Coucou !

Eh oui, enfin la suite ! J'ai vraiment beaucoup de temps de retard, j'en suis tout à fait consciente...

Je suis un peu nerveuse à l'idée de poster la suite, j'avoue que j'ai peur qu'elle ne vous plaise pas. Mais c'est comme ça que j'imaginais la suite, et, à la base, j'écrivais pour moi. Je ne dois pas oublier, qu'avant de vous plaire à vous, elle dois me plaire à moi, sinon jamais je n'aurais la foi d'écrire la suite. Si elle ne me plait pas, alors que je l'ai écrite, comment pourrait-elle donc vous plaire ?

Bref, la voilà enfin ! Un chapitre entièrement au point de vu de Lucy, dans son "pseudo-coma"

J'espère juste qu'il vous plaira autant qu'à moi !

Sur ce, bonne lecture !


~ PDV Lucy ~

C'est un étrange sentiment que d'avoir l'impression de flotter. Être aussi légère qu'un papillon et s'élever dans les étendus bleues du firmament. C'est une seconde naissance, une seconde chance. Une libération, aussi bien physique que mentale. Cela pourrait m'être… s'il n'y avait pas cette terrible douleur.

J'ignore depuis combien de temps je suis ici, perdue entre deux mondes, mais cette douleur ne m'a jamais abandonnée. Je songe avec une grimace que c'est probablement la seule chose qui ne m'a abandonnée dans la vie. Toujours différente, et pourtant tellement semblables les unes aux autres. La perte d'un proche, l'abandon d'un père, un sentiment de rejet, de haine, puis, pire encore, l'abandon d'une nouvelle famille qui semblait si prometteuse. Pourtant, ici, maintenant, ce n'est aucune de celles-ci. C'est physique. Une lame acide entre mes côtes. Un point d'ancrage avec la réalité, qui m'empêche de totalement fuir ma déchéance.

Je sais ce qu'il s'est passé. J'ai sauvé Erza –enfin je l'espère- et j'ai perdu la vie. Pourtant, je ne suis pas en enfers, ni au paradis. Je suis peut être entre les deux. Je divague complètement en fait ! Mais, j'ignore où je suis, et je souffre encore. Peut-être suis-je vivante ? Peut-être ai-je encore une chance de connaitre le bonheur… J'ai deux hommes parfaits, deux vies géniales, deux possibilités d'avenir. C'est peut être compliqué, mais peu de gens peuvent se vanter d'avoir autant de choix dans leur vie.

J'agite un peu mes bras fantômes et me rends compte qu'en plus de flotter, je me déplace. J'ignore toujours où je peux bien me trouver, mais au moins, je peux me déplacer… Je continue d'agiter faiblement les bras, avec l'impression de faire du sur-place. C'est avec surprise que je me rends compte que je me suis déplacée. J'ignore de quelle distance, étant donné qu'il n'y a ici aucun repère, mais je sens que je me suis déplacée. En flottant encore un peu, je distingue une faible lumière au loin. Pas vraiment le type de lumière du paradis, blanche et étincelante. Celle-ci est plus faible, ténue. Elle est bleuâtre, comme un feufolet, une lueur dans cet abîme. Au fur et à mesure que j'avance, j'en distingue deux. Elles sont distinctes et je constate, qu'étrangement, elles n'ont pas la même puissance. L'une des deux est vivace, alors que l'autre semble presque éteinte.

Je me retrouve en cette petite lueur calme et mourante. C'est, quelques parts, mon état actuel. Je meurs, pourtant, face à cette évidence, je n'ai pas peur. Ma vie devenait trop compliquée ces temps-ci. Non pas que j'ai souhaité cette situation, loin de là, j'aime vivre. J'aimais. Je suis morte. Enfin je crois…

Soudainement, j'entends presque un murmure. Une plainte.

- Qui… qui est là ?, demandais-je d'une voix craintive.

A ce moment précis, je déteste ma voix. Faible, nasillarde, si fragile qu'elle me donnerait presque envie d'agir comme mes amis dans mon dernier cauchemar. Il me semble lointain désormais. Il a bien quelques mois déjà, peut-être plus… Pourtant, je comprendrais presque ce qui pourrait les pousser à me rejeter ainsi. La faiblesse de mon corps, pour avoir été battu si rapidement, et celle de mon esprit, pour rester coincé ici, sans parvenir à en sortir. Là, maintenant, alors que je pensais tout cela derrière moi…

- … je suis faible.

- Mais non, ne dis pas ça, déclara doucement une ombre, un sourire dans la voix

Je me retournais pour le voir, mais ce que j'aperçus fut encore plus troublant… Une des deux bulles étincelantes s'était éclaircie vers le centre, pour laisser apercevoir deux formes troubles en train de discuter. C'était la seconde qui avait répondu, se rapprochant de la plus menue.

- Tu es la mage la plus forte et courageuse que j'ai pu rencontrer dans ma vie, ma puce…, continua la voix.

Je ne voyais toujours pas qui parlait, et j'étais incapable de reconnaitre la voix. Elle me disait vaguement quelque chose, tout en étant bien différente… Comme pour répondre à mon désir muet, la bulle s'éclaircit encore, et c'est avec surprise que je me découvris, légèrement plus âgée, en compagnie de Sting. Nous étions, je crois, dans la QG de Sabertooth. Je me trouvais sur ses genoux et jouais avec ses cheveux, qui étaient plus longs, écoutant distraitement les derniers ragots que lançait notre barmaid. J'étais –encore- en train de me plaindre de ma faiblesse et de mon incapacité à protéger ceux que j'aimais. Et lui, toujours aussi doux, me promettait que je m'en tirais très bien dans ce monde cruel, et que ce que je pensais faiblesse était une force redoutable. Un doux sourire aux lèvres, je l'écoutais me congratuler sans trop savoir pourquoi. L'autre Lucy, elle, semble heureuse, à sa place. J'ai perdu mon regard lugubre et semble avoir regagné de l'assurance –en dehors de mes plaintes incessantes sur ma faiblesse. J'ai repris des couleurs, je semble contrôler mes émotions. A ce moment précis, j'eu l'étrange impression de me –la- trouver belle…

D'un seul coup, le Sting de la bulle se redressa sur sa chaise, emportant l'autre Lucy dans ses bras. Elle poussa un petit cri de surprise, avant de se détendre en riant.

- Allez vient, je t'embarque !, dis joyeusement le blond.

- Mais, où ça ?!

- Tsss, tu verras petite curieuse !

Et il détala, mon sosie dans les bras, qui agitait les siens comme pour demander de l'aide, ballotée dans tous les sens. Mais son sourire démenti ses gestes. Elle ne se faisait pas enlever, elle se laissait emmener par son homme. En totale confiance.


Soudainement, je me retrouvais expulsée de cette dimension dont la vie me plaisait bien…


Cette fois, je distinguais mon corps. J'étais toujours dans cette espèce de dimension parallèle, entre la vie et la mort, et les deux bulles brillaient. Etincelaient. Je voyais mes mains, à côtés, et me rendis compte que ces bulles étaient bien plus grosses que je ne le pensais. Soit je m'étais rapprochée, soit, sans élément de comparaison, je ne m'étais pas rendue compte de leur taille. Mais… serait-il possible que ces deux bulles brillantes et transparentes grossissent peu à peu ? Que se passerait-il une fois à leur paroxysme ? L'endroit où je me trouvais n'était pas bien grand, je pourrais finir écrasée… Et si elles explosaient, comme une bulle de chewing-gum trop gonflée ? Ces vies disparaitraient-elles ? Et moi, ici, perdue, que deviendrais-je ?

-On te laissera pas tomber ma grande…, me répondit une voix amusée au timbre enfantin.

Je tournais la tête mais ne vis rien. Du moins, pas en face de moi. Mais la seconde bulle semblait avoir encore grossis, et je distinguais un visage dedans. Je fus comme absorbée par cette dimension et, une nouvelle fois, je me vis. Un peu plus jeune que dans la première bulle, mon top moulant et mes bottines marron caractéristiques, je faisais face à Natsu. Il regardait l'autre moi comme si plus rien ne comptais en dehors d'elle… Etrangement, je ressentis une pique au cœur, un sentiment de jalousie s'emparant de moi. C'était tellement stupide d'être jalouse de soi-même, dans un monde qui n'existait même pas, avec un Natsu irréel. Pourtant, à l'instant, je m'en fichais. Il en regardait une autre comme j'aurais voulu, il y a des siècles, qu'il me regarde.

- Natsu, tu es revenu !, s'exclama l'autre moi

- Je viens de te le dire, Luce, on ne laisse pas tomber ses nakamas. Toi en particulier… Tes caprices nous manqueraient trop !

L'autre Lucy gonfla les joues, comme pour réprimander son coéquipier, mais son regard brillait de joie. Il était là, face à elle, et je repensais aux trop nombreux rêves que j'avais fait sur ce pauvre sujet… Natsu lui prit la main et la guida vers les autres. Il l'acceuillir en souriant, passant la main dans son dos, la réconfortant. J'ignorais ce qui venait de se passer, mais peu importe. Elle s'était retrouvée seule, et ils l'avaient rejointe. Pour la soutenir, l'épauler. Elle, elle avait la chance de vivre ce moment unique, d'avoir un Natsu qui lui courait après. Moi aussi, mais c'était un peu tard… Il aurait dut me poursuivre bien plus tôt, au lieu de me laisser partir !

La bulle trembla légèrement, au début, mais la secousse s'accentua, comme pour me gronder. J'eu la réaction instinctive de me reculer, mais je ne pus aller plus loin : j'étais enfermée dans la bulle en question.

La scène se flouta, laissant place à un tout autre tableau. Moi, dans le train quittant Magnolia, fuyant cette ville pour toujours. Je regard vers la fenêtre, le cœur brisé, les mains tremblantes. Natsu, sur le quai, regardant l'engin qui le terrifiait chaque jour avec désespoir, comme si pour la première fois de sa vie, il regrettait de ne pas être à bord… A cet instant, je pu lire une terreur sans nom dans les yeux de mon ancien coéquipier. Etait-ce vraiment l'idée de me voir partir qui le rendait si triste ? A cet instant, j'avais été si … détruite, par sa « trahison », que je n'avais pas cherché d'explications. Je ne lui avais pas demandé s'il m'aimait. Je n'étais pas descendue, lorsque je l'avais vu sur le quai. Je savais que c'était moi qu'il cherchait, je le sentais, et je voyais qu'il semblait désemparé. Pourtant j'étais partie quand même, j'avais fait ma pleurnicheuse et j'avais attendu que Loki se tue à la tâche pour me garder en vie. J'avais attendu une preuve de mon utilité, que Sting et les autres m'avait apportée.


En fait, j'étais tout aussi coupable que lui. Peut être encore plus. Mon entêtement et ma fierté m'avaient empêchée de demander, d chercher à comprendre. Je voulais montrer que j'avais été blessée. J'étais allée trop loin. J'étais la cause de mon propre malheur…

Me laissant tomber au sol, recroquevillée sur moi-même, je permis à mes larmes si longtemps contenues de couler. Je songeais à Natsu, qui avait tenté de me retenir alors qu'il n'était pas vraiment coupable de ma fuite. Je songeais à Loki, qui m'avait si longtemps soutenue, alors que je me laissais mourir de chagrin. Je songeais à Sting, qui m'avait ramenée d'entre les morts et à qui je devais tout. Je songeais à Fairy Tail, qui, alors que j'avais presque abandonné tout espoir de les revoir un jour, s'était précipitée à Crocus sitôt qu'ils avaient appris que j'y étais. J'avais attendu si longtemps leur arrivée que j'en étais venue à encore plus les haïr. Pourtant, ils ne savaient même pas où j'étais… Ils étaient venus dès qu'ils l'avaient pu, alors que je les critiquais lors du reportage… Je songeais aussi à Sabertooth, ma nouvelle famille, mes amis, mes frères et mes sœurs. Ceux à qui je devais ma renaissance.


Deux familles, deux vies, deux hommes.

Une seule possibilité. Un choix.

Je réalisai alors que, durant ce passage catatonique au pays de nulle part, je m'étais permis une pause bien méritée. Dont j'avais besoin. Je réalisai alors, que je savais ce que je voulais…


J'ai du mal à croire que ce chapitre soit enfin sorti ! Je l'ai mit en pause il y a tellement de temps, d'années, que je ne croyais plus vraiment en une suite potable... Je bloque couramment sur les chapitres les plus ... "compliqués", où je dois narrer des combats, ou des sensations bien particulières. Je tenais à sortir la suite, à continuer cette fiction, l'une de mes premières. Mais avec les cours, la famille, ... c'est vite devenu problématique d'allier écriture et vie sociale / scolaire.

Pourtant, c'est moins de deux mois avant ma majorité (et le BAC, techniquement...) que je suis parvenue à continuer ce chapitre sur lequel je bloquais. Je tenais beaucoup à cette fiction, à cette histoire, mais ce chapitre -et le choix entre ces deux purs beaux gosses- rendait les choses compliquées.

J'espère que ce chapitre vous a plu, malgré le temps qu'il a mit a sortir, et que vous n'êtes pas déçus d'avoir attendu si longtemps pour ça. Moi je suis relativement satisfaite, c'est comme ça que j'imaginais la suite, plus ou moins quelques détails; Mon choix est fait, je sais qui prendre entre Sting et Natsu (il n'y aura pas de sale coup, en mode "finalement je n'en prendrais aucun des deux" : j'en ai chois un des deux !), et comment tourner la fin de cette histoire.

J'ignore combien de chapitres il peut rester, je suis déjà sur la suite, alors on verra avec mon temps et mon inspiration...

N'hésitez pas à laisser un commentaire, je suis ouverte à tout vos avis !

Encore pardon d'avoir autant tardé, mais cela n'a pas été facile tout les jours ces dernières années...

Gros bisous et à très bientôt, je l'espère.

Chris