Chapitre neuf sortit ! Quelques explications mais pas de nouveaux personnages... /!\ J'ignore si je pourrais sortir le chapitre suivant la semaine prochaine, je risque donc de sortir le chapitre dix dans deux semaines. Dsl pour ceux qui suivent cette histoire./!\
Merci à inukag9 qui comme toujours prends le temps de laisser un message à chaque fin de chapitre. Encore merci !
Ce soir là nous sommes restés pour la nuit dans la résidence des Sawada. Papy dormait dans une des chambres au fond du couloir. Maman et papa quant-à eux étaient dans la chambre d'amis alors que Nana (qui avait d'ailleurs insisté pour que je l'appelle Mama) et Tonton dormaient dans leurs chambres, les deux couples profitant ainsi du fait que leurs enfants dormiraient ensemble cette nuit, leur laissant un peu d'intimité. J'avais en effet prouvé être une nounou compétente cet après midi là, alors que je m'était occupée de Tsu-kun.
Nous étions ainsi installés tout deux dans la future chambre de Tsu-kun. Ce dernier étant encore trop petit pour avoir sa propre chambre la pièce lui servait de salle de jeux. Il était tard, enfin tard pour un enfant de mon âge. J'avais beau avoir augmenté ma résistance je n'avais officiellement que six ans et les capacités physiques qui vont avec.
Les seules raisons pour lesquelles je parvenais à me défendre face a des opposants plus âgés étaient l'effet de surprise et les méthodes que m'ont enseignés mes parents, lesquelles se basaient principalement sur ma vitesse, mon agilité et mes réflexes étonnements aiguisés. Sans oublier que mon niveau de réflexion est bien plus développé que celui des autres enfants (avec dix-huit ans d'avance cela aurait été étonnant autrement).
Bref, à ce moment-là, j'avais du mal à garder les yeux ouverts… Mais je n'arrivais pas non plus à dormir. Depuis que j'étais arrivée ici j'avais une drôle de sensation qui me nouait légèrement l'estomac. Malgré l'accueil chaleureux de Mama et Tonton, le délicieux repas et le degré de mignonitude de leur fils (quoi ? ça n'existe pas ce mot ? Bah, je l'invente rien que pour lui). Ce sentiment me titillait et ne me laissait pas me détendre assez pour pouvoir m'endormir.
J'ai réfléchit un long moment sur la situation présente, passant en revue ce qui m'étais arrivé depuis ma seconde naissance, tentant ainsi de trouver l'origine de mon trouble, faisant ainsi une liste.
Petit un : Je suis déjà morte une fois avant de renaître dans ce monde.
Petit deux : Je connaissais déjà ce monde-ci par le biais d'un manga et de la version animée de celui-ci (je l'avait comprit en comparant les différents styles de dessins entre BD et mangas)
Petit trois : La sensation de familiarité que je ressentais pour différents éléments dans ma vie me paraissait donc logiquement venir de là. Lesquels sont :
- Les Vongolas et leurs quartier général
-Papy, soit Vongola, le neuvième du nom
-Iemitsu, le conseiller externe des Vongolas, chef du CEDEF
-Xanxone ou Xanxus, le fils adoptif de Papy
-Reborn, et cela même si je ne l'ai pas directement rencontré
-Les Cavalones et leur manoir
-Grand frère Dino
-Romario
-Et maintenant Nana et Tsu-kun. Leur maison aussi m'apportait la même sensation, mais cette fois-ci elle était plus persistante que jamais.
Ce qui m'a donc amené à en déduire le petit quatre suivant : Tsu-kun et Nana sont certainement les plus présents dans l'histoire, voire même les personnages principaux ?
C'est le plus logique je suppose, mais comment Nana ou son fils pourraient être confronté à grand frère Dino et la Mafia alors que tout deux sont si innocents ?
Ah, Iemitsu… Donc les autres héritiers seraient morts et Xanxone n'hériterait pas de la position de boss propulsant Tsu-kun au rang d'unique héritier des Vongolas.
Ceci expliquerait leurs supposée implication dans un monde aussi violent que celui de la mafia et cela malgré leurs statut de simples civils.
-Ophélie ?
-Qu'y a-t-il Alessia ?
-Je crois que j'ai rencontré le ''personnage principal'' de ''l'histoire''.
-Ah ?
-C'est Tsu-kun.
-J'ai suivi ton raisonnement tu sais, et je pense que tu as raison.
-Tu crois que je peux faire quelque chose ? Ce sera horrible pour lui de se retrouver catapulté dans un monde aussi violent et sans merci que la mafia. Même si la famille en question est relativement ''soft'' au niveau des magouilles de ce milieux.
-Tu ne peux pas empêcher les choses d'arriver, mais tu es capable d'adoucir les moments les plus difficiles qu'il aura à traverser, tu pourras être là quand il en aura besoin. C'est à toi de jouer maintenant, agit comme il te semblera juste.
-En tant que gamine de six ans, je ne peux pas faire grand-chose…
-En tant que bambin de trois ans je ne pense pas qu'ils attendent de lui d'hériter immédiatement de la position de chef des Vongolas, de plus Timotéo as encore des héritiers possibles autres que Tsunayoshi. Je me trompe ? Ils ne le choisiront qu'en dernier recours si tu veux mon avis.
-Mmh…
-Oui ?
-Pour l'instant je pense que je vais simplement profiter du fait d'avoir un nouveau petit frère, et quand les choses se mettrons en place, et bien, advienne que pourra.
-C'est l'esprit.
-Si je considère que tu es comme moi, déjà morte, dois-je prendre ça pour de l'humour ?
-A toi de voir.
-…
-…
-Merci.
-Pourquoi me remercies-tu ?
-Et bien, Tu es là pour m'écouter et me rassurer quand je me sens perdue, alors… Tu vois… Enfin, c'est plus facile de faire face à tout ça lorsqu'on à quelqu'un à ses cotés qui nous comprends, donc... Bref, Je voulais te remercier, voila.
-Tu n'as pas à me remercier tu sais, en tant que ton aînée, c'est plutôt normal que je prennes soin de ma cadette.
-Tu m'as déjà dit que tu avais vécu la même chose que moi, tu as donc aussi rencontré le ''sujet'' de ton ''œuvre'' ?
-Yep.
-Qui était-ce ? Et c'était quel genre d'histoire ?
-C'était un roman en plusieurs volumes qui à même été adapté en film.
-C'est cool ! Je connais ce dont ça parlait ?
-Plutôt, oui. Le livre parlait de comment un enfant des rues mettait en place une milice en regroupant un groupe d'amis afin de lutter contre la violence et la destruction de sa ville natale.
-Ça me dit quelque chose…
-La suite racontait comment le héros fit face à la montée de puissance de sa propre milice qui peu à peu prenait de l'ampleur pour finir avec le statut de famille mafia à l'influence de plus en plus étendue. A la fin de l'histoire, celle-ci se terminait sur la trahison d'un de ses proches amis. Après quoi il ne pardonne jamais vraiment ni à son ami, ni à lui même pour ce qu'il leurs est arrivé... Pour tout dire l'histoire se terminait sur une note plutôt triste alors que le héros de l'histoire voyait l'organisation qu'il avait fondé s'enfoncer de plus en plus profondément dans les affaires louches et la corruption de l'univers mafieux. Et cela jusqu'à sa mort. Rapide et violente, comme son ascension : d'une balle dans la tête.
-En effet, c'est vraiment déprimant comme fin. Comment s'appelaient-ils ?
-Le héros était le Vongola Primo, Giotto.
-Hein ? Mais Primo c'est retiré au japon laissant place au Vongola Secondo. La fin de ton histoire ne correspond pas !
-Je t'ai raconté l'histoire de mon livre. Pas de ma vie ni de celle de Giotto.
-Tu veut dire que tu as changé ce qui aurait dû se passer ?
-Pas ce qui aurait dû se passer. Aurait-tu oublié que l'histoire n'est qu'une passerelle entre nos univers, rien de plus, rien de moins. J'ai agis comme je l'ai voulut au moment ou je l'ai voulut ce qui à entraîné le futur dans lequel tu vit. Je ne regrette aucunes de mes actions, encore moins quand j'ai vu que j'évitais à Giotto et aux autres une fin si morbide.
-Moi aussi, je changerais les choses en vivant avec Tsu-kun ?
-Ton existence en elle même entraîne des changements et seul le futur te dira leurs importance. Qu'ils soient positifs ou négatif c'est à toi de le décider.
-C'est un peu bizarre...
-Dors maintenant, tu es épuisée. Nous reparlerons de tout ça une autre fois.
-Tu pourras me raconter des histoires de Giotto et de sa famille ?
-Promis, mais une autre fois, maintenant dors !
-Oui, oui. Compris.
-Bonne nuit, fait de beaux rêves.
-'Nuit...
Sans vraiment m'en rendre compte je me suis endormie profondément, l'étrange sensation complètement oubliée.
