Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !
Bien le bonjour / bonsoir les amis,
Et ce dimanche 26 mai, je souhaite une bonne fête des mères à toutes les mamans qui me lisent :)
Et je vous souhaite à toutes et tous une bonne lecture de ce chapitre !
« Tu as rompu ta promesse. »
Paul ferma les yeux. Il n'eut pas besoin de lui demander de quelle promesse elle parlait. Il le savait très bien. L'été de ses quatorze ans, Bella et Paul s'étaient retrouvé sur cette même falaise, et elle lui avait fait promettre de ne jamais lui mentir.
« Je sais. » dit-il simplement. « Je suis désolé. »
« Tu aurais dû m'en parler. Tu aurais dû être honnête avec moi. » dit-elle en essuyant une larme qui menaçait de couler. « Je t'aurais laissé le temps dont tu avais besoin pour faire le point. »
« Mais je n'avais pas besoin de faire le point. » affirma-t-il en le regardant. Elle tourna la tête vers lui quand elle sentit le poids de son regard. « Bella, m'imprégner de toi est ce qui m'est arrivé de mieux depuis longtemps. Je suis tombé amoureux de toi sans que je ne le voie venir. Chaque fois que tu repartais à Phoenix, ça me brisait le cœur, et j'ai compris que ma vie ne serait plus la même, que je ne regarderais plus une seule fille sans me dire qu'aucune d'entre elle ne t'arriverait à la cheville. »
« T'as pourtant couché avec toutes ces filles. » lui rappela-t-elle.
« Je n'ai aucune excuse. » dit-il en reconnaissant ses fautes. « Je t'ai fait du mal en agissant de la sorte, et je te demande pardon. J'ai arrêté dès que j'ai compris que je ne me débarrasserais jamais de l'amour que je ressens pour toi. »
« Tu dis ça comme si c'était une corvée de m'aimer. » dit-elle en se levant.
Elle se dirigea vers les bois, mais Paul la rattrapa sans mal, beaucoup plus à l'aise qu'elle dans ce nouveau corps. Il la plaqua contre un arbre, enfermant son désir à double tour. La robe qu'elle portait ne faisait rien pour arranger les choses. Le décolleté encore moins. Il pouvait voir ses tétons durcir à travers le vêtement léger.
« Bella, tu as tout faux. » lui dit-il en restant ancré à ses prunelles chocolat. « J'assume totalement d'être amoureux fou de ma meilleure amie. En revanche, ce que je refuse c'est merder si jamais on fait notre vie ensemble… »
« Si ? » répéta-t-elle.
« La balle est dans ton camp, et si tu veux qu'on ne soit que des amis pour l'instant, alors on redevient les meilleurs amis du monde tout en vivant avec l'imprégnation. Ça n'affectera en rien le lien puisque c'est toi qui choisis ce que notre relation doit devenir. » expliqua-t-il. « Quant à moi, je vais te faire la promesse de ne plus jamais rien te cacher. »
« Ouais, ça nous a tellement bien réussis la première fois. » railla-t-elle.
Paul sourit, parce qu'il savait que, lorsque Bella utilisait le sarcasme, c'est qu'elle était perturbée par ce qu'elle ressentait.
« J'ai agi comme un vrai con. » reconnut-il. « J'aurais dû te dire que je t'aimais la veille de ton départ il y a deux ans. »
« Oui, t'aurais dû. » répliqua-t-elle en lui frappant le torse des deux mains. « J'attendais que ça. »
« Je reviendrais en arrière pour agir différemment si je le pouvais, mais on ne peut pas changer le passé. » dit-il en touchant sa joue du bout des doigts. « Mais je peux changer l'abruti que je suis… »
« Je ne veux pas que tu changes. » le coupa-t-elle. « Tant que tu m'assures que tu n'iras plus voire ailleurs… »
« Bella, ça fait plus d'un an que je n'ai plus touché une fille. » l'interrompit-il à son tour. « J'ai déconné, et je t'ai fait du mal, et ça, c'est quelque chose que je ne pourrais jamais me pardonner. »
« Je ne veux plus jamais en entendre parler. » dit-elle subitement. « Je… je t'aime et je veux être avec toi, mais ne précipitons pas les choses. »
Je t'aime… Le cerveau de Paul avait bloqué sur ces deux petits mots. Elle l'aimait aussi. Le savoir grâce au lien était une chose, l'entendre de sa propre bouche en était une autre.
« Paul ? Est-ce que ça va ? »
Elle était si belle, si désirable. Elle voulait être avec lui. Il l'avait entendu, alors il fit une chose qu'il mourrait d'envie de faire sans restriction, sans se poser la moindre question. Il n'avait plus aucune barrière en lui pour le faire. Devenir une louve lui avait fait prendre quelques centimètres, il n'eut pas besoin de trop incliner sa tête en arrière pour l'embrasser, prisonnière de ses mains. Il força l'entrée de sa bouche avec sa langue, et le gémissement qu'elle laissa échapper rendit l'homme et le loup fou. A bout de souffle, elle réussit à mettre fin à ce baiser fulgurant. Sa poitrine se souleva à chaque respiration erratique.
« Désolé, mais j'en avais besoin. » dit-il.
Il n'était pas vraiment désolé…
« Menteur, t'es pas désolé le moins du monde. »
« Non, je ne le suis pas. » concéda-t-il. « J'en mourrais d'envie. »
« Tu m'as déjà embrassé, pourtant. » lui rappela-t-elle.
« Mais pas comme ça. Les autres fois, j'ai répondu à une pulsion qui était trop dure à contrôler, et je m'arrêtais juste à temps. » dit-il.
« Juste à temps ? » répéta-t-elle en le repoussant. « Tes mots sont contradictoires avec tes gestes. »
« Non, ce n'est pas ce que tu crois. » lui assura-t-il. « Bella, j'avais peur que tu deviennes l'une des nôtres. Je ne voulais pas risquer qu'il t'arrive quoi que ce soit, et je ne le veux toujours pas. Il faut que tu saches qu'être un loup-garou n'est pas toujours facile. On doit gérer notre vie normale avec celle qu'on n'a pas choisi, on doit patrouiller des heures entières tout autour de la réserve pour nous assurer qu'aucun vampire ne s'y aventure. C'est dangereux. »
« Je sais bien, et depuis que je connais votre secret, je suis terrorisée à l'idée qu'il puisse arriver un truc à mon cousin, à Leah, à Seth, ou aux trois autres bras cassés ». dit-elle, arrachant un sourire à Paul. « A toi. L'idée de te perdre… Je ne sais pas si je serai capable de le supporter s'il devait t'arriver malheur. »
« Hey, hey… » fit-il en reprenant son visage entre ses mains. « Je n'ai pas l'intention de laisser quoi que ce soit se mettre entre nous. Je suis beaucoup plus coriace que tu le penses. »
Bella n'en doutait pas une seule seconde.
« Espérons qu'on n'ait jamais à se battre. » dit-elle en posant ses mains sur ses hanches.
« Ouais, espérons-le. » dit-il, avant d'enfouir son visage dans le creux de son cou.
Il respira l'odeur fruitée de sa peau à pleins poumons, la serrant dans ses bras avec force. Bella fut surprise de la force qu'elle-même mettait en lui rendant son étreinte. S'accrochant à ses épaules, elle ne put s'empêcher de glousser.
« Quoi ? » demanda-t-il sans s'écarter. Il voulait profiter de ce moment, et ne plus la laisser partir. « Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? »
« Euh, rien. » répondit-elle. « En fait, on est à la même température. »
Sa bouche posée sur sa peau, elle le sentit sourire avant d'y déposer un baiser.
« Oui, et je vais devoir trouver d'autres excuses que de te tenir chaud, pour te prendre dans mes bras. » dit-il, la faisant glousser de nouveau.
« Tu n'as pas besoin de trouver d'excuses. » dit-elle en s'écartant assez pour pouvoir le regarder dans les yeux. « On va peut-être y aller doucement, mais tu peux me toucher, me prendre dans tes bras dès que tu en ressentiras le besoin. »
« Tu n'auras pas à me le dire deux fois. » dit-il. « On ferait mieux d'y aller, ils nous attendent chez Emily. »
« Tu sais, je n'étais pas en colère contre toi. » lui avoua-t-elle sur le chemin vers la maison d'Emily. « J'étais furax c'est vrai, mais pas contre toi. Je l'étais contre Edward. »
Un grognement sourd monta dans la poitrine de Paul. Il n'aimait pas l'entendre prononcer le nom de cette sangsue pour qui il éprouvait une envie irrésistible de lui arracher la tête.
« Arrête de faire ton homme des cavernes. » s'amusa-t-elle. « Ça ne me plait pas plus que toi de prononcer son prénom. »
« Alors ne le fais plus. » marmonna-t-il en marchant devant elle.
Bella leva les yeux au ciel. Elle le savait rochon, mais pas jaloux. Elle allait bien s'amuser à le rendre chèvre. Elle avait déjà quelques idées en tête, mais pour l'heure, elle accéléra le pas et sauta sur son dos. Bien sûr, il aurait pu l'en empêcher, mais il ne le fit pas. D'autant plus que ses bras et ses jambes s'enroulèrent autour de lui. Une situation qu'il appréciait beaucoup.
« Tu m'as vu venir, avoue ! » lui dit-elle en restant bien accroché à ce corps musclé.
« Bébé, j'aurais toujours le dessus sur toi. » dit-il avec assurance.
« Toujours, hein ? » répéta-t-elle. « Même au lit ? »
Paul arrêta de marcher. Son pouls s'accéléra, et son entrejambe devint tendu et dur.
« Descends de mon dos ! » gronda-t-il.
Bella s'exécuta, craignant d'être allé trop loin, et elle le cru vraiment lorsque Paul l'empoigna pour la plaquer contre un arbre. Mais il n'avait pas l'air en colère.
« Tu ne dois pas me dire ce genre de chose, Bella. » lui dit-il d'une voix trop erratique. « Je fais de mon mieux pour me contrôler, et si je n'avais pas envie de faire les choses bien avec toi, je t'aurais déjà arraché cette robe qui me met dans tous mes états pour te faire un tas de trucs que tu n'imagines même pas, alors ne me pousse pas à bout. »
Etrangement, elle se sentit plus excitée par ses paroles, que le contraire.
« Peut-être que… »
« Non, ne va pas plus loin. » la coupa-t-il. « Il vaut mieux pour toi que tu ne finisses pas cette phrase. »
« D'accord, j'arrête de te chercher. » dit-elle.
Mais ce n'était qu'une semi-vérité. Elle avait bien l'intention de continuer de le titiller, et il le savait. Elle éclata de rire quand il leva les yeux au ciel.
« Je préfèrerais que tu sois en colère contre moi. » maugréa-t-il en s'écartant pour reprendre la route jusque chez Emily où toute la meute les attendait.
« T'es maso comme mec. » souffla-t-elle en le suivant. « Je t'en veux mais pas au point de me transformer en furie hystérique. Je n'ai pas envie qu'on s'attarde sur ça. Tu as fait un choix, pas le meilleur mais c'est du passé maintenant. Je préfère qu'on se concentre sur le fait que je suis un loup-garou moi aussi, et qu'un vampire a décidé de me draguer. »
« Bella… »
« Oh ça va, il faut bien en parler. » l'interrompit-elle à son tour. « Et puis arrête de te mettre dans cet état, ce n'est pas comme si ce débile me plaisait. Merde, je ne te savais pas si jaloux. »
« Faudra t'y faire. » lui dit-il.
« Ah ouais ? Et qu'est-ce que je devrais dire si une de tes ex revenait dans ta vie ? » demanda-t-elle. « Dis-moi que j'aurais le droit de la frapper. »
« Non, parce que tu n'es plus une simple humaine, et que tu risquerais de gravement blesser quelqu'un. » expliqua-t-il. « Et de toute façon, tu n'as aucune raison d'être jalouse. Je n'ai jamais aimé une seule de ces filles. C'était que du sexe. »
« T'es bien un mec. » soupira-t-elle. « Y a que vous pour débiner des conneries pareilles. »
« Tu veux que je te mente et que je te dise que l'une d'elles a compté pour moi ? » demanda-t-il en la stoppant. « Bella, je croyais que tu ne voulais plus qu'on parle de ça. »
« Oui c'est vrai, excuse-moi. » soupira-t-elle en se prenant la tête entre les mains. « Faut qu'on fasse attention à ce qui sort de notre bouche. »
« Ecoute, si tu tiens à frapper une de mes ex, Leah pourra le faire pour toi, d'accord ? » suggéra-t-il.
« Leah a le droit de donner des baffes, et moi non ? » s'offusqua-t-elle.
Paul se mit à rire.
« Leah est louve depuis plus longtemps que toi. » dit-il en tentant de reprendre son sérieux. « Elle peut mettre des baffes sans risquer de tuer qui que ce soit. Tu y arriveras toi aussi. » Il prit son visage en coupe et l'embrassa. « Je vais le dire une dernière fois, et ensuite on pourra enterrer le sujet une bonne fois pour toute. Les autres ne comptent pas, ce n'était que du sexe. Avec toi ce sera différent. »
« Ah… ah bon ? » déglutit-elle.
Son ton chaud et rauque lui embruma littéralement le cerveau.
« Oh que oui ! » dit-il en posant son front contre le sien. « Toi ma belle, je vais longuement te faire l'amour, mais avant je vais parcourir et lécher chaque centimètre carré de ton corps. Je veux le sentir se tortiller sous mes caresses, je veux t'entendre gémir de plaisir, et t'entendre me supplier d'arrêter de te rendre folle. »
Bella sentit son ventre se tordre d'une douleur intense, et une chaleur indescriptible se répandit dans son corps. Les mots de Paul avaient provoqué en elle un besoin presque bestial d'assouvir toutes sortes de fantasmes. Paul sentit le désir de Bella, ce qui rendit fou son loup et lui donna l'envie de laisser libre cours à son envie de la plaquer contre un arbre et de l'embrasser jusqu'à plus soif. Il se contenta d'un langoureux baiser, mêlant sa langue à la sienne et mordillant sa lèvre avant de s'écarter.
« Je m'occuperais de toi et de ton corps de rêve quand tu seras prête. » dit-il en entrelaçant leurs doigts et en reprenant leur route. « La meute nous attend. »
« Je ne suis pas sûre d'être capable de marcher après ce que tu viens de me dire. » avoua-t-elle.
Elle avait les jambes en coton, toute chamboulée par le baiser qu'il lui avait donné, et les mots qu'il lui avait presque susurrés n'arrêtait pas de tourner dans sa tête. Sans s'arrêter de marcher, Paul se retourna et fit basculer Bella par-dessus son épaule. Il ne la reposa pas avant d'arriver à proximité de la modeste maison d'Emily.
« Je te ramènerais chez toi une fois que Sam t'aura expliqué ce qu'il va se passer durant les prochains jours. » lui dit-il en jouant avec une mèche de ses longs cheveux. « Si tu savais à quel point je t'aime. »
« Arrête de me parler comme ça ou je risque de ne pas vouloir prendre mon temps. » souffla-t-elle. Chaque fois que Paul la regardait, ou lui parlait, elle se sentait fondre de plus en plus. « Je t'aime, mais si tu ne changes pas de ton je vais me consumer sur place. »
« Hum, je vais peut-être continuer dans cette optique. » susurra-t-il.
« Paul… Hum… »
Il l'embrassa à nouveau, quand ils furent interrompus par une voix qu'ils ne connaissaient que trop bien. Surtout Bella.
« Paul, lâche la bouche de ma cousine tout de suite avant que je ne t'arrache la tête. »
« Est-ce que j'ai le droit de le tuer ? » demanda-t-elle à Paul.
« Je te filerais même un coup de main. » répondit-il.
La meute les attendait dans la maison, soit autour de la table, ou bien debout à faire les cent pas.
« Bella ! » l'accueillit Emily en la prenant dans ses bras. « Comment tu te sens ? Je pari que tu dois avoir faim. »
L'estomac de Bella se manifesta au même moment.
« Je peux te préparer quelque chose vite fait, si tu veux. » lui proposa Emily.
« Oh, je peux tenir jusqu'à ce que je rentre. » la rassura Bella. « Je peux me contrôler, contrairement à certains goinfres de ma connaissance. »
« N'hésite pas. » lui dit Emily, qui retourna à la cuisine.
« Comment tu te sens ? » lui demanda Sam.
« Je vais bien. » répondit Bella.
Paul ne la quittait pas. Il se tenait derrière elle et devait faire de gros efforts pour ne pas la prendre dans ses bras.
« Dis-moi que tu vas régler le problème d'Edward. » espéra-t-elle.
Le grognement sourd de Paul la fit lever les yeux au ciel. C'est fou ce qu'il pouvait être jaloux.
« Je vais m'en occuper. » assura Sam. « En attendant, tu devras arrêter d'aller au lycée le temps de te maîtriser. »
« Comment est-ce que je vais expliquer mon absence ? » demanda-t-elle.
« Charlie s'occupera des détails. Je pense que tu pourras étudier de chez toi, Angela rendra tes devoirs s'il le faut. » expliqua Sam. « Paul, je suppose que tu vas vouloir toi-même apprendre à Bella ce qu'il faut. »
Ce n'était pas une question. Bella l'entendit parfaitement, et n'avait rien à y redire. Maintenant qu'elle savait la vérité, elle avait bien l'intention de profiter de chaque instant qu'elle pourrait passer avec Paul.
« Où est Angela ? » demanda-t-elle quand les derniers détails de son apprentissage furent mis au point.
« Elle est retournée au lycée. » dit Jacob, en lui tendant son sac. « Pour tes camarades, tu ne te sentais pas bien et tu es rentré chez toi. »
« Je suis censé être rentrée en stop ? » railla-t-elle, faisant glousser Paul derrière elle.
« Relax cousine, on a l'habitude. » s'amusa Jacob.
« Allez viens ! » lui dit Paul. « Je te ramène. »
« Une minute ! » dit-elle avant de regarder son cousin. « Menace Paul encore une fois parce qu'il m'embrasse, et ce n'est pas la tête que je t'arrache. »
Le ricanement de Jacob disparu lorsqu'il se reçut une claque derrière la tête de la part de Leah, qui haussa les sourcils quand il se mit à grogner. Bella suivit Paul dans les bois, et une fois encore, il lui prit son sac des mains et la fit de nouveau basculer sur son épaule pour se mettre à courir jusque chez lui. Elle était pieds nus depuis sa transformation, et bien qu'elle fût devenue plus résistante, il ne voulait pas qu'elle se blesse. Et puis, il aimait l'avoir dans ses bras, peu importe la manière. Quand il la reposa, ils n'étaient pas à Forks, mais chez Paul. Ils entrèrent par la porte donnant sur la buanderie, et Paul la posa sur la machine à laver avant de se glisser entre ses jambes quasi nues. La robe qu'elle portait ne couvrait pas grand-chose de son corps, et ça le rendait fou.
« Pourquoi tu m'as ramené chez toi, et pas chez moi ? » demanda-t-elle, sensible aux légères caresses de ses doigts sur ses cuisses.
« Parce que je le peux. » répondit-il en posant son front contre le sien. « Et parce que ma mère voudra savoir que tu es devenue une louve. »
« Excuse minable. » s'amusa-t-elle. « Tu veux me séquestrer dans ta chambre, hum ? »
« Oui, ça fait partie de mes désirs. » acquiesça-t-il. « Enroule-toi autour de moi ! »
Comment est-ce qu'un murmure pouvait être aussi envoûtant ? Bella obéit, tentant d'ignorer les palpitations de son ventre, et Paul la porta jusqu'à la salle de bain.
« Je vais t'apporter des vêtements qui masqueront ce corps qui me rend complètement barjo. » dit-il en la posant par terre.
Il sortit de la salle de bain, et Bella s'empressa d'aller sous le jet d'eau. De l'eau bien froide qui ne lui fit ni chaud ni froid, pour le coup. Une fois propre, elle s'enroula dans une serviette au moment même où Paul revint dans la salle d'eau.
« Tu permets ? » demanda-t-elle en posant les mains sur ses hanches.
Il posa une pile de vêtements sur une chaise près du lavabo, prit le visage de Bella en coupe et l'embrassa avec fougue.
« Bella… »
« La ferme et embrasse-moi ! » souffla-t-elle en empoignant ses cheveux.
Elle ressouda leurs bouches, et Paul fut plus que ravi de lui rendre le baiser. Il l'agrippa par les hanches et la plaqua contre la porte.
« Bébé, je croyais que tu voulais qu'on prenne notre temps. » dit-il, le souffle court.
« On se connait par cœur toi et moi, et je te pardonne de m'avoir menti. » dit-elle en caressant sa nuque du bout des ongles. « On peut très bien prendre notre temps dans notre couple et s'embrasser quand on veut. »
« Hum, ça veut dire que je peux te sauter dessus quand je veux ? Ça me va, mais pour l'instant, tu vas te calmer parce que tu ne portes qu'une serviette, et que je n'ai pas baisé depuis des mois. » dit-il. « Désolé si c'est trop crû pour toi, bébé, mais c'est la vérité. »
« Je te rappelle que j'ai passer plusieurs étés avec des garçons, il en faut beaucoup pour me choquer. » dit-elle en lui mordillant la lèvre.
« Hum, tu ne me rends pas la tâche facile. » Mais il adorait ça. « Ma mère va bientôt se réveiller alors arrête de me chauffer. Tu as faim ? »
« Ouais, une faim de loup. » le taquina-t-elle.
« Alors habille-toi avant que je t'emmène dans ma chambre. »
Il l'embrassa, la souleva pour la dégager de la porte, et quitta la salle de bain. Il fit à peine deux pas que sa mère sortit de sa propre chambre en bâillant.
« Bonjour mon fils ! » dit-elle en l'embrassant sur la joue. « Pourquoi cet air renfrogné ? »
« Bella s'est transformé. » lui apprit-il. « Elle ne va pas tarder à sortir de la salle de bain. »
La porte s'ouvrit au même moment sur Bella, qui portait un jean et un sweat qui appartenaient à Paul.
« Comment te sens-tu ? » lui demanda Nora en la prenant dans ses bras.
« C'est au moins la troisième fois qu'on me demande ça aujourd'hui. » s'amusa Bella. « Je suis affamée, mais je vais bien. »
« Je vais nous faire des sandwiches. » dit Paul, qui glissa ses doigts dans les siens. « Maman, tu te joins à nous ? »
« Euh, non merci. Je commence plus tôt aujourd'hui. Si tu pouvais juste préparer du café, ce serait super. » lui dit sa mère.
« Je m'en occupe. » dit Bella, qui entraîna Paul vers la cuisine.
Ils ne virent pas le sourire de Nora quand celle-ci s'engouffra dans la cuisine. Après avoir mis en route la cafetière, Bella s'appuya contre le plan de travail pour observer Paul faire des sandwiches.
« Tu m'impressionnes ! » dit-elle en croisant les bras. « Et moi qui pensais que tu n'étais doué que pour les bouffer. »
Un sourire voilé apparut sur le visage de Paul, qui termina de préparer leur encas, puis, après avoir rangé les restes dans les placards et le frigo, il s'essuya les mains et s'approcha de Bella, la coinçant entre son corps et le plan de travail. Il prit son menton entre ses doigts lorsqu'elle se lécha les lèvres, se pencha à son oreille et murmura :
« Je suis doué dans beaucoup de domaine, bébé, et si tu ne veux pas que je te montre ces talents alors que ma mère peut arriver d'une minute à l'autre, je te conseille de peser chaque mot qui sort de cette jolie bouche. D'autant plus que tu es vachement sexy dans mes fringues. »
Il lui mordilla le lobe de l'oreille, puis, sachant parfaitement qu'elle était toute excitée, s'écarta pour s'asseoir autour de la table. Plus tard ce soir-là, ils étaient tous les deux blottis l'un contre l'autre sur le canapé, avec la télé en fond sonore. Aucun d'eux ne regardait vraiment l'écran. Bella avait été surprise de voir à quel point son appétit s'était élargit en l'espace de quelques heures. Elle leur avait cuisiné un gratin de pomme de terre accompagné d'haricots verts – que Paul avait mangé, à la grande surprise de Bella, et d'un bon rôti. Ils avaient mis quelques restes de côté pour que Nora puisse en profiter le lendemain, mais le reste du plat était passé dans leurs estomacs de loup.
« Rassure-moi, je ne vais pas grossir en mangeant autant. » demanda-t-elle, la tête posée contre son torse.
Elle avait passé ses jambes par-dessus les siennes et posée sa tête contre son torse. Il avait enfilé un débardeur, mais Bella aurait préféré qu'il n'en fasse rien.
« Non, rassure-toi. » dit-il en l'embrassant sur le front. « Tu veux que je te ramène ? »
La simple pensée de le quitter, ne serait-ce que pour la nuit, lui serra le cœur.
« Est-ce que je peux rester, du moins cette nuit ? » demanda-t-elle. « Je sais que tu dois patrouiller, mais je n'ai pas envie de partir. » Elle releva la tête sans pour autant quitter le confort de son torse. « Sauf si ça va trop vite pour toi. »
« Moi non plus je n'ai pas envie de te laisser partir. » dit-il. « Je te ramènerais après mes cours ? »
« Ça marche ! » sourit-elle. « Paul, de quelle couleur je suis, quand je me transforme ? »
« J'attendais que tu me poses la question. » dit-il en frottant son nez contre le sien. « Tu es toute blanche, et tu es magnifique. Dans tes deux formes. »
« Paul, promets-toi de ne plus jamais me cacher quoi que ce soit. »
La souffrance qu'il lu dans son regard fut insoutenable.
« Je te le promets, Bella. » dit-il. « Si jamais j'en viens à te cacher un truc, je t'autorise à m'arracher les burnes et à me les faire bouffer. »
Sa remarque eut l'effet escompté car Bella éclata de rire en le traitant d'abruti.
« Mais je suis ton abruti, hum ? »
Elle calma ses rires et se redressa pour s'asseoir à califourchon sur Paul, dont les mains glissèrent sur la taille du jean.
« Oui, t'es mon abruti de loup mais qui embrasse comme un Dieu. » sourit-elle en caressant ses joues.
« Arrête Bella, cette position est déjà dure à tenir, alors tes compliments sur ma façon d'embrasser vont me donner envie de t'allonger sur ce canapé et de te foutre à poil. » la prévint-il.
« D'accord alors, allons dans ta chambre et allongeons-nous en toute innocence. » dit-elle en se levant. « Et tu as besoin de dormir un peu avant d'aller patrouiller. »
« Je vais avoir du mal à trouver le sommeil si tu continues à rouler des hanches. »
Bella mit quelques minutes à peine à s'endormir, mais elle sentit Paul quitter le lit lorsqu'il fut temps pour lui de rejoindre Jared pour patrouiller autour de la réserve. Quand il rentra au milieu de la nuit, il trouva les vêtements qu'il avait prêté à Bella éparpillés sur le sol. Elle les avait troqués contre un simple débardeur. Cette simple constatation l'avait rendu aussi dur que de la pierre, et une douche froide en vint à bout après une demi-heure passée sous le jet d'eau. Il se glissa dans le dos de Bella après avoir revêtu un sort, mais quand ses jambes touchèrent le satin de sa peau, il jura à voix basse. Ces quelques heures de sommeil allaient être éprouvante pour lui, mais il la prit quand même dans ses bras, l'embrassa sur l'épaule et ferma les yeux pour dormir un peu avant de devoir aller en cours.
Pas de cliffangher cette fois-ci, ce qui doit être un sacré soulagement je me doute bien :)
A la semaine prochaine les amis
Bizzz, Aurélie !
