Disclaimer : L'univers de NCIS et ses personnages ne m'appartiennent pas. Cette fiction a été écrite dans un but purement ludique et nullement commercial : ma seule rémunération sont 1) mon propre plaisir d'écrire et 2) votre (supposé ou réel) plaisir à me lire.

Warning : Attention, si vous n'aimez pas le YAOI et/ou n'avez pas 17 ans, ne commencez pas cette histoire. Présence indéniable de yaoi lemon, non-con, BDSM, violence et plus.

Fandom : NCIS
Genre : Hurt/Comfort
Sous-genre : UA (Univers Alternatif) – Yaoi Lemon – À la limite du PWP
Les personnages : LégèrementOOC pour correspondre à l'UA et mon délire.

Résumé : Anthony Dinozzo senior n'a jamais pu pardonner le matricide commit par son fils. Et depuis toujours, il le lui fait payer. Le prix fort. Gibbs saura-t-il sauver son agent de ce cauchemar ?

Notes de l'auteur : Pour commencer, merci à tous de suivre cette fic et pour vos message encourageant. Ensuite, toutes mes excuses pour l'attente que je vous ai fait subir dernièrement : je suis en fait en plein déménagement, et n'ai donc (hélas) pas vraiment le temps d'écrire. Mais dans une petite quinzaine, je devrais pouvoir recommencer à écrire plus régulièrement.
Sinon, pour répondre à certaines de vos questions : je ne compte pas abandonner cette fic et la mènerait jusqu'au bout, promis ; quant au nombre de chapitres restant, je dois avouer que je n'en ai aucune idée. Je sais ce que je veux écrire et comment se déroule l'histoire, mais n'ai pas de plan pré-établit lorsque j'écris.

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Chapitre IX – L'invité

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Après avoir envoyé Tim faire des recherches sur la cabane – un petit chalet en réalité – avec Abby, Gibbs avait emboîté le pas à Ziva et était descendu au parking. Sur le chemin, son regard entraîné repéra les caméras et le fait qu'elles étaient débranchées. Il ne dit rien mais félicita intérieurement Tim et Ziva qu'il devinait à l'origine de ce fait.

Son regard revint sur le dos de la jeune femme qui le précédait : à en juger par la raideur de sa posture, elle était tendue. Il sentait sourde sa colère et sa détermination. Il n'ignorait pas qu'un lien fort l'unissait à Tony, que leur amitié était solide et tenait une place importante dans la vie de l'israélienne. Il aurait voulu lui dire quelque chose pour la rassurer, la réconforter, mais il ne parvenait pas à trouver la force de parler, trop touché personnellement.

Son agent le conduisit au parking en passant par les escaliers plutôt que par l'ascenseur. Peut-être parce qu'ils n'avaient pas pensé raisonnable d'en désactiver la caméra, mais peut-être aussi simplement parce que l'idée de rester ne serait-ce qu'une seconde inactive lui était insupportable. Il fut surpris de réaliser son soulagement : rester à attendre que la satané boîte métallique veuille bien égrainer les étages ne lui semblait pas du tout attractif.

Lorsqu'ils arrivèrent devant le véhicule, Ziva marqua un temps d'arrêt et se tourna vers lui. Ils se fixèrent longuement en silence jusqu'à ce qu'il lui fasse un lécher signe de la tête pour lui signifier d'ouvrir le coffre. Elle s'exécuta immédiatement.

Bradley Middleburly cilla, ébloui après son séjour dans le noir, et grogna son inconfort. La panique dilatait ses pupilles et sa poitrine se soulevait de façon irrégulière et rapide. Gibbs le regardait avec tant de haine et de mépris que le diable lui-même aurait gémit de peur. Si faire parler l'homme n'avait pas été vital pour retrouver Tony, Gibbs l'aurait tué à main nue dans la seconde. L'homme l'avait empêché de sauver Dinozzo une fois, il avait maintenant plutôt intérêt à les aider à le retrouver.

« Sors-le », lança-t-il avant de se détourner et s'éloigner de quelques pas. Il entendit Ziva faire sortir l'homme du coffre et il dû faire un immense effort pour se contenir et ne pas se retourner et planter quelque chose – de préférence bien pointu – dans le ventre de l'homme. Il entendit le bruit sourd du coffre refermé et le bip annonçant que la voiture était verrouillée. Sans un mot, il se dirigea vers la cage d'escalier, focalisant son attention sur le bruit de pas derrière lui pour oublier ne serait-ce qu'un instant à qui ils appartenaient et ce qu'il mourrait d'envie de lui faire subir.

La montée des escaliers se fit donc en silence, rythmée uniquement par leurs pieds martelant le ciment et la respiration douloureuse de l'homme bâillonné. Gibbs ouvrit la porte de l'appartement et se dirigea directement dans le salon. L'être qui fut poussé à sa suite dans le salon tenait plus de l'animal acculé que de l'homme ; Gibbs le regarda s'écrouler à genoux devant lui sans sourciller.

Sans une once de douceur, il agrippa l'homme par le bras et le tira brutalement sur ses pieds, souriant intérieurement au cri de douleur – et de peur – que le bâillon n'avait pas suffis à museler. Un signe à Ziva et la jeune femme vint l'aider.

Elle venait tout juste de finir d'attacher l'homme au portique malsain trônant lugubrement au centre du salon lorsqu'un cri strident les fit sursauter.

« Tim ! Va chercher Gibbs ! Tout de suite ! »

L'interpellé n'eut même pas le temps de se lever que Jethro se tenait déjà dans l'encadrement de la porte, inquiet. Le regard douloureux de la jeune technicienne le fit s'approcher rapidement d'elle et poser une main qu'il luttait pour empêcher de trembler sur son épaule. Ziva et Tim se pressèrent derrière lui pour voir, eux-aussi, ce qu'elle lui désignait.

« Je- je viens de re- recevoir une a- aler- alerte d'un site internet que- que… que T- Tony surveillait. C'est un site qui lui ait dé-… dédié », déglutit-elle péniblement. « Il vient d'être mis en- en… Oh ! C'est horrible ! En vente ! »

Sa voix était montée dans les aigus sur le dernier mot tandis qu'elle ravalait tant bien que mal des larmes de rage et de tristesse. De dégoût aussi : comment un père pouvait-il vendre son fils au plus offrant ?

Toute l'équipe vit avec horreur les premiers montants défiler assez rapidement : en moins de quelques minutes à peine, plus d'une cinquantaine de personnes avaient déjà enchérit. Outre les modalités de l'enchère, le site présentait les conditions d'achat. Tony était – cette fois-ci – vendu pour une durée de trois jours. Trois longues journées pendant lesquelles le propriétaire pourrait faire ce qu'il désirait de leur coéquipier – sauf le tuer – et même le sous-louer ! Une série de photos et deux vidéos présentaient le produit, ventant ses mérites. Tous sentirent leur estomac se retourner.

Tim récupéra le clavier des mains tremblantes d'Abby et fit une rapide recherche.

« Mon dieu », souffla-t-il écœuré avant d'expliquer sa découverte. « Ce site est activé chaque fois que son père le… vend. Regardez le nombre de copies que Tony à faites ! Le reste du temps, ce site n'existe pas… Ce qui explique qu'aucune cellule des mœurs n'ait enquêté dessus malgré leurs systèmes d'analyse du web. Vous voyez, là ? Le site n'est en ligne que pour une dizaine de minute. Il réapparait ensuite une dizaine de minutes plus tard. Et ainsi de suite jusqu'à l'heure limite fixée pour l'enchère. En l'occurrence, pour… attendez… » Tim pianota encore un instant avant de reprendre, « … pour ce jeudi soir, minuit, soit dans exactement… 81 heures… »

Tim ne put empêcher son corps d'être secoué par un violent frisson d'horreur. Tous se tournèrent vers Gibbs dangereusement silencieux : son visage était plus dur que jamais et il dégageait une aura si menaçante qu'ils en eurent froid dans le dos ; même Ziva en fut ébranlée. Ils le regardèrent faire demi-tour et retourner au salon. Ils échangèrent un regard inquiet et Ziva lui emboîta le pas.

« Gibbs », commença-t-elle, hésitante.

« Renvoie Abby et Tim chez eux », la coupa-t-il sèchement. Ils ont besoin de sommeil pour retrouver cette foutue cabane dès la première heure demain. »

« Mais, … »

« Maintenant, Ziva. Maintenant. »

L'ordre ne supportait aucune protestation et la jeune femme devait s'avouer qu'elle aussi avait hâte de pouvoir arracher des aveux au traître. Mais, pour cela, les deux autres ne devaient pas être à porter d'oreilles : trop sensibles pour ce qu'ils feraient subir à l'homme, il n'était pas nécessaire de les effrayer plus encore. Moins de trois minutes plus tard, elle revenait au salon avec ses collègues sur les talons ; Gibbs n'avait pas bougé, son regard d'acier intensément braqué sur l'homme tremblant qui pendait misérablement au centre du portique.

C'est alors qu'Abby étonna tout le monde, s'approchant de leur prisonnier. Elle se planta devant lui avant de siffler « Salaud ! » entre ses dents. Elle lui décocha ensuite une claque magistrale, lui fendant la lèvre. Elle pivota ensuite sur ses talons, tremblante de rage et glissa son bras sous celui de Tim qui dû la soutenir. Ils sortirent sans un mot de plus.

Bradley Middleburly n'en menait pas large : il était en mauvaise posture. Très mauvaise posture. Leroy Jethro Gibbs l'avait toujours intimidé, mais, là, il lui faisait carrément peur. Ce qu'il avait fait n'était pas très bien, certes, mais il n'était pas responsable des relations père-fils des Dinozzo, tout de même ! Il ne pouvait pas en être tenu responsable, n'est-ce pas ? Hélas, quelque chose lui disait que l'homme en face de lui n'en aurait cure, même s'il essayait de le lui faire comprendre.

Dire qu'il s'était mis dans le pétrin parce qu'il avait voulu plaire à son père….

C'est avec une frayeur grandissante qu'il vit l'homme aux yeux glacés s'approcher de lui.

« Personne. Ne. Touche. À. Mon. Équipe. Personne ! »

Chaque mot fut appuyé d'un coup de poing porté à l'abdomen du gardien de la sécurité. Assez puissant pour faire le plus mal possible et pas assez pour qu'ils soient dangereux. Non qu'il n'en ait pas envie, loin de là, mais retrouver Tony était plus important qu'assouvir sa rage.

« Tu m'entends ? », grogna férocement Gibbs avant de lui décrocher un direct en plein visage.

Middleburly cracha un peu de sang tout en criant grâce.

« Quoi ?! Pitié ? Quelle pitié ? Parce qu'Adett a peut-être eu pitié de Tony ? Ou alors tu te crois meilleur que lui, peut-être ? »

Le jeune homme commit alors la plus grosse erreur de sa vie : il se mit à clamer son innocence, qu'il n'avait rien à voir avec tout ça, qu'il ne pouvait être condamné pour les actes de son père. Ziva fut la plus rapide et la lame d'un large couteau de combat mordit la peau de son cou au niveau de la glotte, un peu de liquide rouge glissant lentement. Le regard assassin de l'ex-agent du Mossad ne laissait aucun doute sur ses intentions meurtrières. Ses lèvres serrées en une étroite ligne s'étiraient légèrement sur un sourire qui n'avait rien de chaleureux et ne laissait rien présager de bon. Lorsqu'elle parla, sa voix était plus acérée encore.

« Écoute-moi bien. Ta vie ne vaut rien pour moi. Rien du tout. Mais si toi tu y tiens… Tu ferais mieux de nous aider à retrouver Tony. Et vite. »

Les yeux de l'israélienne s'étaient rétrécis et il devenait évident qu'elle n'attendrait pas longtemps. Gibbs s'approcha de nouveau et saisit fermement le menton de l'homme pour tourner son visage vers lui.

« Je ne le demanderais qu'une fois, alors réfléchit bien. Où est ton père et comment le contactes-tu ? J'attends. »

La pression de la lame s'intensifia et un filet de sang frais roula le long de sa peau moite de peur. Le vigile déglutit douloureusement, sa glotte raclant contre le fil de l'arme et un second trait carmin coula. Il gémit, s'apprêtant à supplier de nouveau pour défendre sa cause, mais fut arrêté par la rage palpable de ses vis-à-vis.

Il ne fallut pas longtemps à l'homme pour flancher et trahir son père. Il ne fallut qu'un couteau sous sa gorge et que quelques coups de poings lui brisent des côtes pour qu'il craque. Ils ne l'avoueraient jamais, mais les deux agents spéciaux du NCIS furent déçu et n'auraient certainement pas été contre une petite séance de vraie torture.

Ce fut sa lâcheté qui sauva l'homme d'horribles souffrances.

Il leur déballa donc tout ce qu'il savait, non sans tenter de leur faire comprendre qu'il n'avait jamais eu le choix. Il n'avait agit comme il l'avait fait que pour essayer de gagner l'amour d'un père qui l'avait abandonné avant sa naissance. Cela n'excusait pas ses choix bien sûr, mais un peu quand même, non ?

Il ne savait en réalité pas grande chose. Son rôle se limitait à tenir son père et monsieur Dinozzo père informés des agissements de Dinozzo fils : sur quelle affaire il travaillait, où il était, mais aussi avec qui il était. Tout cela dans le but de faciliter l'organisation des week-ends ou vacances du jeune homme.

Il recevait chaque semaine un numéro de téléphone différent – des prépayés très certainement – pour ses comptes rendus quotidiens. Il ignorait où Tony avait été emmené mais savait qu'il était prévu qu'il prenne l'avion avec son père et six autres personnes – dont son propre père – en avion le mercredi ou le jeudi pour une île ou l'autre, Hawaïi ou Tahiti, une destination du genre. Il n'en savait pas plus et supplia à de nombreuses reprises qu'on le croit lorsqu'il affirmait ne pas être dans la confidence.

« Que sais-tu sur une maison dans les bois ? Ou de la mère de Tony ? »

« Tony a tué sa mère. Je ne sais pas comment, mais elle est morte à cause de lui. Elle est enterrée là où elle s'est mariée avec monsieur Dinozzo. Je sais rien d'autre ! Je vous le jure, monsieur ! Je sais rien ! »

Chaque fois qu'il parlait du père de Tony, Gibbs sentait de la bile lui remonter dans la gorge et une rage sourde gronder en lui. Il avait envie d'hurler, de tuer. La dernière fois qu'il avait ressentit un sentiment de haine aussi fort, c'était après l'assassinat de sa fille et de sa femme. Mais ce qui rendait les choses pires aujourd'hui était qu'il avait été si longtemps aveugle sur ce qu'il se passait et le fait qu'il risquait de ne jamais pouvoir avouer ses sentiments au jeune homme. Ce qui rendait les choses pires était qu'il aurait pu, cette fois-ci, éviter de perdre quelqu'un qui lui était cher s'il avait été plus attentif et plus honnête avec lui-même.

Lorsqu'il fut évident qu'il n'y avait plus rien à tirer de Bradley, Gibbs le mit KO d'un crochet digne d'un Tyson et regarda avec mépris le corps pendant mollement au centre du portique.

« Débarrasse-nous de ça », souffla-t-il soudainement fatigué.

« Un accident ? »

« Non, un coupable. »

La jeune israélienne le regarda d'un air entendu et entreprit de détacher leur prisonnier qui tomba au sol avec un bruit sourd. Ils quittèrent l'appartement, leur invité retourna dans le coffre de Ziva et Gibbs donna rendez-vous pour le lendemain matin.

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Aux alentours de 3h du matin, mardi – domicile de Bradley Middleburly.

Suite à un appel anonyme, une descente fut faite chez plusieurs suspects dans une affaire de trafic humain : de jeunes enfants issus du monde entier étaient vendus comme esclaves – sexuels ou non.

Et si nous avions la faculté de lire l'avenir, nous apprendrions que le gardien de la sécurité du NCIS nommé Bradley Middleburly sera, avec d'autres suspects, jugé et condamné à la peine capitale. Les preuves et les témoignages contre lui s'avèreront irréfutables.

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À suivre

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NB : J'ai corrigé une ÉNORME erreur de ma part et présente mes excuses à ceux et celles qui ont lu ce chapitre avant correction. Je connais très bien la différence entre l'Iran et Israël et ignore pourquoi je me suis plantée à ce point...
On va mettre ça sur le compte de la fatigue dû à mon déménagement qui ne se passe pas bien du tout... :s

Encore toutes mes excuses.