Et voila le chapitre 9, dejà ! Lisez et commentez !

Eilanbanshee : "Non, elle va pas oser..." hihi... La réponse à ta question dans ce chapitre... Je vais pas casser le suspence maintenant quand même !


"Non. Non tu ne vas pas mourir," Je posais ma main sur son front; il était brûlant.
"Je me sens bizarre," murmura-t-il, "Je suis gelé."
"Tu es juste malade Fred, Je vais t'amener voir Madame Pomfresh, et tout ira bien."

A peu près une heure plus tard, je me tenais patiemment à l'entrée de l'infirmerie, mon cœur cognant violemment contre ma poitrine. Fred ne pouvait pas mourir, il ne pouvait simplement pas. "Je ne le laisserais pas," me murmurais-je à moi-même. Je n'avais personne d'autre.

Je repensais à tous ces moments que Fred et moi avions partagés, les larmes me montant instantanément aux yeux. Je les essuyais rapidement alors que quelques Serdaigle passaient dans le couloir, en discutant avec animation, comme s'ils n'avaient d'autres soucis au monde que le résultat de leurs examens.

"Est-ce que ça va ?"
Surpris que quelqu'un me pose une question, je levais les yeux et me retrouvais nez à nez avec Harry.
"Fred est malade, Harry."
"Qu'est-ce que tu veux dire ?" Il posa une main sur mon épaule, "Qu'est-ce qui ne va pas ?"
"Je ne sais pas," ma vois tremblait maintenant, "Il était brûlant, mais il m'a dit qu'il était gelé. Il pense qu'il va mourir."
"Il ne va pas mourir," murmura Harry, "Il est juste très malade."
"Tu n'as pas vu son visage Harry. Il a l'air tellement désespéré et faible," ma voix se brisa au mot 'faible', et les larmes commencèrent à couler cette fois, "Je sais pas ce que je ferais sans lui."
Harry passa son bras autour de mes épaules, "Ca va aller, George, tu verras."

Pour Fred et moi, Harry n'était bon qu'à une chose. Mais là, alors qu'il me serrait dans ses bras devant l'infirmerie, j'étais soudain reconnaissant d'avoir quelqu'un à qui me raccrocher. Fred était mon point de repère. Mais maintenant... il était entre la vie et la mort, et qui me resterait-il ?

Et il y avait Harry. Prêt à me rattraper si jamais je tombais. J'enfouis ma tête dans son cou, "Tu dois d'abord penser au tournoi," murmurais-je, "Je n'ai pas besoin que tu t'inquiètes aussi pour nous."

"Comment est-ce que je pourrais ne pas m'inquiéter ?" Me murmura-t-il à l'oreille, "Vous êtes les frères de mon meilleur ami." Je sentis les lèvres de Harry effleurer doucement mon oreille, et mon corps entier était secoué de tremblements. Harry et moi n'avions couché ensemble que quelques jours auparavant. Je me sentais tellement coupable après ça, que ça me tuait pendant des heures à chaque fois que j'apercevais Fred. "Tu devrais t'allonger," chuchota-t-il, "Tu es épuisé." Ses doigts se promenaient sous ma chemise, créant de petits frissons le long de ma colonne vertébrale. "Tu étais un bon coup, George."

Je repoussais Harry, des larmes maculant mes joues écarlates, "Comment oses-tu ?" Dis-je d'un ton sec, "Tout ce qui t'importe c'est - ça ?"

"George, tu es tendu- "
"Tu es horrible, tu sais ?"

Je tournais les talons et entrais dans l'infirmerie. Harry avait un sacré culot, en me faisant croire que ça lui importait vraiment pour une fois. Tout ce qu'il voulait c'était me mettre dans son lit encore une fois. Ca me dégoûtait.

Et ce fut à ce moment que ça arriva. Le matelas de Fred était relevé, les draps étaient posés pliés au pied du lit. "Non..." m'écriais-je, "Non. Il n'est pas..."
Je me tournais vers le bureau de Madame Pomfresh, et je ressentis une vague de soulagement.

Fred était assis sur un fauteuil, alors que Madame Pomfresh lui faisait manger du bouillon fumant à la cuillère. "Tu n'as rien !" M'exclamais-je, faisant tomber une chaise en accourant auprès de Fred, "J'étais tellement inquiet." Je serrais fort mes bras autour de ses épaules, renversant le bouillon.

"Tu vas lui faire avoir une crise cardiaque !" Dit Madame Pomfresh, "Calme-toi !"
Je n'en avais rien à faire. "Qu'est-ce qu'il s'est passé ?" M'écriais-je, "Qu'est-ce qui n'allait pas ?"
"La scarlatine," dit Madame Pomfresh de l'autre coté de la pièce, " Une maladie moldue qu'attrapent normalement les jeunes enfants, mais c'est bien pire quand on l'attrape en étant plus vieux. Je ne sais pas comment il l'a contractée. Enfin, sa fièvre a baissé, c'est une bonne chose."

"Tu m'as fait peur," murmurais-je, "Ne me fait plus jamais ça !"
"J'en ai pas vraiment l'intention," dit-il avec un sourire en coin, "C'était pas spécialement agréable."
"Sa fièvre est tombée," dit Madame Pomfresh, revenant poser sa main sur le front de Fred, "Mais viens me voir s'il y a quoi que ce soit. Il doit se reposer ce week-end. Pas d'activité, quelle qu'elle soit."

Alors que Fred se levait pour s'habiller, Madame Pomfresh me prit à part, "J'ai prévenu vos parents. Ils seront là ce soir. Mais il faut que je vous dise que même si Fred s'en est sorti, la fièvre a fragilisé son cœur pour de bon." Lisant la confusion sur mon visage, Madame Pomfresh continua, "Il ne sera pas aussi énergique qu'avant. Il sera un peu plus fatigué, et tombera malade plus souvent. Je te demande juste, puisque tu es avec lui chaque seconde, de faire attention à lui. S'il retombe aussi malade, il se peut qu'il ne s'en sorte pas."

Alors que je ramenais Fred dans la salle commune, je lui dis que Maman et Papa passeraient plus tard. "Non," grogna Fred, "La dernière chose dont j'ai envie c'est que Maman me serre dans ses bras jusqu'à ce que je suffoque."
La salle commune était exceptionnellement silencieuse pour cette période de la journée, bien que lorsque nous atteignîmes les escaliers qui menaient aux dortoirs, Ron descendit en trombe à notre rencontre. "La vache Fred ! Harry vient juste de m'en parler. Ca va ?"

"Ca pourrait pas aller mieux," dit Fred, se crispant.
"Allez, Ron, laisse passer notre homme," dis-je en riant, "Il a mieux à faire que de rester là toute la journée, à t'écouter chialler."
"C'est vrai George," Fred se tourna et me murmura à l'oreille, "Je crois que j'ai besoin d'une petite sieste."

"Maman et Papa vont pas tarder à arriver," nous cria Ron, "Ils sont morts d'inquiétude."
"Bien sur," murmura Fred, "J'aurais pas un moment de répit une fois qu'ils seront là."
Une fois dans notre dortoir, tout ce que Fred voulait faire c'était s'allonger et dormir toute l'après midi. Je le forçais à mettre des chaussettes propres, et un des pulls les plus chauds de Maman (Fred protesta, mais il céda en fin de compte). "Bonne nuit, George," dit-il en baillant, "Réveille moi avant le dîner. J'ai besoin de vraie nourriture."
Pas plus de dix secondes plus tard, j'entendais la respiration de Fred devenir un peu plus lourde que d'habitude, et je réalisais qu'il s'était assoupi.

Quand je me retournais pour partir, Ron se tenait dans l'encadrement de la porte. "Qu'est-ce qui n'allait pas ?" Demanda-t-il, "Il avait de la fièvre ?"
"Ouais," dis-je en l'écartant de mon chemin, "Il va bien maintenant."
"Ok," dit-il en hochant la tête, "Harry était vraiment inquiet quand il m'en a parlé."
"Oh vraiment ?" Dis-je, en tournant les talons pour faire face à Ron à nouveau, "Il était si inquiet que ça ? Il avait pas l'air quand je lui ai parlé."
"De quoi est-ce que tu parles, George ?"
"Rien."

Et sur ce, je retournais dans le dortoir, claquant la porte au nez d'un Ron à l'air terriblement perplexe. "Eh," me cria-t-il, "J'ai reçu un paquet de Maman ce matin. Et euh... je me demandais si tu pouvais m'aider avec ça, quoi. C'est, um... enfin, elle m'a envoyé une robe de soirée."

J'enfonçais ma tête dans un oreiller, "va-t'en," marmonnais dans le coussin.
"Ok," dit Ron, manifestement conscient du fait que je n'avais pas envie de parler pour l'instant, "Je te verrais pendant le repas."


Rendez-vous aussi vite que possible pour le chapitre 10 ! Merci d'avoir lu, une petite review maintenant ? winks