Je suis désolée pour avoir tant tardé pour la suite mais mon stage est éreintant !

Donc, voici la suite !

CHAPITRE 9

La première chose que John vit fut les yeux d'un bleu de ciel d'été et l'expression fixe, intense et incrédule de Sherlock. Il songea qu'il n'avait remarqué à quel point le bleu du regard de l'élu de son cœur pouvait évoquer le printemps, l'été, le bonheur, les fleurs, la vie…

A part le mystère et les réflexions de son esprit sagace et perspicace.

Le brouhaha des voix dans la salle atteignait les oreilles du jeune docteur Anglais mais il ne détourna pas les yeux de ceux de Sherlock.

Un frisson le prit au souvenir de son errance dans les ténèbres ! Seule l'espérance de revoir Sherlock lui avait permis de ne pas devenir fou parmi les dédales de l'obscurité !

Sherlock se mordillait les lèvres, faisant inconsciemment accélérer à un rythme fou le pouls de John. Il semblait hésitant sur la conduite à tenir : Que devait-il exprimer d'abord ? Sa joie de le revoir par une accolade ? Ou lui dire tout ce qu'il avait en lui ?

John sourit, le connaissant parfaitement et lui fournit la réponse en se jetant fougueusement à son cou : Il s'empara, dans un gémissement de satisfaction et de plaisir, des lèvres sensuelles de Sherlock dans un baiser que le jeune détective approfondit avec une passion dévorante !

Les lèvres douces et salées de Sherlock, les dents de Sherlock, la langue humide et chaude de Sherlock…

John en rêvait depuis tellement de temps ! Il aimait le goût de Sherlock, l'exigence de ses mains qui le maintenaient bien serré contre son corps et le parfum de son souffle, de son haleine, de son cou, le bruit de sa respiration !...

Tout en lui réclamait Sherlock, était affamé du jeune détective et voulait plus ! Beaucoup plus !

Ses lèvres commencèrent à mordiller le lobe gauche de l'oreille du détective, arrachant un soupir de plaisir à ce dernier qui continuait à l'embrasser, explorer sa bouche comme sa vie en dépendait !

Les mains de John se faufilèrent sous la chemise de son compagnon, touchant la peau chaude de son amant lorsqu'une voix, bien familière, intervint :

« -Je vous suggère d'aller conclure dans le Tardis, mes amis ! »

Les deux amoureux, sortant de leur monde, le regard hagard et un perdu, réalisèrent alors les innombrables paires d'yeux qui les observaient, qui, avec intérêt, d'autres avec une pointe d'envie…

Rougissant, John se leva et toussota : Il venait de prendre conscience qu'ils avaient failli « le faire » devant tous…

Eleven ajouta, avec malice :

« -A moins que vous vouliez leur donner une leçon sur la façon dont les Terriens font l'amour ! »

John ne put en entendre la fin car déjà, Sherlock le saisit par la main et l'entraina vers le Tardis. La porte s'ouvrit pour laisser passer les deux hommes impatientés de finir ce qu'ils avaient si bien débuté !

Arrivant devant leur chambre attitrée, Sherlock attrapa John, le plaqua contre la porte et le dévora de caresses et de baisers.

Les deux hommes, avec des gémissements de plaisir anticipé, pénétrèrent dans la pièce sans se décoller l'un de l'autre et ôtant avec précipitation leurs chemises et pantalons, se jetèrent sur le lit !

Non sans avoir au préalable fermer la porte de la chambre d'un bon coup de pied !

Eleven, qui les avait suivis, appuya tranquillement sur un bouton sous les yeux désapprobateurs de Ten dorénavant libre.

« -Que fais-tu ? » Demanda-t-il, scandalisé. « Pourquoi as-tu mise leur chambre en apesanteur ? Ne peux-tu pas les laisser un peu tranquille ? »

« -Allons, Ten, ne me dis que tu as oublié l'effet de l'apesanteur ? » Fit Eleven, d'un ton apaisant et narquois. « Surtout sur toi… »

Ten rougit aux souvenirs des effets que l'apesanteur produisait sur lui. C'était fou tout ce que l'on peut faire quand on était libéré de la gravité…

« -Mais pourquoi je flotte ? » Fit la voix étonnée de John.

Ten jeta un coup d'œil meurtrier à son amant qui sourit en entendant la question du jeune Terrien.

« -Ne me dis que tu as mis des caméras ou je ne sais quoi dans leur chambre ? » Fit Ten, totalement scandalisé.

Visiblement « oui » devant l'expression ravie de son amant.

« -John, je vous avais promis de vous faire goûter aux effets érotiques de l'apesanteur ! » Déclara Eleven, en parlant dans un micro. « Chose promise, chose due ! Amusez-vous bien ! »

« -Espèce de… » S'étrangla John, en ne parvenant pas à trouver le terme approprié pour définir le Docteur sans être grossier. « Vous avez intérêt à ne plus nous espionner ! »

« -J'y veillerai, John. »Promit Ten, intervenant.

Mais avant que Ten n'éteignit complètement le son, Eleven sourit devant la dernière plainte du jeune Terrien :

« -Je n'y parviendrai jamais ainsi ! »

Puis des soupirs à peine audibles indiquèrent aux deux seigneurs du Temps que les deux Terriens avaient réussi à contourner ce problème.

Eleven, content de lui, se détacha de la console et s'approcha de Ten qui était perdu dans de profondes pensées. Tristes apparemment.

Eleven enlaça Ten par la taille et déposa son visage au creux de son cou, en murmurant :

« Ton univers alternatif te manque, Ten ? »

Ten serra doucement la main d'Eleven entre la sienne et secoua la tête :

« -Non. Mon univers est là où tu te trouves maintenant, Eleven. Tu m'as sauvé d'une mort sans espoir de régénération certaine et tu m'as permis de voir et de découvrir d'autres mondes alternatifs. Il t'a fallu un amour et une patience infinie pour me trouver, moi et l'univers où tu n'existerais pas. Sans déroger à notre règle : Ne pas changer le cours de l'histoire. »

Eleven l'écoutait, les yeux clos, savourant la voix douce et tendre de Ten :

« -Je suis mort dans mon univers pour mes amis et pour mes ennemis. »

Ten tourna un regard triste dans la direction de la chambre des deux Terriens :

« -Nous ne dérogeons jamais à notre règle, n'est-ce-pas ? »

Un silence plana un instant dans le Tardis entre les deux seigneurs du Temps qui se dévisagèrent mutuellement.

« -Non, nous ne dérogeons jamais à notre règle. » Fit Eleven, avec un soupçon de résignation dans la voix. « Mais au moins, ils ont pu prendre conscience des sentiments qui les lient l'un à l'autre. »

Sans un mot, les deux Docteurs sortirent du Tardis pour aller voir comment Jack se débrouiller.

Evitant de jeter un dernier regard vers la chambre de Sherlock et de John.

A SUIVRE.

J'espère que ce chapitre vous a plu. J'ai éprouvé beaucoup de plaisir à l'écrire.

Dites-moi ce que vous en pensez avec des reviews ! Merci !