nicolas Flamel. Il alla frapper à la porte sans attendre et ce fut Nicolas lui-même qui lui ouvrit et l'invita à entrer. Dumbledore le serra dans ses bras à peine la porte fut refermée dans son dos.

- Je suis heureux de te voir, Albus. Ça faisait longtemps.

- Une éternité. Désolé de ne pas être venu te voir avant aujourd'hui, sachant que je ne viens pas pour de bonnes raisons. Merci de ton hospitalité.

- Tu es ici chez toi, Albus. N'en doute pas. Veux-tu du thé, mon ami ?

- Pas maintenant, mais j'apprécie la proposition. Je dois me rendre au ministère des Affaires magiques, je n'ai pas vraiment le temps. Ce sera pour un autre moment. Tout à l'heure peut-être.

Albus posa sa valise au bas des escaliers de la maison et sortit sa baguette. La valise monta seule à l'étage en lévitant et Dumbledore remercia son ami, avant de sortir de chez lui, d'arriver dans la rue et de transplaner pour se rendre devant le ministère des Affaires magiques. Il prit l'ascenseur spécial pour descendre dans le ministère et se présenta à l'accueil. La jeune femme de l'accueil lui sourit en rougissant et lui annonça qu'on viendrait le chercher ici, il devait attendre sagement. Albus en profita pour détailler du regard le ministère, très différent de celui de Londres. Les deux styles n'avaient pas grand-chose en commun.


oo00oo

Abernathy se présenta au ministère sous les traits d'un autre et il n'en cru pas ses yeux quand il vit Albus Dumbledore, en personne, attendre devant l'accueil. Il le connaissait grâce aux journaux parlant de lui et aux photos, mais c'était la première fois qu'il le voyait en vrai. Il hésita. Bien sûr, Grindelwald ne serait pas content de savoir qu'il était allé lui parler, même caché, mais merde quoi, c'était Albus Dumbledore tout de même et il avait une sacrée réputation dans le monde de la magie. Abernathy finit par se diriger vers lui.

- Bonjour, vous êtes bien le mage Albus Dumbledore, n'est-ce pas ?

Dumbledore le regarda dans les yeux et lui serra la main.

- Désolé de venir vers vous de cette façon, mais je vous ai vu dans les journaux. Vous êtes connus.

- Merci. Albus Dumbledore, se présenta le mage blanc, mais, vous le saviez déjà apparemment, finit-il en souriant légèrement.

Abernathy acquiesça et prit congé de son interlocuteur, voyant arriver dans sa direction le Ministre des Affaires magiques. Il tourna les talons et partit plus loin de peur d'être démasqué par le Ministre.

- Albus Dumbledore, dit le Ministre, s'arrêtant à quelques pas de l'homme, dos à lui, qui se retourna lentement.

Les deux hommes se serrèrent la main et la Ministre pria Dumbledore de le suivre dans son bureau. Ils s'assirent l'un en face de l'autre et le Ministre attendit que Dumbledore prenne la parole.

- La situation semble grave à Paris, on m'a envoyé ici pour m'occuper personnellement de Grindelwald.

- On est en droit de se demander pourquoi cette décision a pris autant de temps. Cela fait presque un an que j'ai demandé de l'aide au Ministère de la magie britannique.

- Je sais. Je… Le Ministère est venu me demander de les aider, mais j'ai refusé la première fois.

- Pourquoi ? demanda le Ministre, un peu surpris.

- Je n'aime pas leurs méthodes de travail. Je ne tenais pas à être associé au Ministère de la magie.

- Et pourquoi votre avis a changé ?

- Je n'ai pas vraiment eu le choix. C'était accepter de venir ici ou je perdais ma place de professeur dans l'école de sorcellerie Poudlard.

- Je vois. Bien… Que comptez-vous faire contre Grindelwald ? Des sources sûres du ministère m'ont rapportées qu'il était revenu à Paris depuis peu.

- C'est ce qu'on m'a dit aussi.

-Vous croyez pouvoir le vaincre ?

- Je ne sais pas, souffla Dumbledore en baissant les yeux. Il faudra déjà que je mette la main sur lui. Il peut se cacher n'importe où et je dois dire que je ne connais pas du tout Paris.

- Faites votre possible pour qu'il ne soit plus une menace pour le monde. Nous vous en serons très reconnaissant, croyez-le bien. Si vous avez besoin de quelque chose ou de sorciers hauts-placés pour vous aider, je serais honorer de pouvoir vous aider, n'hésitez surtout pas.

- Merci, dit Dumbledore en se levant.

Il sera la main du Ministre et sortit de son bureau.

Albus sortit du ministère après avoir reçu un beau sourire de la part de la jeune femme de l'accueil et il transplana une fois arrivé dans la rue.


oo00oo

Abernathy se dépêcha de revenir aux appartement de Grindelwald. Il devait lui dire au plus vite qu'Albus Dumbledore se trouvait à Paris, c'était une information urgente à transmettre. Il déboula dans l'appartement sans s'annoncer et le maître des lieux, debout devant un miroir, les mains derrière le dos, se retourna lentement, l'air las et irrité.

- Ne t'ai-je pas déjà ordonné de frapper à la porte comme tout le monde ?

- Si, si… bien sûr, désolé, mais il faut que je vous transmette une information importante. Je reviens tout juste du ministère des Affaires magiques et j'ai fait une rencontre.

Gellert plissa les yeux, attendant que son fidèle lui livre cette information semblant si importante.

- Albus Dumbledore est à Paris.

Gellert Grindelwald ouvrit la bouche, plus surpris qu'il n'aurait voulu le montrer. Il se passa une main sous le menton, soucieux, puis quitta la pièce en lançant:

- Occupe-toi de Croyance, veille sur lui.

Et il sortit de l'appartement en claquant la porte.

Il descendit dans la rue, se sentant plus fébrile qu'il ne l'aurait aimé et qu'il ne pouvait le supporter. Albus était à Paris. Pourquoi ? Puis l'évidence le frappa, il le cherchait, c'était certain. Mais pourquoi ? Pour une raison amicale ou pas du tout ? Ses sens penchèrent pour la seconde réponse. Il venait pour le chercher et l'arrêter, mais il n'en avait pas le droit. C'était pas comme ça que ça devait se passer. Albus trichait et ça ne lui plaisait pas. Il fallait qu'il le trouve avant que lui ne le trouve, même s'il fallait qu'il passe plusieurs jours et plusieurs nuits à errer dans la capitale. Gellert avait confiance en ses indics pour l'aider à trouver Dumbledore le plus rapidement possible. Mais au moment de lancer sa fumée noire de rassemblement, il fut prit d'un doute. Était-ce une bonne idée qu'impliquer autant de monde dans cette recherche ? Peut-être pas. Surtout pas s'il voulait être tranquille avec Albus pour reparler de ce pacte qu'il avait laissé de côté pendant plusieurs mois, attendant une occasion de se représenter à Poudlard. Occasion qu'il n'avait finalement pas eue. Mais là, Albus était à Paris et c'était l'occasion pour en finir avec cette histoire de pacte et laisser cela au passé auquel il appartenait. Un passé si loin auquel Gellert détestait penser. Un passé qui aurait peut-être dû ne jamais exister.

Gellert transplana pour prendre de la hauteur et se déplacer sur les toits de Paris. Moins de risque pour lui de se faire prendre et plus de chance de trouver Albus de cette façon. Il serait forcement dans les hauteurs à un moment donné. Gellert n'ignorait pas combien son ancien ami aimait cela. Il ne raterait pas l'occasion d'avoir de belles vues dans une ville qu'il visitait pour la première fois.


oo00oo

Dumbledore revint dans la maison de son ami Nicolas Flamel et le vieil homme lui servit du thé, comme à l'anglaise. Albus le remercia vivement. Il s'assit dans un fauteuil, les pensées dirigées sur autre chose, aussi, il n'entendit pas tout de suite son ami qui lui parlait.

- Albus ? s'inquiéta Nicolas en lui touchant le bras et le mage blanc sursauta en s'excusant.

- Pardon, je ne voulais pas être impoli, j'ai juste l'esprit encombré par diverses pensées.

- Ne te fais pas de soucis, je n'y ai vu aucun manque de politesse de ta part. Tu es ici pour Grindelwald, n'est-ce pas ?

- Oui. Le Ministère ne m'a pas laissé le choix.

- Que t-ont-ils donc promis pour que tu sois de leur côté ?

- Rien de bon, j'en ai peur, c'est pour cela que j'ai été obligé de venir ici.

- Ah… ça tenait plutôt de l'ordre du chantage que de la promotion, c'est bien cela ?

Dumbledore hocha la tête.

- Dis-moi, Nicolas, que sais-tu de Grindelwald ?

- Oh, pas grand chose, seulement ce que je vois dans les révélations, tu sais. Que cherches-tu à savoir sur lui exactement ?

- Oh, pas grand chose, seulement ce que je vois dans les révélations, tu sais. Que cherches-tu à savoir sur lui exactement ?

- L'endroit où je peux le trouver. Plus vite j'aurai fait ce que le ministère me demande, plus vite je serai rentrer chez moi et débarrassé de cette corvée.

- Tu peux aller voir la boule de cristal, mais je doute que tu apprennes quelque chose sur l'endroit où se cache Grindelwald. C'est un mage noir très puissant.

- Je le sais ça. Je connais un peu Grindelwald.

- Alors tu sais qu'il est très dangereux et impitoyable.

- Ouais, je sais, soupira Albus en terminant sa tasse de thé.

Il se leva, posa la tasse sur le guéridon et prit congé de son hôte. Il sortit dans la rue puis transplana pour se retrouver sur les toits de Paris. Il passa de l'un à l'autre rapidement et s'arrêta sur l'un de plus hauts de la rue pour contempler la ville. Il vit la Tour Eiffel et se dit qu'il devait aller là-bas, monter là-haut. Ce devait être magnifique la vue depuis cet édifice. Il réserva l'idée pour plus tard et repassa d'un toit à un autre, parcourant les rues de cette façon discrète et agréable.