Bonjour mes magnifiques lecteurs,

Je suis désolé pour l'attente, cela fait à vrai dire une semaine que j'ai ce chapitre de près mais je ne pouvais pas le poster, et je me suis battu toute la journée avec mon Wi-fi pour vous, alors voici finalement le chapitre 9, qui est plus centré sur la relation de Sam et Dean. J'espère avoir encore répondu à plusieurs de vos questions.

Ceci est l'avant avant dernier chapitre de cette fanfiction, ce qui veut dire qu'il y aura 11 chapitres. J'essayerais encore une fois de vous les rendre avec un temps raisonnables.

Bonne lecture et n'oubliez pas de me donner un commentaires, cela fera ma journée! ;)


Rêvé n'est fait que pour les enfants

Chapitre 9

Sam savait que c'était la bonne chose à faire. La chose juste.

Il regarda le corps s'écrouler en essayant de diminué les sentiments qui essayaient de faire surface dans son esprit. Toutes ses années passées ensemble… Tout ce qu'ils avaient vécu…

La bonne chose à faire. La chose juste.

Jamais il n'aurait cru être capable de le tué, mais après s'être rendu compte qu'il n'avait pas d'autre choix, il avait tiré. Finalement, il avala la boule de regret qu'il avait dans le fond de la gorge et garda son masque d'insensibilité.


Castiel entendu le premier coup de canon et se ferma les yeux encore plus fortement. Il entendit le bruit d'un corps tombé par terre, mais préférait ne pas regarder le cadavre de Dean avant de mourir. Il préférait fermer les yeux et attendre le son de la deuxième balle. Il ne pouvait plus supporter le silence, l'attente. Tout son corps radiait d'anxiété. Ô qu'est-ce qu'il aurait donné pour être en train de ramasser du vomi à la maternelle. Sans qu'il s'en rende compte, une larme coula le long de son visage.

- Tu peux rouvrir les yeux, Cas.

Sous le choc, Castiel ouvrit brutalement ses yeux encore embrouillés. Il se retourna vers la voix, et resta là à regarder l'homme. Une seule personne ne l'avait appelé «Cas» dans sa vie et une seule personne ne pourrait avoir cette voix si familière et chaleureuse. Il resta la, figé, a fixé Dean. Dean, qui aurait dut être mort. Il n'avait rien!

Il va bien! Oh mon Dieu, merci! Merci!

Dean était vivant et Cas ignora complètement la situation qui se passait autour de lui. Ignora Sam toujours le fusil à la main, ignora le corps à côté de celui-ci et le sang qui coulait au sol comme des tentacules et ignora les nouvelles larmes qui coulaient sur ses joues.

Il voulut prendre Dean dans ses bras, mais sous le choc de l'adrénaline se releva et enfonça son coude dans le ventre de Sam le plus fort qu'il put. Sous la douleur et la surprise, celui-ci lâcha le fusil et le laissa retombé dans la flaque de sang que laissait trainé le cadavre d'Azazel. Sans y penser, Castiel le prit, avec une grimace de dégout. Non seulement la senteur métallique était terriblement forte, mais le fait de penser que le sang de quelqu'un d'autre lui coulait sur les doigts lui donnait mal au cœur.

Sam et Dean le regardaient, les yeux grands ouverts et l'aîné avait même la bouche relâchée.

- Stupide! Stupide! Stupide plan! Cria presque le professeur de maternelle.

Il pointait le fusil vers Sam, qui tenait toujours un peu son ventre, essayant de ne montrer aucune faiblesse, mais tout d'un coup Castiel tourna la cible de son fusil, même s'il savait qu'il ne tirerait pas.

- Dis-moi que tu ne savais rien de tout ça, dit-il en direction de Dean, les yeux rageurs.

- Non, non, dit Dean en regardant vers Sam, en rajoutant un geste de main comme si ça n'avait pas vraiment d'importance.

- Menteur! Dit Sam, outré et un peu amusé par la situation.

- Il a un fusil, je ne suis quand même pas pour le rendre encore plus en colère, dit-il pour Sam lui suppliant du regard de se taire.

- Quoi? Tu savais ET PERSONNNE N'A PRIT LA PEINE DE ME LE DIRE!? Je dois être en train de rêver.

Castiel était à un point entre la colère et le découragement. C'était comme si les Winchester avaient prévu ça sans lui et qu'il ne faisait pas parti du lien entre les deux frères, qui maintenant semblait déjà plus fort.

- Il m'a retrouvé quand ils t'ont enfermé et on a dû trouver une solution. On a pensé à ça. Désolé, on n'avait pas d'autre choix, avoua Dean.

- Vous pouviez me le dire! Répliqua Cas le pistolet tremblant dans ses mains ensanglantées.

- Il fallait ta peur authentique, dit Sam, sur un ton neutre.

- J'aurais été authentique! Et puis vous n'étiez sensé être comme chien et chat? Demanda-t-il l'esprit de plus en plus confus.

- Je peux faire bien des choses mais personne ne pourrait vraiment tué de sa famille, déclara Sam, une lueur de douleur dans les yeux.

Dean alla pour se lever, essayant de briser le malaise qu'avaient laissé les dernières paroles de Sam, probablement en faisant une blague sarcastique, mais avant qu'il puisse se mettre en œuvre, Castiel l'arrêta, le repointant de son fusil sur Dean.

- Ne bouge pas, je suis encore fâché contre toi.

Castiel savait qu'il sonnait comme un enfant, mais il s'en foutait. Il avait cru mourir et pire il avait cru que Dean était mort. Il avait le droit de piquer une colère. En plus avec son Winchester qui lui avait menti tout le long pendant qu'ils étaient ensemble dans la cellule. Il avait définitivement mal à la tête.

- Je pense qu'il est en train de perdre la tête, chuchota Sam, même si le Novak pouvait toujours entendre.

- Je suis entouré par un grand mafieux de la drogue, un patient d'un hôpital psychiatrique qui s'est évadé et… et un cadavre. Personne ne peut-il voir que je suis le normal ici?!

La respiration de Castiel commença à faire des bonds et soudainement il sentit son esprit surchauffé et il ne pouvait plus respiré, même s'il pouvait s'entendre respirer très fort. Il lâcha le fusil par terre.

Dean arriva près de lui et le prit dans ses bras et le regarda, lui montra son rythme de respiration avec sa main, comme s'il l'avait fait mille fois avant.

- Relaxe… Inspire… Expire… Inspire… Expire… C'est ça. C'est bien, continue.

Castiel reprit peu à peu sa respiration normale, même si sa tête tournait toujours un peu.

- Qu'est-ce que c'était? Demanda le Novak, d'une petite voix.

- Une crise de panique, mais c'est correct, c'est passé maintenant. Tout va bien, je sais quoi faire ça met… arrivé quelque fois. Il faut juste que tu n'y penses plus. Tu vois, c'est fini. D'accord? Tout le monde va bien. Euh… à part le cadavre-la, mais à part ça tout le monde va bien.

Castiel laissa faire sa colère et se laissa prendre dans un vrai câlin par Dean. Ça lui donnait bien plus de réconfort qu'il n'oserait l'avoué, mais il savait que Dean, même s'il ne le dirait pas, en avait aussi besoin.

- Je suis désolé, chuchota Dean dans son oreille.

- Je suis toujours fâché contre toi, chuchota Castiel en retour, avec une voix enfantine, pour lui dire qu'il ne l'était pas tant que ça.

- Bon vous avez fini? On a un cadavre à enterrer et une cachette à rejoindre avant que les autres aient des soupçons et viennent voir. Et alors là, on serait vraiment morts, dit Sam, malaisé.


Sam regardait les murs moisis de cette maison décrépite qu'il avait apprit des années auparavant à aimer. Il se souvenait de ces jours d'été passé avec son frère à simplement jouer à l'extérieur et de ces nuits à regarder les étoiles.

Avant-hier, pourtant, cela avait fait bien une dizaine d'années qu'il n'y était pas allé, les souvenirs étaient trop forts.

Il regarda par la fenêtre pour voir si une personne ne les avait suivis, même s'il savait que n'importe quelle voiture pourrait bien se camouflé dans ces piles de carcasses d'automobiles qui entourait la maison.

Leur père avait l'habitude de les laisser là quelques jours de temps en temps. Sam avait toujours aimé ces moments seuls avec Dean… Jusqu'à ce qu'il commence a allé mal.

Du jour au lendemain, Dean commença à parler d'un homme appelé Bobby qui supposément habitait dans cette maison et des démons et des créatures qui se cachaient dans le noir. Le cadet avait commencé à faire des cauchemars lui-même avec toutes ces histoires dans la tête. Il n'avait jamais pu faire quoi que ce soit. Son frère continuait dans son délire de plus en plus fort. Un soir son père avait été fatigué de toutes ses histoires et avait commencé à vouloir résonné Dean à coup de gifles.

Les jours passés avec Dean devenaient de plus en plus difficiles puisque Sam ne pouvait rien faire et ne pouvait plus supporter de voir son frère parler au vide et commencé à frapper l'air essayant d'attraper une créature de son imagination.

Leur père finit par mourir par les mêmes personnes qui avaient tués leur mère. Ils passèrent une année chez Ellen où Dean parut allé mieux mais dès qu'il eut son émancipation, Sam savait que tout les progrès qu'il avait fait se détruiraient. Apeuré et peiné, il trouva une nouvelle famille chez les Démons.

Même Dean avait commencé à aller contre la loi, mais à sa façon. Il travaillait pour son employeur, Azazel. Il avait même été très proche, à ce qu'il avait comprit, ayant cette relation maître-apprenti. Mais plus il montait en grades, plus Dean vu que les liens étaient partout et que Azazel faisait parti des Démons.

Alors, le faible équilibre mental que Dean avait réussi à maintenir explosa et l'aîné entra comme dans une transe, frappant tout ce qui bougeait et tout ce qui ne bougeait pas et même les choses qui n'étaient pas là. Il criait des impossibilités à tue-tête et personne ne pouvait lui parlé, c'était comme s'il était dans une bulle. Il ne voyait plus personne.

Les autorités ont finis par l'embarquer et le transférer dans l'hôpital psychiatrique le plus près. Sam avait pu convaincre Azazel de le laisser allé et qu'il ne dirait rien puisque visiblement il n'était plus là dans sa tête.

Ensuite avait été la fuite de Dean de l'hôpital mais comme Sam avait maintenant été assez haut placé, il avait pu cesser les recherches de son frère dès quelles avaient commencées.

Et maintenant ça…

Il ne pouvait pas vraiment dire qu'il avait aimé Azazel mais c'était son partenaire et maintenant il savait qu'il ne pourrait plus jamais revenir à sa vie d'avant. Mais pour l'instant il ne voulait pas vraiment y penser. Il avait aimé voir son frère le jour d'avant, malgré les circonstances. Dean l'avait prit dans une grande étreinte qui n'avait pourtant pas pu retourner.

Et nous y revoilà... Les deux frères Winchester, enfermés dans une maison décrépite à attendre.

- Castiel est en haut, il s'est endormi. Je peux prendre le premier tour de surveillance si tu veux dormir, proposa Dean, sortant Sam de ses pensées.

- Non, ça va aller, répondit Sam en jugeant Dean du regard.

- Tu ne me fais pas confiance?

Sam se retint pour ne pas rire :

- Cela fait des années que je ne t'ai pas parlé et avant-hier la dernière fois que je t'avais vu tu me criais dessus comme quoi j'avais partie l'apocalypse et tu voulais me botté le cul. Alors non, je ne te fais pas confiance. À moins que tu aies une manière de me garantir que tu ne commenceras pas à me frapper dans mon sommeil.

Dean eut l'air de vouloir répondre vivement mais finit par refermer sa bouche, ne pouvant rien garantir.

- C'est ce que je pensais.

Il eut un moment où les deux frères se contentèrent de regarder par la fenêtre, sans dire un mot, avant que Sam murmure :

- Ce n'est pas parce que je ne t'ai pas tué que je vais redevenir ton frère, Dean.

- Je sais.

- Et cela ne veut pas dire que je veux le redevenir.

- Mais alors pourquoi m'as-tu sauvé la vie?

Sam ne répondit pas, mais il savait bien pourquoi. Ces années de culpabilités à combler avaient vite prit le dessus et avec Castiel prit comme en otage, il ne laisserait pas mourir un innocent.

- Disons simplement que je t'en devais une, dit simplement Sam.

- Tu veux dire quand j'étais seul dans un hôpital psychiatrique ou quand j'étais à la rue pour essayer de me sauver des chiens de l'enfer ou peut-être les millions de fois où je t'ai appelé parce que j'étais inquiet pour toi.

Sam se mit à rire amèrement.

- Quoi? Demanda Dean, essayant de contenir sa colère qui voulait sortir.

- J'avais oublié à quel point tu aimes te mettre en victime.

- Oui, parce que c'est toi le petit orphelin qui a fini par tomber dans l'enfer de la drogue, dit Dean ironiquement. Moi au moins j'étais là pour te remettre dans le droit chemin, j'ai essayé. Après être partis de chez Ellen j'ai tout fait pour que tu sois bien.

- Bien? Est-ce que tu me remarquais seulement? Je n'en étais pas sûr quand les seules personnes à qui tu parlais étaient tes amis les murs, Dean! Tu me laissais toujours seul. Une fois tu es partie une semaine complète, j'ai cru que tu étais mort ou que tu m'avais simplement oublié, comme papa avant. Est-ce que tu sais comment je me sentais? Comment j'avais l'impression que de n'être qu'une autre imagination pour toi? Tu es finalement revenu et tu n'as rien dit, comme si rien ne s'était passé. Tu n'en parlais jamais. Je croyais que c'était moi qui devenais fou.

- Ça n'empêche pas que tu aurais pu retourner un de mes appels, dit doucement l'aîné.

- Pour quoi faire? «Hey Dean, ça va? Non, je ne suis pas sur une chasse, parce que tu sais quoi? Rien de ça n'existe!», répliqua le cadet des Winchester en imitant un téléphone avec sa main. J'ai apprit au fil des années que cela ne servait à rien de vouloir te résonner. J'ai simplement lâché prise. Alors, on attend de voir quand les autres Démons arrivent, et crois-moi ils vont finir par nous trouver. On les tue avant qu'ils nous tuent et après on sépare nos routes et on ne se revoie plus jamais. Ils ne vont pas arriver avant demain dans la journée alors, pour l'instant, tu peux rejoindre l'autre en haut.

La mâchoire de Dean était tendue et ses poings refermer, ses ongles s'enfonçant dans ses paumes. Il prit une grande respiration avant de partir de la pièce pour monter les marches. Sam n'eut pas besoin de regarder pour savoir que Dean entra dans la même chambre que Castiel et malgré qu'il voulait s'en foutre, il aimait l'idée que Dean ait quelqu'un sur qui compter et qui pourrait le ramener sur Terre quand ses hallucinations prennent le dessus.