Rating: NC-17
Disclaimer: les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas... Blablabla...
Après un mois de retard je reprends la saga OS NCIS. Cet arrêt était dû à mon travail pour la moitié, et aux déprogrammations hertziennes pour l'autre moitié (je mets tout sur le dos de M6, gnark !). Vous m'en voulez beaucoup ?
Donc, petit OS NC-17 pour cette semaine. A partir de maintenant, avec cette programmation du mardi soir, je posterai les one-shots le mercredi ou le jeudi... au pire le vendredi, mais je tБâherai d'éviter ça...
C'est reparti ! Enjoy !
Gibbs buvait une bière, assis seul dans sa cave, repensant à la jeune femme, à la meurtrière qui s'était tenue là quelques heures plus tôt. Bientôt il entendit la porte de la maison claquer, et des pas résonnèrent sur le plancher au-dessus de sa tête.
" Jay ?
- Je suis à la cave, répondit-il en élevant la voix.
La tête d'Anthony apparut en haut de l'escalier.
- Qu'est-ce que tu fais tout seul là-dedans ?
- Je réfléchissais.
Le jeune homme descendit le rejoindre. Il posa sa veste, observa le bateau et le compara mentalement à la tapisserie de Pénélope dont personne ne voyait jamais l'achèvement. Puis il se tourna vers son partenaire.
- Tu as trouvé de quelle façon tu le feras sortir de ta cave ?
Jethro sourit à cette boutade.
- Non, toujours pas. Je ne sais pas... Peut-être qu'il ne doit jamais sortir d'ici. Peut-être que ce n'est rien d'autre qu'un outil de drague, particulièrement efficace.
- De drague ? De drague pour qui ?
- Pour les meurtrières que je m'amuse à appréhender chez moi.
- Tu l'as embrassée, n'est-ce pas ?
L'expression de Tony n'était ni fâchée ni blessée.
- Oui, je l'ai embrassée.
- Tu sais pourquoi ?
- Pour les mêmes raisons que toi avec d'autres, je suppose; pour voir si je suis toujours capable de maintenir l'illusion.
- Tu en es sûr ?
- Oui.
- Alors tout va bien ! Fit l'agent d'un ton joyeux. Je sais que tu ne me mens pas, expliqua-t-il devant le regard étonné de son compagnon. Si c'est notre jeu, alors avanti ! Suis-je toujours le seul à qui tu fais l'amour ?
- Bien sûr.
- Ca me suffit."
Gibbs observa l'Italien avec affection, puis s'arracha de son établi pour saisir un rabot.
" Avec tout ça je n'ai pas fini de sculpter la charpente.
Et après un coup d'oeil dans sa direction.
- Tu veux essayer ?
- Je peux ?
Souriant, il lui tendit le rabot. Le jeune homme se précipita pour prendre l'instrument, et Gibbs se plaça derrière lui pour le guider. C'était comme avec... Mais non ! Ce n'était pas comme avec elle ! C'était très différent ! Là, c'était un geste d'amour.
- Tu prends le rabot dans tes deux mains. Comme ça. Et tu vas de haut en bas, toujours dans le sens des lignes du bois. Respecte les angles donnés à la structure.
Et ses mains vinrent se poser sur celles de Dinozzo, chaudes, rassurantes.
- Inutile d'appuyer trop fort, ça nous sert juste à niveler la surface du bois. Tu t'en sors comme un chef.
A l'écoute de cette voix, Anthony ferma les yeux un instant. Il était au paradis; un paradis dans une cave certes, mais un paradis quand même. Et le cours dura plusieurs minutes pendant lesquelles il pouvait enfin poser ses mains sur l'objet sacré. Puis Jethro reprit l'instrument pour attaquer un passage difficile.
- Il ne faut jamais y aller trop fort, sinon on fragilise la structure et elle peut se briser, fit-il en même qu'il déposait un baiser dans le cou de son ami.
Tony le regarda faire. Puis, jouant les élèves dissipés, il fit glisser ses mains en arrière, le long des cuisses de son partenaire. Gibbs le gronda.
- Dis donc !
- Mais je n'ai rien fait.
- Tu devais être sacrément turbulent à l'école.
- Non. Mais il faut dire que je n'étais pas amoureux de mon professeur.
Et sa main s'aventura sur les fesses de son amant pour le rapprocher de lui. En même temps il tourna la tête, quitte à se faire un torticoli, et l'embrassa langoureusement.
- Tu... Humm... tu ne respectes vraiment rien.
- Huumm... Comme si tu... huum... t'en plaignais !"
Anthony sentit une caresse s'égarer sur son pull. L'ex-Marine abandonna sa tâche et ses bras vinrent enserrer ce torse si divinement sculpté. Ses mains glissèrent sous le vêtement, chatouillèrent sa taille, remontèrent jusqu'à ses pectoraux, jouant un instant avec la chair saillante avant de redescendre se poser sur la frontière formée par le haut du jean.
Puis Tony se détacha de lui. Sans le quitter du regard, il se débarrassa de son pull, puis défit la boucle de ceinture de son chef. Se mordant les lèvres pour ne pas trop sourire, il tira Gibbs vers lui grâce à sa ceinture, et recula jusqu'à se retrouver contre les poutres de l'escalier.
- Tu sais que tu es coincé ?
- Bien sûr."
Jethro avait ôté sa chemise, et son torse vint se coller contre celui de son partenaire. Dinozzo sentait le bois et l'homme, deux odeurs propres à le rendre fou. Et la sensation rendue par le contact de leurs érections au travers des jeans... Et Anthony qui se laissait plaquer contre l'escalier en gémissant... Il s'appliqua à caresser ce corps parfait, et chaque son qui sortait des lèvres de son amant le rendait plus dur encore. Soudain, Tony rouvrit les yeux.
" Maintenant, Jay.
- Tu es sûr ? Tu n'es pas.
- Arrête de te poser des questions."
Obéissant à l'injonction du jeune homme, Jethro lui ôta doucement ce qu'il lui restait d'habits tandis qu'il en faisait de même pour lui. Puis avec un regard assuré, Tony mit ses bras sur ses épaules, se laissa porter et vint nouer ses jambes autour de la taille de son ami. Plaqué contre le bois, glissant doucement, il poussa un soupir de plaisir lorsqu'il se sentit pénétré.
Bien sûr la position n'était pas du plus confortables. Bien sûr le bois rugueux lui brûlait le dos. Mais le corps musclé de Gibbs le soutenait la plupart du temps. Et bientôt il se laissa aller en de longs va-et-vient ponctués de gémissements qui résonnaient dans la grande cave.
De sentir cette chaleur en lui, cette stimulation, c'était terriblement électrisant. Et lorsque la main douce de Jethro vint se glisser entre eux tandis qu'ils s'embrassaient, le feu se raviva tout à fait dans ses veines. Piégé entre les à-coups puissants et les caresses langoureuses sur son sexes, l'Italien ne mit que quelques minutes à jouir profondément. Ses muscles se tendirent, il se laissa retomber dans les bras de Gibbs et l'emmena au paradis avec lui, en lui.
" J'adore ta façon de te faire pardonner, murmura-t-il, épuisé, à l'oreille de son compagnon.
- J'en ai une autre encore.
- Laquelle ?
- Un tiroir vidé qui attend en haut, libéré exprès pour toi. Finis les sacs à dos.
Tony eut un rire joyeux.
- Si un jour tu me demandes d'habiter avec toi, je saurais que tu auras vraiment commis un bel impair !"
Fini !! A la semaine prochaine !
