Choses promises, choses dues:
*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*
Les fêtes de Noël arrivèrent plus vite qu'Harry ne l'aurait cru. Beaucoup d'élèves regagnaient leur maison, Harry aurait pu rester à Poudlard, pour travailler, mais il préféra retourner sur Londres. Il avait quelques affaires a régler, qu'il avait depuis trop longtemps laissé en suspends. Tout d'abord son appartement, il voulait aller chercher quelques affaires en espérant qu'aucun squatter n'auraient prit possession du lieu. Ensuite il voulait rassurer les quelques amis qu'il s'était fait dans sa vie d'avant et pour finir, il voulait rendre visite à sa « famille ».
Harry savait que pour l'instant le monde sorcier ignorait encore qu'il était « retrouvé », aussi il devait être discret, mais il ne se faisait aucun soucis en sachant que d'ici la fin des vacances de Noel tous les élèves se seraient vanté à leur famille qu'ils étaient au collège avec Harry Potter ! Aussi le matin de prendre le Poudlard express, Harry n'emporta que quelques affaires de changes dans un sac à dos et laissa le reste dans la male de son dortoir. Il décida de laisser sa chouette aussi, sachant que dans le monde moldu elle serait surement mal vue. Hermione était ravie de retrouver sa famille et Ron pestait contre les devoirs de vacances que les professeurs leurs avaient donné. Harry arriva à Londres, sans personne pour l'accueillir, il s'en moquait. Il regarda de loin Ron et Hermione retrouver leurs parents, ainsi que Draco. Harry sourit en voyant l'étrange ressemblance entre Draco et son père, même teint pâle, même maintient droit, même nez… Harry se demanda soudain si Draco avait prévenu ses parents de son gout très prononcer pour les hommes ? Harry adressa un signe discret de la main à Draco, puis il quitta le quai et s'engouffra dans le métro tout proche.
Il sauta la barrière de sécurité, n'ayant emporté aucun argent moldu. En quelques stations Harry déboucha sur Soho. En sortant du métro à Tottenham Court RoadAdresse : Harry tomba sur le Mac Donald, rien n'avait changé, seules les décorations de Noël et la neige fondue venaient perturber le Soho qu'Harry avait quitté quelques mois plutôt. Harry gagna rapidement le square de Soho et quelques secondes plus tard il était devant son ancien immeuble délabré. Harry n'avait pas pu louer un appartement : trop jeune et sans emploi… il avait donc squatter un immeuble trop vétuste pour être prit en charge par un propriétaire et trop laid pour subir un rafraichissement. Il monta dans sa misérable chambre, retrouva la clé qu'il avait dissimulé sous une latte de plancher et entra. Rien n'avait bougé… il retrouva au sol son marcel blanc qu'il portait lors de sa rencontre avec Rogue.
Harry comprit qu'ici ce n'était plus chez lui, c'était chez William Temple… plus rien ne le rattachait à ces lieux, aussi il prit soin de récupérer ce qu'il voulait conserver, comme des vêtements, des livres. Il récupéra aussi l'argent qu'il avait caché dans la gazinière. Il regarda son studio comme s'il n'avait jamais été le sien. Il ignora la boite de préservatif qui le narguait sur son lit, il ignora les tenues qu'il portait pour appâter le client, il n'osa pas ouvrir le réfrigérateur, les aliments avaient du plus que pourrir. Il effaça les traces de sa vie passée, remplissant des sacs poubelles de vielles affaires dont il n'avait plus l'utilité et qu'il comptait laisser sur le trottoir en bas de l'immeuble. Au final il repartit avec trois paires de baskets en toiles, deux jeans pas trop moulant, quelques T-shirt, pulls, chemises. En descendant le dernier sac dans la rue, Harry ne se retourna pas vers sa fenêtre, il n'avait même pas prit la peine de fermer la porte. Un autre squatter trouverait son studio et s'y installerait.
La nuit était tombée depuis un moment, Harry aurait pu dormir dans son ancienne chambre, mais il s'y refusait, il avait trop de souvenirs enfermés entre ses quarte murs. Il irait dormir dans un hôtel, ou une auberge de jeunesse.
Son sac à dos plein a craqué, Harry prit la direction du centre, il aurait aimé éviter de passer par Soho, mais ce n'était pas le chemin le plus court. Le vent était cinglant, Harry ferma jusqu'en haut son blouson élimé aux coudes. Il baissa la tête en approchant de son ancien quartier de « travail » et accéléra le pas. Il reconnu quelques garçons, quelques filles aussi… mais surtout des habitués.
- Hey ! Emeraude !
Un homme d'environ la trentaine l'avait reconnu et le retenait par le bras.
- Ca fait un moment ! Tu reprends du service ?
- Non.
- Ah, bon, bon…
L'homme le lâcha, Harry soulagé continua son chemin en accélérant d'avantage, il courrait presque. Maintenant qu'il passait devant son lampadaire, il eut comme un bloc de glace dans l'estomac. Combien d'heures avait-il passé a héler les hommes et a fuir la police, sous les rayons blafards du réverbère ?
Quelques rues plus loin, il s'arrêta dans un pub, commanda un repas succin avant de reprendre son chemin et d'aller dans un hôtel de touristes. A la réception il obtint une chambre pour la nuit et le petit déjeuner du lendemain. Une fois installé dans la chambre, sa toilette faite, allongé dans le lit une serviette noué à la taille, il se demanda ce qu'il allait faire le lendemain ? Il voulait absolument voir sa famille voir le visage de ceux qui l'avaient abandonné… mais plus il y pensait moins il en avait envie. Il se releva se dirigea à la fenêtre et regarda au dehors. Londres était agité, comme à l'ordinaire, c'était tout le contraire du calme reposant de Poudlard !
Harry avait emporté sa baguette, bien qu'il se savait interdit de l'employer, il était heureux de la sentir contre lui dans la poche de son blouson. Comme une amie fidele qui lui rappelait bien qu'il n'avait pas rêvé ces derniers mois.
Harry s'installa de nouveau sur le lit, il se demanda ce que faisaient ses amis ? Ron et sa famille nombreuse, Hermione et ses parents… Draco… Draco lui manquait. Il essaya de penser à autre chose, il n'avait pas envie de miner son moral. Il finit par s'endormir en lisant un grimoire qu'il avait emporté de l'école.
Le lendemain il se rendit à la bibliothèque, rendant les livres qu'il avait prit trois jours avant d'être emmené à Poudlard. La bibliothécaire, s'apercevant du retard considérable du retour des livres le traita de voleur et le menaça d'appeler la sécurité. Harry quitta les lieux sur-le-champ. Il passa sa journée à flâner dans Londres, savourant l'hiver rigoureux.
En rentrant le soir la réceptionniste qui l'attendait lui bondit presque dessus.
- Une CHOUETTE est arrivée pour vous !
- Une chouette ? répéta mal à l'aise Harry.
- Oui ! Et de grande taille ! Elle a une lettre a votre nom attachée à la patte et refuse que l'on s'approche d'elle ! On l'a enfermé dans le placard, indiqua la femme en pointe du doigt vers l placard à balais.
Harry ouvrit la porte du placard et en effet il y avait bien un grand oiseau, mais pas une chouette, un hibou Grand-duc, celui de Draco ! Harry s'approcha de lui, retira sans difficulté le parchemin de la pate de l'oiseau et le laissa sortir du placard, puis lui ouvrit les portes de l'hôtel qu'il puisse s'envoler au dehors. Harry sourit simplement à la réceptionniste qui n'en revenait pas, et monta dans sa chambre, trop impatient de lire la lettre de Draco.
Le lendemain de Noël je serais sur Londres pour me rendre au chemin de Traverse. Peut-être pourrions-nous y aller ensemble ? Je viendrais te chercher à ton hôtel et te mènerais au chaudron baveur. En attendant : Bonne fête Harry.
Il me tarde de te retrouver !
D. Malfoy.
Harry était ravi, il allait pourvoir passer du temps avec Draco durant ces vacances ! Harry répondit rapidement en griffonnant un « Oui ! » au dos de la lettre que venait de lui écrire Draco, puis il ouvrit la fenêtre, le Grand-duc attendait sagement sur le rebord. Harry lui glissa le papier entre les pates, le hibou étendit alors ses ailes et se laissa tomber dans la rue avant de remonter vers le ciel. Harry attendit avec impatience le lendemain de Noël.
Harry se leva tôt le matin là, il se prépara méticuleusement et attendit… attendit de plus en plus impatient… En fin de journée Harry fut appelé à l'accueil, Draco vêtu en moldu l'attendait accoudé à la réception l'air rêveur. Il portait un pantalon de couturier, des souliers cirés, une grande veste chaude et une écharpe défaite qui pendait le long de ses épaules. On aurait dit que Draco avait dix ans de plus que son âge, en le voyant ainsi, Harry faillit rater la dernière marche. Il détonnait tellement par rapport à lui : un jeans troué, des baskets en toiles vertes, son vieux blouson et son écharpe de Gryffondor, sans oublier ses cheveux en bataille et ses vieilles lunettes.
Draco se détacha du rebord de la réception et s'approcha de lui en souriant. La femme qui l'avait appelé pour descendre ne quittait pas des yeux Draco et semblait vouloir conserver chaque détail de sa peau fine en mémoire. Draco prit Harry dans les bras et le serra doucement contre lui.
- On y va ?
Harry le suivit au dehors. Il était fasciné par Draco, jamais il ne s'était imaginé que Draco puisse se fondre aussi facilement dans le monde moldu. Draco remit en place son écharpe autour de son cou, cachant son visage jusqu'au nez, Harry l'imita, heureux d'être avec lui.
- Tu as passé un bon Noël ? demanda Harry tandis qu'il suivait le dédalle des rues londoniennes.
- Assez bon… j'ai eu un nouveau balais de course, un elfe de maison, un nouveau chaudron et d'autres choses encore… et toi ?
- J'ai bien reçu ton cadeau, merci beaucoup ! Moi je n'ai rien à t'offrir, se désola Harry.
Pour toute réponse Draco passa son bras autour de la taille d'Harry.
- Tu n'as rien reçu d'autre ? s'étonna Draco.
- Si, des bonbons de la part de Ron, un livre sur le Quidditch d'Hermione, des biscuits maison d'Hagrid…
- Le garde chasse ? coupa Draco surprit.
- Heu, oui, je l'aime bien.
- Il parait qu'il est un peu fou !
- Pas du tout, il est un peu inconscient en ce qui concerne les créatures magiques, mais sinon…
- Et mon cadeau, il t'a plus ?
- Oh oui, énormément.
Draco s'arrêta, baissa son écharpe laissant à Harry le temps de voir un magnifique sourire, avant que celui-ci ne dépose un tendre baiser sur les lèvres glacées d'Harry. Harry soupira d'aise en reprenant son chemin. Draco le tenait toujours fermement contre lui. Ils descendaient Oxford street en parlant de choses et d'autres, Harry n'en revenait pas de la chance qu'il avait d'être accompagné par l'un des plus beaux garçons qu'il avait jamais vu ! Ils quittaient tranquillement Soho qui commençait a s'éveiller au tourisme de la nuit.
- William ?
Harry ne prêta pas attention à la voix qui l'appelait et continua de parler avec Draco.
- William !
Harry tiqua.
- William!
Cette fois-ci Harry ne put ignorer la voix. Il se retourna comme au ralentit dans un film, ses yeux croisèrent ceux d'un homme d'environ la cinquantaine, qui le rattrapait mi-courant, mi-marchand. Toute la joie qu'avait pu éprouver Harry se dissipa aussitôt. Ses jambes se firent de plombs et son sourire se figea. Draco se tourna à son tour vers l'homme qui les approchait, méfiant, il toisa l'inconnu.
Harry les pupilles dilatées, serrait dans sa poche de son blouson sa baguette magique, il savait qu'il n'avait pas le droit d'en faire usage, néanmoins son contact lui semblai bénéfique. Il avait besoin de sentir que son monde n'était plus celui de la rue.
Laurence arriva à leur hauteur, Harry baissa les yeux, incapable de les garder relevé. Draco renifla de façon dédaigneuse en fixant l'homme.
Laurence portait un long manteau d'hiver et avait sous le bras deux paquets emballés, il portait à ses lèvres un sourire triomphant.
- William…
La murmure qui s'éleva de la voix de Laurence finit de glacer Harry.
- Vous devez vous tromper, dit Draco sans quitter des yeux l'importun.
- Oh non, je ne me trompe pas… William… où étais-tu mon garçon ? demanda d'une voix douce Laurence.
Harry avait très envie soit de mourir de honte, car retrouver cet homme devant Draco était ce qu'il y avait de plus humiliant, soit de tuer dans l'instant Laurence, même sans baguette, il l'étranglerait bien avec son écharpe.
- Tu es un méchant garçon d'être parti sans prévenir…
Draco eut un regard dégouté pour cet homme, passa son bras autour des épaules de Harry et l'enjoignit à le suivre.
- Viens, c'est un illuminé.
- William ! gronda alors Laurence en retenant Harry par la manche du blouson.
- Lâchez-le, prévient froidement Draco.
- William m'appartient !
Harry avait maintenant les jambes qui tremblaient avec force, Draco comprit. Il s'interposa entre Harry et Laurence, retira avec rage la main qui retenait Harry.
- Il n'appartient à personne et certainement pas à vous ! Alors maintenant foutez-lui la paix !
- Il est à moi, répondit d'une voix que seul Harry savait décrypter : Laurence était furieux.
Tout se passa très vite alors, Laurence voulu bondir sur Harry, Harry s'esquiva, mais glissa sur le sol gelé et tomba, tandis que Draco donnait un généreux coup de genou dans l'estomac de Laurence. Harry hagard regardait Laurence se tordre de douleur, plié en deux et Draco qui l'achevait d'un coup de coude dans les cotes. Draco ramassa ensuite Harry et le força à marcher rapidement, bousculant au passage plusieurs personnes qui s'étaient arrêtées pour voir comment se déroulerait la bagarre.
- Ne te retournes pas, fit Draco en tirant Harry dans une rue un peu plus loin.
Harry obéit. De toute manière il n'aurait pas voulu regarder une seconde de plus Laurence. Quelques minutes de marche rapide et d'un silence pesant, Draco arrêta net Harry au coin d'une rue bondée. Le blond dévisagea Harry. Des larmes avaient coulé, ses lunettes étaient de travers et ses foutus cheveux n'en faisaient qu'à leur tête ! Il remit en place les lunettes de Harry, essuya d'un revers de mains les sillons salés qu'avaient laissé les larmes silencieuses de Harry.
- Tu n'as plus à t'en faire. Il ne nous a pas suivi.
Harry incapable de parler secoua la tête à l'affirmative. Finalement cette sortie n'était peut-être pas la meilleure idée qu'il ait eu ! Draco comprenant que Harry n'était plus d'humeur à faire les boutiques, il décida de le reconduire à l'hôtel. Le chemin du retour se fit en silence, Harry visage baissé, n'osait plus même toucher Draco, il se sentait honteux, sale.
Une fois dans la chambre Harry s'était attendu à ce que Draco parte, mais il demeura avec lui, s'installant sur le lit pour retirer ses chaussures.
- Qu'est ce que tu fais ? demanda Harry en rompant son mutisme.
- Je prends mes aises vois-tu.
- Tu restes ?
- Evidemment, cela te gène ?
Harry avait la gorge serré, il avait envi de pleurer, se s'écrouler contre le lit et de pleurer toute l'eau de son corps.
- Harry, si tu veux me parler… je ne sais pas grand-chose de ta vie d'avant, mais je saurais écouter, si tu veux te confier…
Harry repensa à la conversation qu'il avait eut avec Rogue. Voulait-il la même chose avec Draco ? Rogue, lui savait vraiment ce qu'avait été son avant Poudlard et dans les yeux de Rogue il n'y lisait pas mépris et dégout. Il craignait que Draco ne le trouve répugnant s'il lui révélait qui avait était William.
- Non tout va bien, j'ai juste été un peu surpris, mentit-il.
Draco ne dit rien, il ne s'attendait pas à ce que Harry révèle son passé sur le trottoir, mais il s'attendait à quelque chose d'autre que ce gros mensonge qu'il venait de lui servir maladroitement.
- Bien que veux-tu faire dans ce cas ?
- On… peut regarder les programme télé de Noël, suggéra Harry en hottant son écharpe.
- On pourrait, commença Draco, ou bien on…
Draco attrapa Harry par la taille et le jeta sur le lit, avec tendresse il se pencha sur lui. Harry ferma les yeux, lèvres tendues, Draco répondit à son appel de baiser.
Harry avait besoin de se sentir désiré par un homme bon avec lui. Il voulait gouter au corps pâle et frai de Draco. Il voulait se noyer dans ses bras.
Finalement cette nuit là, la télé ne fut pas de mise, mais les voisins de palier se plaignirent le lendemain à l'accueil de l'épaisseur insuffisante des murs.
°0°0°0°0°0°0°0°0°
( Petit supplément en attendant le prochain chapitre: )
Draco qui devait absolument se rendre au chemin de traverse quitta tôt Harry avant de rentrer dans son manoir. Harry aurait voulu le garder avec lui, cependant une fois seul dans sa chambre il se sentit comme soulagé. Et il se laissa aller aux larmes qu'il n'avait pas pu montrer la veille au soir.
Dans l'après midi, une fois remis, fraichement vêtu, il attrapa un taxi.
- Votre destination ? demanda l'homme à la trentaine l'air fatigué.
- 4 Privet Drive little whinging surrey.
*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*-°O°-°O°-*
Voili-voilou! J'espère que ce chapitre vous a plu et que vous vous dites: vivement la suite!
