Hello tout le monde. Me revoilà avec un nouveau chapitre. Bon j'espère qu'il vous plaira.
Disclaimer : Rien est à moi, tout est à JKR.
Ce fut le bruit d'une dispute qui mit fin au repos d'Hermione. Une douce chaleur enveloppait son corps. Elle avait l'impression désagréable d'être passée sous un train. Quelqu'un l'avait sauvée. Parkinson était-elle vivante ? C'était de sa faute. Elle n'aurait pas dû proposer à la serpentarde de l'accompagner, ni à Bones. Elle reconnut les voix de ses amis. Pourquoi se chamaillaient-ils ? Où était Madame Pomfresh ? L'infirmière ne tolérait pas un tel vacarme. Elle souleva à peine ses paupières et eut une explication partielle. Malefoy était là. Pourquoi ? De quoi parlent-ils ? Son crâne allait exploser.
- Belette, si tu n'es pas content, va ailleurs ! L'air ne sera plus vicié au moins.
- C'est mon amie donc je reste là. Je n'ai pas besoin de payer pour en avoir au moins.
- Tu ne pourrais acheter une amitié, tu n'as pas une noise.
- Malefoy, ça suffit. Prévient Harry
Hermione n'avait pas besoin de voir la scène. Ron devait être plus rouge que son écharpe. Le manque de richesse de sa famille était un sujet sensible pour le rouquin.
- Drago n'est pas là pour Granger mais pour moi. Lâcha la voix de Pansy.
Hermione bougea avant de se maudire mais personne n'avait remarqué quoique ce soit. Ils étaient trop obnubilés par leur prise de bec. Savoir la serpentarde vivante la rassurait, un peu de la culpabilité qui l'étreignait s'échappa.
- Eh bien dégages Parkinson et emmènes la fouine avec toi ! Balança Ginny avec hargne.
- Pomfresh me l'a interdit. Si tu continues Weaslette, tu vas virer harpie. Ah non excuse- moi, c'est déjà fait si j'en crois Michael Corner.
Hermione se décida à ouvrir les yeux pour mettre fin au carnage. Aucuns d'eux ne fit attention à la jeune femme. Elle vit Harry empêcher Ginny de se jeter sur Parkinson. La patience de la préfète-en-chef était limitée.
- Fermez-là !
Ses amis s'attroupèrent autour d'elle.
- Tout va bien Hermione. Madame Pomfresh va arriver.
- Où est Mimi ?
- Dans les canalisations, elle se repose, je crois. Dit Harry.
- Granger, je suis heureux que tu te sois revenue à toi.
- Fout-lui la paix la fouine ! Cracha Ron.'
- Hermione n'a que faire de ce que tu dis. Même si elle s'efface, tu portes la marque. Tu es un fils de mangemort. Restes loin d'elle. Lâcha avec méchanceté Ginny
Hermione vit Drago déposer une bise sur la joue de Pansy avant de quitter l'infirmerie. Harry paraissait interloqué de la diatribe de la sœur de son amie.
- Ginny, vas-t-en ! DIt Hermione qui n'en revenait de l'attitude de Ginny.
La mine renfrognée, Ginny s'éclipsa sans un mot. Pansy s'abstenait de tout commentaire pour le plus grand soulagement de la jeune femme.
- Mais Hermione, elle dit ça pour te protéger. As-tu oubliée tout ce que Malefoy t'as fait ?
- Je ne suis pas amnésique Ron. Mais Malefoy et moi respectons une trêve pour certaines raisons.
- Je sais Harry m'en a fait part. Je ne crois pas un traite mot de cette histoire. C'est ridicule. Tu es ridicule de prêter foi aux paroles de ces sales serpents.
- Je suis… RONALD BILIUS WEASLEY. J'ai failli mourir et toi la seule chose que tu trouves à faire c'est d'emmerder des serpentards, de dire…
Hermione ne put finir. Ron s'enfuit en courant, l'apparition de Madame Pomfresh et des Aurors l'y aidant. L'infirmière semblait en rogne mais elle ne mit pas Harry à la porte.
- Monsieur Everad, vous vous entretiendrais avec Miss Granger lorsque je la jugerais en état de vous répondre.
- Elle m'a l'air en pleine forme. Constata Goodwin.
C'était un euphémisme. Pomfresh commença à s'activer autour d'elle et lui fit boire plusieurs potions au goût infâme. Après une dizaine de minutes, l'infirmière dut s'incliner face aux Aurors. Heureusement, Harry ne s'en alla pas. L'entretien ou plutôt l'interrogatoire dura presque une heure. Les Aurors se montèrent aimable avec elle mais ils insistaient. Des ondes d'exaspération provenant d'Harry planaient dans la pièce. Ils finirent par prendre congés.
- Crétins. Marmonna Pansy.
- Hermione, je dois aller en cours. J'ai déjà loupé DCFM. Je te donnerais les devoirs et mes notes ce soir. Annonça Harry.
- D'accord, merci. J'ai dormi combien de temps ?
- On est lundi matin. Révéla Pansy.
- Bon j'y vais. Confirma Harry.
- Ok à plus tard. Fais attention à toi.
Hermione regardait Harry s'éloigner avec regret. Elle n'avait qu'une envie, sortir de l'infirmerie. Elle ne supportait pas de rester allongée sans rien faire.
- Madame Pomfresh, quand pourrais-je retourner en classe ? Interpella la griffondor.
- Dans un jour ou deux, vos blessures étaient sérieuses. Lâcha Pompom
La jeune femme soupira ce qui fit rire Parkinson.
- Je suis dans le même cas que toi Granger.
- Une évasion te branche ?
- Pourquoi pas… Cela ne va pas être facile de déjouer l'attention du dragon.
- Tu oublies que j'ai un fantôme qui m'adore.
- Blaise a raison, t'aurais pu être à Serpentard.
OoOoOoOoOoO
Minerva McGonaghall recevait le ministre de la magie. Le meurtre de Miss Bones et l'attaque de deux autres élèves suscitaient l'inquiétude de Kingsley.
- Nous pouvons fermer l'école provisoirement. Suggéra Minerva.
- Cela ne permettra pas son arrestation pour autant. Elena Carter va s'installer au château, elle est douée. Elle était en mission à l'étranger mais elle est rentrée ce matin.
- Je la connais de réputation. Les serpentards ne supportent plus les deux autres.
- Ce n'est guère étonnant. Ils sont plein de préjugés. Commenta Albus de son cadre.
- Je sais Albus mais ils n'y avaient qu'eux de disponibles.
- Je pensais annuler le bal de noël. Annonça la directrice.
- Non, cela allègera un peu l'ambiance. Les élèves ont besoin d'amusements. Je dois vous laisser Minerva. J'ai une réunion à Londres avec le magenmagot.
- Au revoir Kingsley.
OoOoOoOoOoO
Drago se trouvait dans les cachots, il marchait sans but précis. Peeves caquetait joyeusement. A cette heure, il aurait dû être en cours d'histoire de la magie. Il réfléchissait au moyen d'entrer dans le bureau de la directrice. Pas simple, il pouvait le faire lors d'un repas mais son absence ne passerait pas inaperçue. Le seul point positif c'était qu'en tant que préfet-en-chef, il connaissait le mot de passe. C'était risqué, il y avait la possibilité de se faire surprendre par McGo ou n'importe quel prof. Si cela arrivait, il aurait beaucoup de mal à justifier pareille intrusion. Granger apparut dans son champ de vision. « Qu'est-ce qu'elle fait là ? » Pensa-t-il. Mimi voletait derrière elle.
- Granger, tu devrais être dans un lit !
- C'est une invitation ? Demanda-t-elle
La tête de Drago devait vraiment être drôle car elle se mit à rire en tenant ses côtes. Elle se moquait de lui.
- Qu'est- ce que tu fais ici ? Lâcha Drago en reprenant contenance.
- On a mis les voiles avec Pansy, je les accompagnée à votre salle commune.
- Je vais te ramener à la tienne.
- Pas question. On doit parler au Choixpeau.
- Granger tu as pris quoi ? Questionna-t-il intrigué.
- Rien de bien transcendant. On y va ! Répondit-elle avec un sourire.
Oui, Drago était persuadé qu'elle avait pris quelque chose. Les pupilles de la jeune femme étaient dilatés. Cela expliquerait aussi pourquoi, elle tenait debout.
- Depuis quand tu enfreints les règles ?
- Ma première année mais ce n'est pas de ma faute. Harry et Ron ont le chic pour ça.
- Granger t'es pas en état.
- Mais si. Une petite potion et en route. Dit-elle.
Il la regarda avaler le contenu d'une fiole comme si ce n'était que de l'eau. Combien avait-elle bien pu en boire ?
- Granger, Combien en as-tu piquée ?
- Deux, c'est la dernière d'ailleurs. Je ne peux plus en prendre avant au moins six heures après celle-là. Allez en avant toute !
- Ah oui et tu en fais quoi de McGonaghall ?
- Peeves a une envie folle de faire toutes les blagues qui lui passent par la tête et Mimi est assez douée aussi. Nos petits fantômes vont semer le désordre dans tout Poudlard, n'est-ce pas ? Demanda-t-elle
Peeves s'inclina avant de s'envoler avec Mimi dans un hululement de joie. Drago capitula. De toute façon, si il n'y allait pas, elle irait seule. Il préférait pouvoir intervenir si jamais, elle s'évanouissait. Il ne voulait pas qu'on l'accuse d'avoir laissé Miss-je-sais-tout se rompre le cou. Les deux préfet-en-chef se mirent en chemin. Ils arrivèrent assez vite. Drago et Granger se cachèrent derrière deux armures en entendant un bruit de course. Ils virent passer une McGonaghall essoufflée et un Rusard fulminant.
- Tu vois, je te l'avait dit. Sorbet citron. Lâcha Hermione à la gargouille.
La gargouille dévoila le passage. Ils grimpèrent les escaliers en silence. Ils devaient se dépêcher avant que McGo revienne. Le Choixpeau reposait sur une étagère, Hermione s'en approcha à pas précautionneux. Vieux de plus de mille ans, il était vraiment abimé. Rapiécé et tout chiffonné. Hermione sursauta en le voyant bailler.
- Un Malefoy et Une Granger. Vous avez interrompu ma sieste.
- Désolé, on ne voulait pas troubler votre repos.
- Parle pour toi, Granger. Personnellement, je m'en fiche.
- Malefoy, un peu de respect ne te tuera pas. Vous connaissez Arya ?
- Si vous me parlez d'Arya, c'est que vous êtes des héritiers… Intéressant.
- Racontez votre histoire qu'on puisse déguerpir avant le retour de McGo.
- Malefoy ! Claqua la voix d'Hermione.
- Pas grave, je suis doué pour les chansons. Vous allez voir.
Hermione ne répondit pas. Puis la déchirure dans l'étoffe élimée du Choixpeau s'ouvrit et d'une voix mi guillerette, mi sérieuse, commença à chanter.
Aux temps anciens lorsque j'étais tout neuf
Et que Poudlard sortait à pein' de l'œuf
Les fondateurs de notre noble école
De l'unité qui avait fait leur symbole
Rassemblés par la même passion
Ils avaient tous les quatre l'ambition
De marquer et d'enrichir l'histoire
De vie à trépas, il n'y a qu'un pas
Mais de la mort à la vie c'est l'impasse
Armés de loyauté, de ruse et de courage
Ils s'attelèrent ensemble à la tache
Après un dur labeur, de la grande magie
Fut créé leur plus grande folie
Nourrie de nos folies et de nos peurs
De mort, de souffrances et de douleurs
Aussi belle que mortelle
Troublant le repos éternel
Elle ramène à la vie les trépassés
Mais le prix à payer est élevé
Car de mauvaises intentions, il faut
Pour jouer avec le monde d'en haut
Il fut un temps où le monde parut
Tout près de sa fin, à jamais perdu
Voyez les dangers, lisez les présages
Que nous montrent l'histoire et ses ravages
Car dans l'ombre le désastre guette
A la fin de la petite chanson, Hermione et Drago avaient les yeux écarquillés. Le Choixpeau se rendormit aussitôt. Le serpentard lança toutes sortes d'injures et de menace mais le chapeau ne broncha pas. Le gémissement de douleur de Granger le ramena à la réalité.
- Putain Granger, je t'avais prévenu. Je t'emmène à l'infirmerie.
OoOoOoOoOoO
La femme pénétra dans la tour de l'inconnu. Son cœur serré. Elle avait peur. Cela faisait plus de cinquante ans qu'elle était morte et qu'elle ne l'avait vu. Elle ressentait tellement d'émotions contradictoires. Elle ne souhaitait le prendre dans ses bras mais d'un autre côté le gifler de toutes ses forces.
- Qui êtes-vous ?
- Mérope Gaunt.
L'homme de la tour recula, son visage se revêtant d'un masque de haine pure.
- Ma génitrice, que me vaut le déplaisir ?
- Tu sais, je n'ai pas voulu cela.
- Tu m'as abandonné. Tu t'es laissé dépérir sans te soucier de moi.
- Tu ignores tout.
- Mon moldu de père t'a quittée.
Mérope blêmit même après tout ce temps, ce souvenir l'a blessait.
- C'est vrai. Je suis née sorcière dans l'une des familles de sang-pure les plus anciennes. Mon père et mon frère haïssaient les moldus et tout ce qui se rapportent à eux. En cela tu leur ressembles. Puissante mais presque cracmol à cause d'eux. Ils me traitaient comme si je n'aurais jamais dû exister. J'ai saisi ma chance. Il ne m'aimait pas, je le savais mais je voulais tellement y croire. J'ai cessé de lui donner de l'amortentia. Il est parti.
- Pauvre folle, je te hais, tu es faible. Crois-tu m'émouvoir ?
- Non, je n'ai pas cette prétention. Je t'ai aimée mais tes actes m'ont poussé à avoir honte de toi. Je préfére l'indifférence.
- Tu es responsable.
- Oh non, Tom. Tu as choisi ton destin. Je t'ai abandonné mais aux yeux du monde tu existais et tu aurais pu briller. Ce n'était pas mon cas. Les gens auraient pu t'aimer si tu leur en avais laissés l'occasion. Tu as préféré inspirer la peur.
- C'est Arya qui t'envoie ?
- Bien sûr, tu ne changeras pas d'avis. Arya veut tout tenter. Sans elle, je ne me serais pas adressée à toi. Tu es trop ancré dans ta haine, elle te consume.
- Ta mission est un échec. Pars maintenant !
- Ce n'est pas une mission, juste un adieu.
Mérope effleura du bout des doigts, le visage de son fils avant de disparaitre.
Voilà. L'homme de la tour est Tom Jedusor comme nombre d'entre vous ont dû s'en douter. Bon je ne suis pas totalement satisfaite de certaines choses dans ce chapitre. J'ai eu un mal de chien à pondre la chanson du Choixpeau. Certains passages appartiennent d'ailleurs à JKR.
Je vous dis à bientôt. Une rewiew en passant ? Please ?
