Titre : La famille du 221B Baker Street

Auteure : Hermystic

Rating : K vue que c'est tout fluffy ^^

Pairing : Johnlock

Disclaimer : Je ne possède pas grand chose en dehors de ce que mon imagination a produit ! Ainsi les personnages ne m'appartiennent pas vue qu'ils sont à Conan Doyle pour l'univers d'origine et qu'ils ont été repris par Moffat et Gatiss pour le compte de la BBC !

Notes : Hello tout le monde ! Ce texte aurait dû paraitre hier à l'occasion de la Journée mondiale de la danse (si si ça existe !) mais je ne savais pas trop quelle forme il allait avoir alors que j'avais vraiment envie de l'écrire ! J'ai eu l'illumination que tardivement lol ! Sur ce, bonne lecture ! =)


John avait donné rendez-vous à Sherlock à la salle de spectacle utilisé pour les représentations de fin d'année. Le détective ne lui avait pas vraiment répondu ce qui inquiétait un peu le médecin. Pourtant, c'était une tradition que tous les élèves du conservatoire de musique et de danse se retrouvaient dans la salle afin de présenter, devant leurs parents, le travail fourni tout au long de l'année.

Le père de Rosie mettait un point d'honneur à être présent. Il savait que Rosie avait fait beaucoup d'efforts pour l'avoir vu s'entrainer encore et encore dans le salon du 221B Baker Street. Il ne savait pas pourquoi elle s'acharnait autant et il avait dû l'obliger à lever le pied. Après tout, elle n'était qu'une enfant qui allait à l'école, avait des devoirs à faire, jouait seule ou avec ses camarades et qui profitait de ses papas.

John sourit en pensant à tous les moments qu'ils passaient tous les trois. Il espérait que Sherlock n'allait pas tarder à arriver pour que cela fasse des souvenirs en plus à partager plus tard. Mais il voyait les parents arriver et s'installer, nulle trace de Sherlock. Déçu, il alla trouva un siège pour attendre le début de la représentation avec les autres spectateurs.

Les lumières de la salle s'éteignirent laissant uniquement la scène illuminée. Le directeur du conservatoire vint faire un discours pour remercier les parents d'être présents et pour saluer le travail fourni par les élèves de tous les niveaux. Il renvoya tout le monde au programme présent sur les sièges. John se releva légèrement pour récupérer la feuille. Il essaya de lire dans l'obscurité ce qui était écrit dessus mais cela ne fut guère simple. Dépité, il garda le feuillet sur ses genoux et posa ses mains dessus.

Il prêta vaguement attention à ce qu'il se passait sur la scène et applaudit en même temps que les autres. Il devait bien se l'avouer : il y avait des jeunes talentueux ! Mais ils n'arrivaient pas encore à la cheville du talent de Sherlock pour le violon. John ne savait pas si Sherlock était passé par une école de musique pour apprendre à jouer. Il en doutait tant son style était unique. Après tout, il savait de quoi il parlait tant il avait entendu Sherlock jouer de son instrument de jour comme de nuit. Il avait beau être absent, John entendait quand même la musique de Sherlock hanter son esprit. Il ferma les yeux pour se laisser bercer par celle-ci. Jusqu'à ce qu'il fronce les sourcils en sentant que quelque chose clochait.

John ouvrit brusquement les yeux et se figea en voyant la scène. Il n'avait pas eu conscience que c'était au tour des classes de danse de passer sur la scène. Le premier duo n'était autre que … Rosie et Sherlock. Bouche bée, le père de Rosie suivit des yeux l'évolution du duo sur la scène. Il n'en revenait pas de les voir tous les deux sur la même scène. Au rythme du violon de Sherlock, Rosie exécutait à la perfection ses pas de danse classique. Ils étaient simples mais elle avait la grâce d'un papillon. Pourtant, cela faisait seulement quelques mois qu'elle dansait. Il comprenait mieux pourquoi elle s'acharnait à s'entrainer autant malgré ses remontrances !

Il était subjugué par ce qu'il voyait sur scène. Parce qu'il ne pensait pas entendre à nouveau cette musique, parce qu'il ne pensait pas que sa fille danserait avec une fougue toute enfantine sur ces quelques notes sortant du violon. La ritournelle tourna encore un peu jusqu'à ce que les notes diminuent, jusqu'à ce que Rosie ralentisse, jusqu'à ce que tout s'arrête.

Les poils hérissés, ce fut un John ému qui se leva en même temps que les autres parents pour applaudir à tout rompre le duo qui saluait le public. Celui-ci eut droit à de nombreux applaudissements rendant fier le père de Rosie. Il s'en voulut un peu de ne pas avoir fait confiance à Sherlock mais il avait toujours peur qu'une enquête surgisse d'un instant à l'autre. John s'installa à nouveau sur son siège et suivit vaguement les autres danseurs mais il n'avait plus la tête à cela. Il finit par se lever et marmonna des excuses aux parents qu'il dérangeait en se levant.

John sortit de la salle, réussit à trouver une personne, se présenta et se fit indiquer les coulisses. Le chemin en tête, il se dirigea vers l'endroit où il était sûr de retrouver Sherlock et Rosie. Sa destination était constituée d'un couloir avec une multitude de portes ouvertes. Il essayait de regarder aussi discrètement que possible l'intérieur des pièces mais ce fut les rires d'enfants qui le guida. Il toqua à une porte pour annoncer sa présence. Le professeur de danse de la jeune troupe ouvrit la porte en grand et lui sourit avec bienveillance.

« Bonjour, est-ce que Rosie et Sherlock sont là ? demanda John.

- Bonjour, Monsieur Holmes est dans une autre pièce mais je préviens Rosie de votre présence, répondit le professeur, Rosie ! Ton papa est là ! appela-t-elle en gardant la porte entrouverte.

- Papa ! s'exclama la petite fille, alors tu m'as vu ? j'étais comment dis ? demanda-t-elle en sautant dans les bras de son père.

- Tu étais parfaite mon ange, répondit John en lui embrassant le front, est-ce que je peux la récupérer ? demanda-t-il au professeur de danse.

- Hé bien vue son avance, elle ne fait pas la représentation de groupe donc oui, vous pouvez la récupérer, répondit-t-elle.

- Comment ça en avance … ? demanda-t-il, perplexe.

- Si elle le souhaite, elle pourra intégrer une autre classe pour pouvoir évoluer à un autre rythme qui pourrait lui convenir, dit-elle.

- Oh … Nous en parlerons en famille et nous reviendrons vers vous, dit-il, abasourdi.

- Entendu, au revoir Monsieur, au revoir Rosie, fit-elle en s'adressant à l'un puis à l'autre.

- Au revoir » fit le duo en cœur.

La porte se referma sur le père et la fille les laissant seuls dans le couloir. John regarda sa fille qui s'était blottie contre son cou comme si elle ne voulait pas qu'il la voit. John lui demanda si elle savait où se trouvait daddy et il eut droit à un doigt pointé dans une direction en guise de réponse. Il se dirigea vers l'endroit désigné et appela Sherlock. Celui-ci répondit un "j'arrive " d'une voix étouffée.

Le musicien sortit de la pièce où il venait de ranger son violon. Il portait la boîte à la main et se dirigeait vers John et Rosie. Ils se retrouvèrent l'un en face de l'autre comme intimidés, comme pris en faute.

« Je … Toi d'abord ! Dirent-ils en même temps.

- Désolé de t'avoir caché ce que nous faisions, dit Sherlock, gêné.

- Hé bien maintenant je sais pourquoi Rosie dansait tout le temps et pourquoi tu n'étais pas souvent là le soir … commenta-t-il.

- En fait, je profitais des entraînements de Rosie pour m'entraîner avec elle, cela nous a permis de perfectionner notre spectacle, expliqua Sherlock.

- Cela fait des semaines qu'on prépare ça en cachette parce qu'on voulait te faire la surprise, fit la petite voix de Rosie en sortant du giron paternel.

- Et c'était réussi, je ne pensais pas entendre à nouveau la musique du … du mariage, fit John, ému.

- Je ne savais pas comment tu allais réagir si tu entendais en permanence la musique alors on a voulu te ménager … dit doucement Sherlock.

- Mais cela fait des années ! protesta John.

- Oui mais ça te rappelle maman, intervint Rosie.

- Comment … Comment le sais-tu ? demanda John en écartant légèrement sa fille de lui surpris qu'elle sache ce détail.

- Ben … C'est daddy qui me l'a dit quand j'ai trouvé le CD au milieu des livres, je ne savais pas ce que c'était alors j'ai écouté avec mon appareil à musique, je me suis mise à danser en même temps et daddy m'a vu et entendu, raconta à toute vitesse la petite fille, il m'a raconté que c'était la musique qu'il avait faite pour ton mariage avec maman et que ça te rendait triste de penser à elle … finit-elle en regardant son père avec une mine chafouine.

- Oh Rosie … C'est du passé tout ça … Même si certaines choses me rappellent des souvenirs que je ne peux pas oublier, ce sont uniquement des souvenirs d'accord ? dit doucement John,

- D'accord papa, répondit Rosie en lui faisant un petit sourire.

- Bien et si on rentrait à la maison ? Je pourrai te montrer les photos, certaines sont drôles grâce à daddy qui venaient sur toutes les photos » fit-il en regardant le concerné en souriant.

Sherlock grogna mais préféra sourire à l'évocation de ces souvenirs. Ils prirent le chemin du retour tout en parlant du spectacle. Sherlock réfléchissait à un nouveau morceau de musique qu'il pourrait jouer afin que Rosie puisse aussi danser dessus. Parce qu'il espérait bien être un jour aux côtés de John, pour le meilleur et pour le pire.


Je ne pensais pas arriver … ! Mais voilà je me suis dit qu'il serait peut-être enfin temps que je parle un peu de Mary …

A bientôt !

PS : avec le mot classique à glisser dedans, ce texte fait parti d'une participation au Super 2000 de La Gazette des bonbons aux citrons.