Disclaimer : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à leurs concepteurs, je ne fais que les emprunter le temps d'une fiction.
Avertissement : cette histoire est une histoire annexe de « Trois papillons autour d'une flamme » inspirée par celle de Lunagarden.
Erratum : dans le chapitre lorsque Reno est devant Yazoo il pense que cela fait huit ans, alors qu'en vérité cinq ans seulement se sont écoulés depuis leur rencontre à Costa del Sol. C'est dans le temps des gardiens que cela fera huit ans. Toutes mes excuses pour cette erreur de datation.
Tels des plantes sur un sol désertique
Chapitre 9
An 2009
Dans les ruines Reno venait de prendre une décision. Il n'allait pas tuer Yazoo, il n'allait pas d'avantage le livrer à Rufus et aux autres turks. Il ne pouvait tout simplement pas, pas après ce qu'il avait fait... pas après avoir fuit comme un lâche en abandonnant le garçon à son sort cinq ans plus tôt.
(Flash back)
C'était le dernier jour de leur séjour à Costa del Sol, la formation était finie, Ingrid et son fils étaient partis, la jeune femme ne tenait pas à être présente lorsque les scientifiques viendraient chercher Yazoo. Elle s'était montrée très claire à propos des sentiments que lui inspiraient ces hommes et Reno était d'accord avec elle. Ces types étaient de vraies ordures et il avait bien l'intention d'essayer de garder Yazoo à ses côtés, s'il ne le pouvait pas il ne se priverait pas de leur dire ce qu'il pensait d'eux.
Près de lui il sentait Yazoo frissonner nerveusement et il posa la main sur l'épaule du garçon pour le rassurer.
- Tout ira bien Yazoo, je vais tout faire pour te garder et te faire intégrer les turks. Tu auras bientôt 15 ans, c'est l'âge que j'avais lorsqu'ils m'ont récupéré, et Shuriken était encore plus jeune quand elle a été recrutée. Je pense que tu t'entendras bien avec elle, c'est une fille super.
Yazoo hocha la tête en silence, il était reconnaissant envers Reno de chercher à lui remonter le moral, mais il n'en avait pas moins la gorge nouée et l'esprit empli d'appréhension. Il doutait fort que le turk roux sache à quel point les hommes qui allaient bientôt débarquer pour le prendre et le ramener au laboratoire pouvaient être mauvais.
Il ne se faisait pas trop d'inquiétude à son propre sujet, les scientifiques n'avaient pas investi autant de temps et de moyens pour qu'il soit formé pour le tuer sur un mouvement de colère, non, ce qu'il redoutait était qu'ils ne s'en prennent à Reno. Il avait tenté de mettre ce dernier en garde, mais l'homme n'avait fait que rire de ses avertissements, lui disant qu'il n'avait pas besoin de se tourmenter, qu'il avait rencontré des gens bien pires.
Yazoo s'en voulait un peu de mettre la parole de celui qui prenait soin de lui depuis plusieurs mois déjà et qui s'était efforcé de le former en douceur.
Brusquement un bruit de moteur se fit entendre, un hélicoptère se posa sur la vaste pelouse devant la maison, les pales arrêtèrent de tourner et la porte s'ouvrit sur le chef des scientifiques en personne. Celui qui avait pris la direction du laboratoire lorsque Hojo l'avait déserté pour d'autres projets plus importants.
Yazoo se souvenait d'avoir été soulagé du départ d'Hojo, mais cela avait été de courte durée, le professeur qui lui avait succédé était pire encore à sa manière.
Reno cessa de sourire en voyant apparaître l'homme qui hantait ses plus mauvais rêves. Celui qui avait été son tout premier client et qui était revenu de nombreuses fois par la suite. Ayrton Skinner en personne se dirigeait vers lui et il ne semblait pas avoir beaucoup changé, il arborait toujours cet air suffisant et ce sourire malsain. Un sourire qui se fit plus large encore lorsque son regard se posa sur le turk roux.
- Violin, ce que tu as changé ! Cela fait quoi, six ans ? Tu es un homme à présent, mais je te rassure, tu es toujours aussi séduisant et appétissant. Dit il d'un ton doucereux.
Violin... Reno n'avait plus entendu ce nom depuis qu'il avait réussi à s'échapper du bordel, il espérait ne plus jamais l'entendre et voilà que celui qui avait profité de lui pendant des années se trouvait devant lui et le précipitait en quelques mots dans l'enfer des souvenirs qu'il voulait oublier.
Violin, c'était ainsi que l'avait nommé sa mère, celle qui l'avait vendu au bordel en affirmant qu'il était une petite fille. Il avait déjà les cheveux longs à l'époque, mais parce que sa génitrice ne se donnait pas la peine de les lui couper. Il portait les habits dont ne se servait plus la fille de leur voisine, une enfant un peu plus âgée que lui et qui adorait le rose. Qu'il soit affublé de tenues de fille faisait rire sa mère, elle affirmait à qui voulait l'entendre qu'il était une petite fille pour justifier le fait qu'elle ne lui coupait pas les cheveux et personne ne s'était donné la peine de vérifier si cela était vrai ou non. Il y avait même des gens pour trouver qu'il avait un bien joli prénom.
Non ! Il n'était plus Violin ! Il était Reno Sinclair ! Il était un turk, plus un prostitué !
Mais dans le regard de l'homme il pouvait lire que pour lui il serait toujours Violin, toujours la petite pute du bordel dont l'on pouvait user à sa guise.
Incapable de rester plus longtemps en présence de cet homme Reno opta pour la fuite, oubliant dans sa panique l'adolescent aux cheveux argentés qu'il s'était promis de protéger.
Il fila en courant, sans se retourner, pressé de mettre le plus de distance possible entre lui et l'incarnation de la pire période de sa vie.
Sa fuite fut saluée par le rire gras du professeur Skinner que cela ravissait.
- Cours Violin, murmura l'homme, cours aussi vite que tu le pourras, mais tu ne m'échappera pas cette fois, je t'ai retrouvé et je t'aurai à nouveau.
(Fin Flash back)
Reno ferma les yeux une seconde. Il n'avait pas entendu les mots prononcés par le professeur Skinner, mais ce dernier avait tenu parole. Il avait réussi à convaincre le président de lui laisser infliger une punition au turk qui avait mis sa fille enceinte et ce dernier n'avait fait aucune difficulté à accepter de lui livrer l'objet de ses désirs.
(Flash back)
Reno traînait à Kalm, après son long séjour à Costa del Sol et sa rencontre avec le professeur Skinner, il s'était octroyé des vacances sans rien demander à personne, ni prendre la peine de contacter ses supérieurs. Que la Shinra, le président, et même les turks, aillent se faire foutre ! Il en avait assez bavé, il avait droit de souffler un peu.
Brusquement un escadron complet de soldats l'avait encerclé, surgissant de la foule, ne lui laissant aucun échappatoire possible. Il ne lui restait que deux options possibles, soit se battre, soit se rendre. Il caressa l'idée de se battre, n'étant pas de ceux qui se rendent facilement, mais les hommes en face de lui avaient des armes autrement plus redoutables que la sienne et il savait fort bien qu'ils n'hésiteraient pas à en faire usage s'il s'opposait à eux.
- Hey les gars ! On est dans le même camps quoi, pas la peine de sortir toute cette artillerie, yo ! Avait il cependant lancé avec son ton le plus provocateur. Je peux savoir ce que vous me voulez au fait ?
- Nous sommes venus vous arrêter sur ordre du président. Répondit l'un des hommes.
Reno avait fait la grimace.
Tout un escadron envoyé l'arrêter parce qu'il avait pris quelques jours de vacances sans demander la permission ? C'était un peu dur tout de même, il n'avait pas commis un crime abominable, cela faisait à peine trois jours qu'il avait quitté Costa del Sol.
- On se détend les gars, je prenais juste un peu de vacances, j'allais rentrer tout seul comme un grand.
- Nous ne sommes pas là pour votre désertion, même s'il s'agit d'une faute grave, mais pour avoir déshonoré un membre de la famille Shinra. Répondit le chef de l'escadron. Le président se sent insulté par votre comportement odieux.
Là Reno était tombé des nues.
- J'ai fait ça moi ? Avait il riposté. D'accord, j'ai peut être un peu couché avec sa fille, mais elle était consentante, je vous l'assure.
Un coup de crosse l'avait atteint au ventre, le faisant se plier de douleur, visiblement le chef de l'escadron n'aimait pas entendre quelqu'un parler de la fille en question de cette manière.
- Tu aggraves ton cas, vermine de turk ! Avait sifflé l'homme.
Reno avait grimacé à nouveau, au moins c'était clair, le gars n'aimait pas les turks, un de plus, pas de quoi s'alarmer, ils n'étaient pas très sympathiques aux yeux des gens la plupart du temps de toute façon... allez savoir pourquoi...
En tout cas, il comprenait mieux pourquoi cette garce d'Ingrid était partie avec son rejeton avant l'arrivée des scientifiques, elle avait foncé tout droit se plaindre à son président de père. Elle avait visiblement eu le culot de lui affirmer qu'il avait eu un comportement déplacé alors qu'elle lui avait presque sauté dessus. Elle était grave en manque la petite salope, elle n'avait pas fait sa mijaurée lorsqu'ils étaient au lit pour faire autre chose que dormir. Elle avait même été plus que partante pour être la première femme de Yazoo.
Reno cracha par terre, autant pour évacuer le sang qu'il avait dans la bouche après le coup qu'il venait de recevoir, que pour manifester son mépris. Il vit avec satisfaction le crachat sanglant atteindre les chaussures du chef de l'unité. Bien sur cela lui valut un autre coup de crosse dans le ventre, mais il ne le regretta pas.
Un des soldats lui lia les mains dans le dos avec des menottes qu'il serra au maximum selon l'ordre de son dirigeant, puis on le traîna sans ménagement vers un camion qui attendait garé un peu plus loin.
On le jeta à l'intérieur et il tomba lourdement sans pouvoir se retenir du fait de ses mains attachées dans son dos. L'impact fut douloureux, le voyage le fut plus encore. Les hommes avaient grimpé à bord derrière lui et avaient pris place sur les bancs, le laissant à terre et n'hésitant pas à lui donner des coups de pieds lorsqu'un cahot le propulsait à leur portée.
Lorsqu'enfin ils arrivèrent à destination Reno avait l'impression que tout son corps lui faisait mal et c'était probablement le cas. Ses habits et ses cheveux étaient couverts de poussière et vraiment mis à mal par le trajet et par les coups de pieds.
Il se laissa relever et traîner vers un bâtiment qu'il ne connaissait pas, il n'avait pas la moindre idée d'où ils pouvaient bien être, il n'était encore jamais venu à cet endroit. Il avait cependant une certitude, il n'était qu'au début de ses ennuis. Il ne faisait aucun doute que le président n'avait pas dans l'idée de le faire mettre à mort, pas pour une fille dont il ne voulait pas, il aurait eu du mal à justifier la chose, mais qu'il allait déguster très sérieusement et sans doute pendant un bon moment. Cela lui apprendrait à rendre service à une veuve en manque de sexe... et c'était quoi cette histoire comme quoi il l'aurait mise enceinte ? Il avait pourtant pris ses précautions, il n'était pas idiot...
Les soldats le conduisirent jusque dans une petite pièce où ils l'abandonnèrent après l'avoir entièrement dévêtu et l'avoir enchaîné à l'aide d'une entrave pendant du plafond, ils avaient également emprisonné ses chevilles dans un carcan qui lui maintenait les jambes écartées.
Les bras douloureusement tendus au dessus de la tête, seulement maintenus par eux et par les menottes qui lui meurtrissaient les poignets Reno fit le point sur sa situation et les conclusions n'étaient pas brillantes. Le seul soulagement pour l'heure étant qu'ils ne l'avaient pas violé comme il avait craint de l'être en se sentant être mis à nu et réduit à l'impuissance.
Au bout d'un long moment la porte se rouvrit, un pas lourd se fit entendre, puis une voix parvint à ses oreilles, ironique et exprimant beaucoup de satisfaction, du triomphe également.
- Bonjour Violin, il paraît que tu as été un vilain garçon ? Ce n'est pas bien, je vais devoir te punir.
Un long frisson agita le corps de Reno, il tenta de ruer mais sa tentative se solda par un échec, le carcan était solide et contra ses efforts, manquant le faire tomber.
Il entendit rire le professeur Skinner et l'enfer qu'il avait fuit cinq ans plus tôt se déchaîna à nouveau contre lui.
Il endura le contact de l'homme avec incrédulité tout d'abord puis avec de plus en plus de haine, à l'encontre de ceux qui l'avaient trahi, condamné à revivre cela. Il les maudit tous tandis que le professeur abusait de lui, le président qui se foutait bien de sa fille et ne vengeait d'autre honneur que le sien, Ingrid qui l'avait bien baisé, dans tous les sens du terme, Tseng qui lui avait confié cette mission, Veld qui lui avait promis qu'il serait en sécurité, et tous les autres... puis il sombra dans le désespoir, ne souhaitant plus rien d'autre que la fin de son calvaire et de la souffrance.
Lorsque les soldats revinrent le chercher, des jours plus tard, il se foutait de tout. Il se laissa emporter sans réagir, ne broncha pas quand on le jeta à nouveau sur le sol d'un camion et qu'on le conduisit au QG des turks.
Il ne fit rien pour se relever lorsqu'on défit ses liens et qu'on le précipita finalement sur le sol devant l'assemblée des turks que Lazard avait réunis pour qu'ils assistent à son retour et que son état leur serve de leçon.
Il resta étendu là quelques minutes, sans que personne ne bouge parmi les turks, pendant que les soldats repartaient.
Tous les regards de ceux de son groupe étaient rivés sur son corps meurtri, couvert de sang et d'autres fluides parfaitement identifiables, visions qui allumèrent des lueurs dangereuses dans les yeux des turks.
Le but était atteint, la vue de l'état dans lequel leur revenait Reno leur servait de leçon, mais ce n'était pas la crainte ni l'obéissance qu'elle faisait naître en eux, c'était tout autre chose.
On s'en était pris à l'un des leurs pour un motif futile et ils le savaient, ils auraient compris qu'il soit puni pour avoir dépassé les bornes, mais pas de cette manière, lui encore moins qu'un autre au vu de son passé.
Veld se détourna des yeux clairs de Reno, ouverts sur un regard vide, eux qui étaient si vifs d'ordinaire, pour observer ses autres hommes.
Plusieurs d'entre eux tremblaient, mais ce n'était pas de crainte. Tseng fixait le sol, le visage crispé par la honte et le remords. Aucun d'entre eux ne bougeait, attendant ses ordres, attendant qu'il agisse. C'était à lui de faire le premier geste, il était leur chef.
Un goût amer en bouche il bougea finalement, après avoir brièvement posa la main sur l'épaule de Tseng pour lui prouver qu'il ne lui en voulait pas et lui faire sentir qu'il n'était en rien responsable de ce qu'il s'était produit, il se dirigea vers le corps étendu à terre, retira sa veste et la drapa sur la peau meurtrie avant de soulever Reno entre ses bras pour l'emporter à l'intérieur.
Le turk roux resta sans réactions, lui qui avait lutté de toutes ses forces lorsqu'ils l'avaient sortis de son repaire alors qu'il n'était qu'un gosse de quinze ans. Lui qui avait résisté avec acharnement pendant des semaines, refusant de se laisser apprivoiser et de capituler devant eux malgré leur nombre et leur évidente supériorité physique.
Veld aurait aimé le voir se débattre encore, même si cela devait s'accompagner d'insultes comme à l'époque. Il redoutait que cette fougue qui caractérisait Reno ne soit perdue à jamais. Si tel était le cas, si le jeune homme ne se remettait pas de ce qu'il avait subi pendant près de trois semaines à la merci du professeur Skinner, Veld n'aurait d'autre choix que de le laisser en d'autres mains. Il ne pouvait se permettre le luxe de garder un turk inutile. Cette pensée le brûlait comme un acide. Il ne voulait pas renoncer à Reno.
- Ne nous laisse pas tomber petit, tu as encore tellement de choses à vivre. Tu vas être père. Murmura t'il à l'oreille de celui qu'il portait.
Il cessa soudain de marcher, en face de lui une femme blonde au visage couvert d'un masque noir se tenait immobile, les deux mains pressées sur la bouche, son regard bleu exprimant l'horreur. Veld passa à côté d'elle sans dire un mot. Qu'aurait il pu lui dire ? Ils savaient tous deux qu'elle portait une part de responsabilité dans ce qui était arrivé à Reno. Il avait accepté de l'accueillir chez lui pour la protéger des conséquences de ses actes, protéger les enfants qu'elle portait, les enfants de Reno, mais il ne pouvait pas la protéger de la culpabilité et des remords. Il ne le voulait pas, il voulait qu'elle sache et qu'elle regrette.
Ingrid lui emboîta le pas, les larmes aux yeux. Elle n'avait pas imaginé un seul instant que son père ferait payer ses manigances à Reno. Elle n'avait pensé qu'à éviter un remariage dont elle ne voulait pas, elle avait obtenu satisfaction, maintenant qu'elle portait les enfants d'un turk son père avait tiré un trait sur elle, plus jamais il ne chercherait à la marier par intérêt, mais c'était un autre qu'elle qui avait payé le prix de cette liberté.
Une fois certaine d'être enceinte, convaincue que le père ne pouvait être que le turk roux, Yazoo était encore si jeune, il ne pouvait pas l'avoir mise enceinte. Elle avait prévenu son père et filé se mettre à l'abri auprès de Veld, calculant que celui qui avait recruté Reno aurait à cœur de protéger la progéniture de ce dernier. C'était un pari risqué, mais il avait payé. Le chef des turks avait accepté de l'aider et de veiller sur elle. Il avait fait en sorte que la nouvelle de la grossesse d'Ingrid soit largement diffusée et connue par le plus grand nombre. En agissant de la sorte il évitait que le président n'oblige la jeune femme à avorter. Cela le mettait certes dans une position délicate, mais être un turk avait l'avantage de lui permettre d'affirmer ne faire que son travail en veillant sur Ingrid puisqu'elle était un membre de la famille Shinra. Justice lui se trouvait en sécurité dans un autre endroit, il y resterait jusqu'à la naissance des jumeaux. Veld admirait l'intelligence dont avait su faire preuve Ingrid, mais il déplorait que cela ait coûté si cher à Reno. Il ne pensait cependant pas qu'elle soit égoïste, elle avait seulement sous estimé son père.
(Fin flash back)
Reno secoua la tête, les dents serrées.
Il ne pouvait pas nier, Ingrid avait grandement sous estimé le président, et c'était lui qui en avait fait les frais. Ce qu'il avait pu la haïr à l'époque.
A suivre
