Le matin était là, accompagné de ses chauds rayons de soleil. Pas un nuage n'obscurcissait le ciel, seule une douce teinte or et rose le colorait. L'air frais de décembre venait déposer une légère couche blanche de gel sur les pelouses de la ville, sublimant le paysage urbain de Londres. L'hiver arrivait et les premiers flocons ne tarderaient pas à la recouvrir d'un majestueux manteau blanc. Les cheminées des habitations crachaient leur épaisse fumée noire, à l'intérieur, les Londoniens profitaient du calme d'une ville se réveillant peu à peu, au chaud, loin du froid de décembre.

Les jardins du manoir Xavier étaient recouverts de givre, scintillant de mille feux lorsque le soleil vint y déposer ses doux rayons. Le pavé qui remplaçait la boue, était devenu glissant par le gel. Les allées étaient désertes, seuls quelques gardes surveillaient étroitement la zone, à l'affût de tout intrus. Le reste du paysage était comme figé dans le temps, emprisonné par le froid.

Charles ouvrit lentement ses yeux, révélant deux sublimes prunelles bleu encore ensommeillées. Elles se posèrent sur l'homme contre lequel il était allongé, sa chaleur l'enveloppant tout entier, une sensation de bien-être et de sécurité. Les bras de l'irlandais le serraient, semblant ne jamais vouloir le lâcher. Loin du froid extérieur, les deux amants s'éveillaient lentement, perdus dans leur bulle intime. Erik profita du réveil de Charles pour caresser tendrement la peau de porcelaine de son dos, s'attardant le long de sa colonne vertébrale, parcourant ses omoplates et son flanc droit, dessinant chaque courbe du bout de ses doigts. Par moment, Charles frissonnait sous le contact, arrachant un petit sourire au plus âgé. Erik s'approcha un peu plus et posa alors ses lèvres sur le front de son amant dans un geste tendre et plein d'affection.

- Bonjour Mo ghrá (*), bien dormi ?" Demanda doucement Erik.

- Cela faisait très longtemps que je n'avais pas si bien dormi, merci Erik." Répondit le plus jeune en déposant ses fines et douces lèvres sur les siennes dans un baiser tendre dépourvu de fougue.

Les deux hommes restèrent ainsi enlacés quelque temps, profitant de la chaleur de l'autre, avant de se séparer à contre-coeur. Le devoir les appelait, ils avaient tout deux tant à faire, le temps leur était bien trop précieux. Erik enfila sa robe d'assassin ainsi que ses lames secrètes avant de voler un dernier baiser à Charles. Un dernier baiser passionné.

L'assassin sortit de la pièce comme il y était entré, par la fenêtre, prenant garde de ne pas être repéré par les gardes postés un peu partout sur le domaine, bravant le froid d'un hiver un peu trop en avance. L'assassin disparut dans les rues de Londres, qui sortait alors doucement de sa torpeur, laissant ses habitants fouler peu à peu ses pavés verglacés.

Charles eut un sourire rêveur en songeant à la nuit qu'il venait de passer dans les bras et la chaleur de son cher amant. Leurs camps les opposaient peut-être, leur cœur eux, pensaient tout autre, s'attirant comme des aimants. Malgré la douceur des moments passés, jamais le Templier n'avait oublié que le meurtrier de sa sœur était toujours en vie, certes, blessé et torturé, mais vivant. Il n'avait guère oublié que lui et les assassins allaient tôt ou tard entrer en conflit, que sa relation avec Erik allait voler en éclats d'ici peu. Cette nuit était sans l'ombre d'un doute la première et la dernière.
Il fit un brin de toilette et enfila ses vêtements sans omettre de passer la chevalière de l'Ordre à son annulaire et de fixer la croix en broche à sa boutonnière.
Le Grand Maître l'attendait.

Assis sur un banc, Erik utilisa sa vision d'aigle afin d'observer les alentours. Il repéra quelques gardes effectuant des rondes autour de St George Hanover Square. Ils étaient cinq, insuffisants pour mettre Erik en difficulté. Il distingua un discret sceau gravé dans la pierre de l'Église, le symbole des assassins. L'entrée du repaire se trouvait en dessous du bâtiment.
L'irlandais se leva, profitant de l'inattention des soldats pour s'approcher du sceau. Il enclencha sa lame secrète d'un mouvement du poignet et inséra l'acier dans l'interstice prévu à cet effet. Un tintement se fit entendre, indiquant le déverrouillage de la porte secrète. Erik se pressa contre la pierre dans le but de la faire pivoter, et se retrouva devant un couloir sombre, éclairé par de multiples torches enflammées, placées tout du long. La porte de pierre se referma, de nouveau verrouillée et invisible de ceux qui ne possédaient pas le don de l'aigle.

L'assassin suivit la lumière des torches, empruntant un escalier en colimaçon sans fin. Les marches semblaient ne plus finir lorsqu'enfin l'homme arriva à une immense pièce dont les murs étaient parés de tapisseries sur lesquelles le sceau de la confrérie se dressait majestueusement. Une douce odeur de thé titilla l'odorat de l'assassin, l'invitant à la suivre. Un peu plus loin, il ne fut pas surpris de trouver ses frères et sœurs d'armes, tous avaient répondu présents à l'appel d'Edward Kenway. Ils se tenaient assis autour d'une immense table de bois sur laquelle reposaient tasse de thé et au centre, une gigantesque carte de la ville tout entière. Y apparaissaient chaque rue, chaque bâtiment, ainsi que le réseau souterrain. Dans le quartier de Mayfair, une punaise avait été placée, désignant l'emplacement du manoir de Sebastian Shaw, la cible principale à abattre. Sans lui, les Templiers seraient rendus impuissants.

Erik leva alors la tête pour découvrir un tableau posé contre le mur. Les portraits des différentes cibles à éliminer y étaient accrochés dont Kurt et Caïn Marko, Raven Darholme, Sebastian Shaw. Tous étaient rayés d'un trait de peinture rouge. Tous, sauf celui de Shaw et d'un autre. Charles Francis Xavier. Le sang de l'assassin se glaça en un instant, subitement devenu aussi froid que le froid qui recouvrait la ville. Charles était une des cibles à abattre.

Plus d'une semaine passa, le froid devenait de plus en plus intense, rappelant avec lui la fin d'une année. Les Templiers n'avaient pas encore fait appel au pouvoir de la pomme d'Eden, renforçant leur troupe afin d'être en mesure de riposter à l'assaut proche de leurs ennemis.

De leur côté, les hommes de l'ombre avaient planifié leur assaut afin de libérer Logan de l'emprise des Templiers. Ils connaissaient la Tour de Londres, ses cellules, ses points d'entrée, ainsi que le sous-sol secret où se trouvait leur ami. Ils passeraient par les souterrains, neutraliseraient les gardes Templiers et récupéreraient l'assassin avant que l'alerte ne soit donnée.

Sauf que la mission de sauvetage ne se déroula pas comme prévue, les soldats s'étaient attendus à l'intrusion des assassins, et la sécurité avait été renforcée du côté des souterrains. Un véritable bain de sang eut lieu, assassins et soldats tombant vaincus, chairs ouvertes et boyaux gisant sur le sol. Les pertes furent nombreuses dans les deux camps, mais par chance, les assassins restèrent en majorité et éliminèrent jusqu'au dernier garde, offrant à Erik l'opportunité de libérer son frère de ses liens. Logan était fort mal en point, à vue d'œil l'irlandais dénombrait plusieurs côtes fracturées, de nombreux hématomes et brûlures encore vives, coupures superficielles par endroits et entailles profondes par d'autres. Son visage, recouvert de bleus et de sang, exprimait un immense soulagement, il allait enfin être libéré de ses ravisseurs. Malgré son état de faiblesse et de fatigue, le plus âgé parvenait encore à se tenir debout, aussi, il ne se priva pas d'envoyer un crachat sur le corps sans vie de son bourreau en guise de représaille. Il suivit Erik hors du bâtiment, accompagné des assassins toujours debout, et ils regagnèrent tous le repaire de la Confrérie britannique.

Logan était libre, une fois qu'il serait guéri de ses blessures, ils pourraient enfin donner l'assaut final contre Shaw et récupérer la pomme. Si dans le même temps, Erik pouvait épargner la vie de son cher amant, il n'hésiterait pas une seule seconde à le sauver.

Près de deux semaines passèrent, les premiers flocons s'étaient déversés quelques jours plus tôt, habillant Londres d'un somptueux et fin manteau blanc. Les rues pavées n'étaient plus que boue et neige fondue mêlées. Lords et Dames se réfugiaient dans leur manoir, évitant le froid et les misères que l'hiver apportait avec lui, préférant les mondanités du mois de décembre. Shaw ne quittait plus sa demeure, organisant les actions des Templiers de l'intérieur. Leurs rangs grandissaient jour après jour, de plus en plus de soldats rejoignaient leur armée. Shaw était parfaitement conscient que l'ennemi allait attaquer d'ici peu, ses espions lui avaient récemment confirmé que la bataille aurait lieu dans la semaine. Qu'importe, il allait se battre et éliminer ce Erik Lehnsherr, ainsi les assassins serait ralentis sans leur cher Mentor. De plus, la pomme était en sécurité.

Sous l'Eglise St George, les dernières directives étaient données, chaque assassin aurait un rôle bien précis dans la bataille à venir. La ceinture de chacun était lourdement armée de dague, épée, bombes fumigènes, fléchettes empoisonnées et la traditionnelle lame secrète, plus aiguisée que jamais, prête à déchirer la chair de ses ennemis. Logan ferait également parti du massacre, ce dernier avait retrouvé ses forces et sa motivation avait été décuplée par sa prise d'otages. Il ne souhaitait plus qu'une chose, en découdre avec les Templiers, récupérer la pomme et la rapporter à sa place d'origine : Dublin. Même si son corps n'avait pas totalement guéri de ses blessures, sa lame vibrait d'impatience. Erik quant à lui, priait en son fort intérieur, que Charles ne se trouve pas dans le manoir, ainsi, il aurait une chance de survivre. Il était parvenu à convaincre ses confrères de le laisser vivre, à la seule condition que celui-ci ne vienne pas contrecarrer leurs plans. Tel était l'accord.

L'après-midi qui précéda l'assaut fut calme, trop calme même. Au-dehors, les oiseaux s'étaient tus, les branches nues des arbres étaient figées, pas un seul souffle de vent ne venait les agiter. L'extérieur semblait mort, dépourvu d'âme. Les jardins étaient blancs, rien ne bougeait. Les gardes à leur poste étaient la seule animation. En réalité, la partie de Mayfair qui ceinturait le manoir du Grand Maître avait été évacuée et bouclée. Plus un seul passant ne foulait le sol de la zone. Shaw en personne avait donné l'ordre de sécuriser la zone, la dernière chose qu'il souhaitait était que des innocents se retrouvent impliquer et ne perdent la vie par leur faute.
L'ambiance était surréaliste, figée dans le temps, attendant que la tempête ne pointe le bout de son nez.

Et l'orage gronda finalement. Un nuage de fumée blanche embruma les jardins tandis que les assaillants éliminaient les gardes les uns après les autres. Les archers postés aux fenêtres n'avaient aucune vision, impuissants. Les lames dansaient une valse meurtrière, tranchant la gorge de leur victime sans le moindre bruit, perçant la carotide d'autre dans un cri déchirant de douleur.
Aucun coup de feu ne retentit, les assassins optants pour l'effet de surprise. Tous les soldats de l'aile ouest furent neutralisés, et les pertes du côté des assassins étaient nulles. Telles des ombres, les hommes et femmes en capuche pénétrèrent dans l'enceinte du bâtiment, guidés par Logan.

L'effet de surprise fut inefficace puisque les soldats s'attendaient à l'assaut. L'acier cogna alors contre l'acier, et le sang appela le sang. Un soldat Templier tomba, mort, suivi par un assassin, transpercé en plein cœur par le fer. Les forces ennemies se regroupèrent massivement dans la pièce tandis qu'à l'opposé, une autre faction des assassins se battait avec obstination, tranchant et perçant étoffes, tissus et organes, maculant les tapis de sang visqueux et de boyaux humains, aussi bien alliés qu'ennemis. Un véritable massacre.
Erik jeta une bombe fumigène sur le sol, plongeant la pièce dans un épais brouillard. Les assassins saisirent l'occasion pour accroître leurs assauts contre les gardes. De son côté, l'irlandais se fraya un chemin jusqu'aux quartiers du Grand Maître. Dissimulé derrière un sofa, il porta une main à sa ceinture afin de se saisir d'une nouvelle bombe seulement, ses munitions étaient épuisées. Soit, il allait faire sans. De sa cachette, il attrapa un de ses couteaux de lancer et en ficha un dans le crâne d'un des gardes, diminuant les effectifs à 5 soldats. Un second s'approcha du corps et reçut un couteau dans la carotide. Le sang fusa lorsqu'il retira l'arme de son corps avant de tomber sur le sol, privé d'oxygène. Les quatre autres guerriers, alertes, se postèrent autour du sofa, épées en main, prêt à attaquer. Logan fit alors son apparition, maculé du sang de ses victimes et du sien, enfonçant sa lame secrète dans la carotide d'un garde. Il évita de justesse l'acier tranchant de l'épée d'un second, ralenti par son bras invalide. Lors de l'assaut de l'aile est, ses blessures passé s'étaient rappelées à don doux souvenir, et un des soldats avait saisi l'ouverture pour plonger la lame de son mousquet dans le bras de l'assassin, sectionnant le nerf moteur. Son bras droit ne lui était de plus aucune utilité. Il partait avait un cruel désavantage.

Les deux assassins firent front ensemble, neutralisant les soldats qui se regroupaient dans la pièce. Derrière la porte se trouvait Shaw, probablement en train d'attendre la confrontation ultime.
Erik reçut une balle dans sa cuisse droite, la douleur le tiraillait, mais qu'importe, il devait continuer, ils étaient si prêts du but, impossible de renoncer maintenant. L'irlandais élimina un des deux gardes encore debout, envoyant son cadavre rejoindre ses semblables sur le tapis. À eux deux, Erik et Logan avaient envoyé une quinzaine de soldats au sol.
Seulement, une erreur d'inattention arriva bien vite, et le prix à payer fut cher.

Logan s'écroula, ses genoux cognant le tissu imbibé de sang, une lance fichée dans sa poitrine. L'acier venait de transpercer son cœur et l'air venait à lui manquer, son corps s'écroula dans un silence de mort. Le regard de l'assassin croisa celui d'Erik. Le Mentor devait poursuivre la mission, il devait assassiner Shaw, voilà les dernières volontés de Logan. L'irlandais serra son poing si fort que ses ongles pénétrèrent sa peau, laissant un mince filet de sang couler de ses phalanges. Il saisit sa propre épée et la lança de toutes ses forces en direction du meurtrier de son frère qui la reçut alors en pleine tête, sa cervelle se répandant sur le mur juste derrière lui. Il tomba mort.

Erik jeta un dernier regard de peine et de rage mêlées à son défunt ami avant de crocheter la dernière porte. Il récupéra au passage une des nombreuses épées gisant sur le sol au milieu des cadavres et fit irruption dans la pièce. Face à lui, Sebastian Shaw se tenait debout, l'air calme et impassible, bras croisés dans son dos.

- Erik, tu as été plus long que je n'avais imaginé. Commença le Templier.
- Où est la Pomme? fit sèchement Erik, déclenchant sa lame secrète d'une main, tenant fermement son épée dans l'autre.
- En lieu sûr, là où les assassins ne la trouveront pas.
- Où est-elle? hurla l'assassin fou de rage.
- Jamais je ne parlerai, même sous la torture. répondit-il, tout aussi calme. Ton père était tout aussi sanguin que toi, il agissait comme bon lui semblait, dirigé par ses pulsions. Ta mère en revanche, était bien plus pathétique, et faible. Savais-tu Erik, qu'avant de connaître Jakob, ta chère et tendre mère était de notre côté ?
- Comment?
- Elle ne te l'a jamais dit ? ricana Shaw. C'était une Templier, jusqu'à ce qu'elle nous trahisse et rejoigne votre espèce. Elle aurait du être exécutée bien plus tôt, comme une traîtresse à l'Ordre.
- Assez!

Erik s'élança vers l'autre homme, sa lame brassant l'air à côté du Templier. Shaw avait l'avantage, lui ne souffrait pas de blessures ni de fatigue. Le combat était déséquilibré. Les lames cognèrent l'une contre l'autre, l'acier scintillant de mille feux. L'assassin reçut un violent coup dans sa cuisse meurtrie, le faisant perdre l'équilibre et chuter lourdement au sol. Le Grand Maître prit alors l'avantage et l'immobilisa en se plaçant au-dessus de lui. Il envoya l'épée de l'irlandais à quelques mètres d'eux, d'un coup de pied. Erik était vulnérable, la douleur le paralysait, mais il ne s'avouait pas vaincu, patientant pour qu'une opportunité ne se présente.
Et elle s'offrit à lui, tandis que l'ennemi enserrait son cou, l'empêchant de recevoir le précieux oxygène, l'inattention de ce dernier lui coûta la vie. Erik plongea sa lame secrète dans la carotide du Templier et au bout de quelques secondes, la rétracta, faisant gicler le sang de la plaie béante.

Shaw tomba à genoux, compressant la zone lésée afin de stopper l'hémorragie, en vain. Cela ne fit que retarder sa chute.

- Tu m'as peut-être tué... souffla le mourant. Mais tu n'as pas encore gagné...
- Où est la Pomme d'Eden? répéta l'assassin, debout face à lui, le surplombant de sa hauteur.
- Tu... Tu n'aurais jamais dû te prendre d'affection pour Charles... Il nous est particulièrement fidèle et accomplira jusqu'à la mort... Tu... Tu vas maintenant en payer le prix...

Sur ces mots, Shaw s'écroula sur le tapis, inerte. Le Grand Maître était tombé.
Erik resta figé sur place, Charles était en possession du Fragment d'Eden.

Le manoir de Shaw n'était plus qu'un immense cimetière où jonchaient les cadavres des Templiers, mais également des assassins. Nombreux avaient péri ce jour-là, tout comme Logan. Sans doute souriait-il de là où il se trouvait, il avait donné sa vie à la cause des assassins. Lui qui soutenait qu'il souhaitait mourir au combat, son vœu fut exaucé.
Tant de sang versé, tant de morts, tout ceci devait cesser.

Le repaire des assassins était bien vide, il y régnait un silence de mort. Une poignée d'entre eux se tenait encore debout, prêts à livrer une dernière bataille.
Erik, quant à lui, faisait face au tableau des cibles et marqua le portait du Grand Maître d'une croix rouge de peinture. Le voilà vengé de la mort de ses parents, de Logan, et pourtant, il ne ressentait aucune satisfaction, simplement un immense vide en lui.

Un assassin-messager se présenta à ses côtés et lui remit une lettre. Elle provenait tout droit du manoir des Xavier. Charles.
Erik s'empressa de rompre le sceau des Templiers qui cachetait l'enveloppe avant d'en attraper le contenu.

"Mon très cher Erik,

C'est avec une peine immense que je t'écris ces mots, car ils sont signes d'une fin proche et tragique.
Le destin a fait son choix, et aucun de nous deux ne reculera.
Tu souhaites que l'humanité reste libre, je veux la guider vers le progrès.
Nous ne pouvons nous entendre, et cela ne finira que par la mort de l'un d'entre-nous.
Sache que je ne veux pas te tuer Erik, mais mon titre m'y oblige, alors si tu désires éviter un nouveau massacre, quittez la ville, toi et les tiens.
Dans le cas contraire, le sang coulera.
Libre à toi de choisir.

Je ne regrette en rien ces moments passés en ta compagnie, jamais quelqu'un ne m'avait fait ressentir pareils sentiments d'affection et de tendresse que toi. Ironique n'est-ce pas ?
Je t'aime Erik.
Mais c'est ici que nos chemins se séparent.

Bien à toi,
Charles F. Xavier, Grand Maître de l'Ordre Templier britannique. "

Erik retint un cri de haine et de douleur, pourquoi cela devait-il se terminer ainsi ? Pourquoi était-il voué à souffrir ? Etait-ce là son chatiment pour toutes les vies qu'il avait supprimé?
Il regarda une dernière fois le portait de son bien-aimé avant de froncer les sourcils et de se tourner vers ses frères et sœurs.
Ils devaient préparer l'assaut ultime.

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(*) Mo Ghra signifie mon amour en irlandais

Noon on me tape pas s'il-vous-plaît! De base je voulais épargner Logan et au final... j'ai trouvé que ça rendait mieux comme ça *fuit*

Le prochain chapitre sera l'épilogue, et là vous aurez le droit de me lancer ce que vous voulez à la figure!

Rendez-vous pour le final!