Voilà c'est la fin. Règlement de compte pour Riza, et ensuite on parlera d'avenir. Meric à tout le monde d'avoirsuivi cette fic, et rendez-vous pour la prochaine.
Bonne lecture.
Les garçons regardèrent Riza avec stupéfaction. Quoi ce type était le père de Riza ? Le président du laboratoire ? Incroyable. Dans tous les sens du terme. Comment cet homme avait-il pu oser traiter sa propre fille, la chair de sa chair, comme un rat de laboratoire ? Et pas seulement elle, mais tous ceux de son espèce.
« Riza. Décidément tu es une source de problèmes depuis ta venue au monde.» répondit son père.
La blonde serra les dents. Une rage sans nom l'avait envahie à la vue de cet homme honni. Depuis des années, elle l'avait suppliée de la sortir de là, elle lui avait demandé pourquoi il l'avait conduite ici. Et lui, n'avait rien trouvé de mieux à faire que de lui dire qu'il la détestait de toute les manière possibles et imaginables. L'homme avait déjà voulu un garçon, et donc dès le départ leurs relations étaient vouées à mal se passer.
Mais qu'en plus elle ne soit pas humaine … ça avait été le comble. Riza le dégoûtait. Et elle le lui rendait bien.
« Ca fait des années que je rêve de te déchiqueter. » siffla la blonde.
« Tu parle vraiment comme un animal. J'aurais dû te tordre le cou dès que j'ai vu ces maudites cornes sur ta tête. Si ça n'avait pas été le souhait de l'armée de créer un bataillon de Diclonius, tu serais morte.» rétorqua le président.
Tout le monde écarquilla les yeux. Ce type était tout bonnement atroce. Et l'armée … c'était donc pour ça qu'ils faisaient des études ? Pour pouvoir les transformer en arme ?
« Dites donc, je vous signale qu'elle n'a pas demandé à être ce qu'elle est. C'est aussi de votre faute.» intervint Roy.
Le président le regarda d'un air presque choqué.
« De ma faute ? Celle de sa mère vous voulez dire ! Moi jamais je n'aurai pu mettre au monde un monstre pareil !» répliqua-t-il.
« Ben voyons ! Je reconnais bien là un homme lâche !» rétorqua Mustang.
Le libraire était outré au possible par le comportement de cet homme. Il mourrait d'envie de lui coller son poing en pleine face pour oser parler de Riza ainsi. Le président avait visiblement envie de faire la même chose avec lui.
« Vous me traitez de lâche ?! » dit-il entre ses dents.
« Parfaitement. Essayez donc de me faire taire ...» continua Mustang.
« Roy tais-toi ! » s'écria Riza.
Son père allait le tuer c'était certain. Il devait absolument cesser de le provoquer.
« … sans vos petits gardes du corps. Que je vois si vous êtes réellement un homme.» fit Roy, sourd à la supplique de Riza.
Le président regarda sa fille du coin de l'œil. Elle paraissait très attachée à cet homme. S'il parvenait à le mater, elle se soumettrait certainement, rien que pour qu'il reste en vie.
« Un combat ? Entendu j'accepte.» sourit le père de Riza.
Il ordonna aux Diclonius de relâcher Mustang. Ensuite, ils s'écartèrent, laissant les deux hommes se faire face.
« Que personne n'intervienne. » fit Roy à l'adresse de ses amis.
Riza approcha malgré tout, inquiète pour l'homme qu'elle aimait. Car à présent elle pouvait bien se l'avouer : il lui avait plu dès le départ. Si jamais il faisait tuer par son père … jamais elle ne s'en remettrait.
« Faites-lui confiance. Votre père ne sait pas à qui il a affaire.» chuchota Maes.
Riza le regarda. L'homme à lunettes affichait un sourire en coin. La blonde reporta son attention sur les combattants. Déjà un coup était parti, porté par le père de Riza. Roy évita et bloqua, avant de faire une clé à son adversaire. Le président voulut se libérer par un coup de coude. Roy s'écarta, mais en lui tenant le poignet. Ainsi, il était hors d'atteinte, tout en ayant son adversaire immobilisé.
« Vous vous cachez derrière moi … et vous me traitez de lâche ! » articula le président, plié en deux.
« Si vous préférez que je vous claque le beignet … » répliqua Mustang.
Il libéra son adversaire d'un coup, l'obligeant à lui faire face. Après quoi, Roy lui colla deux crochets et un coup de pied retourné.
« Il suffit de demander. » dit-il.
Le père de Riza s'effondra sur le dos. Il fusilla Mustang du regard.
« Tuez-les tous ! » ordonna-t-il.
Les Diclonius sur les côtés tournèrent la tête vers eux. Roy et Maes écarquillèrent les yeux, puis les fermèrent, attendant de sentir la douleur et la mort les envelopper. Mais il ne se passa rien. Les adultes regardèrent, pour voir les malheureux enfants tous morts sur le sol. Edward, Riza et Al se mordirent la lèvre, baissèrent les yeux ou serraient les poings. Ils avaient eu le même réflexe. Trente quatre vecteurs avaient décimé la totalité du groupe.
Ils n'avaient pas voulu ça. Riza avait espéré qu'une fois son père mort, les enfants seraient libres. A cause de lui, ils avaient été forcés de les tuer, pour sauver leurs amis. Même Alphonse n'avait pu faire autrement. C'était parti d'un coup, comme ça. Un réflexe instinctif. Les trois Diclonius sentirent les larmes leur monter aux yeux.
Le président se releva. Il était furieux de voir qu'il avait perdu tout son projet. Son regard croisa celui de sa fille.
« Toi … tu n'es qu'un MONSTRE !! » explosa Riza.
Elle se rua vers lui. Sachant qu'il n'était pas de taille face à elle, son père prit la fuite.
« Riza !! » appela Roy.
Il s'élança après eux. Durant la course, le président ordonna qu'on arrête Riza. Mais la Diclonius était dans un tel état de rage et de désespoir mêlés qu'elle massacrait ceux qui s'opposaient à elle encore plus vite que d'habitude. Et derrière, Roy sautait par-dessus les morceaux de cadavres. Enfin, les vecteurs de la blonde saisirent le président. Riza se mit alors à le frapper de toutes ses forces, même avec ses poings.
« Riza ça suffit ! » s'exclama Roy.
Il la saisit à bras-le-corps. Riza se débattit un instant. Ses vecteurs étaient toujours accrochés à son père. Ce dernier se fit mettre en pièce au sens propre du terme.
« Ma puce calme-toi ! » fit Roy en lui prenant le menton pour la forcer à le regarder.
Riza réalisa qu'il venait de lui donner un surnom affectueux. Cela fit retomber toute sa colère. Elle se blottit dans les bras de Roy … et éclata en sanglots.
« Ca va aller. Le cauchemar est fini. Tu ne reviendras plus dans cet endroit.» lui dit-il.
« Non … ni moi ni personne d'autre. Je vais détruire cet horrible endroit.» répondit Riza.
« Alors on va t'aider. » fit Alphonse.
« Pour que plus aucun autre enfant ne soit enfermé ici. » ajouta Edward.
« Mais comment allez-vous vous y prendre ? Ce labo est énorme.» demanda Maes.
« Il doit y avoir une salle contenant des tableaux électriques. Un bon incendie avec une explosion devrait suffire.» répondit Roy.
« Alors allons-y. » décida Riza.
Ils se remirent en route. Le reste du personnel fut éliminé comme les gardes. Tout ceux qui voulaient les arrêter, les enfermer de nouveau ou les tuer étaient éradiqués. Au passage, les Diclonius causaient autant de dégâts matériels que possible. Enfin, ils arrivèrent à la salle électrique.
« Un bon seau d'eau devrait faire l'affaire. Voyons un peu.» dit Maes.
Il farfouilla dans la pièce en face, qui contenait justement les produits ménagers. Hughes sourit. Il remplit un seau avec divers produits inflammables et explosifs. Puis il marcha d'un bon pas vers la salle.
« Allez-y, arrachez-moi quelques boîtiers. » demanda-t-il.
Les trois Diclonius hochèrent la tête. Leurs bras défoncèrent les boîtiers, les brisèrent et arrachèrent des câbles. Maes demanda ensuite à tout le monde de s'écarter. Il balança le contenu du seau. L'électricité ne tarda pas à enflammer l'endroit.
« Tenez : balancez tous les produits d'entretien dedans, mais de loin. Ensuite il faudra partir d'ici très vite.» reprit-il.
A l'aide de leurs vecteurs, les Diclonius prirent les produits ménagers qu'ils lancèrent dans la pièce. Une première explosion retentit. Maes sema d'autres produits ici et là, pendant que tout le monde filait. Les explosions se succédaient derrière eux, et les flammes dévorèrent tout sur leur passage. Roy trouva dans une salle de l'alcool. Il en brisa les flacons par terre, avant d'en lancer un dans le brasier.
Quelque temps plus tard, ils sortaient du bâtiment en flamme.
« Hé ! Y'a des voitures. On pourrait en profiter.» suggéra Roy.
« Bonne idée ! Parce que l'essence ça crame et plutôt bien.» approuva Hughes avec un sourire sadique.
« Qu'est-ce qu'il faut faire papa ? » questionna Edward.
« Hihi j'adore que vous m'appeliez comme ça. Trouvez-nous des branches. Riza, tu viens avec nous. »
Les jeunes partirent dans un sens, pendant que les adultes allèrent dans l'autre. Maes demanda à Riza d'ôter le cache sous les volants des voitures. Ensuite, Roy et lui se chargèrent de positionner autant de véhicule que possible en face du labo. Après quoi, une branche était coincée sur l'accélérateur par les frères. Les voitures fonçaient, et venaient rajouter à la destruction de l'endroit. Naturellement, ils s'empressèrent de s'éloigner. Le laboratoire explosait, illuminant la nuit. Le groupe s'arrêta un moment, hors de l'enceinte du bâtiment scientifique pour contempler le spectacle. Roy passa un bras autour de la taille de Riza. Elle se serra contre lui. Maes posa ses mains sur les épaules des enfants.
« Voilà, soupira-t-il. Une page qui se tourne. Maintenant on va pouvoir vivre en paix. »
« En espérant que ce genre de chose ne se renouvellera plus. » ajouta Roy.
« Nous sommes les derniers des nôtres. On devrait être tranquilles un bon bout de temps.» fit Edward.
« Alors, rentrons passer une nuit tranquille. » conclut Maes.
Ils tournèrent le dos au laboratoire. Chacun rentra chez soi avec un soulagement évident.
Riza approcha de la chambre de Roy, où se dernier défaisait son lit.
« Je peux … dormir avec toi ? » demanda-t-elle rougissante.
« Bien sûr ma belle. Approche.» sourit le brun.
Riza s'avança souriante. Chez Maes, ce dernier borda ses enfants, qui lui souhaitèrent une bonne nuit. Il sortit ensuite, et se rendit dans sa chambre. Son regard tomba sur une photo de sa femme enceinte. Il soupira doucement. Maes avait encore du chagrin, que les frères contribuaient à atténuer petit à petit.
Deux jours plus tard, Maes emmena les petits dans leur village d'origine.
Ces derniers redécouvrirent avec curiosité l'endroit où ils étaient nés. Mais ce fut surtout les retrouvailles avec Pinako Rockbell qui fut le plus émouvant. La vieille dame en pleura à chaudes larmes.
« Vous avez tellement grandis tous les deux ! » dit-elle en les regardant.
« Tu nous a énormément manqué mamie ! » fit Al tout ému.
Elle fit entrer le petit monde dans sa maison. Elle remercia Maes de les avoir adoptés.
« Ces vauriens de militaires ont tués leur mère et les ont enlevés. Nous nous sommes fait tellement de soucis pour eux.» raconta Pinako.
La pauvre avait perdu son fils et sa belle-fille dans un accident de voiture il y a des années. Sarah était enceinte à ce moment-là. Autant dire qu'il y avait eu du chagrin.
« Enfin vous avez de nouveau une famille, c'est très bien. Tâchez d'être sages.» recommanda-t-elle avec une mine espiègle.
« Pas de soucis mamie ! » sourit Edward.
Ils passèrent trois jours au village, trois jours à l'explorer, à se rappeler. Ils se souvenaient de pleins de choses, les souvenirs étant tout ce qu'il leur était resté lors de leur séjour au laboratoire. Certains villageois les reconnurent, et vinrent les saluer avec bonheur. Ils ne savaient trop quoi répondre quand on leur demandait où ils étaient passés. Cependant comme tout le monde savait qu'ils avaient été enlevés, on imaginait facilement qu'ils étaient retenus quelque part.
A la fin des trois jours, ils revinrent à Central.
Maes hésitait à inscrire les frères à l'école, de peur que leurs cornes ne les fassent remarquer.
« Tu n'as qu'à faire venir un précepteur. On en connaît un tu te souviens ?» suggéra Roy.
« Falman ! Mais oui t'as raison ! En plus il me fera bien un prix.» s'exclama Maes.
« Je t'enverrais Riza aussi, je crois que ça lui fera du bien. » ajouta Roy.
« Ouais pourquoi pas. »
C'est ainsi que Vato Falman vint enseigner aux trois Diclonius, ce qui contribua à resserrer les liens entre eux. Ed et Al virent bientôt Riza comme une grande sœur. Le blond lui avait pardonné sa mutilation, à présent qu'il connaissait le fonds de l'histoire. Roy décida de prendre Riza comme assistante dans sa librairie. La jeune femme prenait soin de cacher ses cornes avec des rubans ou des chapeaux.
En bref, nos Diclonius vivaient enfin comme ils l'entendaient.
