Miss : Ca n'est pas exactement comme ça que je voulais qu'on interprète le besoin d'Hashirama. C'était seulement pour dire qu'il fallait quelqu'un de très doué en médecine pour la soigner totalement ;) Tu as bien dit, c'est pas gagné !
angel-ofshadow : Ah, oui oui, je comprends :p Mh, pour la marque, t'es à côté de la plaque x)
Ichigo : On va dire qu'il y aura un bon lot d'action en général dans la fic, mais aussi des passages calmes ;)
Kisous : Il est doux ouais. d'une certaine manière mais ça n'est pas un agneau ;)
Pour ceux qui veulent, j'ai lancé un blog, ce week end et le lien est sur mon profile ;) J'y parlerai de mes fics, de mes projets, y posterai des fanart. Bref, tout ce qu'on fait sur un blog, je suppose ^^ ( pour les fainéants, c'est sylencia . tumblr . com sans les espaces ^^)
Quand elle se réveilla, le lendemain matin, la première pensée qui s'imposa dans l'esprit d'Azami fut qu'elle n'avait pas aussi bien dormi depuis des années. Et ça l'embêtait de le penser. Madara l'avait enlevée de chez elle ! Il l'avait assommée, emportée et qui sait ce qu'il avait pu faire d'elle ? Peut être l'avait-elle violée pendant qu'elle était inconsciente ! Elle ne pouvait être sûre de rien et n'avait aucune envie de croire qu'il n'avait rien fait.
Après tout, il était un homme comme les autres.
S'étirant lentement, la jeune femme se leva, repoussant les draps doux d'un geste agacé et tira sur son kimono pour le remettre en place avant de regarder ses pieds nus un instant, frissonnants sur la fraicheur des tatamis et elle sortit de la chambre sans un bruit.
La maison toute entière était silencieuse, ce qui lui inspira une certaine confiance étant donné que ça indiquait sûrement qu'elle ne risquait pas de tomber sur Madara, mais elle ne savait pas qu'il était levé depuis bien longtemps, devant assurer sa place de chef de clan avec rigueur.
De pas légers, elle descendit lentement au rez-de-chaussée de la maison et sursauta légèrement en voyant Ayae sortir de la cuisine, l'air un peu curieux mais quand la gouvernante vit la surprise dans les yeux de l'invitée, elle lui sourit et avoua :
- J'ai été shinobi, Azami-sama, je sais quand quelqu'un arrive.
- O-oh ..
- Prenez place à table, je vous prie, je vais vous servir votre petit déjeuner.
Ne voyant rien d'autre à faire, Azami s'installa à table et moins de deux minutes plus tard, la gouvernante avait déposé devant elle plusieurs mets sentant plus bon les uns que les autres, une grande tasse de thé et un jus d'orange, pressé le matin même.
Timidement, la jeune femme se servit et entama son repas en silence, l'esprit toujours un peu dans le sommeil, jusqu'à ce qu'Ayae demande :
- Avez-vous passé une bonne nuit ?
- O-oui, assez.
- Avez-vous eu froid ? Madara-sama n'aime pas qu'il fasse trop chaud dans sa chambre mais si vous avez besoin, je pourrais ajouter une couverture à votre lit.
- Non, c'était bien comme ça.
La gouvernante acquiesça, l'air bienveillant et Azami avala une gorgée de thé avant de demander :
- Serait-ce possible de rencontrer Izuna ?
Gênée, Ayae baissa un instant la tête avant d'acquiescer et dire qu'elle la mènerait à lui avant de se retirer sans un mot vers la cuisine. Surprise par le comportement de la gouvernante, Azami passa quelques secondes à regarder dans le vide avant de terminer son repas en se demandant ce qu'elle avait dit de mal mais quand elle se leva en lissant son kimono et en le replaçant sur ses épaules, Ayae la rejoignit, débarrassée de son tablier et demanda :
- Pouvons-nous y aller ?
- Je .. n'ai pas de chaussures.
- Madara-sama a prévu toutes vos dépenses. N'avez-vous pas regardé dans l'armoire de votre chambre ?
- Non.
Ayae hocha doucement la tête, devant la réponse simple de l'invitée et lui sortit des geta d'un placard dans l'entrée ainsi que des tabi blanches qu'elle aida la plus jeune à enfiler avant de lui présenter les sabots. Azami s'y glissa en essayant d'éviter de se demander depuis combien de temps elle n'avait pas eu de chaussures, sans parler du haori en tissu de laine qu'elle sortit du placard, lourd mais bien chaud.
Une fois prête à affronter les températures basses de la saison, Azami fit glisser la porte d'entrée sur le côté, frissonna en sentant le froid s'engouffrer dans l'habitation mais fit un pas dehors en tenant le vêtement contre elle tandis qu'Ayae se préparait rapidement et empoignait un parapluie ciré au cas où le temps se gâterait.
Puis, la gouvernante mena son invitée le long du village et la jeune femme tenta d'ignorer, sans succès, les regards curieux qu'on lui jetait.
La rumeur comme quoi Madara avait ramené une femme, malade, de surcroit, à la forteresse s'était répandue comme une trainée de poudre et tous avaient imaginé leur propre histoire. Les plus romantiques pensaient qu'elle étaient une de ses amantes, pour laquelle il aurait développé des sentiments, d'autres pensaient qu'il l'avait enlevée à un clan ennemi pour en faire sa femme. Certains septiques se disaient qu'elle était juste prisonnière, et pire, d'autres se demandaient quand il allait la tuer.
Gênée par les regards, Azami baissa la tête et continua de suivre la gouvernante sans un mot, en direction des terrains d'entrainement et elle manqua de lui rentrer dedans quand celle ci s'arrêta sans prévenir. Les sourcils froncés, la jeune femme releva les yeux, interrogea son ainée du regard, vu qu'il n'y avait personne autour d'eux et Ayae se racla la gorge avant de lui faire signe de regarder sur la stèle en marbre, qui se dressait près d'elle.
Sans un mot, Azami s'en approcha doucement, lisant les noms sans comprendre jusqu'à tomber sur celui d'Izuna, gravé dans la pierre par la main de Madara, elle pouvait y reconnaître son écriture. Une boule se forma dans sa gorge tandis qu'elle se sentait stupide d'avoir demandé à ce qu'on le mène à lui et, la voix faiblarde, elle demanda à la femme qui l'accompagnait :
- Que s'est-il passé ?
- Tombé au combat, avec les honneurs.
- Quand ?
- Il y a près de trois semaines maintenant.
- J-je ne savais pas.
- Vous ne pouviez pas savoir. Souhaitez-vous que je vous laisse un peu de temps pour prier ?
Un sourire amer sur les lèvres, Azami secoua la tête et murmura, d'un ton mauvais :
- Amenez moi à Madara.
Acquiesçant d'un air méfiant, Ayae prit la direction de la montagne mais s'arrêta devant les doubles portes qui avaient tant intriguées Azami, la veille. Un des gardes s'approcha et la gouvernante expliqua :
- Azami-sama souhaite rencontrer Madara-sama.
- Nous ne pouvons accéder à sa demande. Les ordres de Madara-sama sont clairs et elle ne peut se rendre dans les zones de haute sécurité, comme le quartier de commandement.
- Alors, allez prévenir Madara-sama qu'elle souhaite avoir un entretien avec lui.
Le garde allait répliquer mais un regard en biais vers la demandeuse lui fit comprendre qu'elle ne lâcherait pas avant d'avoir vu le chef de clan alors, embêté de devoir contourner les ordres qu'il avait reçus, il passa les portes et disparut dans l'ombre.
Le souffle un peu court, il longea plusieurs couloirs jusqu'à arriver au bureau de Madara et toqua deux fois à la porte, attendit en silence qu'on lui répondre.
Tora lui ouvrit, l'air sérieux et le garde put facilement voir l'air contrarié de Madara, penché sur une carte derrière son bureau mais, prenant son courage à deux mains pour faire face à son supérieur, il entra lentement dans la pièce, s'inclina devant lui et annonça, incertain :
- Votre .. invitée souhaite vous voir.
- Azami ?
Ne connaissant pas le prénom de la jeune femme, le garde se retint d'acquiescer et précisa :
- Elle est dehors, avec votre gouvernante et …
- Faites la venir.
- Madara, nous n'avons pas terminé le …
- De suite.
Pressé de partir de la pièce, le garde s'inclina à nouveau et rejoignit l'entrée du tunnel rapidement tandis que les conseillers de Madara sortaient du bureau après qu'il leur ait jeté un regard mortel.
Azami comprit rapidement que Madara avait accepté de la voir en voyant l'air du garde et celui ci la fit entrer, lui indiqua le chemin à prendre et referma la double porte derrière elle.
Les yeux de la jeune femme mirent quelques secondes à s'habituer à l'obscurité, malgré les quelques torches présentes dans le couloir mais fut surprise de voir que le passage creusé directement dans la roche ne faisait pas si froid et implacable que ce qu'elle s'était imaginé en s'y engouffrant.
Un épais tapis coloré principalement de rouge recouvrait le sol, atténuant le bruit de ses pas tandis que des tapisseries, racontant sûrement l'histoire du clan étaient accrochés au mur, comme des trophées.
Se concentrant sur le pourquoi elle était là, Azami suivit lentement les instructions que le garde lui avait donné et quand elle arriva devant un nouvelle porte épaisse et lourde, uniquement ornée du symbole du clan, elle sut qu'elle était arrivée. Sans attendre, elle y toqua, attendit que Madara lui indique d'entrer et pénétra dans la pièce avec une certaine réserve.
Outre le bureau massif du chef de clan, tout, dans la pièce, tendait à rappeler la fonction de celle ci. La cheminée, imposante et massive, dans le dos du bureau abritait un foyer important qui diffusait beaucoup de chaleur et de lumière à l'endroit, sur la droite, plusieurs cassiers étaient aménagés, certains occupés par des parchemins mais sans la moindre indication à propos de ce qu'ils pouvaient contenir tandis que sur la gauche se trouvait simplement un râtelier maintenant en place les armes favorites de Madara, pour qu'il les ait toujours à portée de main, au cas où.
Frissonnant en croisant le regard du chef de clan, Azami ferma la porte derrière elle, s'approcha lentement du bureau, profitant que Madara soit confortablement installé dans son fauteuil pour le dominer mais quand elle ouvrit la bouche, sa voix sembla un peu fragile malgré ce qu'elle voulait dire :
- Je sais ce que tu fais.
- Ce que je fais ?
D'un mouvement calculé, Madara s'accouda à son bureau, sans la lâcher des yeux et joignit les mains devant sa bouche, curieux à propos de ce qu'elle allait dire mais il ne s'attendait pas à ça.
- Ton frère est mort et tu cherches à combler cette perte.
Clignant, devant l'assurance qu'elle tentait de montrer mais n'appréciant pas qu'elle pense qu'il faisait ça par profit, Madara se replaça le dos contre le dossier de son fauteuil et murmura :
- Vraiment ?
- Ayae m'a dit qu'il était mort, il y a trois semaines et paf, tu débarques pour m'enlever ? Ça me semble trop … calculé.
- Oh, je vois. Tu m'as percé à jour, Azami-chan !
Le ton sarcastique qu'employa Madara ne fit qu'augmenter la colère que la jeune femme ressentait déjà et elle croisa les bras en disant :
- Si c'est ça, tu ferais mieux de me laisser repartir.
- Sinon quoi ?
- Sinon, je raconterai à tout le monde que …
- Tu peux faire ce que tu veux, Azami-chan. N'as-tu pas compris que je tirais les rênes, ici ? Le clan entier m'est fidèle et ça n'est pas une étrangère qui ébranlera sa confiance en moi.
Reculant d'un pas en voyant Madara activer ses sharingans, en menace, Azami fronça les sourcils et ajouta :
- Pourquoi est ce que je suis là ?
- Ne viens-tu pas de trouver la raison ?
- Je veux te l'entendre dire.
- Vois-tu, Azami-chan, tu n'es pas la seule à avoir changé ici. Je ne suis plus le petit garçon charmé par ton innocence et ta pureté, crois moi … Il m'en faudra bien plus pour m'empêcher de te tuer si c'est l'envie que tu me donnes.
- J'aimerais bien voir ça !
Devant le caractère agaçant de la jeune femme, en une fraction de secondes, Madara attrapa une de ses petites faux dans le râtelier d'armes, envoya Azami s'écraser contre la porte de la pièce d'un petit coup sur l'épaule et l'y cloua en calant son arme contre le cou gracile de sa proie qui frissonna en sentant le métal contre sa peau.
Lentement, Madara s'approcha d'elle, tandis qu'Azami haletait en essayant de reprendre son souffle et d'une main presque tendre, il caressa sa joue et murmura, d'une voix grave :
- Tu es ici parce que, stupidement, j'ai pensé pouvoir compter sur une amie mais on dirait que je me suis trompé. Alors, tu vas te comporter dignement jusqu'à ce que je te foute à la porte. Là, tu pourras reprendre ta .. vie, si elle te plaisait tant et tu n'entendras plus parler de moi. Sommes-nous d'accord ?
- Tu crois vraiment que je vais t'écouter ?
- Penses-tu avoir le choix ?
Azami frissonna fortement quand Madara glissait doucement le pouce sur ses lèvres, en les regardant, tandis qu'elle avait l'impression qu'elle allait s'évanouir tellement elle avait peur de lui et Madara releva doucement les yeux vers elle avant de murmurer :
- C'est drôle, Azami-chan. Tu trembles, à présent …
La jeune femme détourna le regard au moment où un sourire moqueur s'installa sur les lèvres de Madara et il lui tourna le dos, envoya son arme vers le râtelier sans prendre la peine de l'y ranger et retourna s'asseoir dans fauteuil comme un roi sur son trône.
D'une main tremblante, la jeune femme chercha un instant la poignée de la porte et sortit précipitamment de la pièce. Elle l'avait vu, dans ses pupilles écarlates. Il la tuerait au moindre pas de travers.
Sans vraiment y réfléchir, elle effectua le chemin qu'elle avait pris quelques secondes plus tôt en sens inverse et débarqua, un peu brusquement, par les doubles portes. Relevant les yeux, elle rougit en s'apercevant que les quelques passants la dévisageaient et elle baissa immédiatement la tête avant de se racler la gorge et demander, au garde qui l'avait aidée :
- Savez-vous où est partie Ayae ?
- Elle est sûrement allée au village voisin pour se réapprovisionner en nourriture.
La jeune femme n'attendit pas plus pour se diriger vers la grande porte de la forteresses, sans écouter ce que le garde pouvait lui dire et en arrivant face à l'ouverture, elle la regarda un instant avant de se racler la gorge et jeter un coup d'oeil aux gardes qui n'avait pas bougé. Avec hésitation, elle s'approcha de l'un d'eux et murmura :
- Vous pouvez m'ouvrir ? S'il vous plait ?
Ne lui répondant d'abord pas, l'homme tourna doucement le regard vers elle et murmura :
- C'est contre les ordres.
- Comment ça ? Personne n'a le droit de sortir du village ?
- Vous n'avez pas le droit d'en sortir.
- Pourquoi !? Je vais quand même pas rester enfermée ici !
- Ordre direct de Madara-sama.
Surprise du ton froid de l'homme, Azami soupira un instant avant de s'approcher de lui d'un air sensuel et murmurer :
- Je .. vous le rendrais si vous m'ouvrez.
D'une main douce, elle tenta de lui caresser le torse mais il lui attrapa la main, visiblement dégouté par sa façon d'agir et grogna :
- Je suis marié et j'aime ma femme. Madara-sama a ordonné que vous restiez au village, vous n'en sortirez pas.
Reculant d'un pas, Azami arracha sa main de l'emprise du garde, vexée que ses charmes ne fonctionnent pas et rejoignit la maison de Madara, n'ayant aucun autre endroit où aller.
S'asseyant sur le lit de sa chambre temporaire, parce qu'elle n'avait aucune envie de rester dans ce village, la jeune femme posa doucement la tête sur ses genoux et soupira longuement. Si Madara avait dit la vérité, si elle n'était pas là pour combler sa perte, alors elle n'avait aucune idée de son utilité. Non pas qu'elle veuille en avoir une mais qu'allait-elle faire de ses journées ? Surtout que les gens, ici, ne semblaient pas vraiment attirés par le genre de charmes qu'elle avait l'habitude de ventre. Quant à son discours d'avoir besoin d'une « ami », il ne tenait pas debout.
Madara avait beaucoup changé et était clairement loin de sembler avoir besoin de quelqu'un. Et à quoi s'attendait-il après tant d'années ? Qu'elle lui sauterait dans les bras, pleurant de joie en le revoyant ? Non, ça faisait des années qu'elle avait arrêté d'espérer le revoir, et presque autant qu'elle l'avait oublié. Parce qu'à cause de lui, elle avait subit tellement d'humiliations, et elle n'était absolument pas prête de le pardonner.
Elle dut attendre plusieurs heures avant le retour de la gouvernante et quand elle rejoignit celle ci à la cuisine, Ayae lui sourit en demandant :
- Azami-sama … Avez-vous déjeuné ?
- Non.
- Je suis désolée, mes courses ont duré plus longtemps que prévu et …
- Ca n'est pas grave.
L'ainée acquiesça doucement et prépara un bon repas à l'invitée, puis celle ci retourna dans la chambre, où elle osa enfin ouvrir l'armoire, qui contenait plus de vêtements qu'elle n'en avait jamais vus. Madara avait-il fait acheter tout ça pour elle ? C'était trop. Définitivement trop.
Quand le chef de clan rentra chez lui, tard dans la soirée, il pensait qu'il allait diner seul avant d'aller pouvoir se coucher mais cacha sa surprise en voyant que deux couverts étaient installés sur la table. Cependant, un peu fatigué, il prit rapidement place, se servit un verre du saké qu'Ayae avait placé là pour le faire patienter et ne releva les yeux qu'en entendant Azami descendre de l'étage. À priori, celle ci s'était déjà lavée et elle avait revêtu quelque chose de pas spécialement féminin mais suffisant pour dormir, et Madara fut satisfait de la voir trembler devant lui.
Il n'en retirait pas de plaisir, bien entendu, vu qu'il avait ramené Azami à la forteresse Uchiha pour retrouver une amie, avoir une sorte de réconfort et se changer les idées mais c'était si mal parti qu'en plus de son deuil, il devait supporter de voir ce chat sauvage.
La jeune femme, sans un mot, se mit à table et Ayae leur apporta le diner à ce moment là avant de prendre congé de ce couple franchement atypique.
Pendant de longues minutes, les anciens amis de jaugèrent, aucun d'eux ne voulant baisser les yeux le premier mais Azami, la faim la rappelant à l'ordre, se détourna pour se servir et commencer à manger avec appétit tandis que Madara murmurait :
- Nous partons, demain.
- Je m'en fous.
Il avala une gorgée d'alcool, ignorant sa réplique et ajouta :
- Quand je reviendrais, dans une ou deux semaines, j'attends de toi que tu te sois trouvé une activité, au sein du clan, que tu aies été acceptée dans un groupe et que tu me prouves que tu peux avoir ton utilité.
- Pour quoi faire ?
- Ça n'était pas une suggestion mais un ordre.
- Je ne fais pas partie de ton clan, Madara, tu n'as aucun droit de me donner des ordres.
Franchement agacé et blasé par l'esprit rebelle de la jeune femme, Madara releva les yeux de son assiette, sharingans activés et murmura :
- Je change de méthode, dans ce cas. Si, à mon retour, j'estime que tu n'as pas fait assez d'efforts, je te vends à un marchand d'esclaves et je t'oublierais.
- Tu m'as oublié, il y a quinze ans déjà, ça ne changera pas grand chose.
- Tu étais franchement moins ennuyante, quand tu était enfant.
- Et toi, tu savais encore sourire mais on dirait que tu as juste un balai dans le cul tellement tu es raide comme un piquet maintenant.
N'appréciant pas l'insulte, Madara fronça légèrement les sourcils et la jeune femme tomba sur le côté, se cognant la tête contre la table et évanouie. Il n'avait plus aucune envie de l'entendre et tenait réellement à se reposer avant de partir. Le clan allait devoir affronter les Senju, pour le compte d'un propriétaire de terres volées par un concurrent et il pensait déjà à sa stratégie. Et à son futur combat contre Hashirama.
Profitant du silence pour manger à son rythme, Madara reposa le regard sur la jeune femme, qui allait sûrement avoir une belle bosse sur le front et regarda un instant le bandage qui couvrait son bras avant de hausser une épaule, indifférent et aller s'occuper de la vaisselle avant d'aller se coucher.
Elle pouvait bien mourir qu'il s'en foutrait tellement la déception de leurs retrouvailles avait été grande. Et il ne savait absolument pas ce qui la retenait de la tuer ou de la foutre dehors, la laisser reprendre sa vie de pute de village, à part peut être, la petite voix au fond de son esprit, qui ressemblait étrangement à la voix d'Izuna et qui lui murmurait qu'il avait besoin d'elle dans un sens. Et il détestait ça.
