Disclaimer : comme d'habitude, les personnages de Saint Seiya appartiennent à Kurumada, nous ne faisons que les emprunter pour

Disclaimer : comme d'habitude, les personnages de Saint Seiya appartiennent à Kurumada, nous ne faisons que les emprunter pour leur faire profiter des joies d'une vie normale…

En revanche, le choix du prénom de Lorcan vient de notre imagination.

Voici donc la suite de ma fic « Flashés », co-écrite avec Kittyarra. Si nous arrivons au bout, il y aura 4 parties en tout dont voici la première qui se déroule dans le Sanctuaire d'Athéna. On y retrouve tous nos chevaliers et leurs histoires d'amour. Attention !! Nombreux lemons à venir…

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Tous étaient attablés, 13 chevaliers d'Or, 4 chevaliers Divins et 2 chevaliers d'Argent. L'ambiance était joyeuse, ils étaient contents de retrouver leurs amis en bonne santé, réconciliés et heureux. Le Pope, siégeait à un bout de la table. Il parlait avec Shaka et Milo, qui étaient assis à sa gauche, soulagé que les choses soient rentrées dans l'ordre.

Aphrodite était tout sourire, flottant sur un petit nuage rose alors que son amant l'avait mis à sa droite, place traditionnellement occupée par Saga qui se trouvait relégué à l'autre extrémité de la grande table face à lui, Mû à ses côtés.

Ces derniers étaient occupés à bombarder de questions le chevalier d'Ophucius, qui avait eu le malheur de se retrouver assise à la gauche de Mû, faisant face à Kanon qui n'était pas en reste pour quémander des détails sur sa relation avec Aldébaran. Shaina rougissait de plus en plus sous leurs assauts. Le Taureau se leva fort à propos et, réclamant le silence, il annonça officiellement leurs fiançailles et leur statut de futurs parents, accentuant ainsi la teinte rouge écrevisse sur le visage de la jeune femme.

Toute l'attablée les félicita chaleureusement et certains se proposèrent déjà comme Baby Sitter, ce qui provoqua quelques rires et commentaires joyeux.

« Par pitié, je ne sais pas si ce serait une bonne idée de laisser cet enfant avec des personnes d'un age mental moins élevé que le sien… » fit semblant de se lamenter Shaina.

« Raison de plus pour le laisser à Kanon ou Milo, entre gamins ils vont s'entendre. » lança Ikki qui se prit un coup de talon dans le tibia.

« Ouaïeuhhh !! Qu'est ce que j'ai dit de mal encore ?! »

« Juste pour prévenir mon ange, un réflexe… » fit mine de s'excuser le Cygne en déposant un doux baiser sur le nez du Phénix.

Shaka était perdu dans ses pensées. En fait, il observait ses compagnons depuis un petit moment et, force lui était de constater que nombre de couples s'étaient formés dont certains l'avaient étonné. Son regard se porta sur son vis-à-vis. Il n'aurait jamais soupçonné que Shura aurait pu ouvrir son cœur à un amour autre que celui qu'il portait pour leur Déesse, et pourtant, Dokho, dont il tenait la main, semblait bien avoir réussi à y entrer.

A bien y regarder, ils formaient plutôt un beau couple. Shura était droit et loyal comme le chevalier de la Balance.

La Vierge continua son tour de table et sourit en voyant Marine et Ayoros échanger un baiser. Il était vraiment temps qu'ils se soient trouvés ces deux là ; tout comme leurs voisins de table. Aiolia et Shiryu se dévoraient du regard.

Son attention fut détournée par Camus qui avait échangé sa place avec Milo afin de pouvoir discuter avec lui.

« Je suis sincèrement content pour Milo et toi. Je ne l'ai jamais vu aussi heureux que depuis qu'il est avec toi. »

« Je te remercie Camus. Je tenais aussi à m'excuser pour vous avoir soupçonné tous les deux d'entretenir une liaison secrète. » répondit Shaka d'un air désolé.

« Ne t'excuses pas. C'est de ma faute. Je n'ai jamais démenti les rumeurs qui couraient sur nous deux, pensant qu'elles allaient s'arrêter d'elles même, je ne savais pas que je te rendais malheureux par ce fait. Milo n'est rien d'autre que mon meilleur ami. Il tient tellement à toi qu'il m'aurait tué s'il n'avait pas pu te récupérer par mon insouciance. »

Le regard de Camus était sincère, il avait quitté ce masque froid qu'il arborait toujours habituellement et l'Indou se doutait des raisons d'une telle transformation.

« Je suis content pour toi et Angelo. C'est vraiment un type bien. Il t'aime énormément. »

« Oui, je sais. Il est formidable. Il a mauvais caractère mais un cœur en or. » sourit le Verseau avec un regard rêveur en direction du Cancer qui semblait en grande conversation avec Milo sur l'art et la manière de faire un striptease digne de ce nom.

Ikki, assis à côté de l'Italien, se mêla du débat.

« Moi je serais pas contre un strip d'Angelo. Voir un bel étalon Italien se trémousser en tenue d'Adam, ça doit valoir le détour… »

Un coup dans les côtes venant de sa gauche lui arracha un cri de douleur.

« Bel étalon hein ! Depuis quand tu phantasmes sur Angelo ?! » le gronda Hyoga.

« Mais je disais ça pour rire. Tu sais bien qu'il n'y a que toi qui me fasses de l'effet, mon bel oiseau blanc. » se rattrapa le Phénix en tentant d'embrasser le Cygne et en se recevant un autre coup dans les côtes.

Aiolia s'amusait de voir le fier et solitaire Phénix se faire mener par le bout du nez par le jeune Cygne.

« Mais enfin défends toi Ikki ! Tu ne vas pas te laisser traiter de la sorte par un vulgaire chevalier de Bronze non ?! » lança-t-il par-dessus la table, s'attirant par la même occasion les regards courroucés de Shiryu et de Hyoga.

« Je te rappelles que tu n'as pas l'air de t'en plaindre toi des Bronzes…» le taquina Shiryu.

« Oui ! Et puis, en plus nous sommes des chevaliers Divins à présent et Ikki en fait aussi parti si tu souviens bien… » répliqua Hyoga d'un air faussement boudeur.

« Alors Aphrodite, tu es enfin avec Shion ? » demanda de but en blanc Aiolia, histoire de changer de sujet.

« Comme toi avec Shiryu à ce que je vois ! » répondit le Poisson qui n'avait rien perdu de sa répartie légendaire.

Tous laissèrent tomber leur fourchette de surprise, le Poisson et le Pope ! Ils avaient bien remarqué que le Suédois avait prit place à droite de l'ancien Bélier mais pensait simplement à un gage de remerciement pour avoir joué le garde malade. Ils en restaient sans voix.

Aphrodite profita du silence pour faire une déclaration qui lui tenait à cœur.

« Au fait tout le monde, mon vrai nom est Lorcan et j'aimerais qu'à partir de maintenant vous oubliiez Aphrodite. »

« Il était temps !! » s'exclamèrent Angelo et Camus en se levant de leur siège pour aller serrer leur ami dans leurs bras, lui glissant quelques mots dans l'oreille avant de s'éclipser discrètement.

« Et bien que de surprises ce soir ! » constata gaiement Shun.

« Où est parti Kanon ? » l'interrogea Hyoga en se penchant vers lui.

« Je ne sais pas, il m'a dit qu'il avait une surprise pour moi. Et Ikki, il est où ? »

« Il avait oublié un truc urgent, il revient. »

Ils tournèrent tous les deux la tête et s'aperçurent que Milo et Angelo avaient aussi disparus. Cela ne leur disait rien de bon.

« Ca m'inquiète… Que crois-tu qu'ils nous préparent ? Je ne crois pas à une simple coïncidence quand ces quatre là s'absentent en même temps. » s'inquiéta Shun.

« Tu as raison, je crains le pire… » répondit le Russe, aussi sceptique que son ami.

Subitement, le noir se fit dans la salle et la musique de 9 semaines et demie se fit entendre pour la deuxième fois de la journée.

Shun et Hyoga se rapetissèrent sur leurs chaises alors que Camus, Shaka et les autres attendaient la suite, se demandant ce qu'il se passait quand quatre silhouettes, semblant briller intérieurement, firent leur apparition au beau milieu de la table.

Des mâchoires se décrochèrent et des yeux sortirent de leurs orbites alors que d'autres étaient pris d'un fou rire irrépressible devant la tête de leurs compagnons.

Camus et Shaka regardaient, sidérés, leurs amants balancer sensuellement des hanches tout en s'effeuillant et en leur lançant des œillades provocantes.

Shun et Hyoga tentaient de disparaître sous la table alors que Kanon et Ikki envoyaient voler leurs pantalons, les découvrant en STRING !! ROSE FLUO !!

Camus et Shaka, quant à eux, avaient viré au rouge carmin en découvrant les dessous non moins voyants qu'Angelo et Milo exhibaient à présent fièrement : STRING LEOPARD !!

Les quatre tomates bien mures sur le point de se flétrir ne savaient plus où se mettre, d'autant que leurs amants avaient entamé une série de mouvements très suggestifs juste sous leurs nez !

Mû, inquiet et sous la table, tentait désespérément de ranimer un Saga dont le teint avait subitement viré au gris cendreux avant de se laisser couler de son siège tel un mollusque gélatineux d'un escalier.

Le reste de l'assemblée, passé le premier instant de stupeur, avait tourné le regard vers le bout de la table, craignant de voir apparaître un Stardust Revolution. Au lieu de ça, le Pope tentait de maîtriser, à grand peine, un fou rire qui menaçait de le faire exploser ; quand soudain, n'y tenant plus, il éclata d'un rire bruyant, se tenant les côtes, soutenu par un Poisson non moins hilare.

Camus et Shaka, morts de honte, tentèrent une sortie discrète mais furent rattrapés par leurs amants à moitié nus qui se collèrent à eux et ondulèrent outrageusement le long de leurs corps alors que la musique s'arrêtait enfin, mettant fin au spectacle.

Les lumières se rallumèrent. Ikki et Kanon allaient descendre de la table quand Kanon mit le pied dans le plateau de fromages, se collant un Mascarpone bien crémeux sous la plante, et, glissant dessus, atterrit sur les fesses sur le bord de la table, les jambes en l'air, offrant une vue des plus érotiques à Shun qui manqua d'air, et envoyant son pied dégoulinant de formage italien sous le nez du Russe qui cria d'effroi et de dégoût.

Tous se statufièrent quelques secondes, le temps d'imprimer l'image qui s'offrait à leurs yeux et ce fut l'hilarité générale.

Saga reprit ses esprits brutalement et, voulant se relever trop vite, se retrouva assommé par la table. Mû se téléporta avec lui à son temple pour le soigner, fuyant une fin de fête qui tournait à la catastrophe.

« Mais c'est pas vrai ! Tu pues le fromage trop fait ! » hurla Hyoga en repoussant le pied du Gémeau.

Shun restait subjugué par la vision du string fluo à quelques centimètres de son regard.

Camus et Shaka en avaient profité pour embarquer leurs amants transformés en léopards affriolants et fausser compagnie à la joyeuse assemblée.

Shion et Lorcan étaient écroulés l'un sur l'autre, n'en pouvant plus de rire, alors que les autres convives affichaient des mines stupéfaites ou hilares.

Lorsqu'il se fut un peu calmé, Lorcan se penchant vers son amant.

« Merci d'avoir joué le jeu. »

Quand Camus et Angelo s'étaient levés pour le féliciter, ils lui avaient fait part de leurs idées à l'oreille et lui avaient demandé un petit coup de main. Lorcan avait alors réussit à convaincre Shion de les faire apparaître sur la table et c'est auréolés de leur cosmos que les quatre chevaliers avaient alors entamé leur numéro.

« J'espère seulement que Saga s'en remettra. » répondit-il en explosant à nouveau de rire au souvenir de la tête du pauvre Gémeau.

« Je crois que c'est fichu pour le briefing de ce soir, ça attendra demain matin. Et puisque tu es libre… »

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Shiryu était dans le bain des thermes réservés aux chevaliers d'Or, et à présent Divins, faisant couler l'eau chaude sur son corps.

Un Lion était non loin de là, se léchant les babines devant un tel spectacle. Il le rejoignit dans l'eau et se colla contre lui.

« J'espère que cette fois-ci personne ne viendra nous déranger »

Pour toute réponse, Shiryu l'embrassa passionnément, l'entraînant sous l'eau avec lui.

Lorsqu'ils émergèrent à bout de souffle, le Dragon s'installa sur les cuisses de son amant.

« Pourquoi je n'y ai pas eu droit moi à te voir en string léopard ? » lui reprocha t-il en lui mordillant le lobe de l'oreille.

« Parce que je ne m'exhibe qu'en privé et uniquement pour toi. » lui murmura le Lion en s'attardant sur sa clavicule, lui arrachant un gémissement.

Lui attrapant brutalement les fesses, le Grec empala son Dragon qui étouffa un cri de douleur sous l'effet de la brûlure vive mais entama aussitôt un mouvement vertical, aussi excité que son Lion. Le contact de l'eau facilita la pénétration et atténua la douleur. Bientôt, ce ne furent que gémissements lascifs et petits cris de plaisir. L'eau faisait des remous autour d'eux et la vapeur créait une ambiance torride.

Aiolia sentait son membre s'enfoncer toujours plus loin dans cet antre chaud et humide. Il happa un téton et se mit à le torturer de la langue jusqu'à ce que celui-ci durcisse, puis attrapant l'autre, il lui fit subir le même sort avant de ramener une de ses mains sur le sexe de son amant et de le masturber à la même cadence qu'il se sentait glisser en lui.

Shiryu avait dépassé le stade du simple plaisir, il criait à présent le nom d'Aiolia en s'accrochant désespérément à ses épaules, y enfonçant ses ongles alors qu'il se soulevait pour mieux s'empaler sur cette hampe de chair qui l'écartelait délicieusement.

Dans un dernier spasme, Aiolia resserra son étreinte autour du membre gorgé de désir du Dragon projetant son sperme dans l'eau entre leurs deux ventres, alors qu'il se déversait lui-même dans l'intimité crispée par le plaisir du Chinois.

Il resta un moment à l'intérieur du corps de son amant, tentant de retrouver une respiration normale, caressant les cheveux soyeux qui cascadaient jusque sur les reins du jeune homme.

« C'est plus merveilleux à chaque fois. »

« Mmmh… c'est encore moi qui vais avoir du mal à marcher demain matin. Je ne suis pas sur de pouvoir descendre jusqu'au temple avec ce que tu m'as fait subir. » fit mine de se plaindre Shiryu tout en l'embrassant dans le cou.

« N'aies crainte, je vais te porter et te faire oublier la fougue que tu déclenches chez moi… je vais être très tendre… »

Le Lion était aussi fougueux en amour qu'au combat et Shiryu s'y était habitué, sachant qu'après venaient la tendresse et la douceur. Il resserra son étreinte autour du cou de son chevalier et se laissa porter hors de l'eau.

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Le Pope et le Poisson étaient dans la salle du trône. Tous les chevaliers étaient finalement retournés dans leurs temples et ils s'étaient isolés dans cet endroit, laissant les serviteurs faire leur travail.

Lorcan caressait le dos de l'Atlante par-dessus sa toge. Il se pencha et lui dit à l'oreille.

« Tu viens chez moi ? »

« Avec plaisir. »

C'est main dans la main qu'ils descendirent les marches qui séparaient les deux temples.

Le couple passa à peine la porte qu'ils se ruaient l'un sur l'autre comme si ils étaient en manque.

« Si on allait au lit ? » suggéra Lorcan espiègle.

« Mon petit Poisson ne peux plus se passer de mon corps ? » répliqua le Pope avec un regard gourmand signifiant qu'il n'était pas en reste non plus.

« C'est de toi tout entier que je ne peux plus me passer. Je t'aime plus que tout au monde, tu es devenu mon univers. » murmura le Suédois avec émotion.

Leurs vêtements disparurent comme par enchantement, leurs mains couraient sur leurs corps, leurs lèvres affamées ne se quittaient plus ; ils s'écroulèrent sur le lit, étroitement enlacés.

Lorcan n'attendit pas et fit entrer Shion en lui sans lui laisser le temps de le préparer. Il l'amena rapidement à la jouissance et hurla son plaisir avec lui.

Leurs corps, apaisés, reposaient l'un sur l'autre, l'Atlante caressait distraitement le dos de son amant.

« Tu sais que tu es magnifique quand tu fais l'amour ? »

« Je n'ai rien à t'envier, tes yeux sont si expressifs que je n'arrive plus à me contrôler, je voudrais m'y noyer. »

« Je veux encore t'admirer quand le plaisir s'empare de ton corps tout entier et que ton visage resplendit… » chuchota Shion dans le creux de son oreille faisant renaître le désir dans le regard de son amant.

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Mû s'était téléporté directement dans sa chambre avec le Gémeau, toujours inconscient, remerciant pour la millième fois Athéna d'avoir abaisser la barrière énergétique qui les empêchait avant de pouvoir le faire. Il avait déposé Saga sur le lit et lui avait mis une compresse d'eau froide sur le front. Il se tenait à ses côtés, le veillant en lui caressant ses boucles bleutées.

Saga ouvrit les yeux qu'il referma aussitôt, victime d'un mal de tête effroyable.

« Que s'est-il passé ? » articula-t-il dans une grimace quand soudain les évènements de la soirée lui revinrent à l'esprit.

Il regarda Mû, affolé, s'accrochant désespérément à ses épaules.

« Kanon ! Il est… ? Shion … »

« Ne t'inquiètes pas mon ange, Kanon n'a rien. Il est dans son temple avec Shun. Shion ne lui a rien fait. » le coupa le Bélier d'un ton rassurant.

« Mais… »

Saga n'y comprenait plus rien. Le Pope aurait dû punir son frère et les autres exhibitionnistes aussi d'ailleurs. Une telle attitude était totalement inconcevable et méritait un châtiment exemplaire. Pourquoi ne l'avait-il pas fait ?

« Arrêtes de te prendre la tête. Shion était dans le coup. Tu crois vraiment ton frère assez cinglé pour oser faire une telle démonstration publique sans l'accord du Pope ? »

Mû avait raison. Saga se détendit en se massant malgré tout le haut du crâne.

« Mais alors pourquoi m'a-t-on assommé ? »

L'Atlante le dévisagea sans comprendre, puis éclata de rire avant de lui expliquer qu'une table traîtresse avait osé se retourner contre lui. Saga regarda un instant son amant d'un air sceptique avant de sourire.

« Il finira par avoir ma peau, mais je ne pourrais plus vivre sans lui à présent… ni sans toi d'ailleurs… » rajouta-t-il en déposant un baiser léger à l'intérieur de son poignet.

Mû se pencha sur lui et prit ses lèvres tendrement, accentuant progressivement la pression jusqu'à l'embrasser passionnément, provoquant des frissons sur la peau du Gémeau qui l'enlaça à l'étouffer.

De la lave en fusion coulait dans les veines de Saga qui répondait de toute son âme au baiser de son amant, l'attirant à lui afin de sentir son corps peser sur le sien, sa chaleur se mêler à la sienne. Comme par magie, leurs vêtements disparurent sur un geste imperceptible de Mû, déclenchant un violent spasme des deux amants au contact de leurs peaux nues et le début de la quête de la volupté ultime qu'ils savaient trouver chez l'autre.

Ils cessèrent leur baiser le temps de reprendre leur souffle et d'un mouvement de hanche, Saga fit glisser l'Atlante sous lui. Ne lui laissant pas le temps de réagir, il titilla un bouton de chair rose d'une main tandis que sa bouche torturait le deuxième en tournant autour avec sa langue et en le mordillant, tout en se délectant des gémissements qui arrivaient à ses oreilles.

Il continua sa douce torture jusqu'à les sentir se durcir sous ses caresses puis s'appliqua à redessiner chaque muscle de son ventre du bout des doigts et de la pointe de sa langue, rendant le Bélier fou de désir qui scandait son nom en une litanie sans fin.

« Saga… Saga… »

Sans même effleurer l'objet de son désir, le Gémeau attarda ses lèvres sur son ventre et ses flancs alors qu'une de ses mains caressait sensuellement la peau douce et lisse de son entrejambe qui s'ouvrit aussitôt en une invitation explicite.

« Serais-tu en manque mon amour ? » fit-il en relevant la tête et en plongeant son regard océan dans celui, voilé, de son amant.

« Je n'en peux plus, prends-moi, j'ai trop envie de toi… »

Avec un sourire, Saga remonta sa main sur ses testicules, lui arrachant un long râle de plaisir, avant d'aller saisir le membre gonflé et de caresser doucement le gland de son pouce. Mû se cambra sous l'attouchement et griffa les épaules du Gémeau, laissant des petites perles rosées apparaître sur la peau bronzée.

Satisfait de l'effet que produisaient ses attentions, Saga se pencha et donna des petits coups de langues sur l'extrémité de la virilité qu'il tenait en main, tirant sur le prépuce pour bien la découvrir et augmenter ainsi la perception. Le bélier se tordait lascivement sous lui, écartant encore plus les jambes quand il sentit une présence en lui qui le préparait tendrement.

Quand le Gémeau investit enfin son corps, Mû crut défaillir sous la puissante vague de volupté qui s'abattit sur lui.

« Sa…ga… je vais… pas tenir…longtemps… »

Saga bougeait en lui avec des mouvements amples et lents, se délectant des gémissements sans fin qu'il recueillait sur ses lèvres. Il était à bout lui aussi, ayant prit autant de plaisir à en donner à son amant que lui à en recevoir. Il ne tarda pas à sentir Mû se resserrer autour de lui, alors qu'il se répandait entre leurs deux ventres, provoquant sa propre jouissance dans un cri qui rejoignit celui de l'Atlante.

Ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre, comblés et heureux, au rythme de leurs cœurs qui battaient à l'unisson.

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Angelo se tenait face à Camus qui affichait sa mine habituelle, froide et impénétrable. Il était toujours en string léopard et grelottait de froid mais n'osait pas rompre le silence qui s'était installé depuis qu'ils avaient pénétrés dans le temple.

Après d'interminables et torturantes minutes, le visage de Camus se détendit et son regard se fit malicieux.

« Je peux avoir un show en privé maintenant ? »

Et, sous le regard surpris du Cancer, il tourna les talons et alla s'asseoir confortablement sur le canapé.

La surprise passée, le cancer eut un petit sourire en coin.

« Quoi qu'il arrive, ne me touche pas. » le prévint l'Italien.

Il commença à onduler d'une façon sensuelle et sauvage, se caressant le corps de manière complètement indécente. Camus écarta les jambes sentant son excitation monter. Le Cancer se rapprocha de lui, dessina de la pointe de sa langue le contour des lèvres du Verseau. Toujours en dansant, il enleva un à un les vêtements du Français qui avait de plus en plus de mal à respirer, il avait chaud, trop chaud. Heureusement qu'il n'y avait plus rien qui le recouvrait.

L'Italien se trémoussait encore devant lui, l'effleurant, embrassant sa peau. Le Français enfonça ses doigts dans les accoudoirs. Puis il fit descendre le dernier rempart de tissu qu'il portait. Camus se mordit la lèvre inférieure.

Pour en rajouter une couche au supplice du Verseau, Angelo s'agenouilla et goûta avec gourmandise le sucre d'orge imposant et fièrement dressé. Camus, n'y tenant plus, caressa les bras bronzés de son amant qui arrêta instantanément.

« Pourquoi tu t'arrêtes ? » se plaignit le Verseau à l'agonie.

« Faudra-t-il que je t'attache les mains pour que tu obéisses quand je te dis de ne pas me toucher ? » le menaça le Cancer avec un éclair malicieux au fond de ses prunelles sombres.

« Angelo, c'est une torture, j'ai envie de toi là, maintenant… » gémissait le Français.

L'Italien se releva et partit en direction de la chambre pour en revenir quelques secondes après, une écharpe entre les mains avec laquelle il noua les mains de Camus dans son dos avant que celui-ci n'ait eu le temps de réagir.

« Maintenant, je peux continuer ! » fit-il, satisfait, une lueur gourmande au fond des yeux.

Camus frémit en captant cette lueur et se retrouva bientôt la tête enfouie dans les coussins du canapé, les fesses en l'air. La langue chaude et humide de son amant sur son intimité lui arrachait des petits cris de plaisir et quand il le sentit glisser doucement en lui, il ne put réprimer un violent spasme qui le secoua entièrement.

Angelo lui tenait les hanches de chaque côté et donnait des coups de reins de plus en plus puissants, son regard posé sur cette croupe qui le narguait et le ravissait en même temps. Il savait que le Verseau n'aimait pas être pris dans cette position mais il savait aussi qu'il y prenait beaucoup de plaisir malgré ce qu'il disait. Il intensifia encore son glissement dans le corps de son amant dont la chaleur moite autour de sa virilité l'excitait au plus haut point.

Camus avait perdu la notion de ce qui l'entourait, seul comptait Angelo en lui et le brasier qui le consumait de l'intérieur. Son corps était en feu, son esprit se perdait dans un méli-mélo de sensations vertigineuses et enivrantes. Il voulait toucher le corps de son amant mais ses mains attachées dans son dos l'en empêchaient. Le Cancer allait et venait sans relâche, glissant entre ses fesses, s'accrochant à ses hanches, gémissant de plus en plus fort.

« Han ! Camus… tu es si bon… »

« Ange…lo… dé…taches…moi… »

Il défit les liens qui le retenaient prisonnier et aussitôt Camus se releva, projetant ses bras en arrière, il attrapa le cou de son amant alors que ce dernier refermait sa main sur la verge douloureuse. Camus ne tarda pas à crier sa jouissance alors qu'ils retombaient tous les deux sur le canapé, Angelo glissant une dernière fois puissamment entre ses cuisses pour exploser au plus profond de son amant dans un cri qui se mêla au sien.

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Milo et Shaka étaient blottis dans les bras l'un de l'autre sur le canapé. A la demande de ce dernier, le Scorpion avait retiré le string et avait revêtu un bas de vieux survêtement.

« Je ne crois pas que je suis encore assez ouvert et à l'aise pour ce genre de numéro. » avait confié la Vierge.

« Tu as quand même un petit peu aimé ? »

« C'était assez drôle, surtout quand le Cygne s'est retrouvé couvert de fromage… »

Il repartait dans un fou rire.

« Et si c'est moi qui te faisait un spectacle comme ça, ici et tout de suite ? »

Sans attendre la réponse, Milo se leva, mit un CD et entama une danse sensuelle. Shaka qui avait la bouche sèche pour le coup, attrapa un coussin et le serra contre lui. Les joues en feu, il continuait de regarder le grec se dessaper avec une lenteur calculée.

Quand Milo passa sa main sur son sexe dans un geste totalement impudique, Shaka poussa un cri étouffé et sauta à bas du canapé pour courir se réfugier dans la chambre. Il se sentait tellement gêné et honteux. Les larmes se mirent à couler sur ses joues alors qu'il sanglotait silencieusement.

Milo le trouva prostré contre un mur dans le noir, son visage était baigné de larmes.

« Shaka, mon ange, qu'as-tu ?? »

« C'est pas normal… ce que je ressens… je suis pas normal » bredouilla t-il en reniflant.

« Et que ressens-tu dis moi ? »

L'Indou se tourna et se cola contre le torse du Scorpion qui le prit dans ses bras.

« …Chaud, très chaud,… puis t'étais si indécent et si magnifique que j'en suis tout excité… »

Milo eut un petit rire de gorge.

« Mon soleil, c'est normal, c'est fait pour… »

Shaka le regarda avec des grands yeux, tandis que le Grec lui expliquait. Sans prévenir la Vierge se plaça sur lui et l'embrassa. Un instant surpris, Milo répondit intensément à son baiser, enfouissant une main dans la chevelure douce de son amant. Sans lâcher ses lèvres, il réussit à se relever et à porter le corps délicat de l'Indou jusqu'au lit où il le déposa avant de s'allonger sur lui, décollant sa bouche pour glisser dans son cou et y parsemer des petits baisers brûlants.

La Vierge caressait le dos du Grec, mordillant une épaule, un lobe d'oreille, excité par le contact affolant des lèvres sur son cou, il s'accrochait aux larges épaules, son corps parcouru de spasmes du désir montant. Affamé, il descendit ses mains jusqu'à l'élastique qui maintenant le pantalon et s'efforça à le faire descendre. Milo, comprenant ce que voulait son amant, ce releva et retira son vêtement, faisant de même avec ceux de l'Indou, avant de replonger sur le corps offert, s'arrêtant sur une pointe rosée qu'il s'appliqua à dresser avant de passer à l'autre.

Shaka avait l'impression que son corps ne lui appartenait plus, des ondes de plaisir le traversaient de part en part, provoquant des mouvements incontrôlés dans ses reins. Il se laissait totalement submergé par ces sensations qui le menaient, avec une exquise lenteur, vers un monde de stupre où seul le corps du Scorpion comptait contre le sien.

Milo se releva et se mit à genoux entre les cuisses de l'Indou. Lui tendant une main pour se relever à son tour, il l'embrassa passionnément avant de presser doucement les épaules de la Vierge pour le faire se baisser. Ce dernier comprenant l'attente de son amant, se pencha vers le membre tendu et l'engloutit jusqu'à la garde, faisant gémir Milo de plaisir, avant d'entamer un mouvement ascendant et descendant tout en jouant avec sa langue sur le gland découvert et sensible pendant qu'une de ses mains caressait sans honte les deux bourses de chairs restées sans attention.

Sentant qu'il allait venir, Milo posa ses mains de chaque côté de la tête de Shaka et l'écarta doucement de lui avant de le pousser en arrière et de lui relever délicatement les jambes pour les passer de chaque côté de ses hanches. La Vierge se plia docilement à la demande du Scorpion, dévoilant sans pudeur son intimité, alors que ce dernier se penchait à son tour sur les attributs de l'homme étendu lascivement sous ses yeux, entièrement offert.

Il passa sa langue sur toute la longueur du sexe de l'Indou avant d'entamer une lente torture des sens, mordillant et suçant sans retenue, provoquant de violents soubresauts de plaisir chez la Vierge qui ne retenait pas ses gémissements. Sans cesser son supplice, il glissa un doigt dans l'intimité offerte alors que son amant se cambrait sous les caresses qu'il lui infligeait, poussant des petits cris aigus en alternance avec de longs râles de contentement, ne se contrôlant plus sous l'abondance des émotions qu'il ressentait.

Le sentant se crisper autour de son doigt, Milo accentua la pression de ses lèvres, se délectant du fluide qui se déversait dans sa gorge tout en introduisant un deuxième puis un troisième doigt dans le corps de son amant détendu mais dont il sentait l'excitation revenir en flèche.

Shaka émit un grognement de mécontentement lorsque le Scorpion retira ses doigts, pour aussitôt pousser un cri d'extase lorsque ce dernier le pénétra en douceur, s'immobilisant pour laisser le temps à son amant de s'habituer à son imposante présence, avant de se retirer pour s'enfoncer encore plus profondément en lui en un puissant mouvement de reins, arrachant des plaintes de volupté à la gorge de la Vierge.

Milo se délectait de la vision que lui offrait Shaka, totalement offert, perdu dans l'ivresse de ses sens en pleine confusion, son visage rougit par le plaisir était débordant d'expressions. Sentant qu'il allait atteindre le point de non retour, il se saisit du membre de son amant et s'appliqua à le faire venir en même temps que lui. Shaka hurlait à présent son plaisir, tournant la tête d'un côté puis de l'autre sans s'arrêter, son corps était en feu, il était sur le point de défaillir, plongeant dans un état d'euphorie toujours plus intense. Il se déversa dans la main du Scorpion, se contractant brusquement et provoquant la jouissance de ce dernier qui s'enfonça en lui dans un dernier coup de rein avant de s'écrouler, vaincu par la violence de ses émotions, sur le corps trempé de sueur de la Vierge.

Milo se retira délicatement de son amant avant de sombrer dans un profond sommeil, son bras posé en travers du torse de Shaka qui avait lui-même passé une jambe entre celles du Grec.

oOo

Des hurlements de rire résonnaient dans le temple. Shun n'en pouvait plus de rire en repensant au fromage, à la tête de Hyoga, celle de Saga, la cascade de Kanon sur la table, tout ça c'était trop et Andromède n'arrivait pas à se calmer. Surtout quand il voyait la mine déconfite qu'affichait son pauvre jumeau, le pied dans le bidet en train d'essayer de se débarrasser du fromage coincé entre ses orteils.

« C'est ça, marres-toi ! »

Shun serra Kanon dans ses bras, tentant de le rassurer, mais là c'en était trop même pour le Japonais. Il le laissa un instant et attrapa un essuie de bain.

« Viens mon p'tit gémeau, on va sous la douche tout les deux et je te frotte le dos pour me faire pardonner… »

Kanon le suivit dans la cabine de douche ainsi que le Mascarpone, ou tout du moins son odeur…

Il se sentait si stupide. Devrait-il être maladroit le restant de ses jours ? Combien de temps Shun supporterait-il ses gaffes ? Si ça continuait, il était sûr de le perdre. Il était tellement désespéré que les efforts d'Andromède pour le réconforter se révélèrent vains.

Il sortit de la douche un peu trop précipitamment pour cacher à son amant les larmes qui lui voilaient la vue et glissa sur une grande flaque de savon, sa tête venant durement heurter le sol de la salle de bain. Il aperçut Shun qui criait quelque chose qu'il n'entendit pas avant de sombrer dans les ténèbres.

oOo

« Je t'en supplie Hyoga ! Va prendre une douche ! »

Ikki poussait le Cygne vers la salle de bain tout en se pinçant les narines. Lui qui détestait le fromage, il était servi !

Hyoga se déshabilla tout en pouffant de rire, mit ses affaires dans un sachet en plastique qu'il ferma et se glissa sous la douche. Il en était au troisième cycle de savonnage quant le Phénix entra, muni d'une brosse pour le dos.

« Tu veux de l'aide ? » lui susurra-t-il d'un air malicieux.

Hyoga se retourna pour lui faire face et lui lança un regard espiègle tout en désignant l'objet que tenait le Phénix du doigt.

« C'est ton nouveau jouet ? »

Sans répondre, Ikki mit du savon sur la brosse et, se collant à lui sans plus de façon, commença à lui laver le dos en l'entourant de ses bras musclés.

« Ikki ça fait la troisième fois que je me savonne !! » objecta le Cygne pour la forme tout en frissonnant de sentir la peau chaude du Japonais contre la sienne.

« Tu sens encore le fromage… c'est tenace comme odeur. » lui opposa ce dernier en frottant sensuellement la brosse sur le bas de son dos.

Hyoga se laissa faire, pas la peine d'insister. Ce n'est qu'après qu'Ikki se soit appliqué à laver chaque centimètre carré de cette peau halée avec des gestes infiniment érotiques, transformant le jeune Russe en centrale électrique, qu'il se décida à les rincer tous les deux.

« Ca y est, tu es tout propre ! » constata t-il satisfait en embrassant son petit ami.

« Et tout fripé ! » ajouta l'autre en lui décochant un regard de reproches démentis par le désir qui s'y lisait aussi.

Le Phénix sortit de la cabine de douche et prenant un drap de bain, en enveloppa son jeune amant, le frictionnant tendrement pour mieux le sécher.

« Tu ne m'as pas dit ce que tu avais pensé de ma prestation. Est-ce que ça t'a plu ? » lui demanda-t-il tout en lui démêlant les cheveux.

« Le rose va mieux à ton frère… » répondit en riant le Cygne.

« Pauvre Shun, il est tombé amoureux du plus grand gaffeur de toute la Grèce. » rajouta t-il en s'esclaffant de plus belle

« Moi, c'est plutôt Kanon que je plains, il doit être malheureux… »

Ikki n'eut pas le temps de finir sa phrase que l'appel au secours de son frère éclatait dans sa tête.

« Shun ?? … Hyoga ! Habille-toi vite ! Il est arrivé quelque chose à Kanon ! »

Tous deux enfilèrent rapidement des vêtements et foncèrent au troisième temple.

A suivre …